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Ῥωμαῖος
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[Fiche] République Hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία

le Mer 16 Mai - 23:30



République Hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία








Situation initiale :

Le flot irrésistible de la crise, emportant tout sur son passage, pulvérise la confiance des hommes et des entreprises, elle annihile bien plus encore les moyens financiers autrefois abondants. Le commerce mondial tourne au ralentit, le développement économique aussi spectaculaire que celui des années folles fait place à au marasme qui caractérise le monde des années trente, ces années perdues où se développement la vermine brune et rouge, sur fond d’incapacité des démocrates à relever les nations et pacifier le monde.

Revenu au pouvoir en 1928, Venizélos n’est pas entré par la petite porte. Il tient fermement son gouvernement, a nommé son président et grâce à un plébiscite historique avec presque soixante-et-un pourcents de votants en sa faveur aux précédentes élections il est l’homme fort dont la Grèce a tant eu besoin. Sans horizon, la Grèce et son peuple guettent avec espoir le grand Venizélos, tout en lui imposant de nombreuses critiques. En premier lieu, sa direction autoritaire (pour ne pas dire dictatoriale) de la république Hellénique. En outre, s’il en hérite, Venizélos n’a rien fait aux yeux des grecs pour lutter contre les lourds impôts subis par une majorité de la population et n’a pas su contracter la masse pléthorique et corrompue qui constitue le gros de la bureaucratie tentaculaire qui règne sur la Grèce. Aussi, en ce début 1930, c’est la tournée des chemins pour Venizélos et toute la Grèce.





Premier ministre de la République Hellénique, Elefthérios Venizélos.

Régime : République parlementaire, dominée par le premier ministre Elefthérios Venizélos.
Devise nationale : Ελευθερία ή θάνατος !  / La liberté ou la mort !
Monnaie : Drachme.


Economie :


Ressources

Thrace : 15 unités de chrome
Thessalie : 45 unités d'aluminium, 15 unités de tungstène, 5 unités d'acier, 18 unités de chrome.
Épire : 20 unités d'acier, 20 unités de chrome.
Albanie : 3 unités d'aluminium, 3 unités de chrome.
Îles grecques : 10 unités de chrome.

Industrie

Macédoine : 6 usines civiles, 1 usine militaire. (Extension industrielle civile de 3)
Thessalie : 1 usine civile
Attique : 4 usines civile, 3 usines militaires, 1 chantier naval. (Extension industrielle civile de 2)
Péloponnèse : 1 usine civile
Iles Égéennes : 1 usine civile

Revenus :

Revenus de l'Etat : 3700 d'or / an.
Réserves financières : 700 d'or.
Dettes publiques et privées, intérêts inclus (date butoir : 1 aout 1939) : 5 400 d’or.


Armée :


L'armée Hellénique est constituée en 13 divisions d'infanterie dont 6 opérationnelles en temps de paix, elle compte également 10 régiments légers indépendants. Sa capacité de mobilisation est alors estimée à 430 000 hommes, simultanément. Une flotte de surface vieillissante constitue la marine hellénique (effectifs et matériels à venir).

Diplomatie :


A venir ...




Dernière édition par Basileus1081 le Ven 18 Mai - 6:36, édité 4 fois
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Le Teuton Fou
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Re: [Fiche] République Hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία

le Jeu 17 Mai - 14:37
Fiche validée, bon jeu à toi !
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Ῥωμαῖος
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Re: [Fiche] République Hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία

le Jeu 17 Mai - 15:47



République Hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία








Les suites de la Dichotomisation du Drachme


En 1922 ainsi qu’en 1926 l’Etat a fait contribuer sa population, la dichotomie de la drachme consistée en un formidable emprunt forcé réalisé au dépend des grecs. En fonction de leurs revenus, il a été décidé d’emprunter la moitié de ces derniers (de fait, spoliés) et de laisser l’autre moitié aux grecs (démunis). Le grand bénéficiaire de cette action fut l’Etat qui réussit à restaurer ses finances lors de la guerre contre la Turquie puis à combler ses besoins financiers jusqu’à la veille de la crise de 1929. Cette politique a néanmoins eu des effets pervers, en 1930 l’Etat a une dette importante envers tous ses citoyens, pire encore l’inflation n’existe plus, en Grèce il est question de déflation et le taux d’intérêt de la banque centrale grecque n’aide pas à la relancer puisqu’elle a pour objectif orthodoxe de préserver la valeur de la drachme. Les effets sont destructeurs, l’industrie a cessée de croitre et le pays tourne au ralentit. Venizélos lance alors une ébauche de réformes, celles-ci doivent enrayer la stagnation du pays et asseoir sa légitimité personnelle comme dirigeant incontestable de la Grèce.

Luttant avec son propre camp, divisé entre libéraux et sociaux-démocrates. Après quatre mois de bataille politique livrés sur fond de marasme économique et de hausse du chômage, Venizélos obtient ce qu’il appelle la « triple poussée » de la part d’une partie majoritaire de son parlement. En substance, la « triple poussée » est en partie démagogie et son contenu courrouce de nombreux élus. Mais des avantages sont vendus comme des gages aux votants et de fil et aiguilles une réforme est adoptée, une première dans le sens de Venizélos.

Il fait adopter la Réforme dite de « L’équilibre par deux » en même temps qu’il fait remplacer le directeur la Banque de Grèce (Banque Centrale) qui abaisse son taux à 3.1% au lieu de 6.5%. La réforme de « L’équilibre par deux » s’avère lapidaire, les élus ne peuvent plus lever l’impôt (autrefois affermé à ces derniers) et transfèrent leurs prérogatives fiscales aux agents régionaux et centraux. Ainsi, l’Etat transfert à sa charge et dégraisse les effectifs de percepteurs fiscaux à son bénéfice. Le ministère des finances est largement gagnant et obtient la haute main sur la perception des impôts et des taxes, ses agents sont grassement rémunérés mais bien moins nombreux que les agents du fisc à la solde des élus. Le dégraissage divise par deux l’effectif autrefois octroyé au fisc, d’où le nom de la réforme. Cette dernière demeure en demi-teinte, les élus et les fonctionnaires régionaux récupèrent ce qu’autrefois les élus et fonctionnaires plus locaux faisaient à leur place et à leur bénéfice, la corruption baisse et les rendements du fisc sont plus élevés du fait d’un contrôle plus aisé mais c’est au bénéfice d’une élite politique et bureaucratique plus hautement assise qui tire de plus modestes mais si juteux bénéfices de détournements toujours importants. Ainsi, il n’est pas (encore) question de remettre en cause voir le caractère dominateur de la caste politique Vénizéliste, au grand bénéfice de Venizélos lui-même. La rentabilité de cette réforme est estimée à 250 d'or tous les six mois à partir du 1er janvier 1931.




Drachme, 1930.


Clamant ceci au parlement : « Dévaluons ! Dévaluez ! Sauvez la Grèce ! ». Le porte parole de la droite conservatrice offre à Venizélos la possibilité d’engager un débat sur ce sujet et ne tarde pas à le faire. La Drachme est largement surévaluée, étouffant l’industrie nationale naissante au début du siècle. Apportant un soutien mesuré dans la forme, débordant dans son fond, à son homologue royaliste il confirme que la Grèce « Ne peux et ne pourra plus supporter le poids de l’éternelle rente des grands », provoquant ovations dans le parlement autant que grogne et incompréhension parmi ses propres soutiens et jusque dans l’opposition. Il dénonce successivement « Les incohérences » passée en matière monétaire qui conduisent au marasme présent et soutient que « Renforcer la compétitivité, épuisée, de la Grèce, privera nos compétiteurs de leurs avantages structurels ! » et va plus loin « Une usine est une basilique pour celui qui n’a pour lui que des devoirs et aucune jouissance, il y retrouve les bienfaits d’un travail honnête ! ». Convainquant au gré d’interventions préparées et répétées, il s’assure une large majorité pour entreprendre une politique monétaire extensive au détriment de la valeur de la Drachme. Emettant au cours de l’année 1930 deux centaines de millions de Drachmes, la Banque Centrale abaisse ses taux comme les directives d’Athènes le prescrivent et offre à l’Etat et aux banques des crédits alléchants, laissant le cours du Drachmes s’abaisser à mesure que l’émission de cette masse monétaire atteint l’économie nationale. Le parlementaire est entendu puisque la dévaluation atteint 15% sur un an et demi, un véritable bol d’air frais pour armateurs et industriels, paysans et artisans grecs ! Au total, 1500 d'or sont levés auprès de la Banque Centrale en 1931 à un taux de 20% et avec une échéance fixée au 1 août 1939.


Introduction des Quotas


Malgré des prix favorables à une large exportation, malgré un contexte agricole timoré en Europe avec une classe paysanne nouvelle, plus réduite et tributaire de la décimation de la Grande Guerre, l’agriculture grecque ne parvient pas à décoller. En cause, sa situation structurelle et matérielle. Dépendante d’une grande main d’œuvre dirigée sur de nombreuses et réduites parcelles, l’agriculture grecque ne jouit pas d’un sol prospère ni d’une géographie favorable au développement extensif. Dans ces circonstances, il est évident que sans réformes la situation économique ne pourra évoluer positivement. La réforme agraire a tardée, mais elle arrive. L’Etat octroi de nombreux crédits (à bas taux) au travers de la nouvelle Banque Agricole de Grèce dans l’optique de favoriser la centralisation des terres cultivées afin de passer d’une surface cultivée par exploitation de 3 hectare à une surface de 18 hectares. Cette politique incitative doit permettre d’accroitre la surface par exploitation et donc économiser à l’échelle sur les bras employés ainsi que sur les couts de fonctionnement, dégager des excédents supplémentaires et ainsi favoriser une baisse des prix et dans le cadre de la suivante politique des quotas, développer durablement le monde rural grec. La politique d’exportation impose des quotas de production par unité de terre cultivée, plus rude que l’incitation précédemment évoquée, cette politique oblige les producteurs à produire pour le marché de l’exportation en priorité et ainsi drainer des devises que l’Etat récupère partiellement au travers de sa taxe commerciale de « l’Olivier ». Visant le marché occidental, ces exportations concernent toutes les productions grecques, ces quotas sont plus qu’une bouffée d’air pour l’Etat, c’est un gage de rentrées fiscales supplémentaires. La rentabilité de cette réforme est estimée à 100 d'or tous les six mois à partir du 1er janvier 1931.





La source des quotas.


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Re: [Fiche] République Hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία

le Ven 18 Mai - 2:57



République Hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία








Deux et deux font cinq !


Fulminant devant les journalistes, Venizélos ne cesse d’affronter la colère des industriels grecs, pour le « Syndicat des Industriels de Thessalonique » les dirigeants athéniens se trouvent être à côté de la plaque. Aux accusations de faiblesse et d’incompétence crasse de la classe politique grecque, aux insuffisances de son économie et l’absence quasi-totale d’industrie lourde, le premier ministre répond sans pression aucune : « La Grèce a cent ans de retard ? Elle les abattra en dix ans ! ». Brandissant un optimisme qui tranche avec la décrépitude morale ambiante, Venizélos veut croire que son pays peut se renforcer rapidement sous l’impulsion d’un Etat tout puissant. Après tout, l’Etat grec est déjà Roi en son pays, ce qui compte c’est de l’employer avec adresse. Au cours de l’année 1930 l’Etat grec contracte sa masse salariale, une première depuis la création de cette entité, en conséquence un effort sur le front de l’emploi ne saurait tarder. Selon le premier ministre grec « Il est temps d’offrir à la machine, produit et multiplicateur du génie humain, une place dans l’économie nationale ! ». L’effort qui attend le gouvernement grec est prodigieux, il s’agit d’entreprendre la mise en place d’une industrie contemporaine, fordienne, axée sur un marché intérieur nébuleux. Ainsi, le gouvernement grec emprunte en 1930 pour plusieurs centaines de millions de Drachmes (3000 d’or au privé et 1500 d’or à la banque centrale – déjà évoqués – à un taux de 20% sur 9 ans – soit 900 d’or d’intérêts et 4500 de dettes contractées) et plonge les mains dans le cambouis de l’économie grecque. Libérer la productivité de la main d’œuvre grecque et d’autre part décupler les capacités productives des usines forme un tout dont l’expression la plus courante est « Deux et deux font cinq ! ».




Elefthérios Venizélos, face aux journalistes.


L’Etat finance un audacieux programme de formation d’une « main d’œuvre de choc »  dédiée au maniement d’une industrie plus contemporaine que les vieilles machines et manufactures alors en place. Le présent programme vise à diriger et former la main d’œuvre excédentaire (chômeurs, emplois peux productifs et ruraux en route vers les villes sous le coup de la réforme agraire) ainsi que les ouvriers sans qualifications. Transformés en ingénieurs, techniciens et ouvriers spécialisés ces gens doivent être progressivement disponibles sur le marché de l’emploi grec avec les compétences souhaitées, principalement Athénien et Macédonien. Cent-vingt--mille personnes seraient concernés par cet élan éducatif. L’Etat louant ou construisant des locaux, les professeurs faisant cours le plus souvent dans des salles de classe ou en plein air, ces myriades hommes « nouveaux » s’instruisent, alternent de rudes travaux salariés et les cours. Forts de leurs connaissances, ils formeront la colonne vertébrale des producteurs de demain. Au total, la réforme aura coûtée 1000 d’or à l’Etat Hellénique, contre une rentabilité de 150 or tous les six mois. L’industrie, pilier d’une économie contemporaine, manque cruellement à la Grèce. Ses forces vives, captées par l’agriculture, font défaut à l’industrie embryonnaire du pays. Sur les bases industrielles de Thessalonique s’élève progressivement dans l’année 1930 une extension d’une usine agro-alimentaire, non loin du port de la ville. Elle transformera/conservera des denrées alimentaires et expédiera ses productions à travers le bassin méditerranéen. Une autre extension concerne l’industrie de transformation du cuivre de Macédoine occidentale, localisée à Florina. Enfin une extension industrielle permet accroître la production mécanique (machines outils) dans la capitale de Macédoine (Thessalonique). En Attique, à Thèbes, se concentre une extension industrielle d’un site de verrerie fine et à Athènes une extension industrielle d’un équipementier tourné vers l’industrie du bâtiment. Cette modernisation assurée, façonne les deux régions économiques du pays et va permettre de drainer les chômeurs vers le monde du travail. Au total, 5 000 d’or sont dépensés au courant de l’année 1930 en faveur du redressement de l’industrie nationale, au bénéfice de 500 d’or tous les six mois. L’extraction aurifère en Chalcidique est relancée et cette fois avec plus d’appétit que la passé, vorace l’Etat Hellénique finance le développement des mines d’or de Macédoine pour un total de 1000 d’or, pour un bénéfice fort modeste : 50 d’or se rajoutent chaque tour aux revenus du pays ! Une recherche est confiée aux ingénieurs de Thessalonique, de nouvelles machines outils sont mises à l'étude afin de moderniser l'outil productif grec ! Enfin, l’Etat commande à l’Industrie Hellénique de nombreux fusils, 30 000 armes légères (Lebel sous licence issu de la guerre Gréco-Turque) s’ajoutent progressivement à l’arsenal de l’armée hellénique, de même que 10 000 armes lourdes (de divers types), soit 10 d’aciers sont dépensés. De quoi alimenter l’industrie lourde et manufacturière du pays. Une recherche militaire est lancée par le ministère de la marine, portant sur un croiseur lourd contemporain. Achevé en 1933, il formera l'ossature de la flotte Hellénique.

Finances Helléniques (Aout 1930)




Ca grimpe !


Revenus

Trésorerie : 2400 d’or
Revenu de base par tour : 800 d’or
Emprunts : 4500 d’or

Dépenses

Extensions industrielles : 5 000 d’or
Mines : 1000 d'or
Formation de la main d’œuvre : 1000 d’or

Solde : 700 d’or

Dettes publiques et privées, intérêts inclus (date butoir : 1 aout 1939) : 5 400 d’or.

Projection (1er Janvier 1931) :

Trésorerie : 700 d’or
Revenu par tour : 1850 d’or.
Développement des gains induits par les réformes:
Revenu additionnel 1 (Réforme fiscale) : 250
Revenu additionnel 2 (Quotas de production) : 100
Revenu additionnel 3 (Extension industrielle) : 500
Revenu additionnel 4 (Formation de la main d‘œuvre) : 150
Revenu additionnel 5 (Mines d’or de Chalcidique) : 50

Solde projeté au prochain tour : 2550 d’or


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