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Baron
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Guerre Civile Franque (770)

le Dim 4 Nov - 13:48


Regnum Neustriae - Neoster-rike


La Tentative d'assassinat de Carloman

En l'an de grâce 770 furent unis Charles de Francie et Désirée de Lombardie. Mariés dans la basilique de Pavie, capitale lombarde, les deux époux furent ensuite conviés à un immense banquet. Alors que la fête se déroulait dans la joie, la mère du roi des Francs, Bertrade, fut frappée par un poison mortel et s'effondra sur le sol. Il semble que ce verre était destiné au roi Adalgis des Lombards. Mais alors qui aurait voulu assassiner le nouveau beau-frère de la famille à un mariage ? Pour le Lombard, le coupable le plus évident était Carloman qui depuis toujours désirait conquérir la Lombardie. Le roi d'Italie avait justement été mis au courant de cette sournoise trahison par son Chambellan Laurent le Latin.

Ainsi débuta un massacre dans le Hall du palais royal de Pavie. Les soldats lombards se jetèrent sur Carloman et ses barons. Charles lui était frappé par le chagrin que lui causait la perte de sa mère, ses hommes décidèrent ainsi de rester neutre et de le protéger. Entendant les vociférations accusatrices d'Adalgis, et connaissant le plan de Carloman d'envahir la Lombardie, Charles fut persuadé que son frère était coupable du matricide. C'est ainsi que Charles ordonna à ses hommes de combattre aux côtés des Lombards, tandis qu'un messager partait à toute allure en direction de Noyon pour avertir la cour de la supercherie et prévenir les vassaux de la guerre future qui en découlera avec l'Austrasie, si jamais les seigneurs de celle-ci décident de rester fidèles à leur traître de roi et à sa famille de parjure.
Carloman et ses parjures furent massacrés, bien que certains parvinrent à s'enfuir. Ces couards ont sans aucun doute rependu des mensonges sur le dos du roi Charles en Austrasie. Ainsi, la majorité des seigneurs austrasiens ont pris parti pour les régents traîtres du fils de Carloman, le jeune Pépin, âgé de seulement 1 an. Cependant, quelques seigneurs du Royaume Médian, un quart apparemment, refusent de croire aux blasphèmes des régents avides qui profitent de la jeunesse de Pépin pour s'emparer du pouvoir. Ils ont décidé de demeurer neutre, et soutiendront Charles si ce-dernier jure de venger sa mère et son frère du roi Adalgis.

Charles, coincé en Italie, décide alors de passer par la Bavière, terres de son vassal le duc Tassilon. Quand il arrive en territoire bavarois, le roi des Francs y lève l'armée avant de retourner en Neustrie où l'attendent ses commandants et leurs hosts. C'est à Noyon que la jointure des deux forces se fera. Près de 22 000 guerriers et nobles francs seront alignés sur le chemin de la guerre contre les Parjures d'Austrasie. Aussi, les vassaux vascons de Pampelune prêteront leurs hommes au roi Charles. Ceux-ci rejoignent les troupes du duc d'Aquitaine et l'accompagneront jusqu'au point de ralliement de Noyon.

La guerre pour le salut de la Francie est déclarée.
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Ῥωμαῖος
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Re: Guerre Civile Franque (770)

le Jeu 8 Nov - 9:54
Simulation


La guerre fraternelle


Rappel : L’assassinat de Carloman allume les flammes de la guerre, les quatre coins des terres franques apportent leurs forces à deux rois, Pépin IV d’Austrasie et Charles I de Neustrie. Les tambours de la guerre résonnent et chaque camp veut emporter la victoire, à tout prix. Pourtant, les armées du monde Austrasien rechignent à livrer bataille et c’est Charles qui doit porter toute son attention sur le Rhin ou des colonnes, des vagues, des myriades de Saxons se ruent sur son territoire. Aix-la-Chapelle est ravagée, sa population réduite en esclavage et ses environs pillés. La place devient un désert des Saxons et la crise s’étend jusqu’à la Seine ou des raiders s’installent pendant des semaines pour quelques pillages contre les pêcheurs et les fermiers. Au sud, en Septimanie, les Vascons pillent la région dans un autre désert économique, moindre qu’un nord l’impact en demeure évident : la guerre ruine les deux ensembles francs. Elle ruine plus encore et brise bien des domaines, des richesses, des familles ! Elle ruine un édifice qui n’a jamais été aussi fragile depuis sa fondation.

Les nobles du sud, déçus par le régent d’Austrasie parce qu’il ne mène pas la lutte finale face aux Neustriens et campe à Soisson rend la situation critique pour les hommes de Septimanie qui voient une crise frumentaire éclater dans le sud du pays, on manque de grain dans les campagnes là où les places fortes vivent dans l’abondance du fait des réservées stockées prises aux paysans. Au nord le pays ne va guère mieux, la Neustrie est ravagée de moitié par les Saxons et la Bavière est atteinte à l’été, la Thuringe, le Palatinat et bien d’autres territoires tombent dans l’instabilité et le chao le plus total ! Charles est jugé incompétent et bien des chefs voudraient le voir prendre la bonne décision … alors même que le régent d’Austrasie est critiqué vertement pour sa lâcheté ce qui est bien plus grave aux yeux de l’ensemble des nobles. Dans ce chao du Rhin, avec un doute prégnant et partagé, les nobles, les soldats, les paysans, réclament sans coup férir et à chaque halte et lors des marches de livrer bataille. Ils en ont sous le pieds se battrons jusqu’à la mort pour défendre les survivants. Au sud, à Soisson, le régent fait face à un parterre de nobles exige purement et simplement que la guerre soit traitée lors d’un conseil, ils abaissent l’autorité du régent dans le conflit et exigent un maximum d’efforts, une véritable campagne, une guerre … pour écraser Charles et le vaincre selon la volonté de Dieu pour sauver le monde franc de la ruine, du chao, de la famine et de l’anarchie. Quatre mois s’offrent encore aux survivants pour organiser la vie d’après, elle se décide entre la Seine et le Rhin et la bataille est leur destin !




Bataille : Après des mois de destructions et de ravages, de pillages, de viols et de déportations. Après des mois de course poursuite contre les Saxons ivres de richesses. Après tant de souffrances et d’actes insensés, le régent et le Roi engagent leurs armées coalisées dans la plaine de Soissons. Ici plus de cinquante-mille hommes soufflent au rythme de la bataille qui approche à grand pas, ils inspireront bientôt l’air putride émit par les cadavres, le choc s’annonce terrifiant. L’armée de Charles compte essentiellement sur des francs, celle du régent sur des troupes diverses, notablement pourvues en Saxons. Le flanc fort des fantassins Austrasiens leur aile de cavalerie font rapidement basculer le sort de la bataille en faveur du régent tandis qu’à la gauche de Charles la cavalerie piétine sans coup férir le flanc opposé de son adversaire et son aile. Le centre de la Neustrie tombé et le face à face rétablit, la supériorité numérique des troupes du régent oblige Charles a faire retraite. La bataille est perdue par la Neustrie mais c’est une victoire à Pyrrhus pour les francs d’Austrasie. Ils viennent d’être massacrés, en première ligne ils ont encaissé les charges et les traits de leurs opposants tandis que les Saxons ne faisaient que pousser avec modération en arrière. La bataille, quoi qu’en disent les chroniqueurs, est une bataille de francs. Les Saxons quittent le champ de bataille, abandonnant le régent à ses sujets. Les victoires sont éphémères et celle-ci est un sacrifice inutile de la noblesse austrasienne. La tête du régent sera portée à Charles sur une pique et la victoire lui sera finalement octroyée ainsi que les honneurs. La guerre des deux frères prend fin avec l’acclamation de Charles comme régent d’Austrasie jusqu’à la majorité du jeune enfant Pépin IV.

Bilan des pertes : 4000 Austrasiens, 2000 Saxons, 7 000 Neustriens et 2000 Vascons.



Charles 1er de Neustrie menant son armée à l'assaut !

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