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Baron
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Califat Abbasside/ الخلافة العباسية

le Mar 30 Oct - 11:58
al-Khilāfah al-‘Abbāsīyah



Chef d'Etat: Calife Abû Ja`far al-Mansûr `Abd Allah ben Muhammad al-Imâm
Etat: Califat
Capitale: Bagdad
Langue: Arabe (langues d'Etat), persan, turc, berbère, araméen, grec, latin, etc,... (langues parlées dans l'Empire)
Religion: Islam
Monnaie: Dinar d'or et Dirham d'argent
Fondation: 750 suite à la bataille du Grand Zab contre les Omeyyades


Le Calife Abu Ja'far Al Mansour


Carte de l'Empire


Bagdad, la Ville-Ronde, nouvelle capitale de l'Empire récemment bâtie

L'Armée

-5000 cavaliers lourds ( Nobles)
-10 000 cavaliers légers (Soldats professionnels)
-5000 soldats lourds ( soldats professionnels)
-15 000 soldats médians (soldats professionnels)
-25 000 soldats légers ( levées)
-25 000 archers ( levées)

Historique

Au milieu du VIIIe siècle, lorsque les Abbassides succèdent aux Omeyyades, l'Empire islamique s'étend alors sur tout le Proche-Orient et une large partie du bassin méditerranéen, depuis l'Indus jusqu'à l'océan Atlantique, depuis les espaces sahariens jusqu'aux steppes du Caucase. Ces territoires sont aux mains d'une élite arabe et musulmane ; ils sont gouvernés en référence à l'islam et dirigés par un calife héritier du Prophète, ce pourquoi ils sont désignés comme les « pays d'Islam » (dar al-Islam) et s'opposent aux « pays de la guerre » (dar al-harb) appelés à faire partie, par la force si nécessaire, de ce nouvel empire à vocation universelle. Un seul Dieu, un seul empire, une seule communauté de croyants (l'umma), un seul calife.

Porté par un vaste mouvement insurrectionnel hostile aux Omeyyades, Al-Saffah, descendant d'Al-Abbas, l'un des oncles du prophète Muhammad (Mahomet en français), est proclamé calife à Koufa en 749. L'année suivante, ses troupes l'emportent sur celles des Omeyyades, qui sont tous massacrés, sauf un à l'origine de l'émirat autonome de Cordoue. Al-Saffah reste seul maître de l'empire. Dans le discours prononcé par son oncle lors de son investiture, ce transfert de souveraineté est justifié en ces termes : « Allah a fait apparaître parmi vous un calife [khalifa] des Hachim [clan de Muhammad] par lequel il a donné de l'éclat à vos visages, vous a fait succéder aux gens de Syrie [les Omeyyades], vous a transféré la souveraineté et la grandeur de l'islam, vous a fait don d'un guide [imam] à qui Il a octroyé la justice et le sens du bon gouvernement. » Le message est clair : le calife est désigné par Dieu ; il est le chef unique de la communauté des croyants ; c'est à lui que revient la souveraineté ; il guide son peuple avec justice.

Les califes disposent en conséquence d'un pouvoir absolu et jouissent de très larges prérogatives sans aucune forme de contrôle. Dans son traité de droit public intitulé Les Statuts gouvernementaux (Al-Ahkam al-sultaniyya en arabe), le juriste irakien Al-Mawardi (972-1058) énumère les missions que le calife doit assumer personnellement : « Maintenir la religion selon les principes fixés ; faire partout régner la justice ; protéger les pays d'Islam et assurer la sécurité aux frontières ; appliquer les peines légales ; combattre ceux qui, après y avoir été invités, se refusent à embrasser l'islam, jusqu'à ce qu'ils se convertissent ou deviennent tributaires ; prélever le butin et les dîmes ; déterminer les salaires et les charges qui incombent au Trésor ; nommer des hommes de confiance aux postes dont il les investit ; s'occuper personnellement de la surveillance des affaires. » Seuls le respect des préceptes divins, les convictions morales, les rapports de force et le réalisme politique viennent tempérer ce que peuvent avoir d'arbitraire les décisions prises par un souverain omnipotent, régnant sur un empire centralisé.

Le calife concentre entre ses mains tous les pouvoirs régaliens. Il nomme les vizirs (les conseillers du calife), les chefs d'armée, les gouverneurs, les percepteurs d'impôts. Il dirige l'administration centrale et provinciale, le prélèvement des impôts et les dépenses, il fait frapper monnaie à son nom. Il contrôle l'appareil judiciaire (il désigne le « grand cadi » et les cadis, il préside le tribunal du « redressement des abus »). Il est responsable du maintien de l'ordre et de la défense de l'empire, il commande les expéditions militaires. C'est aussi lui qui dirige la prière et le pèlerinage à La Mecque en tant que chef de l'umma. A ce titre, il doit réprimer les innovations en matière doctrinale, les actes d'apostasie et toute forme de rébellion.


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