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[Validé] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Sam 3 Mar - 20:38


Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Résumé du sujet :

Souverain : Basileus Konstantinos V Isauros
Epouse : Eudoxia
Héritier désigné : Kaisar Léon Isauros
Religion : Christianisme Iconoclaste
Capitale : Constantinople.
Population : 8 000 000 (estimation haute).
Système politique : Empire bureaucratique.
Monnaie : Solidus Nomismata.
Revenus : 689 livres d’or par an (dont 112 provenant des bonus).
Entretien de l’armée centrale : 216 (240 de base, réduction via les bonus de fer).
Entretien de l’armée thématique : 164.
Entretien de la marine : 100 navires pour 150 livres d’or, réduction à 135 via les ressources en bois.
Revenus nets : 194 livres d’or par an (à partir de l’année 772).
Trésor Impérial : 64 livres d'or.
Armée : 100 500 000 hommes soit : 80 000 soldats thématiques mobilisables simultanément et 20 500 centraux (12 000 lourds à pieds, 2000 ultra lourds à pieds et 6 000 lourds à cheval ainsi que 500 ultra lourds à cheval)


Situation historique - La consolidation Isaurienne




Léon III et Constantin V, de la dynastie Isaurienne.


Alors que l’Empire est sur la défensive depuis presque un siècle, sa position se renforce au cours de la seconde moitié du 7ème siècle. Les barbares sont contenus, les armées arabes buttent sur le bloc hellénique et la reconquête semble encore possible. Mais la première déposition de Justinien II et la période d’instabilité qui succède à sa déposition provoque une contraction qui ne s’achève qu’à l’usurpation Isaurienne, en 717. Débarrassés des Héraclides en 711, les romains s’appuient comme au 3ème siècle sur des empereurs-soldats, la situation est si critique face à l’invasion omeyade et l’effondrement de la popularité de Théodose III exige un remplaçant à l’Empereur présent, un chef de guerre. En la personne du Stratège des Anatoliques, Léon l’Isaurien, les romains trouvent un Basileus énergique et expérimenté pour refouler les arabes et défendre la terre impériale.

Dès juillet 717, l’armée arabe attaque Constantinople, le cœur de l’Empire. Mais le siège tourne mal, les bulgares attaquent les arabes, la flotte romaine perçoit des renforts tirés des traitres chrétiens servant de marins dans les rangs de la flotte arabe elle-même. La troupe thématique dévaste les renforts terrestres arabes tandis que la cible, la Cité de Constantin, ne faiblit pas. La maladie, le froid, la faim, la résistance romaine viennent à bout des myriades d’assaillants. Le siège, levé en aout 718, est un double succès : la flotte arabe est vaincue pour partie par la flotte de Léon III et pour partie victime d’une tempête. L’armée arabe, loin d’être disparue, ravage entre 720 et 727 l’Anatolie, les révoltes sont nombreuses, en Sicile et en Hellade. En 726, une terrible explosion volcanique près de Théra submerge de fumée et de cendres les régions égéennes. Ces malheurs, comme de nombreux militaire, Léon III les considèrent comme le fait de Dieu, mécontent du monde chrétien et donc favorable aux musulmans. Pour redonner à l’Empire et le vicaire de Christ sur terre les clefs du monde, pour redresser la grandeur de Constantinople et vaincre les musulmans, seule une lutte contre les saintes images pourrait atténuer la colère divine. L’iconoclasme chalcédonien s’implante rapidement, l’Empereur fait descendre l’image du Christ qui ornait la Chlacè, la porte du Grand Palais. En 730, lors d’une audience solennelle, il se déclare hostile aux images. Le patriarche Germain, refusant l’iconoclasme, démissionne et finit sa vie au monastère. Le Pape de Rome, Grégoire II, s’élevant en critique de l’iconoclasme, Grégoire III, son successeur, le condamna par un synode en 731. Léon ne prend pas d’autre mesure durant son règne en faveur de l’iconoclasme. Sur le plan politique et religieux, il refuse à Rome les revenus et la juridiction sur les territoires impériaux d’Italie (Sicile, Calabre, Pouilles) et l’Illyricum. Cette querelle favorise une prise de distance entre Rome et Constantinople mais renforce l’autorité de la seconde au détriment de la première.

L’armée romaine acheva son relèvement en écrasant à Akroïnos une armée arabe, ce succès en rase campagne confirmant les premiers signes de relèvement de l’armée impériale. Les Khazars, alliés de l’Empire Romain, réalisent des incursions dévastatrices dans le Caucase, mobilisant des forces arabes au détriment du front romain lui-même, la fin du règne de Léon III est ponctué par un tremblement de terre en Thrace, l’impôt levé pour relever les villes et les forteresses est, contre toute attente, payé sans heurts et les frontières demeurent relativement stables hormis dans l’Italie de l’Exarchat de Ravenne abandonné à son sort.

Constantin V, qui succède à son père Léon III, fait face au début de son règne à la révolte du thème de Thrace, soutenant la cause iconodoule. Il s’appuie sur les thèmes anatoliens, convaincus de la justesse de la doctrine iconoclaste et triomphe. Les Omeyades, sur le déclin, font face à la révolte Abbasside. L’épidémie de 747 est la dernière vague de peste que va vivre l’Empire pendant la période méso-byzantine, mais elle ravage la capitale qui une fois de plus doit être en partie repeuplée. Triomphant des troupes arabes, Constantin V marche sur les marches arméniennes de Mélitène et Théodosiopolis, il doit néanmoins abandonner Mélitène non sans avoir raflé les populations locales afin de repeupler les territoires ravagés il y a peu  par les arabes. Sa politique de renforcement de l’occident permet de repousser les bulgares derrière un glacis allant de Serdica à la côte de la Mer Noire, le long des Monts Balkans. En 759 et surtout en 763 il écrase les bulgares. C’est Constantin V, décidé à prolonger l’iconoclasme paternel auquel il crédite ses victoires militaires, qui impose un concile œcuménique. Pas un seul représentant du Pape de Rome ne s’y trouve, les évêques romains orientaux, eux, témoignent de leur allégeance et proclament lors de ce concile de Hiéreia en 754 la condamnation du culte des images. L’Eglise Orientale, toute soumise et purgée depuis longtemps de ses éléments iconodoules, soutien massivement l’initiative et l’Horos, le dogme officiel de l’Eglise de Constantinople, unanime, est promulgué. Les régiments centraux, des tagmata et une bonne partie sinon près des trois quart des thèmes sont acquis à ce stade à l’iconoclasme. Le retour à l’équilibre des finances publiques, la restauration de la fiscalité, le repeuplement de la Thrace et de la Macédoine, la reconquête de la Grèce intérieure, témoignent d’une restauration de l’Empire. La consolidation Isaurienne atteint son zénith.

Fonctionnement de l’Empire

L'armée byzantine est divisée en deux armées, le plus célèbre est celui des thèmes forgé non pas comme certains le prétendent sous Héraclius mais sous toute la dynastie des Héraclides, lors de la stabilisation du front Greco-Arabe en Anatolie, les thèmes reprirent les noms des unités stationnées dans les provinces et la structure thématique adopta des capitales, fut conviée à organiser la société civile autour de la cité-capitale du thème paradoxalement dans une phase de contraction au profit des campagnes. Mais qu'est-ce-que le thème ? Le thème est une organisation militaire territoriale ayant un registre dans lequel sont inscrits les noms des familles paysannes qui en retour d'une bonne terre à cultiver doit fournir un mâle au service militaire de l'empire, l'organisation stratiotique comprend 80 000 stratiotes soldables pour défendre les frontières de l'empire en orient et en occident. A ce nombre s'accole une réserve pouvant remplacer les pertes humaines de l'armée en campagne, il y a néanmoins sélection dans les recrues et seules les troupes semi-actives des thèmes sont tenues de disposer d'un cheval, d'une lance, d'une épée, d'un arc et de flèches et de s'entrainer régulièrement, l'armure n'est pas payée directement par l'état mais remboursée après plusieurs années de service afin d'en limiter la revente. Le stratège en charge du Thème dispose également d'une garde permanente assimilée aux effectifs actifs des thèmes, lourdement équipée et montée.

Bien entendu à cette armée milicienne s'accole une armée toute professionnalisée, celle des Tagmata, littéralement les régiments. Elles forment, les Tagmata, une armée principalement montée, lourdement armée et protégée, divisée entre front occidental et oriental, qui structure et forme la pointe du dispositif romain en campagne. Constituées par les Isauriens, les Tagmata sont recrutées pour leur loyauté et principalement en Anatolie, dans les rangs des populations migrantes des arméniens comme celles des paysans grecs. L'infanterie romaine orientale, héritière du modèle de la légion, dispose de 4000 hommes par formation non associée aux thèmes, la limite est parfois floue entre les anciennes unités d'Héraclius et les Thèmes mais nette entre ces derniers et les Tagmata tant au niveau de l'entrainement que de l'équipement à la charge de l'état. Totalisant 18 000 hommes sous Constantin V, les Tagmata ne vont faire que croitre jusqu'à la guerre civile suivant la défaite de Manzikert. Outre une vaste armée de terre, les romains orientaux disposent d'une vaste flotte d’une centaine de navires et d'une puissante logistique qui, fort complexe, peut soutenir de longues campagnes bien que pour des raisons financières la période soit encore aux campagnes courtes, le temps d'un été et que les effectifs engagés soient réduits à moins de 30 000 hommes.

Organisation polito-économique

L'empire repose sur une structure civile et militaire unifiée depuis la période des Héraclides, il s'agit des Thèmes, mais la structure thématique n'est pas en charge de la perception de l'impôt cadastral et des diverses taxes sur le commerce et les propriétés. Il s’assure d’avantage qu’il soit possible de lever ces impôts et taxes en question. Le système fiscal, force de l'empire, repose sur une armée de bureaucrates à l'efficacité assez surprenante mais à la corruption croissante culminant sous les Anges et les Paléologues. L'impôt est fixé selon les capacités contributives de chacun, selon un barème qui variait de province en province, avec ses variations locales également, permettant de déterminer le plus juste ou plus exactement le plus adapté des impôts à soutirer à chaque paysan. Comme dans tout système reposant sur l'agriculture et moindrement sur les cités, le système fiscal byzantin s'appuie sur la croissance démographique (8 millions d'habitants) d'abord timorée sous les Isauriens puis renouvelée depuis la fin des grandes expéditions Arabes. La somme levée par l'impôt est estimé deux millions de nomismata, de quoi entretenir les infrastructures, rénover et construire dans les grandes villes du pays (Constantinople, Thessalonique), payer l'armée ainsi que l'administration et constituer une réserve pour les années charnières notamment lors des guerres. La notion de budget est néanmoins anachronique, cependant, le Génikon détient la haute main sur les finances, ce qui en unifie virtuellement la conduite générale. Outre le démosion (l'impôt foncier) il y a le synonè (l'impôt complémentaire à taux variable de l'impôt foncier), le mitaton (accueil et logement des soldats) et bien entendu le kommerkion la taxe commerciale de l'empire payée à égalité entre acheteur et vendeur ainsi que la taxe sur le commerce intérieur rétablie lors des siècles obscurs.

D'un point de vue politique, l'empire est dominé par l'empereur, la cour et les factions politiques telles que celles des grandes familles aristocratiques et guerrières d'Anatolie, de Macédoine et de Sicile. Si l'empereur est en théorie autocrate, il ne dispose pas toujours de tous les pouvoirs, il en est même loin. Pour atteindre le sommet de sa puissance, un Basileus doit prouver sur le champ de bataille sa bonne fortune signe de la bénédiction de Dieu de l'empire et son souverain, contrer les complots palatins et maintenir la stabilité monétaire. Des autocrates comme Basile 1er ou Nicéphore Phocas, Jean Tzimiskès, Basile II en particulier, Alexis, Jean ou Manuel Comnène illustrent la puissance de l'élu de Dieu, mais des exemples comme démontrent également qu'un degré bien plus faible de pouvoir existe et que de nombreux empereurs en furent accablés. Constantin V est à l’apogée de son règne et fait partie de ces autocrates tout puissants, césaro-papiste et militaire confirmé, il est la tête d'une monarchie romaine.

Sources : Le Monde Byzantin II l'Empire Byzantin (641-1204) réalisé sous la direction de Jean Claude Cheynet


Dernière édition par Basileus1081 le Ven 9 Mar - 17:15, édité 3 fois
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Re: [Validé] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Sam 3 Mar - 21:04
Fiche validée, bon jeu!
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Re: [Validé] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Dim 4 Mar - 18:48


Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Affaires internes


Limes Thraco-Macédonien


En l’an 763, revenant de campagne contre les Bulgares, l’Empereur triomphe à Constantinople dans la pure tradition romaine. Mais sa victoire d’Anchialus n’a pu être concrétisée par une victoire stratégique du fait de son issue, c’est une victoire à la Pyrrhus. L’armée romaine se reconstitue rapidement mais les Bulgares peuvent également se ressaisir. Depuis les premiers raids des peuples proto-slaves c’est un état de guerre permanent qui régit la situation aux frontières nord de l’Empire. La Thrace a été repeuplée, principalement par des grecs d’Anatolie, des arméniens et même des tribus slaves ayant accepté le joug impérial suite à la reconquête de ces territoires. Les Sclavinies, communautés autonomes tribales en plein territoire impérial, existent sous forme de fédérés comme au temps de Théodose, les slaves remplaçant les goths. Leur présence est attestée en haute macédoine plus qu’en Thrace, mais ils ne sont pas négligeables, leur militarisation transforme ces barbares en des auxiliaires à faible cout pour l’Empire.

En 768, suivant les principes romains, ces gens se voient accordés des traités liant les communautés slaves à l’Empire. Chaque chef se transforme en un Tourmaque, chaque Tourmaque peut nommer et faire solder par l’Empire un Drongaire et deux comtes. Chaque situation est rétribuée financièrement par l’Empire comme à l’accoutumée. Plus que des titres, ce sont de véritables cadeaux et plus encore un outil de romanisation qui s’applique ici. Les Tourmaques slaves et leurs troupes s’entrainent aux côtés de leurs homologues grecs de Thraces, ils acceptent l’introduction du système fiscal romain. Progressif il ne s’applique presque pas, en vertu du traité accordé qui honore les slaves de la strateia. Seule la solidarité financière entre les membres d’une communauté paysanne et les taxes sur les produits importés s’applique. Le cadastre n’a que peu d’intérêt au vu de la situation économique et sociale de ces groupes tribaux. L’assimilation commence pour ces populations, côtoyant désormais des marchands romains, des bureaucrates et des soldats romains, pouvant se déplacer sans armes à l’intérieur de tout l’Empire. Ce système permet de lever 5 000 soldats thématiques en cas de conflit en contre partie d’une dépense annuelle de 10 livres d’or à partir de l’année 769.

Un autre point est traité par Constantin V, la défense de la Thrace et de la Macédoine. Un Limes s’appuyant sur les obstacles naturels de ces régions est étudié. Le projet de défense est basé sur l’idée qu’un Limes discontinu mais solide, largement pourvu par des populations locales, permettrait d’économie le sang des troupes et sécuriser durablement les provinces balkaniques. Les passes actuelles d’Arabakonak, de Zlatitsa, de Trajan, de Shipka et la République traversant le Grand Balkan et donnant sur les plaines du sud et Serdica, sont fortifiées par l’armée via la construction de puissantes places à leurs embouchures sud. Les thématiques d’Occident devront défendre l’Empire via ces cinq places frontalières. Faites sur des mottes de terre surplombant et commandant l’entrée des passes, les cinq places seront faites de pierres, de taille intermédiaire (50 livres d’or). La forteresse de Serdica et celle de la « Porte Trajan » donnant sur la plaine de Philippopolis doivent pouvoir accueillir de puissantes défenses thématiques (historiquement près de six mille défenseurs). Enfin, Philippopolis, actuelle forteresse, défend la plaine et doit pouvoir accueillir les troupes impériales en campagne, ultime position défensive et point de ralliement et de concentration des troupes romaines centrales avant une campagne défensive face aux barbares du nord. Les fortifications seront achevées sous quelques années, des places provisoires sont établies.


Réforme fiscale




La volonté du Basileus est sans limites, nul ne peut contester la Loi Impériale qu’il fixe par ses actes. Mais ses capacités de bureaucrate sont toutefois plus faibles que ses talents de guerriers. S’entourant bien, Constantin V fait publier une lettre impériale frappée du Chrysobulle dans lequel il décrète une réforme majeure et une réforme mineure. La réforme mineure exige une réécriture de tous les documents liés à la fiscalité sans abréviations ou ratures et une copie avec des abréviations (afin d’écourter le texte) selon un standard universel dans l’Empire et publié en copie dans la lettre de l’Empereur. Cette action vise à former une base de données renouvelée et clairement étudiable par les successeurs des hommes du fisc alors en place, par leurs pairs et par l’Empereur. Cette transparence doit permettre de réduire les détournements financiers via un meilleur contrôle des finances. La réforme majeure, elle, consiste en la création d’un organe financier unifié : le Grand Ministère (Megas Génikon). Il renforce l’outil romain en matière de fiscalité et enterre une partie des réformes de l’Empereur Constantin 1er : le domaine impérial, la fiscalité palatiale et la fiscalité normale sont unifiées entre les mains du Megas et divisées en bureaux. Une bibliothèque du fisc est fondée à Constantinople : les copies des deux documents provinciaux exigés par l’Empereur y seront transférées. Cette centralisation se double d’un grand tribunal des affaires fiscales : l’Empereur est déchargé de sa tâche de suivre chaque dossier, il nomme des juristes de Constantinople en tant que juges, experts et chercheurs pour ce tribunal. En réalité bientôt quatre tribunaux affiliés seront présents à Constantinople afin de traiter les nombreuses demandes. Le cout de cette politique est estimé à 50 livres d’or en une fois, sa rentabilité, elle, est estimée à 15 livres d’or  par an à partir de l’année prochaine.


Diplomatie




Lettre adressée au chef des Khazars


Khagan des Khazars,

Que la paix et la joie te sourient, amis de Constantinople. Je te mandate une ambassade en vue de te proposer un traité commercial et de porter à ta connaissance mes amitiés les plus sincères. Les côtes de la Mer Noire pullulent de poisson et de ces derniers mes marchands m’ont dit qu’il produirait des œufs d’une qualité et d’un gout incomparable. La richesse de tes espaces contrôlés est largement sous estimée, par tes terres pourraient passer une importante route de la soie si tu en assurais la sécurité et nous en offrait le débouché. En effet, tes sujets manquent de monnaie pour commercer, tu as un peuple guerrier, fier, digne de son chef. Aussi, je t’offre le titre de Patrice et avec lui une tunique faite de soie, de couleur rouge, ainsi qu’une belle épée frappée du Chrisme sur sa garde. L’accord proposé est simple : l’enclave de Cherson serait rendue à l’Empire, de modestes comptoirs seraient installés à Azov et dans la presque Ile de Taman par l’Empire. Des pêcheurs Khazars assureraient la pêche des poissons, la population pourrait exporter ou importer des denrées et biens vers ou depuis l’Empire Romain. Une flotte commerciale romaine assurerait le transport en Mer Noire avec pour relais Cherson. Le Khagan aurait de ce fait une rente sur les bénéfices nets (résultat) et ses sujets disposeraient d’une monnaie solide et abondante pour entreprendre et échanger. En finalité, je vous en conjure, assurez vous de la fiabilité de la route de la soie, de l'Asie Centrale à Azov, et je pourrais vous garantir en retour les dividendes d'achats décuplés et le passage de nombreuses caravanes en vos terres.

Basileus, Constantin V Isauros.
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Re: [Validé] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Lun 5 Mar - 16:51


Basileía Rhômaíôn / Empire Romain





Diplomatie





L’Illyrie et ses slaves


Entrés avec violence sur les terres impériales au 6ème siècle, les slaves ont dévasté des territoires déjà largement sous-peuplés. L’Empire ne manquant pas à ses devoirs chrétiens et soutenant l’idéal d’un Empire Romain Universel, c’est Héraclius qui a installé les Serbes en terre Illyrienne, intégrant définitivement ces slaves et leurs tribus au monde balkanique. Les slaves constituent désormais une part durable de la population Illyrienne, qu’elle a presque déjà supplantée pour s’affirmer comme l’ethnie dominante dans les terres sub-danubiennes hors du contrôle impérial. Néanmoins, la paix et ses fruits se font encore attendre. Bulgares et Serbes s’opposent, l’Empire forme la pointe sud d’une triangulaire impitoyable. Afin de soutenir la cause du Christ et de son vicaire sur terre, l’Empereur des Romains, une ambassade est envoyée en terre des Serbes, a l’adresse de leur chef et Archon.


Lettre au Prince de Serbie


Archon de Serbie,

Valeureux guerrier et amis de Constantinople. Je t’adresse cette lettre afin d’introduire, avec ton accord, des missionnaires en ta principauté. Des hommes pieux et destinés à achever la conversion de ton peuple entamée au 7ème siècle. Je désire promouvoir ton baptême et je me porterais en que parrain à Constantinople, de ta conversion. Je tiens également, par cette lettre, à introduire mes ambassadeurs à ta cour, des marchands notamment. Le Danube n’étant clairement pas sûr, je préfère assurer via la Mer Adriatique et les terres Dalmates nos échanges. Je désire également te proposer un traité incluant ta personne et tes guerriers comme fédérés de l’Empire. Ce traité permettrait à l’Empire d’assurer la protection de ses terres Dalmates, sur lesquelles tu veillerais. Tu serais amené à favoriser l’Empire sur le plan commercial et politique. En contre partie, tu serais nommé « Duc » de Serbie et non « Prince », ta position renforcée et tes revendications appuyées par l’Empire, ta sécurité garantie par l’armée impériale.


Affaires Intérieures


Limes Thraco-Macédonien


Les fortifications s’élevant, l’Empereur juge qu’il a les moyens de lever de meilleures défenses. En place des cinq verrous de faibles envergures lancées en 768, l’Empereur fait élever 5 fortifications intermédiaires d’un cout de 30 livres (conformément aux nouveaux prix) chacune soit 150 livres d’or répartis sur deux ans. Les défenses de Serdica et des portes Trajan seront renforcées l’année prochaine.


L’ascétisme impérial


Face aux malheurs du temps, face aux massacres perpétrés par les arabes depuis leur conquête et face à l’effondrement des frontières de l’Empire. L’Empereur Constantin V a décidé de purger progressivement ses plaisirs, d’éliminer patiemment au nom de la piété et, dans une certaine mesure, pour favoriser une mutation du train de vie de sa cour et plus généralement afin de faire économies. L’ascétisme débute pour lui au carême, lorsque celui-ci s’achève, point de viande à la cour impériale ou dans le Palais, point de friandises ou de personnages douteux. Son rythme de vie rythme le Palais tout entier, l’Empereur accentuant encore son influence au travers de ses actes pieux puisqu’il invite à sa cour de pieux lettrés, des chefs militaires iconoclastes, des gens de bonne volonté réputés pour leur grandeur d’âme. L’âge sombre que traverse l’Empire ne doit pas éloigner, malgré la brutalité de la réalité, d’une certaine adoration pour les lettres et la droiture morale.


Bilan financier :


Revenus : 699 livres d’or par an (dont 112 provenant des bonus).
Entretien de l’armée centrale : 216 (240 de base, réduction via les bonus de fer).
Entretien de l’armée thématique : 170.
Entretien de la marine : 100 navires pour 150 livres d’or, réduction à 135 via les ressources en bois.
Revenus nets : 178 livres d’or par an.
Trésor Impérial : 103 livres d’or.
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Re: [Validé] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Mer 7 Mar - 19:58



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain





Affaires Intérieures


Cherson


Ses abords font penser aux ruines mythiques léguées par les anciens au monde présent. Ses blocs de marbre, ses allées, ses pavés et son port forment, à la lumière d’un soleil au zénith et à quelques mètres de l’Hellespont et de ses eaux cristallines, un monument à la gloire de la renaissance du phénix pourpre. L’Empire se réinstalle à Cherson. La flotte impériale déplace quelques milliers de sujets et des soldats afin de repeupler la place. Appelant les Goths et les populations pontiques de Tauride, l’Empereur espère favoriser le repeuplement de la cité et lui redonner une importance à la mesure de l’enjeu. Une prime (10 livres d’or) est accordée aux pontiques désirant s’établir à Cherson, une enceinte temporaire est élevée via l’usage de blocs de pierre, de bois et de terre, permettant d’en garantir la sécurité face aux maraudeurs. Une place fortifiée est mise en construction (30 livres d’or). Un Thème est constitué sur la base des premiers colons. La rénovation de l’espace urbain débute. Les administrateurs de l’Empire refondent le port et ses docks (50 livres d’or), laissant sur place de nombreux spécialistes de la construction navale. Les greniers à blé de la place sont remplis, les citoyens armés et les bureaucrates affrétés à ce relais commercial prometteur. Des paysans gothiques peuvent revendre leurs récoltes à la cité, les échanges sont favorisés avec les populations locales.


Lazique


Les Lazes vivent chichement, mais leur première richesse est géographique, leur territoire est peu accessible autrement que par la mer. Très autonomes, les Lazes vivent sous l’autorité des Basileus avec quiétude. Les Abkhazes combattent dans les rangs impériaux et leurs succès face aux arabes sont reconnus de tous en Orient. Il est désormais temps de soutenir d’avantage leurs chefs tribaux de ce pays et le peuple Laze via un développement volontariste de la région. Anacopia (fortifiée au 7ème siècle) reçoit le titre de ville, ainsi, elle bénéficie d’un conseil municipal, le Stratège et Prince du Lazique s’installe dans la place. Un port est établit (toujours à Anacopia soit 50 livres d’or) afin d’assurer les échanges entre le Lazique et Constantinople. Les terres environnantes sont tournées vers la vigne, à l’image des iles Egéennes. Mais aussi, dans un cadre pastoral, à plus ou moins toutes les cultures nécessaires à la vie autarcique des communautés montagnardes. La plaine côtière est donc intégrée à l’économie impériale via un soutien financier (15 livres d’or) et des directives : la vigne et ses produits (raisins, jus et vins) couplés à la revente de cuivre extrait dans la région favorisent un accroissement rapide de la richesse rurale et urbaine au détriment des cultures céréalières importées des terres de Nicée et de Cappadoce.


Réforme bureaucratique (770)


Pour renforcer l’administration impériale, l’Empereur Constantin V a déjà largement entamé les moyens des corrupteurs pour réduire et oppresser les humbles et duper l’Etat. Mais pour renforcer l’outil administratif l’Empereur publie une nouvelle lettre, elle contient une réforme sur la propriété terrienne. Désormais, la propriété de la terre est attachée en partie à la communauté rurale, le village. Ainsi, le paysan lègue, à sa mort, sa terre au village. Le village ou le paysan ne peuvent vendre ou transférer une terre à un acheteur sans l’aval d’un secrétariat (un des bureaux du Génikon) mandaté à cette fin. Le but n’est pas de faciliter la tâche dans les transactions entre le vendeur et l’acheteur, loin de là. Il est question de sécuriser la position des familles de basse et moyenne condition en favorisant un grand contrôle de chaque transaction afin de réduire la croissance de la grande propriété. En outre, l’entre-aide des paysans au sein de la communauté paysanne est transformé en un impôt nouveau, l’impôt de la solidarité généralisé. Il consiste en un transfert partiel de l’impôt dû par les villages défaillants aux propriétaires importants de l’Empire. Le bénéfice, estimé à 30 livres par an à partie de l’année 771, et le transfert des puissants aux humbles doits permet de réduire les faillites des petites et moyennes familles de propriétaires et d’imposer d’avantage la grande propriété par rapport aux situations inférieures.


Monachisme




La restauration de la stabilité dans l’Empire ne doit rien au hasard, c’est le fruit d’un idéal religieux et militaire restauré par la force et la volonté des Isauriens, sous la bannière d’un Christ qui a retrouvé Foi en ses Empereurs et leurs armées. Mais le cœur de l’Empire réside ailleurs, au-delà du pouvoir temporel. L’Eglise et son monachisme, clefs de voute de la culture romaine, peuvent émerger du chao laissé par les grandes invasions des deux précédents siècles. L’Empereur, conscient du fait que l’Eglise et ses moines payent des impôts et produisent plus de biens et de richesses que n’importe quels laïcs de l’Empire, décide de soutenir le monachisme. Les religieux fondent sur les terres impériales, sur les iles et même les montagnes des lieux de culte, les moines vivent de la terre et du travail artisanal, les familles aux alentours profitent de ces occasions pour trouver du travail dans divers domaines et notamment le commerce. Le travail d’un homme, au-delà des considérations économiques, est la somme pieuse d’un croyant et d’un honnête sujet du Basileus. Une donation de 30 livres d’or est effectuée pour favoriser le développement des pieux édifices et de leurs productions littéraires, artistiques et marchandes.
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Re: [Validé] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Ven 9 Mar - 17:04



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain


L’ère des Tagmata




L’âge sombre qu’a vécu l’Empire des Romains s’est transformé en stabilisation sous deux grands empereurs isauriens, la faction des militaires alors au pouvoir tient solidement l’Empire. L’édifice, fragile, doit être soutenu. En premier lieu l’armée qui bien qu’ayant été largement renforcée par Constantin V demeure faible au regard des ambitions des irréductibles ennemis vivant aux frontières de l’Empire. Ainsi, face aux besoins de cavalerie de choc, face au besoin d’une élite au dessus des régiments les plus prestigieux, c’est en puisant dans l’histoire de l’Empire et de son rival Perse que l’Empereur s’inspire et forme un nouveau régiment, celui des Immortels. Formé de 500 cavaliers ultra lourds (cataphractaires) aux chevaux de guerre caparaçonnés à l’aide de fer, ce régiment emploi de façon polyvalente la lance et l’arc (avec une trentaine de flèches par carquois). Les membres de ce régiment sont sélectionnés avec soin, ils sont tirés des unités de cavalerie lourde des régiments et des cavaliers thématiques méritant. L’Etat paye l’équipement et la solde des cataphractaires en or. Retournant sur les champs de bataille après 4 ans de formation et la constitution d’un réservoir de cavaliers de réserve, cette unité complète les unités permanentes de cavaliers lourds de l’Empire.

De même, un nouveau régiment d’infanterie est fondé : Les Spathaires. Chaque Spathaire est un soldat d’élite tiré des thèmes et des régiments centraux. Il est équipé richement d’une armure ultralourde composée de maille, de cuir et de plaques-lamellaires, l’armement est composé du sabre et de la lance lourde. L’uniforme est standardisé dans ce régiment, afin d’en améliorer la conduite et comme dans toute l’armée les couleurs des uniformes et des plumes portées sur les casques sont codifiés afin d’améliorer la coordination sur le champ de bataille. Les Spathaires, au nombre de 2000 hommes, composent une unité à l’image des cataphractaires, dédiée au choc. C’est aussi une unité de prestige, formant la garde impériale en campagne. Au total, 55 livres d’or sont dépensés chaque année à partir de l’année 771 afin de pourvoir au bon recrutement, puis, au bon maintient de cette force de choc.


Macédoine et Thrace


La Macédoine et sa capitale, Thessalonique, fleurissent, prospèrent et au-delà des abondantes pièces d’or tournant et passant de mains en mains sur les marchés, dors sous cet héritage antique un potentiel encore inexploité. Thessalonique se voit développée afin de retrouver ses atours et son potentiel passé : son port est étendu, du vieux port émerge une grande place commercial, connectée par une route pavée à un Forum dit « Isaurien », vaste tendue pavée avec des halls de pierre et deux entrées somptueuses ainsi que des bureaux du fisc afin d’imposer et taxer comme il se doit les commerçants et les acheteurs en vertu du Kommerkion, le tout surmonté d’une colonne guerrière surmontée d’une croix et frappée du chrisme à sa base. Soit 125 livres d’or dépensées dans cet projet. Le territoire occidental de l’antique province de Thrace, de fait en territoire administratif Macédonien, incorpore la ville de Philippe (Philippopolis) et se voit développée de façon analogue à l’aide d’un Forum Impérial dit « Isaurien » soit 25 livres d’or dépensées à Philippopolis et autant à Hadrianopolis (Andrinople). Au total, l’Empereur ordonne une dépense de quelque 175 livres d’or afin d’intégrer les territoires à peine repeuplés de Thrace et de Macédoine à l’économie impériale. La rentabilité des investissements s’établit à 45 livres d’or par an pour les trois forums et 70 livres d’or par an à partir de l’année 774 pour le port d’importance de Thessalonique.


Bilan financier


Revenus : 689 livres d’or par an (dont 112 provenant des bonus).
Entretien de l’armée centrale : 216 (240 de base, réduction via les bonus de fer).
Entretien de l’armée thématique : 164.
Entretien de la marine : 100 navires pour 150 livres d’or, réduction à 135 via les ressources en bois.
Revenus nets : 194 livres d’or par an (à partir de l’année 772).
Trésor Impérial : 64 livres d'or.

M.A.J de l'armée : 20 500 soldats centraux et 80 000 thématiques.
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Re: [Validé] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Mar 13 Mar - 9:08


Basileía Rhômaíôn / Empire Romain






Politque Intérieure

Grands travaux

Après des années d’économies rigoureuses, 910 livres d’or dorment dans les coffres de l’Etat Romain. L’Etat pilote et développe un territoire aux capacités encore sous-exploitées. Ainsi, Constantin V introduit une première mesure visant à mettre en valeur les côtes anatoliennes et particulièrement les territoires jouxtant la mer Propontide. Les cités de Nicomédie, Nicée et Pruse se voient développées par une politique de grands travaux. Des logements supplémentaires pour 40 000 individus (pour 80 livres d’or) permettent de redynamiser les villes précédemment nommées. Un important forum supplante ceux planifiés pour les villes de Nicomédie et de Nicée (50 livres d’or en totalité) : le grand forum de Pruse. Majestueux, il domine la ville nouvelle et permet d’y développer les échanges (soit 40 livres d’or). La soie produite localement sera plus facilement exportable avec le développement d’un port d’importance (150 livres d’or pour le port). Au total, 320 livres d’or sont dépensées pour renforcer l’économie des Optimates et de l’Opsikion. A terme, d’ici trois ans, les finances de l’Etat récupéreront les bénéfices de cette politique généreuse : 130 livres s’ajouterons au revenu annuel de l’Empire en 778.

L’Empire-Forteresse

Encerclé, l’Empire doit son salut à la sa défense basée sur des forteresses frontalières et en profondeur ainsi que sur une puissante armée mixte à la fois milicienne et professionnelle. Afin de renforcer les verrous clefs de la défense des terres romaines, l’Empereur mandate ses architectes afin d’élever deux citadelles respectivement à Ancyra et Ikonion (300 livres d’or). En outre l’armée asiatique bénéfice d’un nouveau régiment : le régiment Galate. Contrairement à son nom, c’est un régiment exclusivement grec, issu des populations d’Ancyre. Ce régiment est formé de 2 000 fantassins ultralourds soit 40 livres d’or par an d’entretien pour les finances impériales. Basé à Nicomédie, à quelques kilomètres de la capitale, ce régiment achèvera sa formation d’ici trois ans.

Bilan financier

Revenus : 724 livres d’or par an
Entretien de l’armée centrale : 296 livres d’or par an.
Entretien de l’armée thématique : 164 livres d’or par an.
Entretien de la marine : 100 navires pour 150 livres d’or, réduction à 135 via les ressources en bois.
Revenus nets : 264 livres d’or par an (394 à partir de 778).
Trésor Impérial : 250 livres d'or.

M.A.J de l'armée : 22 500 soldats centraux et 80 000 thématiques.

Politique Extérieure


Cordoue

Pour une contre partie payée en une seule fois à l’Empire, l’Empereur accepte le retrait romain des îles Baléares. Pour un total de 30 livres d’or.
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Re: [Validé] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

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