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États-Unis d'Amérique

le Jeu 17 Mai - 0:49
États-Unis d'Amérique




Capitale fédérale : Washington, District of Columbia
Régime politique : République fédérale
Population : 123,668,000 d'habitants
Président : Herbert Hoover
Parti au pouvoir : Parti Républicain
PIB : 768,314 milliards de $ (1930)
Trésor : 19,200 (1930)
Revenus : 12,800

Etats-Unis : 128 usines civiles, 10 usines militaires, 22 chantiers navals

Nouvelle-Angleterre : 20 unités d'acier
Etat de New-York : 24 unités d'acier
Pennsylvanie : 79 unités d'acier
Ohio : 15 unités d'aluminium, 48 unités d'acier
Tennessee : 90 unités d'acier
Arkansas : 20 unités d'aluminium
Louisiane : 60 unités de pétrole
Texas : 512 unités de pétrole, 80 unités d'aluminium
Oklahoma : 84 unités de pétrole, 28 unités d'aluminium
Nouveau-Mexique : 20 unités de pétrole, 48 unités d'aluminium
Arizona : 7 unités de pétrole, 11 unités d'aluminium, 28 unités d'acier
Californie : 288 unités de pétrole, 13 unités d'aluminium
Colorado : 20 unités de pétrole
Utah : 106 unités de Tungstène
Nevada : 35 unités d'aluminium, 45 unités de Tungstène, 98 unités d'acier
Idaho : 25 unités de Tungstènes, 25 unités d'acier, 1 unité de chrome
Montana : 15 unités de Tungstène
Dakota du Nord : 15 unités de pétrole, 24 unités d'acier
Minnesota : 146 unités d'acier
Winsconsin : 86 unités d'acier
Michigan : 10 unités de pétrole, 95 unités d'acier

Armée

Effectifs de l'US ARMY : 230.000 hommes d'active
Effectifs de l'US NAVY : 130.000 hommes + 60.000 hommes (USMC)
Effectifs de la Garde Nationale : 100.000 hommes

US ARMY:

Armement léger en dotation : M1903 Springfield, Winchester Model 1897, Winchester Model 1912, Browning Automatic Rifle M1918, M1917 Browning, M1919 Browning, M1917 Lewis

M1 Armored Car : 12
M1917 Six-Tons Light Tank : 950
Light Tank T1E4 : 70
Light Tank T1E6 : 20
Light Tank T2 : 4
Combat Car T5 : 3
Combat Car M1 : 50
Light Tank M2 : 320

75mm Howitzer M1A1 : 4.939
75mm M1897 A2/A3 : 1.900
75mm M1897 A4 : 1.050
155 mm Howitzer Carriage : 1.503

3-inch Gun M1917/1918 : 600

US Navy:


Cuirassés

Classe Colorado : 3
Classe Wyoming : 2
Classe New York : 2
Classe Nevada : 2
Classe Pennsylvania : 2
Classe New-Mexico : 3
Classe Tennessee : 2

Dreadnoughts

Classe Florida : 2

Portes-avions

Classe Lexington : 2
Classe Ranger : 1

Croiseurs lourds

Classe Pensacola : 2
Classe Northampton : 6
Classe Portland : 2
Classe New-Orleans : 2

Croiseurs légers

Classe Omaha : 10

Destroyers

Classe Sampson : 6
Classe Caldwell : 6
Classe Wickes : 60
Classe Clemson : 136
Classe Cassin : 4
Classe Porter : 8

Sous-marins

Classe R : 25
Classe S : 51
Classe Argonaut : 1
Classe : Dolphin : 1
Classe Cachalot : 2

US Air Force:


Chasseurs

Boeing F4-B4/P12 (N): 586
Boeing F2-B (N) : 33
Boeing FB Model 15 (N) : 158
Boeing P-26 Peashooter : 3
Berliner-Joyce P16 : 26
Curtiss P-6 Hawk : 70

Consolidated P-25 : 150
Boeing P-29 : 350
Boeing F7B-1 (N) : 270
Seversky P-35 : 50
Curtiss P-36 Hawk : 50

Bombardiers en palier

Boeing B-9 : 7
Martin B-10 : 200

Bombardiers en piqué/d'attaque au sol

Curtiss A-8 : 13
Curtiss F11C (N) : 30
Curtiss Falcon : 338 + 150 (N)
Douglas DT (N) : 90
Keystone B-6 : 44
Keystone LB-5 : 36

Consolidated A-11 : 50

Appareils de reconnaissance

Douglas O-38 : 158
Hall PH : 24
O2U Corsair : 580
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Re: États-Unis d'Amérique

le Ven 18 Mai - 15:20
États-Unis d'Amérique



Crise économique


La situation depuis le grand krach boursier de 1929 est fortement inquiétante, les troubles sociales ne font qu'augmenter avec la dépression du peuple américain, le président Herbert Hoovert fait face à une vague de contestation politique sans précédent, lui qui a eu 6 mois de paix et de prospérité durant le début de son mandat. Le Ku Klux Klan voit ses rangs augmenter petit à petit mais c'est loin d'être le premier des soucis pour le gouvernement Hoovert, un soucis bien plus grave sévit aux États-Unis d'Amérique de nombreux anarchistes et socialistes ont profiter de la cohue générale pour réclamer leurs droits souvent par la violence pour les anarchistes et via d'importantes grèves pour les socialistes. De son côté, le président Hoovert doit faire avec un sénat hautement protectionniste et isolationiste malgré la campagne des démocrates incarnée par Franklin Roosevelt qui fait une percée inquiétante pour le gouvernement aux récents sondages, une campagne basée sur une politique plus socialiste incarnée par le New Deal qui séduit de nombreux ouvriers et plus impérialiste incarnée par le corollaire Roosevelt qui séduit de nombreux économistes comme le très célèbre Henry Ford, ce même corollaire qui est officieusement évincé de la diplomatie américaine.

Mais les troubles liés à la crise économique continuent, une récente manifestation de 35 000 personnes à Union Square contre la crise économique s'est terminée en affrontements entre manifestants et policiers. L'action du gouvernement est sûre et prononcée, une réaction forte face aux manifestants est de mise pour le président Hoovert.

La jeunesse mobilisée dans ces manifestations:

Économie et société


- Arrêts des investissements américains dans le monde dans les premiers mois de l’année. Les banques américaines exigent le remboursement des prêts octroyés à l’étranger. Cette décision, couplée à la politique déflationniste des pays européens provoquent l'effondrement des échanges commerciaux mondiaux.
- Plus de 1300 banques en faillite.
- Six millions de chômeurs.
- Chute de la natalité.
- 35,3 % des investissements étrangers dans le monde proviennent des États-Unis (6,3 % en 1914).
- 6,9 millions d’habitants à New York, 3,4 à Chicago, 1,25 à Los Angeles.
- 10 millions de femmes exercent un emploi.
- 4,1 milliards de dollars de recettes fiscales
- 3,3 milliards de dépenses
- Excédent budgétaire de 734 millions de dollars.
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Re: États-Unis d'Amérique

le Sam 19 Mai - 4:01

États-Unis d'Amérique


Rejet de la loi Hawley-Smoot


La loi a été proposée par deux élus républicains du Congrès, le Représentant de l'Oregon : Willis C. Hawley et le sénateur de l'Utah : Reed Smoot. Le président Herbert Hoover a récemment demandé au Congrès de réduire les hausses de taux de taxation, mais celui-ci les a encore augmentés. De nombreux économistes se sont mobilisés pour protester face à cette mesure. Ainsi 1 028 d'entre eux signèrent une pétition réclamant un veto présidentiel à cette loi, pétition organisée par Paul Douglas, Irving Fisher, James TFG Wood, Frank Graham, Ernest Patterson, Henry Seager, Frank Taussig, et Clair Wilcox). Le constructeur automobile Henry Ford passa même une soirée à la Maison Blanche pour essayer de convaincre Hoover de mettre son veto, qualifiant la loi de «stupidité économique». Le président Hoovert se doit donc de baisser les taxes douanières et changer la fameuse loi, une taxe douanière de 25% sur seulement 1.600 biens importés aux États-Unis sera appliquée, c'est donc la moitié des clauses prévues de base. Malgré les recommandations des économistes d'abolir totalement cette loi, le président Hoovert a dû faire avec un sénat hautement protectionniste afin d'éviter une seconde crise politique majeure.

Harry Ford:

Contestations en Californie

La Californie, second berceau du pétrole américain après le Texas subit une vague de troubles sociaux menée par des anarcho-communistes ainsi que le chef de la mafia locale : Joseph Ardizzone, un mandat d'arrêt national est immédiatement lancé pour arrêter ce dernier, les effectifs policiers dans la région sera augmenter de 5.000 postes supplémentaires. Ces derniers ont pour ordres d'arrêter toutes personnes suspectées d'être avec les mafiosos.
Le gouvernement Hoovert décide cependant de ne pas ceder à la violence avec les nombreux grévistes pour éviter qu'un mouvement de grande ampleur naisse dans tout le pays. 2000 $ sont placés pour construire de nouvelles infrastructures telles que des routes ou des ponts, un plan de 1000 $ sont aussi placés pour développer les raffineries pétrolières et donc donner du travail aux grévistes.

Recherche



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Re: États-Unis d'Amérique

le Dim 20 Mai - 17:56

États-Unis d'Amérique



Revenus :
6400 or $ par tour (revenus normaux) + 1100 or $ (infrastructures en Californie)
Total : 25600 or $(trésor normal) + 2200 or $ (Infrastructures en Californie)


Le calme après la tempête ?


9 mois après les importantes grèves en Californie, le chef de la mafia locale : Joseph Ardizzone a été condamné à 20 ans de prison pour troubles à l'ordre public et meurtres, l'État en a évidemment profité secrètement pour évincer ce dissident de la politique du régime Hoovert. Le calme est donc plus ou moins revenu en Californie même si les 3000 policiers venus en renforts à la police locale restent sur place encore quelques temps. Les larges investissements en Californie de l'administration Hoovert malgré la gronde du sénat ont plus ou moins payés même si cela n'a que de très faibles répercussions sur l'économie américaine, les habitants de la Californie possèdent au moins un travail et une maison pour la plupart.

Économie


La situation économique des États-Unis d'Amérique reste désastreuse malgré la baisse des taxes douanières et le rejet de la loi Smoot-Hawley. Avec le dernier veto présidentiel sur cette même loi, le sénat ne dispose désormais d'aucunes confiances envers le président Hoovert, les sénateurs protectionnistes l'accusent d'être passif face aux troubles communistes soutenus par les démocrates.
L'expansion dramatique du chômage s'ensuit toujours, le nombre de chômeurs passe de 8,9% à 11,4% soit 3,5 millions de chômeurs, les effets ne sont pas aussi dramatiques que prévu étant donné que la loi Smoot-Hawley a été rejetée, une très maigre victoire politique pour le président Hoovert. Malgré cela, la pauvreté fait rage pour environ 6 millions de personnes, suite à cela de nombreux conseils de chômeurs et de sans abris sont créés dans tout le pays qui luttent contre l'expulsion des locataires et viennent en aide aux plus démunis. La production industrielle tombe à 70% de son niveau de 1929.
Fusion entre deux groupes pétroliers , la Vacuum Oil Company et la Standard Oil of New Jersey fusionnent en une compagnie, ce qui donnera désormais la Socony Vacuum Co.


Vue aérienne de Manhattan





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Re: États-Unis d'Amérique

le Mer 23 Mai - 20:21
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Re: États-Unis d'Amérique

le Dim 27 Mai - 21:53
Garroff a écrit:
United State of America


Franklin Delano Roosevelt, le New Deal



En 1933, Franklin Delano Roosevelt devient président des Etats-Unis d’Amérique. Membre du Parti Démocrate, réformateur, il est jugé par ses contemporains comme un « socialiste » ou un « communiste », selon la définition du terme pour la caste conservatrice américaine ainsi que le milieu financier. Il est alors un outsider désireux de réformer promettant de combattre le péril rouge, dont ses réformes sociales sont pourtant ambassadrices, ainsi que de permettre un retour à la normale du système économique.

Lorsque Franklin Roosevelt prit ses fonctions de Président des États-Unis le 4 mars 1933, le pays était plongé dans une grave crise économique : 24,9 % de la population active, plus de 12 millions de personnes étaient alors au chômage et deux millions d’Américains étaient sans-abri. Entre 1930 et 1932, 773 établissements bancaires firent faillitea 22. Le Glass-Steagall Act a ainsi permis de détruire les comptes spéculatifs, qui faisaient pression sur la société américaine. Lors de son discours inaugural, Roosevelt dénonça la responsabilité des banquiers et des financiers dans la crise ; il présenta son programme directement aux Américains par une série de discussions radiophoniques connues sous le nom de fireside chats (« causeries au coin du feu »). Son cabinet fait, dès le début, preuve de son ambition réformatrice en engageant la première femme secrétaire d'état, Frances Perkins. Au début de son mandat, Roosevelt prit de nombreuses mesures pour rassurer la population et redresser l’économie. Entre le 4 mars et le 16 juin, il proposa 15 nouvelles lois qui furent toutes votées par le Congrès. Le premier New Deal ne fut pas une politique socialiste et Roosevelt gouverna plutôt au centre. Roosevelt se « contenait » alors mais, déjà, il rendait les milieux financiers et industriels furieux. Entre le 9 mars et le 16 juin 1933, période de Cent Jours qui correspond à la durée de la session du Congrès américain, il fit passer un nombre record de projets de loi qui furent facilement adoptés grâce à la majorité démocrate, au soutien de sénateurs comme George Norris, Robert F. Wagner ou Hugo Black, mais aussi grâce à l’action de son Brain Trust, l'équipe de ses conseillers issus pour la plupart de l'université Columbia. Pour expliquer ces succès politiques, les historiens invoquent également la capacité de séduction de Roosevelt. Les multiples réformes de Franklin Delano Roosevelt irritent les mimieux financiers. Les réformes économiques furent entreprises grâce au National Industrial Recovery Act (NIRA) de 1933. Cependant la cour suprême le déclara anticonstitutionnel par une décision du 27 mai 1935. Le NIRA établissait une planification économique, un salaire minimum et une baisse du temps de travail ramené à 36 heures hebdomadaires. Le NIRA instaurait également plus de libertés pour les syndicats.

À partir de 1934, la politique de Franklin Roosevelt s’orienta à gauche avec la création de l’État-providence (Welfare State). Le deuxième New Deal, entamé en 1934, marqué très à gauche, proche d'un socialisme américain, dangereux, selon les politiciens, aurait été marqué par la montée du communisme et du socialisme dans le monde, tel qu'en France ou en Autriche. e deuxième New Deal fut attaqué par des démagogues tels que le père Coughlin, Huey Long ou encore Francis Townsend. Mais il suscita également l’opposition des démocrates les plus conservateurs emmenés par Al Smith. Avec l’American Liberty League, ce dernier critiqua Roosevelt et le compara à Karl Marx et Lénine. Dès 1935,  la Cour suprême des États-Unis s'opposa à l’une des lois du New Deal, donnant au gouvernement fédéral des pouvoirs sur les industriels. Elle décréta unanimement que le National Recovery Act (NRA) n'était pas constitutionnel car il donnait un pouvoir législatif au président. Ce fut un premier échec pour Roosevelt mais aussi pour le gouvernement fédéral face aux États et aux intérêts individuels.

C’était le début de la fin.

Business Plot




Le « Business Plot » est une conspiration politique menée par une collusion entre les milieux financiers, politiques et militaires.

Dès le 17 juillet 1932, des milliers d'anciens combattants de la Grande guerre établissent des camps de tentes à Washington DC et réclament le paiement immédiat des primes qui leur sont dues en vertu des lois de 1924 sur les compensations dûes à la guerre et aux retards sur les paiements de salaires. Walter W. Waters, un ancien sergent de l'armée de terre, dirige cette armée de vétérans en colère. Cette même armée, manifestante, est galvanisée par la présence du major-général des forces navales Smedley Butler, figure militaire populaire. Les « émeutiers », réclamant le paiement de leur dû, ne sont repoussés qu’après l’intervention de la cavalerie américaine qui doit brûler leurs camps de tentes.

En plus de cela, l'élection de Roosevelt fut une nouvelle bouleversante pour beaucoup d'hommes d'affaires conservateurs de l'époque, car sa «promesse électorale que le gouvernement fournirait des emplois à tous les chômeurs avait l'effet pervers de créer une nouvelle vague de chômage des hommes d'affaires effrayés par le socialisme et les dépenses publiques irresponsables. ". Roosevelte, et son socialisme américain, effrayait dès lors.  Un autre moteur du complot fut les inquiétudes liés à la réforme sur l'étalon-or. Ainsi, avec la fin de l'étalon-or, voulue par Roosevelt, les financiers furent horrifiés. Ils voyaient, en une monnaie non-solidement soutenue par l'or, un facteur inflationniste qui minerait les fortunes privées et commerciales. Ceci était d'ailleurs logique : Roosevelt en tant que communiste caché était condamné à détruire l'entreprise privée en sapant l'or et la richesse privée.

S’en était trop ! En 1933, Bill Doyle et Gerald C. Macguire rencontre Hugh S. Johnson, officier de l'US Army, chroniqueur d'un journal et fonctionnaire du gouvernement. Membre du Brain Trust, dictant sa conduite au gouvernement, il y est toutefois marginalisé. ommé à la tête de l' Administration nationale de redressement (NRA) en 1933, il se distingue alors du paysage économique américain par sa passion pour le modèle Mussolinien et le corporatisme.
Le 1er juillet 1933, après une collusion parfaite avec Johnson, MacGuire et Doyle rencontrent Smedley Butler. Ce dernier, bien qu'ayant soutenu le président Roosevelt, reçoit une proposition étrange... Guider une armée de volontaires et de vétérans pour démobiliser le gouvernement Roosevelt et empêché l'avènement du communisme. Bien que, modéremment, anticapitaliste, les promesses de McGuire et Doyle sont de formés un état nouveau, loin du communisme et respectant la grandeur américaine en s'éloignant du capitalisme. Ces mots convainquent Smedley Butler qui s'engage dès lors dans le complot. Cependant, Butler reste un compagnon assez peu « attaché » à la « cause ». Ainsi, Doyle, membre de la Légion Américaine, le fait discourir devant de nombreux vétérans et membres de la Légion, à plusieurs reprises, le convainquant du soutien populaire des vétérans face à cette conspiration. La Légion Américaine est, alors, une organisation de vétérans.

Doyle permet aussi à Hugh S. Johnson de rencontrer une autre « légion américaine »… La « Légion d’Argent Américaine », dont Doyle est aussi membre, est cette fois-ci une force paramilitaire proche du fascisme et antisémite formée par William Dudley Pelley. Ce dernier, agitateur proche du fascisme et du nationalisme américain, s’intègre alors dans le complot et permet à Smedley Butler d’atteindre un plus large public. Plus encore, il permet à Hugh S. Johnson, alors simple fonctionnaire pilotant le complot, d’obtenir une image publique en se présentant devant des rassemblements de vétérans et de partisans de l’extrême droite américaine.  A cette époque, fort du trio Butler-Pelley-Johnson, le complot jouit de l’appui de nombreuses personalités politiques d’extrême-droite comme le père Charles Coughlin, le docteur Francis Towsend ou encore William J. Simmons qui s’engage à faire participer les restes du Klan.

Dès lors, le plan peut se mettre en place…

Le « Plan Sauvage », premier plan présenté à Butler, manquait de réalisme… Il prévoyait de marcher sur Washington, en 1935, avec 500.000 vétérans et de démettre le président… Chose ridicule ! Cela aurait pu déclencher une seconde guerre civile ou faire perdre de sa grandeur à l’Amérique !

Dès lors, fort de tout ses soutiens, Johnson doit mettre en place un nouveau plan… Les milieux industriels et financiers soutiennent les intérêts du complot tandis qu’une certaine frange de la classe politique et militaire soutient. Ne reste qu’une occasion…

Drame à New-York !


Cette occasion, elle se présente en février 1935, quand Franklin Delano Roosevelt, alors en discours à New-York, est victime d’un attentat. Alors qu’il effectue son discours sur une estrade New-Yorkaise devant une foule venue acclamer le président… Une bombe explose, blessant terriblement le président. Tout se passe très vite, les services de sécurités ne tardent pas à se mettre dans une véritable chasse à l’homme, soutenu par la police et le FBI, et, trois jours plus tard, retrouvent le coupable… Frederico Rizzo, un métis d’origine italienne ayant une mère appartenant à la communauté noire de New-York, il serait, d’après les premiers éléments, un anarchiste ou communiste… Son but serait politique.


Dès lors, les événements s’enchaînent. Le président est admis, d’urgence en hospitalisation, le pays entier attend des nouvelles de son état et la nouvelle tombe, une soirée plus tard… Son état est terrible, il s’aggrave et le « président » ne peut, peut-être, plus exercer sa fonction… Dans l’état, les choses sont incertaines et le congrès vote, dans l’urgence, une procédure pour permettre au vice-président d’accéder à la fonction présidentielle…


C'est John Nance Garner, vice-président actuel, qui devient président « par intérim ». D’ascendance indienne cherokee par son côté paternel, des articles fallacieux, le traitant comme un sauvage, apparaissent dans certains journaux pour se moquer de lui, quelques jours après l'attentat. Ne faisant pas attention à ces fallacieuses moqueries, il appelle à une « mobilisation nationale et patriotique » face au « péril socialiste et bolchévique qui s’en ai pris au président Franklin Delano Roosevelt ». Bien qu’il fasse son possible pour que les informations ne fuitent pas… Les origines de l’accusés, noir et italien, sortent bientôt.

Le président par intérim envoie alors des consignes à la gendarmerie nationale, mais il est trop tard… Gendarmes comme civils s’en prennent déjà aux bureaux du parti communiste, aux adhérents communistes ; socialistes et anarchistes ainsi qu’aux communautés italo-américaine et noires. Ses émeutes, contre la communauté noire, permettent le retour du KluKluxKlan sur la scène américaine. Malgré quelques interventions, assez maigre, le président ne peut rien faire contre les émeutes et doit mobiliser la Garde Nationale qui, parfois, peine à contenir les troubles où se rallie, carrément, aux émeutiers.

Garner et Roosevelt n'entretenant pas de bonnes relations, on l'accuse vite d'avoir commandité l'attentat. On l'accuse d'avoir de n'avoir rien fait pour empêcher les émeutes contre les communautés italienne et noire, cette dernière ayant souffert pendant des semaines durant d'attaques. Plusieurs doutes sont émis, d'autant plus que les journaux se permettent d'éditer des informations « confidentielles » comme les différends qui opposaient le Vice-Président à son président. En effet, soutenait davantage d'interventions fédérales notamment pour briser les grèves. Il souhaitait une balance budgétaire fédérale équilibrée et s'opposait à l'augmentation du nombre de juges à la Cour suprême des États-Unis ou aux insertions de l'exécutif dans les affaires du Congrès. Bientôt, les journaux en pleines effervercences d'informations, parfois fausses, et publiant sans vérifier les informations ou les sources, font paraitre des articles, rapidement enlevés, l'accusant d'être un suppôt des Bolchéviques Soviétiques ou des communistes américains. On le juge alors "trop à gauche", "plus à gauche que Roosevelt" au détriment de toutes sources politiques sérieuses. Le pouvoir est alors affaibli et le Congrès vote une mesure d’impeachment, qui échoue à deux voix prêts, qui donne le coup de grâce à la présidence par intérim.

L’occasion.



Cette occasion est trop belle pour être manquée. Le plan est concocté à la hâte, mais il semble solide.

Smedley Butler et William Dudley Pelley mènent alors une vaste force, composée de vétérans américains ; de volontaires ; d’activistes proche du fascisme et de membre de la Légion d’Ardent Américaine. Au total, presque 72.000 personnes défilent à Washington, la première journée, et, rapidement, des anticommunistes notoires et des membres du KuKluxKlan font monter les effectifs durant trois jours… Le quatrième jour, l’on compte plus de 160.000 personnes ayant établis des camps de tentes dans la capitale et réclamant la démission du « traître » Garner.

Cette mobilisation, dirigée par une figure de la guerre et une figure de l’extrême-droite, est soutenue par plusieurs figures d’extrême-droite. Towsend, Simmons, Coughlin… Au nord, les fidèles du père Coughlin se mobilisent, dans les états du sud c’est le KluKluxKlan qui mènent les mobilisations… Towsend dispose ses adhérents un peu partis. L’on aperçoit même des Silver Shirt dans les rassemblements. Un vaste mouvement populaire, marqué à l’extrême-droite, à alors lieu dans la majorité des États américains.


C’est une démonstration de force… Les débats s’animent et s’articulent autour de la défense, de l’anticommuniste et de la sécurité ! Des heurts ont lieu entre les manifestants et les membres des communautés latinos, juives et noires. La communauté italo-américaine est massivement laissé à l’écart des exactions, mise à part dans certains cas lors de heurts entre Irlando-Américain et Italo-Américain.

Mais cette mobilisation populaire n’aurait servi à rien sans un appui politique. Si la « fronde politique » est menée, hors des chambres, par Simmons, Towsend, Coughlin et même Butler… A l’intérieur du Congrès même, c’est Hugh S. Johnson, porte-parole autoproclamé de ce mouvement, qui défend la fronde. Il réclame la démission immédiate du Président par intérim et, face à la menace que représentaient ses armées, estimée à entre 18.000 hommes et 180.000 hommes selon les villes, ce dernier s’y résout.

Le pays est alors en crise. Les mobilisations de masses semblent dangereuses. L’état n’à plus de président. Le congrès doit alors se résoudre à voter, dans l’urgence, la mise en fonction d’un nouveau « président par intérim » pour la fin du mandat de Franklin Delano Roosevelt, toujours dans l’impossibilité d’exercer, c’est Hugh S. Johnson qui est nommé.

Le nouveau président par intérim inaugure sa nouvelle fonction en effectuant un discours, aux portes du Congrès, à Washington DC. Il y dénonce la collusion entre les « noirs n’attachant aucune valeur aux Etats-Unis d’Amérique, les juifs corrompant la société américaine et la vermine communiste », appelle à « l’arrêt des exactions contre la communauté italienne » et encourage « les vrais américains à dormir sur leurs deux oreilles ». Il conclut le discours en précisant que sous son mandat seront entreprises « de grands travaux destinés à redresser la situation économique du pays, rendre sa fierté au travailleur américain moyen, améliorer les conditions de vie et rendre sa grandeur à l’Amérique. », reprenant la formule de Roosevelt : « n’ayez pas peur, sauf de la peur elle-même », y ajoutent sa propre touche, « car sous mon mandat, plus jamais vous n’aurez peur. ».

Le Business Plot fut un succès. Les mobilisations, des adhérents au Business Plot, se démobilisent. Towsend, Simmons, Coughlin… Même Butler crient victoire. Ce dernier est, par ailleurs, victime d’une tentative d’assassinat. Alors qu’il séjourne dans un hôtel de New-York pour effectuer un discours de victoire, après ces mobilisations éclairs dans tout le pays, il est agressé et victime de deux coups de revolver dans le dos. L’agresseur présumé, identifié de par sa casquette verte, identifié par des témoins, est un certain Ezra Kazydoski, un immigrant juif polonais, probablement adhérent au parti communiste…

Le péril rouge à fait une victime de plus… Les Etats-Unis, eux, peuvent jouir d’un martyr.

Jamais nous ne t’oublierons. Smedley Butler… En tout cas, pas avant 1937.


Smedley Butler.

Hugh S. Johnson, président « par intérim » des Etats-Unis d’Amérique.
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Re: États-Unis d'Amérique

le Lun 28 Mai - 20:31
United State of America


Présidence contestée…

Hugh S. Johnson, président « par intérim » des Etats-Unis d’Amérique, en uniforme militaire.

Hugh S. Johnson n’en revient pas… Le « Business Plot », ce complot mêlant le monde politique aux milieux financiers et industriels, avait réussit. C’était… Fou, incompréhensible, presque, le plan était sauvage, préparé à la hate… Et bientôt, les faiblesses organisationnelles du complot se révélèrent aux conjurés.

Pour obtenir l’allégeance de la majorité du milieu de l’extrême-droite américaine, Hugh S. Johnson, Gerald C. McGuire et Bill Doyle avait du usé de promesses… Des promesses anticapitalistes pour Smedley Butler, « tragiquement » décédé « des suites d’un attentat perpétré par un militant communiste, ignorant les motivations profondes de Butler », mais ce problème était résolu, mais aussi d’autres promesses. Ainsi, qu’il s’agisse du père Coughlin, de Simmons, de William D. Pelley ou de Towsend… Ils attendaient maintenant un poste. En plus de cela, le « Président par intérim » Johnson n’avait pas préparé le Congrès à sa montée au pouvoir… Ainsi, après un « complot » digne d’un « coup d’état » ou d’un « putsch bureaucratique », il était confronté à trois problèmes :

1) Un Congrès massivement démocrate acquis à Franklin Delano Roosevelt.
2) Un Franklin Delano Roosevelt qui allait, très bientôt, sortir de son hospitalisation.
3) Des élus républicains qui lui en voulait pour sa « fronde » populaire.


Hugh S. Johnson, président « par intérim » des Etats-Unis d’Amérique, le jour de son investiture.

Complots, collusion, promesses et loyauté.

Il était, de toute évidence, temps de tenir ses promesses… L’une des priorités d’Hugh S. Johnson est alors de composer son gouvernement et, surtout, de l’annoncer. La charge lui revient, en effet, d’annoncer, sous les plus brefs délais, son nouveau cabinet afin de ne pas être décrédibilisés…

Ce cabinet ne peut, malheureusement, pas être composé dans les meilleures conditions. Johnson ne dispose que de deux jours, octroyés par le Congrès, qui espérait ainsi le court-circuité, pour présenter un gouvernement « viable et complet » sous peine d’être remplacé, dans sa présidence d’intérim, par un démocrate progressiste.

Président : Hugh Samuel Johnson
Vice-Président : John William Davis.
Secrétaire d’État : William Dudley Pelley.
Procureur Général : Grayson Murphy.
Secrétaire des Finances et du Commerce : Thomas W. Lamont.
Secrétaire de la Défense et à la Sécurité Intérieure : Bill Doyle.
Secrétaire de l’Intérieur : James Harbord
Secrétaire à l’Agriculture : William Joseph Simmons.
Secrétaire du Travail et des Industries : Gerald C. MacGuire.
Secrétaire à la Santé, aux Services Sociaux et au Logement : Dr. Francis Everett Towsend.
Secrétaire à l’Education : Charle Coughlin.

Il y présente un gouvernement allégé, mais viable, commuant les rôles de Secrétaire d’état à la Défense et à la Sécurité Intérieure, aux Finances et au Commerce, au Travail et aux Industries, ainsi qu’à la Santé, les Services Sociaux et le Logement. Ce gouvernement, constitué à la va-vite avec les différents conjurés souffre néanmoins de lacunes évidentes… Il ne s’agit, en réalité, selon les plans de Johnson, que d’un gouvernement de transition jusqu’au vote des premières lois… Suite à quoi, il pourra composer avec la caste politique et recréer un second gouvernement.

Ce gouvernement, ouvertement fragile, fut, étonnamment, accepté par le Congrès, malgré son manque de cohésion évident. Ainsi, les divers courants de la « fronde » du « Business Plot » montrent leur vrai visage… Le K.K.K. anticatholique et pro-WASP doit se mêler au père Coughlin, fervent catholique. Plus encore, il doit se mêler à la faction militaro-financière composée d’Hanford McNider, Grayson Murphy et James Harbord, qui le méprisent parfois ouvertement. John William Davis, Thomas W. Lamont et Robert Sterling Clark doivent eux composés avec des « agitateurs » et des « politiciens de bas-étages » qu’ils méprisent ou ignorent, par exemple William Dudley Pelley ou Francis Everett Towsend.

Towsend, encore lui, est par ailleurs partisan d’une politique sociale modérément progressiste à laquelle pourrait s’opposer le KluKlxKlan. Les divers courants tiennent difficilement dans une union dirigée par Hugh S. Johnson, président par intérim n’ayant guère trop de popularité, qui risque à tout moment de s’ébranler… Pour ne rien arranger, les promesses de Johnson aux différentes factions prennent parfois le risque d’ébranler profondément la jeune « faction » politique. Pourtant, c’est ainsi que va devoir composer Johnson… Pendant une durée allant de quelques mois, au minimum, à 2 ans, jusqu’aux prochaines élections en 1937.

C’est ainsi, avec ce maigre gouvernement, accepté par le Congrès, qu’il présente son premier projet de loi… L’« American Patriot Association Act » qui lève l’interdiction d’exister, datant de 1929, du KluKluxKlan, promesse faite à Simmons, mais crée aussi le statut d’« Organisation Patriotique Américaine » qui permet d’effectuer librement des rassemblements et même de se présenter, à des élections locales, sous l’étiquette de son organisation patriotique.

Sans surprise, face à un Congrès acquis aux opposants de Johnson, la loi est rejetée en bloc. Trois propositions de cette loi, sous différents noms, sont ainsi proposées par Johnson, l’« American Patriot Association Act », par Simmons, la « White Association Act », ainsi que par J.W Davis, la « Patriot Association Law ». Toute refusée, car provenant du cabinet Johnson et en faveur d’un rétablissement du KluKluxKlan. Dos au mur, Hugh S. Johnson doit recourir à l’ultime solution… Face au congrès, face à ses opposants, il doit discourir longuement au sujet de cette loi… Après une allocution d’une dizaine de minutes, Johnson annonce officiellement son « chantage politique » annonçant ainsi que ; « Si le Congrès continue son travail de sapage des efforts politiques visant à relever la nation… Je serai dans l’obligation de présenter ma démission, devenant ainsi le troisième président américain sortant cette année, laissant ainsi des élections internes avoir lieu. ».

Ce chantage politique, inédit, fait pencher la balance du côté de Johnson. Ce dernier, ayant encore la loyauté des organisateurs du Business Plot et des rassemblements de frondes populaires dans les villes américaines, pourrait, en cas de sortie, déclencher de nouveaux rassemblements, ce que craignent ses opposants aux Congrès qui verraient ainsi le pays être paralysé. Qui plus est, une nouvelle élection interne ainsi que les déclarations de Johnson, qui dispose d’un large audimat et du pouvoir de faire circuler son avis, pourrait nuire aux intérêts des Sénateurs et saper la confiance des Américains en leur gouvernement. Troisièmement, et surtout, changer de président pour la quatrième fois, cette année, nuirait grandement à la stabilité de l’État fédéral. Ainsi dos au mur, Hugh S. Johnson suit cette lettre d’une seconde lettre, signée par quelque 17 hauts-gradés de l’armée, dont McNider ; Harbord et Murphy, ainsi que leurs clientèles et soutiens, stipulant que si le « Président par intérim », élu « démocratiquement » venait à devoir démissionner ses cadres de l’U.S Army, et bien d’autres, se verront dans l’obligation de démissionner en soutenant.

Ce « chantage politique » fonctionne puisque, juste après l’allocution, l’« American Patriot Association Act » passe enfin, sous une forme légèrement différente, puis qu’il porte juste le nom de « Klan Rehabilitation Law », réhabilitant le KluKluxKlan comme une organisation populaire à but non-lucrative et aux ambitions politiques.

Cette première promesse tenue, Johnson s’aperçoit qu’un tel chantage lui offre « les mains libres », avec des guillemets très larges, en politique puisque les Sénateurs hostiles, bien qu’ils minimiseront toujours les projets, seront plus à même d’accepter… Ainsi, et dans un très court laps de temps, Johnson profite de ces privilèges pour nommer Coughlin à la tête de l’« American Catholic Association » ou encore d’user de son influence pour limiter les poursuites, actuelles, sur les membres de la Silver Legion of America et du KluKluxKlan, mais aussi pour offrir, à la dite, Silver Legion of America, le statut d’organisation populaire à but non-lucrative.

Ces « quelques » promesses tenues, la plupart obtenues avec un « maigre » soutien du Congrès, à grand coup de chantage de démission, menaçant, à demi-mot, de ré-organiser des manifestations de soutiens à Johnson, s’il devait sortir, permettent ainsi au président par intérim de régler ses dettes…


Franklin Delano Roosevelt, le retour & Éclatement gouvernemental

Président sortant, suite à un attentat, perpétré par un communiste, Franklin Delano Roosevelt fut « temporairement » démis de ses fonctions par le Congrès, à cause d’une hospitalisation longue durée ainsi que d’un état de santé grandement déclinant, il sort maintenant de l’hôpital. Si son retour, hors de l’hôpital et sur nos rues pavées typiquement américaines, était grandement attendu par les démocrates opposés à Johnson, qui espéraient revoir en lui le président progressiste et fort d’autrefois, il n’en fut toutefois pas réjouissant pour autant…

Delano Roosevelt effectua ainsi sa première sortie depuis l’attentat qui l’avait, si gravement, blessé il y’a de cela plusieurs mois… Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ceux qui s’attendaient à le revoir reprendre sa chair de président furent… déçu.

Ainsi,  « l’ex-président » apparaît grandement affaibli. Les traits creusés, visiblement fatigué ; éreinté, grandement vieillis et surtout : en chaise roulante soutenu par une infirmière. Il tente, en homme fier, d’être le moins exposé et, comme à son habitude, tente même de faire plusieurs pas en béquille orthopédique mais échoue lamentablement en se heurtant sur le sol. Dès lors, il n’apparait plus sur la scène publique pendant plusieurs jours avant de faire paraître un communiqué, dans un journal, annonçant son retrait, temporaire, de la scène politique jusqu’aux prochaines élections… Pour « des raisons de santés ». Ainsi, comme il l’a exposé, son état n’est que temporaire et devrait, selon les médecins, s’améliorer dans l’année. Il attend ainsi les futures élections pour faire son grand retour.

Dès sa sortie de la clinique haute-classe, où était hospitalisé, de nombreuses réactions de soutiens, provenant du parti démocrate et des opposants à Johnson, n’ont cessée de pleuvoir.

Du côté des « conjurés de Wall Street », la nouvelle de la sortie de Franklin Delano Roosevelt conjointe aux dissensions idéologiques du cabinet provoque l’éclatement. Johnson, après avoir composé un gouvernement qui dura deux semaines, se voit contraint de remettre en place un nouveau gouvernement, en éloignant certains anciens collaborateurs.

Ainsi, les dissensions politiques furent trop fortes entre Simmons et le père Coughlin, ce dernier se voyant donc « remercier » de sa participation au précédent gouvernement mais ne voyant pas ses acquis enlevés pour autant. Ainsi, Coughlin est transféré du Secrétariat d’État à l’Éducation à un poste subalterne de fonctionnaire fédéral. Dans le même cas, Gerald C.McGuire et Bill Doyle ne résistent pas aux manigances politiques et sont écartés du pouvoir.

Le besoin d’obtenir des collaborateurs plus « habitués » aux sphères politiques se fait pressant… C’est, alors, l’occasion pour le président intérimaire d’organiser un vaste gala national au profit du « martyr américain » Smedley Butler.

Nous ne t’avons pas oublier, Butler.
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Re: États-Unis d'Amérique

le Mar 29 Mai - 23:07
United State of America

La recherche d’appui


Johnson est en position périlleuse… Son gouvernement, le « 1er Cabinet Johnson », vient d’imploser à cause de différents idéologiques. Il doit, maintenant, remanier la totalité du gouvernement en recherchant des appuis parmi au sein du Congrès ainsi que du Sénat.

Johnson, fréquentant peu les milieux politiques, il doit compter sur ses maigres contact pour disposer d’un début de clientèle. Ainsi, son ex-Vice-Président John W. Davis ainsi que son ex-Secrétaire d’état aux Finances, Thomas W. Lamont, l’initient au milieu politico-financier en le mettant en contact avec le philanthrope Robert Sterling Clark. D’autres conjurés du Business Plot, Grayson Murphy et James Hanbord, l’initient, quant à eux, à certains cercles militaires. Il y rencontre aussi le général Hanford McNider mais aussi, et surtout, le jeune officier, prometteur et anticommuniste, George S. Patton, Jr. Ces apparitions, aux côtés de McNider, Clark ou, encore, Patton lui permettent d’acquérir une nouvelle popularité auprès d’un public qui ne le connaissait pas…

Dans le même temps, il se rapproche de William D. Pelley et participe à plusieurs meeting de la « Silver Legion of America », serrant les mains de plusieurs « Silver Shirts » et confortant son électorat. Ces apparitions, aux côtés de l’extrême-droite, ont surtout pour but de lui permettre de se rapprocher de Charles Coughlin, qu’il désire voir revenir au gouvernement, pour, à terme, rencontrer Huey Long. Il y arrive au bout de quelques semaines, décrochant un rendez-vous avec W.D Pelley, Coughlin et les trois frères Long. Leurs visions des choses, anticommunistes – proche du fascisme, d’une certaine manière, se ressemblent et s’assemblent. Ils sont proches des « Southern Democrate », ces démocrates sudistes ultraconservateurs et ségrégationnistes qui représentent un fort électorat. L’alliance entre Johnson et les Long est rapidement signée. La dynastie politique des Long étant un avantage de choix. Par l’intermédiaire de Huey Long, proche du KluKluxKlan, comme beaucoup de sudiste, la dispute politique entre Simmons et Coughlin peut être tempérée et cette intervention de la dynastie Long, conjointe à Johnson, leur permet de s’entretenir avec l’ex-leader du K.K.K qui accepte de ne plus faire de vague, si Long le met en contact avec les « Southern Democrate ».

Ainsi, les frères, Huey ; George et Earl, Long permettent à Johnson et Simmons d’entrer en contact avec le jeune sénateur ségrégationniste Strom Thurmond ainsi qu’avec d’autres élus démocrate-conservateur-sudiste tel que Fielding L. Wright ou encore, le jeune, Ross Barnett. Ces contacts, récents, parmis la caste des démocrate sudistes lui permettent ainsi de séduire une, faible, frange du Sénat composée de démocrate opposée au New-Deal et à la politique ultra-progressiste de Roosevelt. Dans le même temps, il peut aussi se montrer aux côtés d’élus politiques que les populations du sud connaissent et respectent qui, accompagnés par les symboles du K.K.K, lui attirent une base électorale solide, dans le « Dixieland ».

Cette plongée en plein univers militaro-politique ne s’en fini pas pour Johnson qui rencontre même, l’immense, banquier J.P Morgan, Jr, lui-même conjuré, secret, du « Business Plot » ou encore l’homme d’affaire et industriel, aux sympathies fascistes reconnues, Henry Ford. Le président, par intérim, s’affiche aussi avec J. Edgar Hoover, à qui il promet, publiquement, une vaste réforme de la sécurité de l’état.

En conclusion de toutes ces « péripéties politiques », Johnson n’à pas encore de soutiens « massif » au Congrès. La faction des « Southern Democrats » ne représente qu’une minorité. Les élus d’extrême-droite ne sont pas légions tandis que les partisans des alliés de Johnson, qu’ils soient partisans de la dynastie Long ou des milieux politico-militaro-financiers ayant propulsés Johnson sur le devant de la scène, ne peuvent représenter une majorité au sein du Sénat…

Ainsi, une alliance, plus traditionnelle est obligée. À la manière de Franklin Delano Roosevelt qui passa sa première année à gouverner comme un centriste, cachant son amour du socialisme, Johnson doit cacher ses sympathies corporatistes, fasciste et anticommuniste afin d’opter pour une alliance avec les « Républicains traditionnels », conservateurs ; isolationnistes ; et fiscalement opposés au New-Deal, opposants aux « Républicains progressistes ». Le Parti Républicain est, certes, en minorité au Congrès mais il représente un appui de poids comparé aux précédents alliés du président par intérim…

Cette alliance est consacrée, rapidement, par une poignée de main publique entre Robert Taft et Hugh S. Johnson ainsi que plusieurs photos laissant apparaître Afl Landon ainsi que Taft et Johnson, discutant de projet politique.

Robert Taft, « Républicain Paléoconservateur, fiscalement et socialement conservateur ; opposé au New-Deal, anticommuniste et isolationniste.

Alf Landon, républicain conservateur et modérément opposé au New-Deal.

Huey Long, Gouverneur de la Louisiane, « Southern Democrat » et nouvel allié sudiste de Johnson.

Dès septembre 1935, Huey Long échappe à une tentative d’assassinat, grâce au service de sécurité de la « Silver Legion of America », escortant Johnson et Pelley, mais en ressort sévèrement blessé. Il doit marcher en béquille jusqu’en novembre. Si l’agresseur n’à jamais été retrouvé, les premiers soupçons se portent sur un communiste…

L’affaire Smedley Butler ressort de plus belle après la tentative d’assassinat contre Huey Long ainsi que l’attentat, raté, contre Franklin Delano Roosevelt en début d’année.
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