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République Française

le Sam 19 Mai - 21:01



République Française






Introduction (1931) :


A l’aube de cette nouvelle année, la France a mieux résisté que ses voisins au choc économique succédant au « Jeudi Noir ». Au début 1930, la contagion n’a qu’effleuré la France, avec un chômage certes en hausse mais bien plus modeste que celui régnant en Allemagne ou aux Etats-Unis d’Amérique. Les radicaux de gauche, dans le cadre du cartel des gauches, dirigent une France endormie par les années folles et mutilée par la « Grande Guerre », tombeau de plus d’un million de jeunes français. Cette fine fleure de la nation française a remportée la guerre la plus terrible jamais livrée par l’humanité, mais c’est sur le cercueil de ces derniers que pleure une nation en deuil qui ne semble pas pouvoir se remettre du choc infligé par l’Histoire. Enfermés dans les tranchés de Verdun, les français n’envisagent pas le futur, telle cette Ligne Maginot entamée en 1928, mur élogieux d’une paix désarmée.


Politique


 

Gaston Doumergue (Président de la République) et Maurice Thorez (Président du Conseil).


Président de la République : Gaston Doumergue.
Président du Conseil : Maurice Thorez.
Type de gouvernement : République parlementaire.
Devise nationale : Liberté, Egalité, Fraternité.
Monnaie : Franc.


Economie


Ressources de départ :

Alsace : 170 unités d'acier
Pas-De-Calais : 22 unités d'aluminium, 112 unités d'acier
Normandie : 36 unités d'acier
Poitou : 48 unités d'acier
Aquitaine : 18 unités d'aluminium, 40 unités d'acier
Languedoc : 80 unités d'aluminium, 112 unités d'acier
Provence : 96 unités d'aluminium
Alpes françaises : 42 unités d'aluminium, 42 unités d'acier
Rhône : 40 unités d'aluminium, 102 unités d'acier
Bourgogne : 18 unités d'aluminium
Lorraine : 48 unités d'acier

Industrie de départ :

Usines civiles : 36 + 10 (1932)
Usines militaires : 6 + 4 (1932)
Chantiers navals : 8


Forces armées :


Armée de Terre et Flotte Aérienne :

En construction ...

Marine Nationale :

En construction ...




Dernière édition par Basileus1081 le Lun 21 Mai - 2:06, édité 1 fois
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Re: République Française

le Sam 19 Mai - 21:07
Validé ^^
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Re: République Française

le Sam 19 Mai - 21:43



République Française






Un réveil en couleur


A l’aube de cette nouvelle année, la France a mieux résisté que ses voisins au choc économique succédant au « Jeudi Noir ». Au début 1930, la contagion n’a qu’effleuré la France, avec un chômage certes en hausse mais bien plus modeste que celui régnant en Allemagne ou aux Etats-Unis d’Amérique. Les radicaux de gauche, dans le cadre du cartel des gauches, dirigent une France endormie par les années folles et mutilée par la « Grande Guerre », tombeau de plus d’un million de jeunes français. Cette fine fleure de la nation française a remportée la guerre la plus terrible jamais livrée par l’humanité, mais c’est sur le cercueil de ces derniers que pleure une nation en deuil qui ne semble pas pouvoir se remettre du choc infligé par l’Histoire. Enfermés dans les tranchés de Verdun, les français n’envisagent pas le futur, telle cette Ligne Maginot entamée en 1928, mur élogieux d’une paix désarmée.

Un nouveau gouvernement se forme en janvier 1931 sur les ruines de l’éphémère gouvernement de Théodore Steeg. Les radicaux de gauche et la droite se sont longuement unis dans une coalition d’intérêt, mais à la chute du gouvernement dominé par les radicaux, Laval et la droite prennent l’ascendant après avoir refusé de voter la politique générale en matière agricole du gouvernement. Pressentit au poste de Président du Conseil, Laval affronte un Parti Radical miné par les nouvelles successives qui s’amoncèlent au sujet du chômage et du commerce extérieur français. En août 1930, suite à la nouvelle politique de la banque centrale britannique qui abaissé son taux et dévalué la Livre, face à la contraction des investissements mondiaux et ceux provenant d’Amérique notamment, la France entre dans une période de crise avec la montée brutale des conflits sociaux, des casses industrielles et des émeutes de la faim. Pour palier à ces désordres, le fusil, la matraque et les crédits n’y font rien ! En six mois 210 000 nouveaux ouvriers trouvent porte close à leurs usines, en trois mois, de janvier à fin mars 1931 le double de citoyens perdent leurs emplois, la France compte à la fin du premier semestre 900 000 chômeurs reconnus, les réductions – obligatoires – de temps de travail et les licenciements, les chutes de salaires, les aides pieuses et charitables, la répression gouvernementale et les manifestations se poursuivent dans un climat délétère mêlant incompréhension et passions idéologiques.




Grève aux usines Renault !


Sans gouvernement pendant près de deux mois, la France accumule les factures de la crise tandis que l’éphémère projet gouvernemental de Laval est refusé en bloc par une assemblée où même les radicaux de gauche se rebiffent et refusent d’approuver et d’entrer dans le gouvernement. Représentants d’une classe moyenne saignée par la crise, les radicaux s’épuisent dans l’opinion tandis que la droite peine à rassembler une coalition. Ingouvernable, la France est appelée aux urnes en vue d’élections législatives anticipées. Les élections d'avril 1931 voient les communistes réaliser un débordement par la droite des socialistes en allant chasser sur les terres de la SFIO et des radicaux. Maurice Thorez et la direction du PCF, considérant que la stratégique de « lutte de classe contre classe » ne provoque plus que l’isolation et la marginalisation du Parti, adoptent une stratégie d’ouverture à l’égard des classes non ouvrières du pays. Les radicaux, déstabilisés par la fuite de leur électorat à droite comme à gauche, voir même très à gauche, s’effondre. La SFIO engrange un succès électoral, mais le piège communiste rencontre le succès tant espéré par Thorez. En soutenant l’unité il donne du pied dans toutes les strates déstabilisées de la société française.




Maurice Thorez, lors d'un discours.


Au soir du 20 avril 1931, la France ne sort toutefois pas complètement de l’impasse. Sur 610 sièges à l’assemblée, le PCF obtient 116 députés. La SFIO atteint 141 députés tandis que les divers partis de gauche, radicaux à part, obtiennent 63 sièges. Les radicaux portent à 72 députés leur présence dans l’hémicycle, un score historiquement fort faible. A droite un bloc se forme, selon une mécanique similaire, les centristes sont débordés par plus radicaux qu’eux. Au total, 158 voix se reportent sur une alliance des partis de droite et à peine 60 pour le centre-droit, tous partis confondus. Maurice Thorez, l’élu communiste de la Seine rouge, entend faire pression sur ses collèges à l’assemblée. La CGT, sur ordre du PCF, déclenche une série de manifestations et grèves à travers tout le pays, rapidement le rail est paralysé, l’industrie lourde, les mines, l’ensemble des manufactures cessent le travail au cours des deux semaines succédant aux élections législatives. Le PCF alors au fait de sa puissance entend prendre les reines du gouvernement. Sa position intransigeante lui permet de bloquer les négociations et plonger le pays dans l’impasse. Les désordres s’étendent et bien des gens craignent la guerre civile en cas de refus des revendications communistes. Au soir du 1er Mai 1931, la France se réveille avec un visage rouge, un programme commun a été ébauché après d’âpres négociations.




Assemblée nationale en couleur !


Réduction du temps de travail, hausse des salaires, nationalisation de nombreuses entreprises dont celles du rail et de l’industrie militaire. Dirigisme économique, relance et dévaluation en perspective, le drapeau cramoisi flotte sur l’avenue des champs Elysées, fleurs et chants, grèves et discours enflammés paralyses et galvanisent toute une frange du pays tandis qu’une autre, elle, attend, tétanisée à l’idée d’être dirigée par ces hommes sans Dieu. Animés par une haine à leur égard, des politiciens de droite quittent carrément le pays, les riches planquent le magot et l’or fuit le pays. La lutte des communistes et des socialistes pour se maintenir au pouvoir débute à 5h du matin, dès ce premier Mai. La liesse s’épuise à la fin Mai tandis qu’un gouvernement coloré de rouge et de rose entame sous l’égide de Maurice Thorez ses premières armes au pouvoir.

Clamant à la radio que « L’unité de la gauche a produit un gouvernement […] 18 ministres, 3 ministres d’Etat et 15 sous-secrétaires d’Etat, tous de gauche, formant le gouvernement que j’ai honneur de présider ! ». En fait, l’Intérieur, les Finances, l’Economie, les Travaux-publics, le Commerce Extérieur, l’Agriculture, le Travail ainsi que les Postes sont des ministères détenus par des communistes, soit la moitié des ministères directement sous la direction de Maurice Thorez, la SFIO en détient six et les autres partis seulement trois. Cette surreprésentation communiste est le produit de l’effort programmatique concédé par le PCF lui-même qui s’est engagé, pour maintenir la coalition autour de son Parti, à mener une politique en accord avec les « accords de la nuit du 1er Mai ». Au début du mois de Juin, le gouvernement Thorez entame les négociations, à Matignon, avec les représentants du patronat sous la pression de la rue, les heures et les jours passent, pour finir par obtenir un accord. Les conventions collectives sont introduites, la liberté syndicale et sa représentation est définie et reconnue, le droit de grève également et les salaires sont renégociés avec une hausse moyenne de 12%, toutes branches confondues, le temps de travail légal réduit à 44 heures la semaine au lieu de 48 la semaine. La CGT, seule représentante des salariés valide en même temps que le CGPF les accords de Matignon. Dans la foulée, le gouvernement lance un emprunt à la Banque Centrale et entame une dévaluation de 35% du franc et lance l’application des mesures citées plus haut. Il faudra encore plusieurs semaines avant que le pays retourne au travail, mais c’est un vent d’optimisme qui souffle sur les quartiers ouvriers du pays, la victoire est à eux !

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Re: République Française

le Lun 21 Mai - 2:03



République Française






L’huile et les boulons




L'internationale !




Maurice Thorez, 1931.


Dans une annonce flamboyante, le Président du Conseil Maurice Thorez annonce engager « […] toutes les forces productives de la nation dans un grand élan. La victoire sur nos ennemis et leurs périls, sur le capitalisme et ses maux, sur le fascisme et ses hordes et sur l’avenir si sombre tracé par ces derniers sera obtenue par l’acte salvateur du peuple français pour lui-même, une lutte sans merci l’attend et elle commence à l’avènement du grand plan quinquennal s’étendant de fin 1931 à l’année 1936 ! » Jubilant, Thorez ose prophétiser tout en rassurant son peuple en invoquant « La flamme de la France, qui semblait éteinte, s’est relevée à nous plus flamboyante que jamais. Immortelle, la France éternelle résonne en nous comme le pilier d’un grand idéal égalitaire, dans six ans et pas plus tard, nous ne reconnaitrons plus la France ! ». Invoquant ainsi une France millénaire, il tente de fédérer autour de sa personne et guider, et pour longtemps, cette « […] France que nul n’imaginait aussi déterminée à changer et révolutionner l’âme et le cœur du monde ! ».

L’avènement du premier plan quinquennal, dit « Plan Thorez », commence en septembre 1931 par la nationalisation des entreprises du rail français et la centralisation absolue de leurs personnels et moyens de transport vers la jeune SNCF, entreprise publique. Déterminé à élever le niveau de vie de ses concitoyens, Thorez implique la France dans une nationalisation de grand style puisque la Banque de France devient propriété d’Etat (comme évoqué précédemment) et dégage de fortes sommes (3000 d’or) pour le premier plan. En fait de plan, il s’agit d’une direction générale adressée aux entreprises réunies en groupes de coordination sous la tutelle de l’Etat et par branches. Le ministère de l’économie chapotant ce projet, l’industrie française est de fait sous la coupe de l’Etat. Mobilisant de lourds financements, il vise l’extension – en règle générale – du parc industriel français mais aussi la montée en puissance de l’industrie automobile. L’industrie automobile et utilitaire est partiellement nationalisée et l’entrée de l’Etat au capital des entreprises va de paire avec de lourds investissements. L’objectif n’est autre que de faire passer la production automobile de moins de 200 000 véhicules par an pour l’ensemble des fabricants à plus de 700 000 véhicules par an en 1936. L’industrie automobile française reprend des couleurs dès la fin 1931 avec 4 extensions de sites industriels, les entreprises sont réformées et leurs chaines orientées sur le modèle fordiste. Les pneumatiques, point noir de cette industrie, sont soutenus à l’aide de 2 extensions industrielles. L’industrie textile est secourue, les taxes douanières sont rehaussées sur ces productions et la culture du Lin est promue au dépend de l’importation de textiles étrangers. Ainsi, 4 extensions industrielles d’usines de textile sont mises en place, principalement le long du Rhône. En outre, la mécanisation de l’agriculture est préparée par le gouvernement en même temps d’un nouveau standard-qualité (et plus exigeant) des outils de production. La réorganisation du tissu industriel composant l’industrie de guerre est jugé nécessaire par la décision unilatérale par l’Allemagne du remboursement aux vainqueurs de la Grande Guerre de ces dettes de guerre. Les budgets alloués à l’armée sont relevés pour la première fois depuis 1924. L’Etat, après avoir nationalisé ce secteur d’activité, introduit 4 chaines à ses usines de guerre. De nouveaux projets fleurissent dont un nouveau fusil d’infanterie et un char de combat contemporain. De même, quatre lots de 10 000 équipements lourds (dédiés à l'infanterie) sortent des usines fin 1931, absorbant une partie de la production française d’acier (16). Les chantiers navals reçoivent des commandes, 8 sous marins sont mis en cale sèche fin 1931 pour 8 unités de pétrole et 8 unités d’acier, de quoi entretenir leurs compétences et remplacer les sous marins les plus anciens de la flotte.


Affaires Balkaniques


La réaction de l’Etat Yougoslave, loin de laisser indifférente, est certainement identique en Bulgarie, Roumanie et en Grèce. La France ayant ratifié un traité d’amitié et de commerce avec la Yougoslavie, respecte sa part du marché et vend deux unités de caoutchouc à ce pays en 1931. La France prenant acte de la seconde violation du traité de Lausanne par la Turquie (le premier étant la violation de l’article 14 sur les minorités grecques), expédie une puissante escadre qui va rejoindre le Pirée au début 1932. Une négociation s’ouvrira alors entre les envoyés de Paris et le gouvernement athénien. L’offre sera plus que simple : Puisque la Grèce n’a pas normalisée ses relations avec la Turquie et n’a pas renoncé à ses revendications antérieures, la France s’engage à reconnaître une partie de ces dernières (à discrétion de la modération) et à fournir une instruction militaire renouvelée à son armée ainsi qu’à lui expédier des livraisons d’armes de seconde mains afin de reconstituer son armée. La France offre une garantie d’indépendance et d’intégrité à la Grèce et un traité d’assistance mutuelle, d’amitié et de coopération militaire durable. Si Ankara ne recule pas immédiatement ses troupes et ses navires des territoires jouxtant les détroits et de Constantinople la France fera régner un blocus commercial à son encontre et obtiendra par tous les moyens la restauration de la situation antérieure. L’envoi d’une commission d’inspection inter-signataires du traité de Lausanne dans les territoires ciblés est mis sur la table.


Bilan financier


Revenu :

Trésor initial : 5 400.
Nationalisation de la Banque de France : 3 000.
Revenus de trois tours passés : 10 800.

Dépense :

10 Extensions industrielles civiles = 10 000.
4 Extensions industrielles militaires = 4 000.
Prêt à l’Etat Yougoslave = 3 000.
Formation et équipement de l'armée Hellénique : 500.

Total = 1 800.

Prochain revenu = 4 600.

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Re: République Française

le Lun 21 Mai - 21:24



République Française






Au pays des soviets !




L'appel de l'Est.


« […] Vêtu de vêtements de lin blanc, décoré du drapeau français, guilleret et plein d’ardeurs c’est un Président du Conseil qui se rend en URSS ! Première visite officielle du chef du gouvernement de la République Française, l’évènement rassemble la cohorte des dignitaires soviétiques, avec pour finalité, la rencontre avec l’éminent, le génial, l’indépassable Staline ! ». Les titres volent haut, dont celui de l’Humanité qui met en exergue le jour historique où « monsieur Thorez fait battre à l’unisson les cœurs de deux parties du socialisme ». Et pour cause ! Le camarade Thorez, arrivant par navire, entre dans le port de Leningrad, accueil par les soviétiques à coups de « Hura ! » et de « Vive la France ! », recevant des bouquets de fleurs à en suffoquer, serrant des mains jusqu’à n’en plus compter, il entre au pays des soviets. La joie déborde et les visages en disent beaucoup, la ville de Leningrad est choyée par le régime soviétique et la visite diplomatique menée par Thorez et sa délégation se confondrait presque avec une procession tant la passion déborde. La délégation française emprunte les avenues, atteint la gare et emprunte un train spécial, direction Moscou !

A Moscou, c’est la liesse, circuler dans cette ville mythique est impossible, les hommes et les travaux obstruent tout. Capitale du communisme soviétique, la place vit à l’heure des plans quinquennaux et des ambitions dévorantes de Staline pour le siège de son Etat prolétarien. Mais une fois dans cette impressionnante capitale, c’est la visite enviée du dirigeant soviétique qui attend Thorez. Il rencontre préalablement l’ambassadeur français sur place, consulte ses attachés diplomatiques et militaires, tempère sa propre nervosité et, le cœur palpitant, entre dans le Kremlin. Arrachant à Staline un sourire étincelant, la France ayant reconnu depuis fort longtemps l’URSS, le Président du Conseil s’adresse à Staline en « Camarade ». La rencontre est surprenante, le dirigeant soviétique et ses ministres, généraux et amiraux inclus, subliment les hôtes français par des tables resplendissantes et généreuses, par des mets rares, en refaisant sans le monde, à coup de bonnes blagues et même, chose centrale : des offres commerciales et académiques d’importance. En premier lieu, les soviétiques se montrent favorables à un traité de commerce. La France et l’URSS commerçant par la voie du troc depuis longtemps, l’impératif de l’industrialisation soviétique induit la nécessité d’intensifier les échanges et d’équilibrer le rapport de force : L’URSS pourra commercer librement (avec barrières douanières néanmoins) avec la France, sans passer par le troc et en utilisant le franc (le rouble étant clairement une monnaie de singe pour les pays occidentaux). La France serait libre d’exporter en URSS ses productions automobiles dont le pays à tant besoin, équilibrant du même coup l’intérêt d’un tel accord. L’acquisition de 30 unités de pétrole à 40 l’unité (1200 d’or) est actée. Une coopération scientifique est conclue, les deux pays partageant un groupe (un slot) de recherche commun s’ajoutant à leurs propres moyens de recherche, la droite ligne du culte du progrès ! Enfin, le renforcement des attachés militaires français en URSS et inversement des attachés soviétiques en France doit favoriser un rapprochement et des prises de contact renforcées entre les deux armées.

Après trois semaines de séjour, Thorez repart couvert de discours, de cadeaux et empli de joie. Pourtant, il n’a rien vu de la famine, du travail forcé et de la répression politique, avançant en vase clos, sa connaissance de l’URSS n’avance guère, mais la France sort renforcée : l’URSS se transforme alors en partenaire fréquentable pour la diplomatie Française, reste que les résistances existent et font bloc contre l’idée d’aller plus avant encore vers l’Union Soviétique, surtout du côté Français.


Et en France ?




A l'usine.


La France compte de nombreux chômeurs, pour redresser l’économie nationale point de palabre, « la France ne doit faire qu’une dans la lutte pour l’emploi ! » clame Thorez à la radio, repris dans les journaux il fait la une de l’Humanité, devenu le premier journal de France en terme de ventes. Au début de l’année 1932 le gouvernement Thorez résiste, il fait face aux assauts de la droite et aux critiques internes sur sa difficulté à appliquer le programme commun, en effet remettre au travail près d’un million chômeurs n’est pas une mince affaire. Aussi, la bataille continue ! Proposant lois après lois à l’assemblée, le gouvernement Thorez met en marche une réforme de l’agriculture qui contre attente est saluée par les milieux économiques. Encourageant la réunion des parcelles en coopératives, le gouvernement en diminue à l’extrême l’imposition et accorde au travers de la Banque de France et des banques à qui elle prête (en l’occurrence les crédits agricoles) des prêts avantageux aux exploitations collectives souhaitant s’équiper de machines contemporaines. La modernité étant la clef, la terre de France étant riche et belle, seuls les crédits manquaient et la chute des prix agricoles est enrayée par un prix planché pour les exploitants commerçant leurs excédents. Au total 2000 d’or sont dépensés dans cette réforme. En outre, un voté très serré à l’assemblée à permit de relancer une politique de grands travaux. Si la production automobile est relancée, encore faut-il pouvoir circuler vite et bien en France. Ainsi, des milliers de km d’autoroutes vont s’avancer sur les axes majeurs de la France métropolitaine, de même qu’un crédit automobile est lancé en vue de favoriser l’achat de véhicules manufacturés en France. Au total, 2000 d’or sont dépensés dans ces grands travaux et ces crédits automobiles. L’étude d’une gamme de voitures performantes et à bas prix est mise à l’étude, ces « voitures du peuple » étant l’avenir de l’industrie automobile française.

L’industrie de guerre se développe rapidement et de nouvelles commandes lui sont adressées. Industrie civile et militaire coopèrent pour sortir dix lots d’autochenilles (10x25 = 250), absorbant 10 unités de pétrole soviétique, 10 unités de caoutchouc et 10 unités d’acier. Le bout est d’équiper une division semi-mécanisée au détriment de deux divisions de fusiliers montés (cavalerie) mises en sommeil. Ainsi, 250 half-tracks Citroën équiperont un premier régiment d’infanterie mécanique de 3000 hommes. Deux régiments motorisés (500 camions de transport d’infanterie et 6 000 hommes) formeront l’élément le plus flexible de cette unité. Une artillerie endivisionnée et motorisée et pour partie mécanisée sera déployée dans cette unité dès la seconde partie de l’année 1932, de même qu’un effectif de 1000 camions logistiques et des équipements de soutien (3 lots). L’enjeu est de constituer, à terme, des forces d’accompagnement dédiées aux percées, mais en l’état actuel c’est un prototype dont l’avenir et l’existence est largement compromis. Le colonel De Gaulle est muté temporairement à la tête du premier régiment mécanisé de l’armée française. De plus, une nouvelle classe de cuirassé rapide (croiseur de bataille) est mise en recherche.

Au niveau de l’Etat major, la situation parait complexe et à bien des égards s’accommodent mal du gouvernement Thorez. Conscient du pouvoir de l’armée, le gouvernement entame un rapprochement avec cette dernière en ouvrant son cercle aux Polytechniciens, avant-garde de la pensée du planisme en France et assez à gauche, et moindrement des Saint-Cyriens, plus conservateurs, voir traditionnalistes. L’armée française récupère quelques honneurs et quelques muscles, en premier lieu l’effectif « indigène » est réduit à 20% des effectifs militaires (au lieu de 33%) et, dans le cadre d’une restauration de la force vive des divisions de l’armée, point d’orgue de la faiblesse des forces françaises, le service militaire repasse à 18 mois au lieu de 12 (réforme de 1928), comblant partiellement les classes creuses et offrant à l’armée un terreau plus important pour recruter ses professionnels. Par ailleurs, le retour à une certaine forme de méritocratie, traditionnelle de l’armée républicaine. Le principe clef repose sur la formation alternée des sous officiers et officiers du rang afin de sélectionner au mérite et rapidement de jeunes hommes ambitionnant de servir le pays. L’armée vieillit et n’attire plus, elle ne trouve ni volontaires ni avenir en son propre sein, cette réforme s’impose d’elle-même et conjugué au rappel de 2000 officiers licenciés pour motifs « politiques » (5000) c’est un retour de nombreux contestataires de l’école Pétain qui réapparaissent, tributaires du gouvernement de coalition en place, sous l’égide de Thorez.


Affaires Européennes


Le gouvernement français invite le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne à une conférence afin de se pencher sur la renégociation éventuelle de la dette de guerre allemande.


Affaires Balkaniques


Une conférence peut avoir lieu successivement à un retrait militaire définitif des détroits et observé par nos Etats. Une fois cela fait, la conférence pourra s’ouvrir, à Paris. Le Royaume Uni doit y participer, en toute logique.

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Re: République Française

le Mar 22 Mai - 18:53



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La première pierre




Une certaine idée de la civilisation.


Portée à l’assemblée, la question coloniale n’est pas sans inquiéter les autorités françaises. Avec l’arrivée des communistes au gouvernement, des socialistes et des radicaux, l’émergence d’une « solution coloniale » apparaît comme une alternative équilibrée aux exigences idéologiques et à la raison d’Etat. La France, pays civilisateur, a achevé sa mission. Il n’en demeure pas moins universaliste et dévoreur de ressources. Pour combler ses besoins tout en renforçant son assise sur ses colonies, une réforme de fond est entreprise dans les territoires colonisés, une solution permettant de sortir par le haut d’un Empire, certes prestigieux, mais onéreux et qui divise la classe politique française.

Pour solutionner la question coloniale, Thorez et ses ministres, la gauche toute entière, entament le processus dès la fin 1932 avec pour première pierre : l’Algérie. Territoire français à part entière, l’Algérie est pourtant divisée entre citoyens français et indigènes régit par le code de « l’indigénat ». Le code civil est exclu du règlement de la vie sociale et politique des indigènes et les français règnent en expropriateurs (des terres) et dominateurs (économiques) ainsi qu’être dotés de droits supérieurs du fait de leur citoyenneté. En Algérie, en définitive, ce n’est pas République, c’est autre chose. Cet « autre chose » que qualifie Thorez de « d’oppression » est à double tranchant. L’Algérie n’est pas riche et ses denrées agricoles et produits manufacturés essentiellement achetés par la métropole, une forme de subvention à ce poids mort arrimé à la nation française. Aussi, en vertu de son universalisme et de son idéologie dominante du moment, l’Etat Français accorde, après un vote très serré à l’assemblée nationale, la citoyenneté française dite « de droit local » aux populations d’Algérie. Le droit de vote au suffrage universel masculin est octroyé à ces hommes, ils sont libres de former des partis laïcs et d’entrer dans la vie politique locale. Cette bouffée d’air frais, allié à un plan économique éducatif témoigne d’une réelle volonté d’endiguer le nationalisme naissant en Algérie. En l’occurrence, l’école obligatoire selon le standard métropolitain, formant des français dans une école Laïque, est instaurée. L’indigénat est aboli de droit et de fait. L’Algérie, c’est la France !

L’Algérie française reluit par son absence, écartée par la nature et l’Histoire de la richesse du monde Européen. Pour faire face à de nouveaux défis, la France débute donc un projet de développement des territoires Algériens. En l’occurrence, il s’agit du pétrole logé dans le désert et des côtes, populeuses, à urbaniser et à industrialiser. Ainsi, forer, extraire et exploiter, transformer et transporter jusqu’au consommateur Français est l’objet et le mandat de l’entreprise publique CFP. Elle est propriétaire des raffineries métropolitaines et désormais des sites d’extraction pétroliers d’Algérie. Par des chaleurs écrasantes une masse d’ouvriers indigènes encadrés par des métropolitains installent les puits dans les régions sondées. Ainsi, 20 unités de pétrole seront produites, contre un modique investissement de 1000 d’or. Une première industrialisation forcée d’Alger débute avec l’établissement d’une entreprise agroalimentaire (1 usine) dans la ville, financée par l’Etat.

Le « Plan Thorez » se poursuit et les chiffres du chômage témoignent : La France va mieux, en un an et demi, le chômage a diminué. Il est passé de plus d’un million de chômeurs à moins de huit-cent mille chômeurs. Le cap donné semble réussir à la France et la vie revient dans les usines. A propos d’usines, deux chaines d’armes sont lancées ainsi que quatre chaines civiles, l’industrialisation continue ! Ainsi, la note s’élève à 6 000 d’or, de quoi dévaliser les fonds nouvellement acquis par l’Etat Français au travers de sa politique industrialiste et incitative. L’industrie de guerre, elle, sort 10 autres unités de chenillés Citroën soit 250 engins, un nouveau régiment mécanisé structure une seconde division mécanique (semi-mécanisée), soit 10 unités de pétrole soviétique, 10 unités de caoutchouc et 10 unités d’acier. L’armée n’est pas en reste avec la nomination du général Maxime Weygand au poste de ministre de la guerre, une nomination méditée de longue date par le Président du Conseil qui souhaite s’entourer de techniciens influents favorables à une approche plus souple envers l’URSS, notamment d’un point de vue diplomatique. Souhaitant s’attirer les bonnes grâces de l’armée et soulager son hémorragie de cadres, il rappelle 1500 autres officiers radiés.




L'heureux nominé.


Bilan financier

Revenu

Trésorerie = 200 d’or.
Revenus du tour = 10 400 d’or.

Dépense

Usine d’Alger = 3 000 d’or.
Développement pétrolier = 1000 d’or.
Industrie Française (4 chaines civiles et 2 chaines militaires) = 6 000 d’or.

Solde = 600 d’or.


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Re: République Française

le Mer 23 Mai - 21:36



République Française






La Belgique Rouge


Affirmant que « Arrimés au machinisme le plus absolu, les ouvriers du globe prennent conscience de leur malheur et s’unissent dans une cause commune, cette cause est celle de tous les opposants au marché et ses suppôts bourgeois, elle porte un nom, la justice sociale ! » Thorez confirme un vent d’optimisme qui règne à Elysée, dans l’hémicycle et dans les partis de gauche : la France n’est pas seule et sa lutte nationale a ravivé le phare du prolétariat international. Sa flamme guide et enchante la Belgique désormais acquise aux idéaux socialistes ! Authentique puissance industrielle, la Belgique est un terreau fertile à l’émancipation des travailleurs, sa proximité avec la France renforce d’avantage encore les possibilités offertes par la victoire de monsieur Jacquemotte et de ses camarades. Si le gouvernement français valide d’emblée la commande du gouvernement Belge, il enjoint l’Etat Belge à ratifier un traité de coopération scientifique civile (un slot commun établit) et d’amitié, un premier pas dans le développement accéléré des échanges scientifiques et économiques entre les deux pays. La France s’engage donc sur la voie d’un important rapprochement avec la Belgique, souhaitant au gouvernement rouge de tenir, la lutte continue !


Le grand chantier


D’un autre côté, la France s’évertue à avancer sur le chemin du progrès. N’en démordant pas d’avoir encore près d’un million de citoyens sans travail, les députés PCF proposent, font voter et obtiennent l’application d’une loi sur l’impôt sur le revenu afin de financer un audacieux projet de grands travaux. Le système de l’impôt sur le revenu est divisé en deux, la taxe proportionnelle (succédant aux impôts cédulaires) et la taxe progressive. Sa productivité est élevée mais son efficacité a atteint ses limites, l’Etat manquant de moyens et les pauvres étant pressurisés par ce lourd impôt qui touche en premier les classes populaires par sa faible modularité. Pour contrer les effets indésirables de l’impôt sur le revenu, hostiles par nature aux classes votant pour la gauche et historiquement pour les communistes … ces derniers proposent un impôt unifié en revenant clairement et uniquement un impôt sur les personnes physiques. Divisé en huit tranches, il ferait passer la population imposable de 10% à 35% tout en déplaçant la charge principale de cet impôt sur les classes aisées du pays. Décuplant les moyens de l’Etat, il est aussi un outil fiscal au service d’une idéologie socialiste. En fin de compte, 2000 d’or tombent dans les caisses de l’Etat, chaque année.

Un vaste chantier débute en 1933. Son objectif ? Urbaniser la France à tour de bras en offrant des logements décents à tous. Le programme de construction débute rapidement, stimulant tout le secteur du bâtiment et employant une main d’œuvre nombreuse. Le manque de logements, estimé à plus de deux millions d’unités, est criant ! Si grave est la crise qu’un développement industriel émanant de villes insuffisamment développées et largement insalubres est contre toute logique. Ainsi, 350 000 logements sont lancés et rénovés au début 1933, d’autres vagues de grands travaux suivront afin d’égaler la demande de logements neufs. Au total, 3000 d’or sont injectés dans le projet avec une rentabilité de 1150 par an. La France se réveille logée et le marché est en plein boum ! La SNCF quand à elle développe massivement le rail d’acier à l’aide de 2000 d’or, rentabilisant à 500 par an. Remplaçant les anciens rails et écumant les effectifs pour faire des économies, cette politique favorise le redressement de l’industrie lourde française et mieux encore permet d’afficher les premiers résultats financiers de la SNCF, ils sont, à l’image des augures, rouges et favorables ! Ainsi, dès la fin 1933 le chômage sera tombé à moins de six-cent mille hommes !


Et l’armée ?




Char D-2 Revalorisé (modèle 1933).


La nomination du général Giraud à la tête de la 3ème Armée fait suite aux débats réalisés en privé par les dignitaires de l’Etat et du Parti. Weygand pour sa part, établit une ébauche de réforme de l’outil militaire français, de plus en plus vieillissant. Du point de vue de l’industrie militaire, le développement s’articule autour d’une usine militaire et de trois chaines militaires. Localisé à Lyon, ce complexe est une concentration de capacités productives, dédiées à l’accomplissement du remplacement du matériel obsolète largement présent dans l’armée. En outre, l’objectif affiché par le ministère de la guerre est de rééquiper l’armée avec des armements contemporains, le Lebel étant obsolète c’est au tour du MAS d’être produit : 40 000 unités sont produites en six mois (cout : 8 unités d’acier) ; le nouveau char D-2 Revalorisé est introduit sur les chaines et 30 chars sortent des chaines au premier semestre 1933 (cout : 6 pétrole, 12 acier, 12 chrome). Le Chrome est importé de Grèce pour un total de 420 d’or. Deux nouvelles recherches se voient lancées, portant sur l’arme aérienne.


Bilan financier


Revenu

Trésor = 600 d’or.
Revenu industriel = 10 000 d’or.
Revenu issues des réformes et du développement = 3 200 d’or.
Vente à la Belgique = 1000 d’or.

Dépense

Développement et Politique = 6 000 d’or.
Industrie militaire = 6 000 d’or.
Chrome Grèce = 420 d’or.
Réforme militaire = 2000 d'or.

Solde = 380 d’or.

Usines civiles : 36
Chaines civiles : 14
Usines militaires : 6 +1
Chaines militaires : 6 +3


Convention des détroits


L’internationalisation des détroits turcs (Dardanelles et Bosphore) est le propos de ce traité. Les navires et les personnes peuvent désormais librement de circuler dans l’espace Thrace, à Istanbul, ses eaux et dans les terres jouxtant Marmara côté asiatique de la Turquie. Démilitarisé, ce territoire est sous protection des pays signataires et l’espace frontalier démilitarisé à nouveau côté turc, bulgare et grec. En outre, les communautés grecques se retrouvent à nouveau régies par le droit accordé à Lausanne de s'auto administrer. France, R.U, Yougoslavie, Grèce, Roumanie, Bulgarie et Turquie sont signataires.


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Re: République Française

le Ven 25 Mai - 2:24



République Française








La France de 1933.





L'épreuve de force


Monsieur l’ambassadeur de France à la Société des Nations, prenant contact avec Paris par le canal diplomatique, expose les débats ayant eu lieu à l’assemblée et prend soin de commenter et dicter les passages clefs des documents traduits fournis par la Lituanie. A son retour à Paris, il est directement interrogé par le Président du Conseil, Maurice Thorez. Le parlement n’est pas au courant de la situation, la France n’a pas encore eu vent des bribes émises depuis la S.D.N. Aussi, le Président du Conseil entend faire parler, au plus bref et avec clarté son ambassadeur. Celui met rapidement en exergue deux points clefs : D’une part la violation du traité de Versailles par l’Allemagne dans le cadre de la production d’armements interdits, concluant son caractère caduc. D’autre part, il (l’ambassadeur) pointe l’invasion annoncée de l’Autriche, troublée par un conflit interne, au grand bénéfice d’une Allemagne ayant de toute évidence, au vu des effectifs engagés, déployé un nombre surnuméraire de personnels, bien au dessus des limitations instaurées par les signataires du traité de Versailles. Il note enfin que la crise, ayant poussé l’Allemagne a octroyer le pouvoir à des hordes brunes, les voisins de l’Allemagne, directement intéressés par sa situation, se trouvent sous un danger nouveau, un danger en armes, un danger revanchard et impérialiste. La guerre en Autriche témoignant à elle seule de la véracité du propos de l’ambassadeur, c’est l’alarme dans l’ensemble des ambassades françaises. Partout se pressent avec questionnement les membres des Etats étrangers. La crise du capitalisme se transformant crise impérialiste, le choc annoncé étant aux portes, la France ne peut refermer ce que l’Allemagne vient de réduire à néant, la paix est hors de portée et la guerre aucunement désirée.

Pourtant, Thorez note dès les deux heures suivantes que « […] montée en puissance (l’armée) et profitant de l’érosion conséquente au pouvoir (socialiste) et à la coalition (de gauche) en notre pays. Sans en connaître la source, l’écho assourdissant des armes secouant la frontière Autrichienne est parvenu aux oreilles des chefs (de l’armée) ». Catastrophé, Thorez affronte les suspicions de la direction du PCF à l’égard de sa possible décision, celle-ci ne mâche pas ses mots au Président du Conseil « la guerre d’Autriche est un choc impérialiste, aux impérialistes de la solutionner […] à nous d’en profiter ! ». Pourtant, Thorez veut croire. Il sait que sa position est fragile, fragile à la tête d’une coalition en partie hostile à une quelconque action farouche à l’égard de l’hydre nazie. C’est dans cette période de doute qui s’étale durant plusieurs heures ou intervenants des armées, du Parti et de l’Etat font la queue devant son bureau et y entrent pour obtenir de Thorez un acte à leurs convenances. L’homme se rebiffe, le politicien parle, le chef d’Etat … agit. A presque une heure du matin, dans Paris endormit, traversant en trombe les avenues et atteignant l’Elysée, le chef des armées Maxime Weygand appose son avis à celui de tant de personnes qualifiées et tenues au secret : la France ne peut demeurer plus longtemps passive face à l’Allemagne. Le sort de la nation, au-delà des idées et au-delà des organisations, des syndicats et des Partis, au-delà de la fronde que cela provoquera, à coup sur, la guerre s’impose comme l’issue d’honneur et de raison. La France, n’est pourtant pas en guerre, au levé du jour, Thorez n’a pas dormi, il connaît les risques, il sait qu’il va jouer son ultime et meilleur coup politique. S’il en sort victorieux et par deux fois, il pourra s’imposer comme un réformateur mais aussi un chef d’Etat à part entière, à l’inverse de sa situation présente, celle d’un Président du Conseil c'est-à-dire une tête à peine supérieure aux autres au sein d’une coalition instable et divisée. Espérant incarner pour son époque, visiblement nouvelle et incertaine ; ce que fut feu monsieur Georges Clémenceau dit « Le Tigre », un phare dans l’obscurité, guidant la France vers l’âge d’or et la gloire, le triomphe et la paix tant désirée. Et si nécessaire, sur le cadavre de l’Allemagne nazie.

L’assemblée nationale, réunie à sept heures du matin, les hommes droits et inquiets, attendent un Thorez préparant son intervention en urgence, il peaufine un discours qu’il n’a jamais eu à tenir par le passé. Devant lui, lorsqu’il entre dans l’hémicycle, ce sont des regards, des centaines de regards, les places assises sont toutes, sans exception, prises par les élus. Les militaires de haut rang, gardes républicains, photographes et journalistes autorisés, forment une immense masse en arrière des politiques, ils assistent debout au sursaut tant attendu.




Thorez à l'assemblée.


Montant les escaliers, s’installant pour son oral, Thorez a la gorge sèche, l’estomac vide et le mental au bord de l’éclatement nerveux. Le silence règne, la salle, peuplée de 1 300 personnes demeure aussi silencieuse qu’une crypte. Elle attend l’exposé du Président du Conseil et plus encore le moment fatidique de prendre elle-même la décision, par un vote à sa majorité, de suivre ou non la volonté de Thorez. Retransmit à la radio, le discours est communiqué par tous les outils médiatiques possibles. La France, en entendant les premiers mots du Président du Conseil, élève le volume des radios, se tait et écoute, la Ville (Paris) se vide de sa vie et écoute, le cœur battant, le discours du « Rouge ». Elle écoute car, au détour de l’exposé glaçant dont le contenu est encore largement inconnu pour l’opinion nationale, il dit « Vous voulez la paix. Moi aussi. Il serait criminel d’avoir une autre pensée que celle-ci. Mais ce n’est pas bêlant à tout-va la paix qu’on fait taire le revanchisme exacerbé et l’impérialisme triomphant de l’Allemagne. En reculant face à cette dernière, nous accumulerons le déshonneur à la guerre, imposée par qu’elle sera par un ogre germanique assoiffé par le sang des hommes. La horde brune s’entremêle à l’ennemi historique de notre nation. A Bouvines nous avons détruit la couronne d’un Empire Germanique, prétendument romain. A Verdun nous avons brisé un autre Empire Germanique, prétendument civilisé. Aujourd’hui, cette assemblée réunissant les représentants du peuple français fera date dans l’Histoire en ayant approuvé la déclaration de guerre que je lui soumets. ». Les applaudissements rugissent, la salle vibre. L’assemblée s’organise et le vote commence. La droite conservatrice et sa propre droite soutiennent l’action du gouvernement, les députés communistes se rangent du côté du Président du Conseil, reste une conséquente masse de députés rétifs à toute action envers l’Allemagne. Cependant, après quelques minutes et une comptabilisation rééditée trois fois, nombre d’hommes n’ayant pas eu le courage d’en manquer (de courage), c’est la guerre qui l’emporte.

Remontant les marches rouges, se plaçant face à l’assemblée, avalant une gorgée d’eau, il annonce : « Messieurs, les armées sanguinaires d’Hitler marchent aujourd’hui sur la nation Autrichienne, piétinant les cadavres rigides des hommes ensevelis pour obtenir le traité de Versailles. Nous avons jurés de respecter la mémoire de nos Pères, devant Dieu pour certains, face à nous même pour chacun. Ainsi, pour la France, notre nation … pour la paix et nos idéaux, nous donnerons jusqu’à nos vies pour empêcher l’Allemagne hitlérienne d’envahir, violer et piller, incendier l’Europe et assiéger la citadelle de la Liberté dont nous somme les représentants. Citoyens, partons en guerre ! Jetons-nous une nouvelle et ultime fois dans la bataille, citoyens, mes frères, pour notre grand pays et le monde ! Unis ne comptez pas les jours, les kilomètres, les frères tombés et les batailles livrées, ne comptez que les victoires que vous produirez ! Écrasons-les, la Mère Patrie, la France, nous implore ! Écrasez les, armez vous et battez-vous pour notre grande Patrie, ne tremblez pas et ne faiblissez pas ! La victoire, est à nous ! » Enchaînant les applaudissements, l’assemblée entame rapidement l’hymne national, la Marseillaise s’entend devant l’Elysée et une France toujours bien divisée s’avance sur le chemin de la guerre. La déclaration de guerre à l’Allemagne est transmise à l’ambassade d’Allemagne, à Paris. La mobilisation, événement laborieux et tardif, se met en marche sur ordre du Ministère de la Guerre, la nation aux cent divisions se prépare au choc avec son adversaire.




L'heure de la mobilisation.


Bilan financier


Revenu

Trésor = 380 d’or.
Revenu industriel = 10 000 d’or.
Revenu issues des réformes et du développement = 4 850 d’or.
Vente au Japon (Caoutchouc) = 1800 d’or.

Total = 17 030 d’or.

Dépense

Chaines militaires (x6) = 6 000 d’or
Réforme militaire = 1000 d’or.
Politique Tchèque = 500 d’or.
Chrome de Grèce = 420 d’or.
Développement des ressources = 3500 d’or.

Total = 11 450 d’or.

Solde = 5 580 d’or.

Production militaire

La totalité des 16 usines et chaines militaires sont employées à produire : 40 000 MAS (équipement léger), 20 000 armes lourdes (équipement léger) et 50 chars (10 lots) D-2 revalorisés. Au total, le pays consomme : 10 pétrole, 36 acier, 20 chrome achetés à la Grèce.

PS : Les simulations effectuées à propos des ressources développées sont maintenues. Elles seront RP plus tardivement du fait d'un manque de temps.


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Re: République Française

le Lun 28 Mai - 0:12



République Française






L’appel de la République





La grande levée en masse s’opère, dans les champs et dans les villes une nuée sans fin s’avance à l’appel de Monsieur Thorez, ils montent sur le Rhin ! Régiments et divisions s’assemblent alors que les passants crient et entonnent des martiaux ou encore passent depuis les postes-radios des musiques de propagande, rappelant la puissance morale de nation française, de ses idéaux et de son invincible armée. Encore plongée dans les tranchées d’hier, la France entre en Allemagne la baïonnette au canon et sur les talons de la Heer ! Les journaux de droite titrent un « La frontière naturelle est à nous ! », avançant la valeur d’une armée française maîtresse du terrain face à une masse allemande, barbare, tandis qu’à gauche la victoire est portée au crédit de l’effort de guerre ouvrier, massif et volontariste, témoin d’un élan productif incomparable. Tirant les leçons du précédent conflit avec l’Allemagne, la France instaure une mobilisation industrielle et financière d’importance, les emprunts guerre pleuvent tandis que la masse des impôts est redirigée vers l’effort de guerre. En six mois, l’industrie de guerre française, propriété de l’Etat, est réorganisée et engagée dans la course aux armes avec Berlin. Bâtissant, élevant, étendant sans fin l’industrie militaire, l’Etat fait naître cinq usines et quinze chaines liées. Placée à Paris, Lyon et Bordeaux cette industrie perçoit de nombreuses commandes, le S-35 entrant en production il remplace rapidement sur les chaines le D-2.


Bilan Financier (2ème semestre 1934)


Revenu

Trésor = 5 580 d’or.
Revenu = 11 450 d’or.
Emprunt de guerre = 30 000 d’or.
Emprunt de guerre au Royaume-Uni = 5000 d’or, date butoir 1939.
Vente de Caoutchouc au Japon = 1 800 d’or.

Total = 53 830 d’or.

Dépense

Usines d’armes et chaines = 30 000 d’or.
Règlement des achats d’armes (URSS-1934) = A crédit, date butoir 1939.
Règlement des achats d’armes (Royaume Uni-1934) = 560 d’or.
Achats de ressources à l’URSS = 83 pétrole soit 4 120 d’or.
Achats de ressources à la Grèce = 50 chrome soit 1750 d’or.
Achats de ressources au Royaume-Uni = 70 chrome soit 2800 d’or.
Achats de ressources au Royaume-Uni = 10 tungstènes soit 400 d’or.

Total = 35 922.

Solde = 17 908.

Usines employées et matériels achetés/commandés

22 usines = 110 S-35 (livrés au 1er semestre 1935)
70 bombardiers moyens et 20 chasseurs légers (1er semestre 1934, livraison 1934-2ème semestre).
70 bombardiers moyens et 20 chasseurs légers (2ème semestre 1934, livraison 1935-1er semestre).
50 D-2 Revalorisés (1er semestre 1934, livraison 1934-2ème semestre).
50 D-2 Revalorisés (1er semestre 1934, livraison 1934-2ème semestre)
200 S-35 (2ème semestre 1934, livraison 1935-1er semestre)

Ressources consommées

Caoutchouc = 36
Aluminium = 36
Pétrole = 18 +10 + 40 + 20
Acier = 20 + 80 + 12
Chrome 20 + 80 + 20

Effort de guerre

30 d’aciers = Comblés par la production nationale.
10 tungstènes = Comblés par l’acquisition à la G.B de 10 unités de tungstènes.
15 pétroles  = Comblés par l’acquisition à l’URSS de 15 unités de pétroles.

*Je rattrape ce tour demain matin, impossible de poster sans quelques précisions de la part d’Atok.


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