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[Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Lun 29 Oct - 11:49



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Résumé du sujet :

Souverain : Basileus Konstantinos V Isauros
Epouse : Eudoxia
Héritier désigné : Kaisar Léon Isauros
Religion : Christianisme Iconoclaste
Capitale : Constantinople.
Population : 8 000 000 (estimation haute).
Système politique : Empire bureaucratique.
Monnaie : Solidus Nomismata.

Armée : 79 500 hommes

Effectifs théoriques des Thèmes : 59 000 hommes dont 4000 cavaliers médians (unité spéciale) et 4000 fantassins médians (élite thématique).
Effectifs théoriques des Centraux : 20 500 centraux (9 500 soldats lourds à pieds, 500 soldats à pieds ultra-lourds, 6000 médians centraux à pieds, 3000 cavaliers lourds, 1000 cataphractaires).

Recrutement en cours : 4 000 thématiques (légers/archers/cavaliers légers), 2000 fantassins médians, 1000 cavaliers médians. Date d'introduction : 775.
Marine : 100 navires de guerre (trirèmes/dromons).

Situation historique - La consolidation Isaurienne



Léon III l'Isaurien et son fils Constantin V sur un Solidus Nomisma.



  • Alors que l’Empire est sur la défensive depuis presque un siècle, sa position se renforce au cours de la seconde moitié du 7ème siècle. Les barbares sont contenus, les armées arabes buttent sur le bloc hellénique et la reconquête semble encore possible. Mais la première déposition de Justinien II et la période d’instabilité qui succède à sa déposition provoque une contraction qui ne s’achève qu’à l’usurpation Isaurienne, en 717. Débarrassés des Héraclides en 711, les romains s’appuient comme au 3ème siècle sur des empereurs-soldats, la situation est si critique face à l’invasion omeyade et l’effondrement de la popularité de Théodose III exige un remplaçant à l’Empereur présent, un chef de guerre. En la personne du Stratège des Anatoliques, Léon l’Isaurien, les romains trouvent un Basileus énergique et expérimenté pour refouler les arabes et défendre la terre impériale.

    Dès juillet 717, l’armée arabe attaque Constantinople, le cœur de l’Empire. Mais le siège tourne mal, les bulgares attaquent les arabes, la flotte romaine perçoit des renforts tirés des traitres chrétiens servant de marins dans les rangs de la flotte arabe elle-même. La troupe thématique dévaste les renforts terrestres arabes tandis que la cible, la Cité de Constantin, ne faiblit pas. La maladie, le froid, la faim, la résistance romaine viennent à bout des myriades d’assaillants. Le siège, levé en aout 718, est un double succès : la flotte arabe est vaincue pour partie par la flotte de Léon III et pour partie victime d’une tempête. L’armée arabe, loin d’être disparue, ravage entre 720 et 727 l’Anatolie, les révoltes sont nombreuses, en Sicile et en Hellade. En 726, une terrible explosion volcanique près de Théra submerge de fumée et de cendres les régions égéennes. Ces malheurs, comme de nombreux militaire, Léon III les considèrent comme le fait de Dieu, mécontent du monde chrétien et donc favorable aux musulmans. Pour redonner à l’Empire et le vicaire de Christ sur terre les clefs du monde, pour redresser la grandeur de Constantinople et vaincre les musulmans, seule une lutte contre les saintes images pourrait atténuer la colère divine. L’iconoclasme chalcédonien s’implante rapidement, l’Empereur fait descendre l’image du Christ qui ornait la Chlacè, la porte du Grand Palais. En 730, lors d’une audience solennelle, il se déclare hostile aux images. Le patriarche Germain, refusant l’iconoclasme, démissionne et finit sa vie au monastère. Le Pape de Rome, Grégoire II, s’élevant en critique de l’iconoclasme, Grégoire III, son successeur, le condamna par un synode en 731. Léon ne prend pas d’autre mesure durant son règne en faveur de l’iconoclasme. Sur le plan politique et religieux, il refuse à Rome les revenus et la juridiction sur les territoires impériaux d’Italie (Sicile, Calabre, Pouilles) et l’Illyricum. Cette querelle favorise une prise de distance entre Rome et Constantinople mais renforce l’autorité de la seconde au détriment de la première.

    L’armée romaine acheva son relèvement en écrasant à Akroïnos une armée arabe, ce succès en rase campagne confirmant les premiers signes de relèvement de l’armée impériale. Les Khazars, alliés de l’Empire Romain, réalisent des incursions dévastatrices dans le Caucase, mobilisant des forces arabes au détriment du front romain lui-même, la fin du règne de Léon III est ponctué par un tremblement de terre en Thrace, l’impôt levé pour relever les villes et les forteresses est, contre toute attente, payé sans heurts et les frontières demeurent relativement stables hormis dans l’Italie de l’Exarchat de Ravenne abandonné à son sort.

    Constantin V, qui succède à son père Léon III, fait face au début de son règne à la révolte du thème de Thrace, soutenant la cause iconodoule. Il s’appuie sur les thèmes anatoliens, convaincus de la justesse de la doctrine iconoclaste et triomphe. Les Omeyades, sur le déclin, font face à la révolte Abbasside. L’épidémie de 747 est la dernière vague de peste que va vivre l’Empire pendant la période méso-byzantine, mais elle ravage la capitale qui une fois de plus doit être en partie repeuplée. Triomphant des troupes arabes, Constantin V marche sur les marches arméniennes de Mélitène et Théodosiopolis, il doit néanmoins abandonner Mélitène non sans avoir raflé les populations locales afin de repeupler les territoires ravagés il y a peu  par les arabes. Sa politique de renforcement de l’occident permet de repousser les bulgares derrière un glacis allant de Serdica à la côte de la Mer Noire, le long des Monts Balkans. En 759 et surtout en 763 il écrase les bulgares. C’est Constantin V, décidé à prolonger l’iconoclasme paternel auquel il crédite ses victoires militaires, qui impose un concile œcuménique. Pas un seul représentant du Pape de Rome ne s’y trouve, les évêques romains orientaux, eux, témoignent de leur allégeance et proclament lors de ce concile de Hiéreia en 754 la condamnation du culte des images. L’Eglise Orientale, toute soumise et purgée depuis longtemps de ses éléments iconodoules, soutien massivement l’initiative et l’Horos, le dogme officiel de l’Eglise de Constantinople, unanime, est promulgué. Les régiments centraux, des tagmata et une bonne partie sinon près des trois quart des thèmes sont acquis à ce stade à l’iconoclasme. Le retour à l’équilibre des finances publiques, la restauration de la fiscalité, le repeuplement de la Thrace et de la Macédoine, la reconquête de la Grèce côtière, témoignent d’une restauration de l’Empire. La consolidation Isaurienne atteint son zénith.



Fonctionnement de l’Empire



  • L'armée byzantine est divisée en deux armées, le plus célèbre est celui des thèmes forgé non pas comme certains le prétendent sous Héraclius mais sous toute la dynastie des Héraclides, lors de la stabilisation du front Greco-Arabe en Anatolie, les thèmes reprirent les noms des unités stationnées dans les provinces et la structure thématique adopta des capitales, fut conviée à organiser la société civile autour de la cité-capitale du thème paradoxalement dans une phase de contraction au profit des campagnes. Mais qu'est-ce-que le thème ? Le thème est une organisation militaire territoriale ayant un registre dans lequel sont inscrits les noms des familles paysannes qui en retour d'une bonne terre à cultiver doit fournir un mâle au service militaire de l'empire, l'organisation stratiotique comprend 80 000 stratiotes soldables pour défendre les frontières de l'empire en orient et en occident. A ce nombre s'accole une réserve pouvant remplacer les pertes humaines de l'armée en campagne, il y a néanmoins sélection dans les recrues et seules les troupes semi-actives des thèmes sont tenues de disposer d'un cheval, d'une lance, d'une épée, d'un arc et de flèches et de s'entrainer régulièrement, l'armure n'est pas payée directement par l'état mais remboursée après plusieurs années de service afin d'en limiter la revente. Le stratège en charge du Thème dispose également d'une garde permanente assimilée aux effectifs actifs des thèmes, lourdement équipée et montée.

    Bien entendu à cette armée milicienne s'accole une armée toute professionnalisée, celle des Tagmata, littéralement les régiments. Elles forment, les Tagmata, une armée principalement montée, lourdement armée et protégée, divisée entre front occidental et oriental, qui structure et forme la pointe du dispositif romain en campagne. Constituées par les Isauriens, les Tagmata sont recrutées pour leur loyauté et principalement en Anatolie, dans les rangs des populations migrantes des arméniens comme celles des paysans grecs. L'infanterie romaine orientale, héritière du modèle de la légion, dispose de 4000 hommes par formation non associée aux thèmes, la limite est parfois floue entre les anciennes unités d'Héraclius et les Thèmes mais nette entre ces derniers et les Tagmata tant au niveau de l'entrainement que de l'équipement à la charge de l'état. Totalisant 18 000 hommes sous Constantin V, les Tagmata ne vont faire que croitre jusqu'à la guerre civile suivant la défaite de Manzikert. Outre une vaste armée de terre, les romains orientaux disposent d'une vaste flotte d’une centaine de navires et d'une puissante logistique qui, fort complexe, peut soutenir de longues campagnes bien que pour des raisons financières la période soit encore aux campagnes courtes, le temps d'un été et que les effectifs engagés soient réduits à moins de 30 000 hommes.


Organisation polito-économique



  • L'empire repose sur une structure civile et militaire unifiée depuis la période des Héraclides, il s'agit des Thèmes, mais la structure thématique n'est pas en charge de la perception de l'impôt cadastral et des diverses taxes sur le commerce et les propriétés. Il s’assure d’avantage qu’il soit possible de lever ces impôts et taxes en question. Le système fiscal, force de l'empire, repose sur une armée de bureaucrates à l'efficacité assez surprenante mais à la corruption croissante culminant sous les Anges et les Paléologues. L'impôt est fixé selon les capacités contributives de chacun, selon un barème qui variait de province en province, avec ses variations locales également, permettant de déterminer le plus juste ou plus exactement le plus adapté des impôts à soutirer à chaque paysan. Comme dans tout système reposant sur l'agriculture et moindrement sur les cités, le système fiscal byzantin s'appuie sur la croissance démographique (8 millions d'habitants) d'abord timorée sous les Isauriens puis renouvelée depuis la fin des grandes expéditions Arabes. La somme levée par l'impôt est estimé deux millions de nomismata, de quoi entretenir les infrastructures, rénover et construire dans les grandes villes du pays (Constantinople, Thessalonique), payer l'armée ainsi que l'administration et constituer une réserve pour les années charnières notamment lors des guerres. La notion de budget est néanmoins anachronique, cependant, le Génikon détient la haute main sur les finances, ce qui en unifie virtuellement la conduite générale. Outre le démosion (l'impôt foncier) il y a le synonè (l'impôt complémentaire à taux variable de l'impôt foncier), le mitaton (accueil et logement des soldats) et bien entendu le kommerkion la taxe commerciale de l'empire payée à égalité entre acheteur et vendeur ainsi que la taxe sur le commerce intérieur rétablie lors des siècles obscurs.

    D'un point de vue politique, l'empire est dominé par l'empereur, la cour et les factions politiques telles que celles des grandes familles aristocratiques et guerrières d'Anatolie, de Macédoine et de Sicile. Si l'empereur est en théorie autocrate, il ne dispose pas toujours de tous les pouvoirs, il en est même loin. Pour atteindre le sommet de sa puissance, un Basileus doit prouver sur le champ de bataille sa bonne fortune signe de la bénédiction de Dieu de l'empire et son souverain, contrer les complots palatins et maintenir la stabilité monétaire. Des autocrates comme Basile 1er ou Nicéphore Phocas, Jean Tzimiskès, Basile II en particulier, Alexis, Jean ou Manuel Comnène illustrent la puissance de l'élu de Dieu, mais des exemples comme démontrent également qu'un degré bien plus faible de pouvoir existe et que de nombreux empereurs en furent accablés. Constantin V est à l’apogée de son règne et fait partie de ces autocrates tout puissants, césaro-papiste et militaire confirmé, il est la tête d'une monarchie bureaucratique romaine.


    Sources : Le Monde Byzantin II l'Empire Byzantin (641-1204) réalisé sous la direction de Jean Claude Cheynet



Cartes :



Empire Romain (Thèmes)


  • Légende :

    Provinces :

    - 1. Thessalonique.
    - 2. Epire et Céphalonie.
    - 3. Hellade.
    - 4. Dalmatie.
    - 5. Cibyrrhéotes.
    - 6. Crête.
    - 7. Cherson
    - 8. Bulgarie (Deux royaumes / Alliés).
    - 9. Venise (Alliée tributaire).
    - 10. Patriarcat de Rome (Récemment intégré).




Sardaigne et Baléares, hors de contrôle.




  • Légende :

    Cultures :

    - Pourpre : Greco-Romains.
    - Rouge : Arméniens.
    - Rose : Lazes.
    - Bleu : Goths.
    - Jaune : Valaques.
    - Orange : Lombards.
    - Gris : Latins.
    - Vert clair : Bulgares.
    - Vert foncé : Croates.


Dernière édition par Basileus1081 le Mer 14 Nov - 10:35, édité 10 fois
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Lun 29 Oct - 21:08



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Les voix d'Anchialus




En l’an 763, revenant de campagne contre les Bulgares, l’Empereur triomphe à Constantinople dans la pure tradition romaine. Mais sa victoire d’Anchialus n’a pu être concrétisée par une victoire stratégique du fait de son issue, c’est une victoire à la Pyrrhus. L’armée romaine se reconstitue rapidement mais les Bulgares peuvent également se ressaisir. Depuis les premiers raids des peuples proto-slaves c’est un état de guerre permanent qui régit la situation aux frontières nord de l’Empire. La Thrace a été repeuplée, principalement par des grecs d’Anatolie, des arméniens et même des tribus slaves ayant accepté le joug impérial suite à la reconquête de ces territoires. Les Sclavinies, communautés autonomes tribales en plein territoire impérial, existent comme au temps de Théodose alors que les Goths ravageaient et occupaient les territoires occidentaux de l’Empire, les slaves remplaçant désormais les goths. Si une partie des slaves convertis au christianisme et toujours sous le joug du Khan Telerig ne jurent que par l’Empereur, les Bulgares (alors essentiellement scythes) toujours païens se refusent à l’autorité impériale et nourrissent toujours des rêves belliqueux à l’encontre de l’Empire des Romains.

Décidé à faire progresser davantage vers le nord les frontières impériales, vers le Danube, l’Empereur exprime via une lettre adressée à ses subordonnés ses exigences. L’Empire a besoin d’assembler son armée et de mener une expédition contre les barbares du Khan. Progressivement, l’ordre atteint les bureaux des officiers romains et dès le début Janvier 769 et jusqu’à l’aube du mois de Mars l’armée impériale se regroupe dans ses quartiers non loin du mur Théodosien tandis que la flotte romaine se rassemble dans le « Corne d’Or ». Dans le même temps, des envoyés de l’Empire parcourent les terres et achètent des denrées pour une année de campagne en terre hostile.

Enfin, une ambassade est envoyée à Pliska, dès Octobre 768, en Bulgarie. Sous des prétextes de trêves, elle doit laisser sur place un envoyé qui devra contacter et l’homme le plus en vue des chefs chrétiens slaves inféodés aux Bulgares. La rumeur veut que Telerig veut les déporter au nord du Danube … c’est donc à l’Empereur des Romains de prévenir le chef slave, son frère chrétien, des dangers qu’il encourt et des richesses qu’il pourrait obtenir ! Après tout, un allié de Constantinople est toujours traité avec égard par la Ville. Contre sa trahison et l’assassinat de Telerig, ce qui provoquerait à coup sûr une guerre civile et religieuse, il serait récompensé du titre de Patrice et d’une rente, admis à diriger son peuple comme Prince et amis (allié, fédéré) de l’Empire.


Armée Impériale rassemblée à Constantinople pour l’année 769 (en Mars) :

8 000 soldats thématiques (légers) ponctionnés sur quatre thèmes (pour une durée de deux ans) à savoir l’Hellade, la Thrace, l’Opsikion et les Thracésiens.
3 000 soldats médians des régiments centraux.
5 000 soldats lourds des régiments centraux.
2000 cavaliers lourds des régiments centraux et de la Garde Impériale.
1000 cataphractaires des régiments centraux.

Au total : 19 000 soldats romains se préparent à entrer en campagne et 100 dromons (navires de guerre).
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Mar 30 Oct - 10:56



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La lettre du Basileus




A l'adresse du Khan des Khazars,

Que la paix et la joie te sourient, amis de Constantinople. Je te mandate une ambassade en vue de te proposer un traité commercial et de porter à ta connaissance mes amitiés les plus sincères. Les côtes de la Mer Noire pullulent de poisson et de ces derniers mes marchands m’ont dit qu’il produirait des œufs d’une qualité et d’un goût incomparable. La richesse de tes espaces contrôlés est largement sous-estimée, par tes terres pourraient passer une bien plus importante route de la soie si tu en assurais la sécurité et lui offrirait un véritable débouché. En effet, tes sujets manquent de monnaie pour commercer, tu as un peuple guerrier, fier, digne de son chef, mais loin de pouvoir drainer et consommer à lui seul le produit des caravanes orientales.

Aussi, je t’offre le titre de Patrice et avec lui une tunique faite de soie, de couleur rouge, ainsi qu’une belle épée frappée du Chrisme sur sa garde. Sans oublier la rente annuelle qui se rattache au titre de Patrice et un présent fait de pièces d’or de bons alois au titre de mon amitié. L’accord que je te propose est simple : l’enclave de Cherson serait rendue à l’Empire, de modestes comptoirs seraient installés en Tauride, sur tes espaces côtiers dont Tana, par l’Empire des Romains. Des pêcheurs Khazars assureraient la pêche des poissons, la population pourrait exporter ou importer des denrées et biens vers ou depuis l’Empire Romain. Une flotte commerciale romaine assurerait le transport en Mer Noire avec pour relais Cherson et pour destination finale Constantinople. Tu aurais une part des bénéfices du Kommerkion (taxes commerciale) sur les caravanes emportant moult épices et fibres de soie entrant dans l’enceinte de Cherson et y commerçant. Enfin, tes sujets disposeraient d’une abondante monnaie d’or, lourde et solide, leur permettant d’échanger davantage encore.

Je désire également réunir des cavaliers scythiques, 4000 cavaliers légers sous contrat en l’occurrence. Tes vaillants guerriers seraient rémunérés et tu recevrais de la part de l’Etat Romain une compensation annuelle afin de servir dans les rangs impériaux pendant trois ans et demi.

Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Mer 31 Oct - 0:12



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




A l'ombre du mur Théodosien




Les événements de Bulgarie surprennent et navrent les sujets du Basileus. Des réfugiés franchissent la frontière et racontent les atrocités des chefs du Khanat contre leurs semblables. Voyant avant tout en ces malheureux des chrétiens loyaux à l’Empire, l’Empereur accepte de les reloger au titre de la Strateia. En contre partie de ce régime fiscal, les nouveaux sujets remettront en culture des terres autour de Philippopolis et participeront à la défense de l’Empire au travers de sa milice. Leurs meneurs, récompensés de grades militaires, s’intégrerons au système. Au demeurant, si la mort d’un si grand nombre de ses frères de Foi est difficile pour l’Empereur, la mort de Telerig vient apaiser l’esprit du porteur de la pourpre. La guerre civile qui éclate permet à l’Empire de voir plus loin et d’entamer une reconquête méthodique de la Scythie Mineure, reprendre la frontière Danubienne et, qui sait, restaurer l’ordre dans les Balkans.

C’est que l’armée impériale campe à l’abris de la Ville. Ses murailles impressionnantes cachent mal à un demi-million de sujets le plus grand rassemblement de troupes depuis dix ans. La Sainte-Cité de Constantin reprend la lutte éternelle face aux barbares païens violant ses terres. L’Empire a fait lever des milliers de thématiques et des mercenaires khazars pour compléter ses effectifs. Constantin V mène l’armée avec ses stratèges d’occident. La flotte assurant l’escorte des transports portant près de 23 000 hommes vers une destination qui ne fait plus guère de doutes. Au début mars 769, alors que la pluie et la neige faiblissent, que la nature reprend ses couleurs et que Dieu bénit les armées, une nouvelle campagne de Bulgarie s’ouvre pour les troupes impériales. Bientôt rivé vers l’horizon, l’Empereur Constantin et son armée se trouveront à quelques lieux des côtes, en route pour Varna.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Ven 2 Nov - 7:47



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




DIplomatie






Cour et Etat Impérial Romain.



  • L’ambassade Romaine en terre Magyare


    L’Empire est en guerre, des monts Balkans résonnent les cris et les fracas des armées, les cors de guerre appellent les valeureux à se joindre au Basileus alors au combat. Pourtant, c’est un silence assourdissant qui ante les territoires Danubiens. L’Empire est seul face à ses irréductibles ennemis les Bolgars. Pour en venir à bout, les ministres romains reçoivent l’ordre de l’Empereur de transmettre au chef du peuple Magyar les amitiés de l’Empire millénaire et de leur proposer une alliance de circonstance. Comme à l’accoutumée cette stratégie romaine vise à affaiblir son ennemis Bolgar par une ultime force extérieure qui pourrait se saisir de ses bases arrière essentiellement païennes et convoitées par les peuples migrants de la steppe.


    Aux sept chefs des sept tribus Magyares,

    « Amis, vos terres sont celles de chasseurs, de prédateurs. Votre espace ? La steppe. Mais je sais que vous rêvez de mieux, d’une vie en sécurité à l’abris d’un rempart matérialisé par les montagnes des Carpathes et du fleuve Tyras (Dniestr). L’Empire des Romains vous offrent la terre et l’or pour que vous puissiez prospérer. Contre un tribut, vous iriez chasser le Bolgar et lui prendre ce que vous désirerez au nord du Danube. Evacuez la steppe avec femmes et bagages, montez vos chevaux et prenez la lance ! ».

    Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains.



    Demande de simulation : Sept chefs se partagent le pouvoir et les forces militaires dans le peuple Magyar, leur vote sera crucial pour décider qui et combien se joindront à la guerre et contre quoi et combien de pièces d’or.




  • Ambassade Romaine en terre Khazare


    Lettre au Khan des Khazars,

    « […] Allié et amis de Constantinople, tes actes t’honorent et dépassent les demandes que j’avais produit. La fidélité à l’alliance historique qui nous tient liés tels des frères ne saurait trouver meilleure personnification que ta bienveillante personne. Je te soumets la possibilité de renouveler notre alliance par un mariage entre une des jeunes filles de ta famille et un de mes fils.

    A propos d’affaires commerciales, le thème de Cherson est désormais officiellement fondé. Des navires impériaux déposent cette année leurs premiers administrateurs et spécialistes à Cherson, des colons Goths et Pontiques remettent en ordre la place. Des miliciens seront chargés d’y maintenir l’ordre intérieur. Une flotte croissante de navires privés et publics seront affrétés au transport entre Azovia, Tanais, Cherson et Constantinople. Les cargaisons devraient satisfaire bien des peuples à travers l’Europe et surtout mes sujets de la Ville. […] ».

    Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains.



Affaires Intérieures



  • Thème de Cherson

    Ses abords font penser aux ruines mythiques léguées par les anciens au monde présent. Ses blocs de marbre, ses allées, ses pavés et son port forment, à la lumière d’un soleil au zénith et à quelques mètres de l’Hellespont et de ses eaux cristallines, un monument à la gloire de la renaissance du phénix pourpre. L’Empire se réinstalle à Cherson. La flotte impériale déplace quelques milliers de sujets et des soldats afin de repeupler la place. Appelant les Goths et les populations pontiques de Tauride, l’Empereur espère favoriser le repeuplement de la cité et lui redonner une importance à la mesure de l’enjeu. Une prime est accordée aux pontiques désirant s’établir à Cherson, une enceinte temporaire est élevée via l’usage de blocs de pierre, de bois et de terre, permettant d’en garantir la sécurité face aux maraudeurs. Une place fortifiée est mise en construction et s’achèvera d’ici dix ans. Un Thème est constitué sur la base des premiers colons. La rénovation de l’espace urbain débute. Les administrateurs de l’Empire refondent le port et ses docks, laissant sur place de nombreux spécialistes de la construction navale. Les greniers à blé de la place sont remplis, les citoyens armés et les bureaucrates affrétés à ce relais commercial prometteur. Des paysans gothiques peuvent revendre leurs récoltes à la cité, les échanges sont favorisés avec les populations locales. Les caravanes et surtout les navires de pêche Khazars seront reçus avec joie, les commerçants romains importerons les denrées et échangeront contre de l’or solide bien des tissus et aliments, épices et métaux rares ! Que la prospérité règne en ces terres et la paix sans son sillage …



  • Thème du Lazique

    Les Lazes vivent chichement, mais leur première richesse est géographique, leur territoire est peu accessible autrement que par la mer. Très autonomes, les Lazes vivent sous l’autorité des Basileus avec quiétude. Les Abkhazes combattent dans les rangs impériaux et leurs succès face aux arabes sont reconnus de tous en Orient. Il est désormais temps de soutenir d’avantage leurs chefs tribaux de ce pays et le peuple Laze via un développement volontariste de la région. Anacopia (fortifiée au 7ème siècle) reçoit le titre de ville, ainsi, elle bénéficie d’un conseil municipal, le Stratège et Prince du Lazique, Léon, s’installe dans la place. Un port est établi (toujours à Anacopia) afin d’assurer les échanges entre le Lazique et Constantinople. Mais les terres environnantes sont en piètre état et la région désorganisée par le précédent raid des Alains. Pour y faire face, l’armée thématique de la région est réformée et renforcée par un accroissement du régime fiscal de la Strateia. En d’autres termes, ces payant si peux d’impôts qu’ils sont dérisoires n’en payeront plus et auront la garantie de la propriété de la terre mais devront tenir l’arc et la lance pour la gloire de l’Empire et pour la préservation de leur vie face aux raiders et arabes. Des achats à prix subventionnés seront réalisés par l’Etat afin de relever la production agricole de la région et réhabiliter les villages du nord de la province victimes des précédents pillages. Comptant sur le retour des malheureux captifs, l’Empereur espère un retour à la normale d’ici quelques années.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Sam 3 Nov - 6:59



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Le triomphateur !





  • Le triomphe


    Lors des scènes antiques les plus glorieuses de la Romanité, l’Empereur détenait le monopole des auspices du triomphe. Il faut comprendre par là qu’aucun acte de triomphe, aucune cérémonie n’était donnée à un général sans profiter à l’Empereur, premier et seul triomphateur. Les crises s’étalant du 3ème siècle au 8ème siècle témoignent de la nécessité pour l’Empire de disposer d’un Empereur-soldat et Constantin V en est l’archétype. Fils de Léon III l’Isaurien, il incarne le soldat, général et le théologien réunis sous la couronne Impériale. Cet homme, aux prouesses évidentes et connues sur les champs de bataille, a mené ses cavaliers cataphractaires à la bataille de Dorystolon et n’est plus à ça près pour monter que Constantinople est une forteresse à l’échelle d’un Empire. L’invincibilité des armées romaines sous les Isauriens tranche fondamentalement avec les désastres successifs ayant vu les frontières se contracter massivement depuis le 7ème siècle et c’est en grande partie par la reconstruction d’une armée nationale, romaine et disciplinée autour de l’Empereur, rappelant en cela les Palatins et Comtatenses de l’antiquité. Les Tagmata, littéralement les régiments, servent l’Etat et l’Empereur, iconoclastes parce que recrutés chez des fanatiques religieux, longuement entraînés et rudement éprouvés par les guerres, ils sont les légionnaires du moyen âge en la personne du Scutaire et du Cataphractaire. Aussi, lorsque l’armée impériale balaye son opposant historique à la bataille de Dorystolon c’est un signal : l’Empire revient en force dans les Balkans. Il est dominant et peut se permettre de poursuivre, de maintenir l’initiative dans le camp Romain. Le Limes de Justinien si souvent franchis est enfin restitué aux constantinopolitains qui découvrent les restes de monuments à l’abandon, de Via défoncées et de forteresses et de cités fantômes. Était-ce cela le règne des barbares ? Si oui, qu’advient-il de l’occident, après tant de temps éloigné de la civilisation antique ?




    Cataphractaires Romains devant un arc monumental.


    L’Empereur, revenant de campagne, franchit les frontières Impériales à la tête de ses troupes et atteint par les passes des monts Balkans Philippopolis, Hadrianopolis puis Konstantinopolis et y fait son entrée en grande pompe. L’armée à ses côtés et lui sur son cheval caparaçonné. Il porte les lauriers d’or et le visage couvert de rouge il défile hiératique sous les cris frénétiques de la foule. La plèbe exulte et les sénateurs et stratèges déploient des dépenses personnelles considérables pour alimenter la capitale en denrées et festivités lors de cette cérémonie digne des temps augustéens. Ses scutaires à la barbe blanche, ses cataphractaires aux yeux rivés et dont seuls les masques levés permettent de savoir s’ils tiennent plus de l’homme que des dieux, les archers et lanciers thématiques si rudement éprouvés par la bataille, l’armée revient et avec elle les richesses prélevées en Bulgarie. Lorsque l’Empereur clamait que : « La Victoire est à moi ! » il soulignait à coup sur le signe de la providence qui, lui rappelant qu’il est humain, trouves-en la personne du patriarche de Constantinople un sujet pour lui confier le sac de poussière de son sacre. La grandeur appelle à l’humilité et l’humilité à la piété. La grandeur de Constantinople suffit à ce grand barbu qui vient de passer les cinquante ans, il n’a de cesse de remettre à la Ville ses places et aujourd’hui il peut profiter, un jour seulement, d’un statu quasi Divin … au grand damne de l’Eglise ! Les troupes, elles, se reconstituent. La paix a été négociée avec les Bolgars et un espace territorial a été donnée aux Bulgares pour qu’ils prospèrent et vivent dans la Foi et la communion de l’Eglise de Constantinople.



  • Scythie Mineure

    La province n’est plus qu’un lambeau, une terre presque vierge avec quelques habitants grecs et bulgares. La guerre a dévastée les hameaux, les villes et les champs. Pour relever le territoire, l’Empereur accorde une Lettre frappée d’une chrysobulle dans laquelle il ordonne l’ouverture d’une campagne de repeuplement. Pour ce faire, il mise sur les populeuses Iles d’Egée ou encore l’Arménie et la Gothie (Tauride). Des peuples lointains ou proches mais toujours alliés à l’Empire. Une prime est accordée aux nouveaux installés ainsi qu’un remboursement de leurs frais de transport, une annone sera octroyée aux familles s’installant et ceci pour trois ans. Cette politique vise la création d’un Thème avec pour capitale Odessos, ancienne Varna renommée pour correspondre aux aspirations de Constantin : la Scythie Mineure doit être assimilée et son espace défendu, notamment sa frontière Danubienne. La place d’Odessos est renforcée, si 1500 thématiques y sont stationnés temporairement, 2000 cavaliers thématiques les soutiennent dès l’été 770 avec 500 autres fantassins thématiques. Les murailles sont renforcées sur le modèle Constantinopolitain avec deux murailles extérieures et des hauts murs, la défense face à la mer est en revache amoindrie et le port d’avantage ouvert vers le commerce. Une Via reliera par terre, à travers les passes des Monts Balkans, la capitale régionale à Philippopolis et de là à Konstantinopolis. Des Kastrons sont érigés à intervalle régulier le long du Danube et la Poste Impériale étendra ses capacités de communication jusqu’à Odessos. La défense de la Scythie Mineure repose aussi sur le concours des Bulgares de l’Ouest qui sont invités à ratifier un traité avec Constantinople les catégorisant comme alliés défensifs (mais non sujets) de l’Empire. L’amitié est chose rare et l’Empereur veut la cultiver.



    Nouvelles frontières en 770.

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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Dim 4 Nov - 12:27



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




A la croisée des chemins





  • La volonté du Basileus

    Un messager ordinaire arrive à la ville par la voie des mers, il porte un message. Confiant le document aux fonctionnaires du Palais, il traverse au pas de course l’immense complexe palatial pour achever sa course intacte entre les mains du vicaire de Christ sur terre. Assis sur son trône, il quitte sa position hiératique pour tenir et fixer la lettre. Lisant, ses yeux s’illuminent, ses mains se tendent, son visage se crispe puis se détend et apparaît sitôt achevé un modeste sourire. Saisissant sa toge pourpre et se levant de son trône d’or, il s’avance vers sa cour inquiète et, d’un signe, en levant sa main droite, sur ton solennel, il dit à ses courtisans et fonctionnaires : « Qui me suivra, où que j’irais ? Qui me suivra, sur les sentiers de la gloire ? Qui me suivra, envers et contre tous sur la terre des Romains ? ». La réponse est sans appel, le Basileus voit devant lui l’immense foule des gardes et fonctionnaires du Palais, les nobles et les stratèges des Thèmes. Ils hurlent à plein poumon et à l’unisson « Nika ! », puis s’abaissent et touchent le marbre de la salle du trône, vénérant la pourpre tandis l’Empereur donne ses instructions à ses ministres et stratèges : « Par la présente, sous mes auspices et avec la bénédiction du Tout Puissant un général sera nominé à la tête d’une expédition militaire, je délègue à cet homme vertueux le soin de mener une armée pour soutenir notre voisin et allié, le Roi des Lombards ! Que Dieu protège nos vaillants guerriers et nous offrent une fois de plus la Victoire ! ». Un message positif est donc envoyé à Adalgis pour lui apporter le soutien de l'Empire dans ces temps troubles.



  • A l’adresse du Roi des Francs d’Occident, Charles I,

    Amis de la Nouvelle Rome, tes paroles et ton ambassade passionnent la cour et ma personne. T’inspirer de moi et de mes gens est sans conteste l’exemple à suivre, parmi tous les puissants, qui peut se targuer de chiffrer en millions de livres d’or les fruits de son imposition ? Qui peut prétendre bâtir de nos jours de grands monuments et maintenir des infrastructures dignes de celles d’Auguste ou de Trajan ? Je vais faire ouvrir de nouvelles classes dans l’académie impériale de Constantinople et sur trois ans cinq cent hommes que tu m’enverras, moyennant qu’ils soient recommandables, seront instruits par mes gens afin d’apprendre le grec, le latin et le droit et les rudiments de la gestion bureaucratique. Tu assureras la part qui te reviens, celle qui consiste à compenser le prix de ce recrutement de juristes et la dispense de leurs cours et les frais liés, croit le ils coûtent cher !

    Cependant, l’occident est en pleine ébullition selon tes gens, je n’ai eu que des rapports succincts … mais tout semble indiquer que la Lombardie et plus encore l’Occident entrent dans une période turbulente. Une rumeur parlant de ton concours dans un assassinat aussi barbare que celui de Pavie, lors d’un mariage de surcroît, est arrivé jusqu’à moi. La nouvelle embrase l’Austrasie et contamine l’Italie, je m’engage à te donner le bénéfice du doute, mais et sache que mes armées marcheront pour punir les renégats en Lombardie et y rétablir l’ordre. J’achève ma lettre en te transmettant mon amitié et mes prières, que Dieu te garde de veille sur tes choix dans ce monde incertain.

    Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains.



  • A l’adresse du Khan des Khazars, Bulan Subriel,

    Amis de Constantinople, allié et futur parent, ayant reçu ta lettre, j’ai été pris de joie à l’idée d’unir nos maisons et je gage que tu feras le voyage pour le mois de Juillet jusqu’à la Ville ! Considère mon invitation et j’insiste sur un point : tu pourras compter sur une hospitalité digne de ton rang. Tu es le bienvenu en terre amie.

    Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Dim 4 Nov - 17:32



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




La réforme de l'an 770





  • Introduction : Le Basileus Konstantinos V revient d’une campagne acharnée livrée en Scythie Mineure. Il s’est saisit de Pliska et en a fait une terre noire, calcinée et gorgée du sang de ses défenseurs. Il a vaincu les Bolgars et leurs valets Valaques et Bulgares toujours païens le Kontos dans les mains. Il a vu malgré l’éclatante victoire des romains mais aussi la faiblesse des troupes thématiques, trop faiblement pourvues et trop mal entraînées pour encaisser les chocs face à de la cavalerie lourde ou même légère. Dans ces conditions, l’Empereur décide de renforcer l’armée centrale en ponctionnant parmi les Isauriens d’Ikonion, essentiellement Iconoclastes et formant la principale région militaire de l’Empire avec la Makedonia.



  • Tagmata : Les cavaliers lourds et les cataphractaires ainsi que les scutaires subissent les chocs et en infligent de plus grands encore, ces hommes sont l’élite de l’armée. Leur perte sur un champ de bataille serait catastrophique et donc il a été décidé de créer un régiment et un bataillon supplémentaires pour accroître la force de ce corps. Les « Constantiniens » se recrutent peu à peu, ils formeront un régiment de 2000 fantassins lourds. Le bataillon des Spathaires promu les hommes aguerris par la guerre contre les Bolgars. Disposant d’armures prestigieuses et très épaisses, complètes et de rentes dignes de leur rang, ils formeront une force de choc de 500 fantassins ultra lourds en lieu et place de 500 soldats lourds. Au total, 2 500 hommes seront recrutés et entraînés, élevés vers un niveau inégalé de valeur militaire. Scutaires, ils tiendront la ligne jusqu’à leur dernier souffle ! La reconstitution des unités atteintes par les pertes sera achevée fin 770 (tour automne-hiver).



  • Themata : L’armée thématique n’a pas brillée à Dorystolon. Elle a encaissé une charge massive des cavaliers barbares et s’est trouvée repoussée et décimée, se reposant trop sur les Scutaires pour effectuer leur propre devoir. Les fantassins thématiques se voient donc réformés. Une force de 500 soldats médians devra être constituée en Thrace, en Macédoine, en Opsikion, Thracésiens, Bucellaires, Anatoliques, Arméniqaques et Cibyrrhéotes. Ces soldats seront sélectionnés parmi les meilleures recrues thématiques, elles bénéficieront de l’entraînement régulier de la troupe Thématique et un entraînement des Thèmes est organisé dans la plaine Nicéenne au mois d’août par l’Empereur. Prétexte au rassemblement des forces thématiques choisies et la constitution d’un corps expéditionnaire. Au total 4000 fantassins médians attachés aux thèmes vont remplacer un nombre identique de soldats thématiques légers. La solidarité financière de la classe paysanne et l’octroi de terres publiques joue à plein, les soldats thématiques les plus compétents reçoivent l’impôt des autres paysans, des terres en plus et une armure, un arc, un entraînement régulier … que rêver de mieux ? Au printemps 771 ces hommes engageront leurs premières manœuvres dans leurs nouveaux uniformes. Accroissant la valeur des troupes thématiques. L’infanterie n’est pas le véritable cœur du thème, c’est la cavalerie qui s’élance à la guerre et fait les pires dommages à l’ennemi, engage au moment opportun et bat en retraite dans les montagnes avec la vitesse et la violence d’un rapace. Les Stratèges reçoivent donc l’ordre de former 1000 cavaliers légers dans chacun des thèmes suivants :  Thrace, Opsikion, Thracésiens et Buccellaires. Au total, 4000 cavaliers armés d’une armure, d’une lance courte et d’une épée ainsi d’un arc ou de javelots feront office de cavalerie médiane. Disponibles courant du printemps 771, ces hommes remplacent un total identique de cavaliers thématiques. Les pertes dans l’infanterie thématiques sont compensées dans l’année par les volontaires si ardents et heureux de reprendre les terres des victimes de Dorystolon.



  • Financement : Le renforcement de l’armée va de paire avec des distributions d’or plus importantes aux troupes, les soldes coûtent et il s’avère nécessaire de palier le coût des mesures précédentes. En premier lieu des titres courants, antiques et dévalués, sont vendus par l’intermédiaire de bureaucrates. Des terres publiques inexploitées (abondantes) sont vendues à des citadins souhaitant s’installer en campagne et devenir propriétaires. Enfin une taxe exceptionnelle est levée sur les sénateurs, propriétaires en Thrace riches et populeuses terres. Ils payeront un tiers des frais, essentiellement l’équipement.


La lettre secrète


  • Au cours des semaines qui suivent la décision de Constantin V de faire partir pour l’Italie un corps expéditionnaire sous le commandement de Michel Mélissène, alors même que le corps est encore en constitution, l’Empereur reçoit une lettre de la part d’un messager qui lui aussi tente de s’attirer les faveurs du Basileus. Dédaignant d’abord le messager et son document, il se le fit lire derrière un rideau pourpre par Logothète du Drome. Sans donner de réponse autre qu’un vague signe de la main, il quitta sa place et retourna dans ses appartements. Prenant peu à peu contact avec ses proches, l’Empereur finit par être convaincu que son choix initial était le moins enviable et qu’il était nécessaire de refuser à Adalgis le renfort romain. Cachant ses intentions, il n’envoie pas de lettre à Adalgis et maintient le cap, officiellement. Mais en réalité, il entend que l’armée romaine débarque en Italie et défende son pré-carré, guerroie et emporte la victoire.

    A l’adresse de Laurent, Roi d’Italie.

    J’ai reçu ta lettre avec surprise. Je ne m’attendais pas à ce que tu fasses un tel pas et encore moins envers l’Empire des Romains. La couronne de fer est le centre de biens des esprits, aussi je t’écris pour te dire que tu seras assisté par un général, Michel Mélissène. Il mènera l’armée impériale en terre Italienne et assurera les gains impériaux mais aussi ta victoire et celle de Constantinople.

    Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Mar 6 Nov - 16:32



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Le cœur de la civilisation.





  • Debout fils de Rome !

    Endossant sa tunique et portant la toge rouge, le général Mélissène se tient devant ses troupes prêtes à embarquer. Présente sur les docks de la Corne d’Or, l’armée impériale rassemblée s’élance vers une nouvelle épopée. Le général reçoit de l’Empereur un sceau officiel lui permettant de frapper au nom de l’Empire des édits dans l’espace Italien, c’est un grand honneur et avec ce sceau un document stipulant son mandat : Chasser les Lombards d’Adalgis des terres latines et étendre les terres des romains à la Grande Grèce. Les vivres chargés par des navires Vénitiens, le matériel et les troupes transbordées sur des navires romains et escortés par des trirèmes impériales, la direction est certaine : Syracuse. Le départ, situé au mois d’août, permet de fixer l’armée pour l’Hiver dans l’antique place Sicilienne, les premières troupes y débarquent au matin du 9 octobre 770. La cité de Rhêgion est lourdement fortifiée par le Thème de Sicile et son Stratège, les greniers de l’armée sont pleins et l’Empereur effectue une donation aux troupes avant leur départ. Mélissène dispose d’une équipe de bureaucrates, ils devront solder la troupe, assurer la romanisation des cités rendues à l’Empire et assurer la correspondance entre l’armée et la capitale impériale.

    NB : Effectifs et plans communiqués en MP ce soir.



    L'Empereur et son général Michel Mélissène devant le Mur Théodosien avant l'entrée de l'armée dans la Ville.




  • Mariage

    Un mariage somptueux est organisé à Constantinople à la fin septembre 770, le Khan Khazar y étant invité puisque une membre de sa famille, âgée de 18 printemps, Sefa, devient la femme du récemment divorcé Léon l’Isaurien, associé au trône et futur Empereur des Romains. Convertie, la jeune Sefa devient la jeune et puissante Sophia, impératrice en devenir et troisième personne après l’Empereur et Léon dans l’ordre de préséance. Cet honneur est plus qu’un symbole, c’est un acte d’alliance. L’Empereur Constantin V subissant les affres de la vie depuis trop longtemps, il sait qu’il doit préparer au mieux sa succession et contenter ses fils, si prétentieux envers la pourpre et la couronne Impériale … Rendant au Khan ses mercenaires, Constantin V lui remettant les effets personnels des hommes morts à Dorystolon qu'il avait fournit à l'Empire, lui confiant même qu'il a prié pour leur mémoire, leur âme et leur vie dans l'haut delà.



  • Ambassade des Vénitiens

    Un membre de l’ambassade au Doge de Venise : « Un fonctionnaire romain nous a dit que … que contre l’imposition d’une taxe de 10% sur les prix des produits, nous pourrons échanger avec Cordoue et revendre à l’Empire des Romains. Cependant, l’Empire embauche une flotte marchande Vénitienne pour le transport d’aliments en direction de Syracuse afin de subvenir aux besoins des troupes impériales. Je crois que l’accord est généreux, reste à l’appliquer ! »
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Ven 9 Nov - 18:11



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Politique Intérieure : « Le Mur Isaurien »





  • Thrace et Scythie Mineure

    L’Empire des Romains triomphe, les Balkans retrouvent une relative sécurité tandis que les provinces Italiennes se reconstituent à l’ombre de l’armée menée par Michel Mélissène. Le choix de l’Empereur est celui d’un homme usé par les années et voulant à tout prix laisser à son peuple autre chose qu’une lance et un bouclier, il veut laisser des champs florissants et des églises à l’architecture magnificence, des jardins, des routes et des villes entretenus. Il veut redonner son faste au Thème de Thrace. Par extension, il veut reconstruire l’occident romain oriental des Balkans et lui redonner la vitalité qui était autrefois la sienne.

    Les Stratège de Thrace et de Scythie Mineure sont rencontrés par l’Empereur en personne au printemps 771. Celui-ci a pu voir de ses yeux la terre de Philippe, largement dévastée et laissée à l’abandon. Les forets reprennent leurs droits et tout ou presque évolue dans un vide bureaucratique consternant. Pour repeupler la Thrace et la Scythie Mineure, du Danube aux côtes de Kallipolis et jusqu’aux portes de la Ville il choisit les lieux des futures cités des deux Thème restaurés. Il nourrit de grandes ambitions et ne lésine pas sur les ressources pour rendre sa splendeur à cette région. Il ordonne d’élever ou reconstruire pas moins de sept cités, les cinq sœurs comme les nomment leurs architectes. Il fait d’Odessos (précédement Varna) la capitale du Thème de Scythie Mineure et y envoi de nombreux colons venus de Constantinople. La main d’œuvre urbaine est stimulée pour partir à la campagne et constituer la population de la cité. Une annone sera versée régulièrement à la population de la ville, une donation frumentaire somme toute suffisante pour combler les ventres vides. A eux d’élever des cultures, aux bourgeois de Constantinople d’ouvrir des commerces, des échoppes et des ateliers. Il relève Philippopolis (Plovdiv) de sa situation misérable en y envoyant des colons pourvus d’esclaves slaves, ils auront pour mandat de défricher. Le chef du Thème y élit domicile ainsi que l’administration provinciale. Au bout de vingt ans de labeur, les esclaves seront rachetés à leurs maîtres qui les reçoivent contre une modeste somme. Ils deviendront des hommes libres et citoyens de l’Empire. Ces terres, vastes, seront aussi vendues à des Anatoliens, des nobles ou des paysans souhaitant une plus grande surface cultivable aux frais de l’Empire. L’Empereur relève Hadrianapolis (Andrinople) qui depuis les assauts des Goths au 4ème siècle ne s’est jamais véritablement relevée des pillages et des massacres. Il décide de fonder le « Mur Isaurien » qui défendra la Thrace en s’appuyant sur les passes des « Monts Balkans ». En somme, il s’agit d’un réseau de fortifications. Chaque passe devra être défendue par un fossé, des murs de sept mètres, un talus, un second mur de douze mètres et des tours. Elles commandent trois portes, une caserne se trouvant de l’autre côté et enfin un mur d’enceinte et des quartiers pour les aliments et l’équipement, les bêtes. Ce véritable chef d’œuvre de l’Empire reprend sur le principe deux construction antérieures : le « Mur d’Hadrien » et le « Mur Théodosien », la construction prendra six ans et devient une priorité de l’Empire pour se prémunir des assauts du nord. La Scythie Mineure est reliée par plusieurs Via à ces passes (environ une dizaine) et va voir sa fortification d’Odessos renforcée. La clef de voûte de la défense est Serdica qui commande à elle seule trois passes mineures et une majeur qui donne sur la plaine de Philippe. La place existante peut détenir 6 000 combattants, elle est renforcée afin de permettre aux romains, via les « Portes de Trajan » de faire venir des renforts à la citée, la « Porte Trajan » est défendue par une muraille identique à celle des passes à une exception près, elle compte deux fossés et une citadelle, permettant quoi qu’il arrive de tenir le passage fermé aux barbares.



    Pour la légende, il faut voir la fiche.


    Il ordonne finalement de repeupler Serdica (Sofia)et Anchialos, les mines de fer et de cuivre de Serdica étant sous exploitées l’Empereur fait accorder aux citadins de la Ville et aux Egéens une prime pour habiter dans cette région, une autre prime par centaine de kg de fer ou de cuivre extrait et commercialisé par les mines de l’Etat Romain et enfin une prime à tous les bâtisseurs, ouvriers et architectes du « Mur Isaurien ». Anchialos (Burgas) sera dotée d’un port digne de ce nom et reliée via une Via à Philippopolis et donc Serdica et Constantinople. L’Empereur accorde finalement des terres à l’Eglise, parfois contre de l’or au profit des coffres de l’Etat, souvent gratuitement puisque vierges contre une modeste somme d’or à verser à terme (15 ans). Les domaines monastiques, productifs et très riches dans l’Empire, s’étendent donc inexorablement vers le Danube et ainsi convertissent les populations survivantes des Bolgars en Scythie Mineure. Le Thème de Thrace va voir ses terres octroyées à des thématiques déjà en poste pour constituer une « Garde du Mur Isaurien » stationnée à Philippopilis. Il s’agit de cavaliers médians armés de javelots ou d’arcs, d’épées et de lances. Ils seront recrutés en Thrace et en Macédoine, leurs éléments auxiliaires seront composés de stratiotes plus nombreux des soldats médians. Au total, 2000 thématiques médians émergeront en quatre ans dans les terres de Thrace à la place de thématiques de l'Opsikion et 1000 cavaliers médians hyrbides (+1 de cohésion et -1 avec javelots) nouvellement recrutés. La défense de la Thrace assurée, l’Empire peut dormir tranquille, la Ville est enfin en sécurité.



Diplomatie : « La voix du Basileus »




Cour et Etat Impérial Romain.



  • Ambassade du Calife :

    Devant le Patriarche de Jérusalem, l’Empereur des Romains n’a manifesté aucune gratitude pour l’ambassade, il revoit les cadeaux qu’il juge déplacés. Pour lui, il s’agit d’une plaisanterie de mauvais goût. Une ambassade avec un éléphant et une nouvelle demande de conversion ? Il fait quitter la salle du trône aux ambassadeurs. L’Empereur accorde à l’ambassade un traitement moins énergique pour les questions commerciales et autorise son Logothète du Drome à explorer la piste d’une augmentation des flux d’épices et des pierres précieuses, d’encens et de colorants vers l’Occident. Il lui annonce que vingt pourcents de plus peuvent être achetés par l’Etat Romain entre 772 et 776 soit une augmentation régulière de 5% d’achats, permettant ainsi de diminuer les prix en occident et de rendre ces matériaux transformés plus lucratif pour les romains ainsi que de satisfaire les caravaniers orientaux. En finalité, c’est un résultat mitigé que cette ambassade qui va continuer son chemin en Europe.



  • Lettre adressée au Khan des Khazars :

    Frère et allié, tu as mon plein soutien dans la période tourmentée que tu traverses. Des denrées de Thrace te seront vendues à prix raboté, d’autres seront cédées par les domaines impériaux pour combler une partie de tes déficits. De l’or sera envoyé pour que tu puisses recruter quelques troupes (jusqu’à 3000 hommes). Une expédition sera assemblée dans un délai important, quelques éléments vont défendre au mieux Cherson, mais l’action militaire demeure difficile pour une puissance essentiellement piétonne dans un monde de cavaliers des steppes. La guerre que tu subis me navre, mais comprend que je dois simultanément assumer l’invasion des Alains qui ravagent les terres de l’Empire au Lazique et une expédition dans la lointaine Italie. Aussi c’est du temps que je te demande, du temps pour qu’en 772 je puisse réellement faire pencher la balance en ta faveur. Pour l’instant, mon aide est limitée, j’en conviens. J'aimerais t'acheter 30 000 esclaves pour pourvoir mes terres, si tu l'acceptes tu seras rémunéré grassement et pourvu des équipements destinés à la cavalerie lourde (500 hommes).

    Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Sam 10 Nov - 9:24



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain






Politique Intérieure



  • La Grande Grèce :

    Les exploits du stratège Michel Mélissène sont arrivés à Constantinople, les messagers sont formels : l’Empire renaît ! L’Empereur fera défiler à retour ses troupes dans les rues de Constantinople. Un triomphe l’attend sous les auspices de l’Empereur Constantin ! Une nouvelle campagne l’attend …en Orient ?

    Quoi qu’il en soit, pour la première fois depuis cent ans les frontières cessent de se contracter et le territoire Impérial connaît une expansion en Italie méridionale. Le corps expéditionnaire romain placé sous le commandement de l’intrépide Strategos Michel Mélissène est parvenu à imposer la volonté impériale aux barbares et à rétablir un pouvoir latin et allié en Italie. Mais pour peu de temps, l’hécatombe se poursuit avec la disparition de Laurent et la divisions des factions en Italie. Constantinople, garante de l’ordre dans la botte, ne fermera pas les yeux sur la question Italienne.

    Dans les territoires du Thème de Sicile, en revanche, la paix règne. Les impériaux rétablissent l’Aigle Impérial dans toutes les cités livrées par Laurent et établissent des bureaux du fisc et du commerce, fondent des tribunaux et des centres administratifs. Taras (Tarente) et Barion (Bari) deviennent des municipalités romaines. Le Thème de Sicile est renommé « Grande Grèce » (Megale Hellas) en opposition au Thème de Grèce ou d’Hellade (Hellas). Sa position stratégique en fait le Thème le plus exposé aux troubles d’Occident mais c’est aussi un Thème prospère, la Sicile en elle-même a été peu touchée par les épidémies et n’a eu à connaître aucune campagne meurtrière, aucune qui soit de loin comparable à celles livrées en Italie du nord contre les goths et lombards. Elle est un grenier à blé depuis des siècles, sa plaine centrale étant fort attractive et productive elle capte de nombreux paysans libres et exporte ses denrées partout autour d’elle. Les barrières douanières entre les cités du Thème sont abandonnées, cet impôt romain est donc mort en Italie et permettra l’expansion des échanges et la mobilité des biens et des capitaux. Les municipalités impériales, dirigées par des fonctionnaires impériaux, deviennent la règle en Italie romaine. L’armée Thématique de Grande Grèce est renforcée par 1000 recrues, ils serviront à l’appel du Stratège pour défendre les places et les frontières. Enfin, une école de juristes est fondée à Syracuse ainsi qu’une modeste bibliothèque, le régime iconodoule va pâtir de l’influence renforcée de Constantinople et peu à peu se soumettre à la politique hostile aux images.



Politique Extérieure



  • Ambassade adressée au Khagan des Avars :

    Une modeste ambassade composée de quelques hommes, porteuse d’un message personnel qui sera lu au Khagan par un traducteur, tente la difficile marche vers les terres du nord. Son arrivée, prévue pour l’an 772, n’est pas certaine, mais elle part en juin 771 et tous à Constantinople espèrent qu’elle arrivera bien au Khagan. Elle traversera les terres Danubienne en longeant son fleuve et arrivera jusqu'au Ring des Avars.

    NB : Affaire à suivre.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Sam 10 Nov - 20:10



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain






Les barbares sont dans les murs



  • Italie

    En Italie, les troupes romaines n’ont pas chômées. Le Stratège Michel Mélissène a emporté une grande victoire, mais de bien courte durée. L’Empereur constate par l’intermédiaire de son Stratège la fin de l’éphémère royaume d’Italie. Constantin V fait alors des offres aux princes lombards du sud, les invitant à constituer des principautés fédérées à Constantinople. Contre la protection impériale et une intégration partielle à la Romanie (nomination des successeurs des princes, droits de douanes romains aux frontières et service dans l’armée romaine sous forme d’alliance), ils disposeraient d’une autonomie et de la conservation de leur dynastie, de leurs terres et de leurs clients. Sous réserve toutefois qu’elle soit fidèle alliée de Constantinople selon le traité proposé à chaque prince.



  • Asie

    Les peuples scythiques, ces héritiers des Sarmates, se ruent sur les maigres défenses de la passe de Darial et entrent en terre romaine. Ils ravagent sans peine les hameaux Lazes et encerclent des garnisons frontalières condamnées à une mort certaine. Alors que les cris des Lazes font écho dans les monts du Caucase, alors que l’ennemi barbare s’élance contre la romanité et ses gens et que tout espoir semble avoir quitté la terre … l’Empereur, vers qui tous se tournent, prend les armes. Il annonce face au sénat atterré l’entrée en guerre de l’Empire et le rassemblement du gros des régiments centraux. Une puissante armée est groupée au mois de Juin à Nicomédie et les immenses troupes thématiques sont levées pour défendre les frontières impériales. La dernière migration, celle des Alains, s’écrasera sur la lame de fond de l’Histoire, la Ville est ancienne mais l’Empire est éternel !

    Le César Léon IV dit le « Khazar », époux de Sofia de Khazarie, est associé plus étroitement au trône puisqu’il prendra en charge la diplomatie impériale tandis que l’Empereur mènera l’armée en Asie. Son frère, le César Nicéphore, est un homme physiquement imposant et épéiste émérite, mais il n’est pas l’aîné de la fraterie et ne représente donc pas le choix de Constantin V concernant sa succession. L’Empereur fait donc de son fils Nicéphore un officier, membre des Excubites et lui faire jurer de défendre l’Empire son frère, de lui être toujours loyal. Le Patriarche de Constantinople étant présent et devant être témoin et garant après la mort de Constantin de l’attitude de Nicéphore. Que Dieu veille sur Léon IV qui est proclamé Empereur par l’armée, le peuple et le sénat avant la marche vers la guerre. Les dés en sont jetés : l’Empire entre guerre.

    NB : Plans envoyés en MP ce soir.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Dim 11 Nov - 11:26



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain







  • L'antique marche :

    Alors en marche vers Ancyre, l’Empereur des Romains reçoit un messager de la part de son fils, le coempereur Léon IV. Celui-ci l’informe à la hâte, après avoir chevauché des heures durant, qu’une crise éclate en Italie. Les Avars dévastent les terres lombardes tandis que les Francs revendiquent la « couronne de fer ». Le flanc Italien tombera-t-il ? Et si oui, que restera-t-il de l’œuvre de Justinien, de ses généraux Bélisaire et Narses ? Que feront les populations d’Italie sans protecteur civilisé ?

    L’Empereur décide après quelques instants de halte de communiquer ses ordres à son fils. La guerre en Italie préoccupe plus la sécurité des romains que celle du Caucase, une paix doit être négociée avec les Alains. Des terres et un modeste tribut est accordé à ces cavaliers des steppes tandis que les Romains reprennent la route … vers Nicomédie. Une armée pléthorique rentre à Constantinople et la flotte assure le transport d’une expédition. Toutes voiles dehors des dizaines de navires transportent les forces impériales jusqu’en Sicile.

    Arrivé en vue de Syracuse fin Septembre, l’Empereur est lui-même une surprise pour se sujets. C’est un Empereur Romain qui se déplace et visite la terre d’Italie, une première depuis cent ans ! L’occasion en vaut la chandelle, le Basileus des Romains surprend Michel Mélissène et ses hommes, il débarque à pieds et rien n’est prêt pour l’arrivée du Vicaire de Christ sur terre. Il amène avec lui une solide force armée et entreprend une donation d’or à ses sujets présents sur les docks de la cité. La foule affluente ne cesse de se courber face au Basileus qui s’avance d’un pas ferme vers le cœur de la cité. Il y a des milliers de scutaires romains et de cavaliers qui arrivent, des centaines de navires de transport et la flotte de combat de l’Empire.

    Les troupes débarquées font jubiler les citadins, jamais ils n’avaient vu pareille armée, du temps de Justinien peut-être, mais en Italie … qui croyait que l’Empire reviendrait ? Les Princes Bénéventins courbent l’échine et font le déplacement en urgence pour successivement présenter leurs hommages et leur soumission au Basileus alors en marche. C’est que Constantin V et le César Nicéphore caracolent derrière les unités légères de l’armée impériale qui s’élancent vers Rome ! Les Stratège Jean et Michel partent vers un antique objectif : Rome ! Un détachement est lancé dans les plus brefs délais pour atteindre l’ancienne capitale et se trouve alors à quelques kilomètres de la place, ordre aux stratèges de s’emparer du Pape et du vulgaire « trône de saint-pierre », d’y faire place nette, d’expédier le Pape de Rome à l’Empereur et de faciliter l’installation d’un véritable patriarche Sicilien iconoclaste d’origine grecque qui y sera nommé dans les prochaines semaines.



  • Ambassade adressée au Khagan des Avars alors dans le Ring :

    Admirable voisin, ton royaume s’étend des Carpathes au Danube et au-delà parfois, c’est l’antique Pannonie que tu sembles garder tel un valeureux Vigile contre les ennemis du monde qui voguent au-delà dans les profondes forêts orientales. Entre deux illustres peuples, l’Empereur sait que l’amitié peut émerger. Nos batailles passées et nos luttes ne sont qu’un souvenir ! L’Empereur m’a mandaté pour t’offrir plus que quelques paroles, il souhaite sceller une entente commerciale entre ton Khaganat et son Empire. En substance, Tu pourrais traverser avec des navires le Danube et atteindre un relais situé en Scythie Mineure, là tu déposerais et échangerais les épaisses fourrures, les peaux, les métaux que tu possèdes, tanne ou extrait. Nous commercialisons en or et en argent, aussi tu recevras une forte monnaie pour toutes tes précieuses marchandises.

    Envoyé Romain au Khagan d’Avarie.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Dim 11 Nov - 15:04



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain







  • L'ambassade croate : L’ambassade traverse mille terres et franchi mille obstacles, elle rencontre de nombreuses tribus et ennemis en tout genre. L’ambassade parvient tant bien que mal au « Mur Isaurien » en construction … c’est un choc. Quatre mille ouvriers travaillent sans relâche à l’édification de la muraille dans la passe que les ambassadeurs empruntent. Tours, armes de sièges, soldats, travailleurs, ingénieurs et architectes façonnent la passe pour la rendre impénétrable. D’abord traités comme des voyageurs armés, autrement dit des brigands, une troupe de cavaliers romains se charge d’arrêter la colonne mais les interprètes expliquant la qualité et le mandat de l’ambassade. L’officier de l’escadron mène donc ces hommes de l’autre côté de la muraille isaurienne, contre leurs armes les plus luxueuses et quelques pièces d’or ces hommes peuvent continuer leur route vers Serdica et l’atteignent au mois d’août. La place forte compte à elle seule 6 000 miliciens en temps de guerre, elle est en train d’être renforcée et sanctuarisée, ses habitants prospèrent et la cuvette de Serdica est un pôle commercial notable dans les Balkans, par-là transitent les caravanes et les denrées, s’échangent les pièces de monnaie et s’achètent moult produits manufacturés venus de Constantinople. L’étendard pourpre et le Chi-Rho flotte au sommet de la citadelle et les dômes d’or des Eglises illuminent les cieux. Franchissant cette cité mi-grecque / mi-bulgare ils atteignent la plaine de Philippe et là par visitent les cités, toujours plus populeuses, toujours plus riches, toujours plus anciennes … jusqu’au cœur de la civilisation, Constantinople ! Face au mur Théodosien, c’est l’antiquité qu’ils contemplent. Entrant dans la cité par une des Grandes Portes, ils finissent non sans mal par obtenir une entrevue avec le Logothète du Drome (Ministre des affaires étrangères). Ce dernier leur annonce que l’Empereur est en guerre, qu’il mène une armée au-delà de l’océan, en Italie, mais que son fils Léon IV, coempereur, les recevra.

    Séjournant dans une aile sécurisée du Palais, ils sont soignés, nourris et habillés. Ils visitent le cœur de la chrétienté et assistent même à des tribunaux impériaux en plein air, admirent la colonne Constantinienne avec à son sommet l’Empereur Constantin et son Globe, le monde concentré en ses mains … tout un symbole. Enfin, l’ambassade est reçue au mois de septembre, elle a repris des couleurs et attend avec impatience son entretenue personnelle avec l’héritier de l’Empire. Ils découvrent un homme jeune, plutôt mince mais très grand et à la voix clame, un être d’une tranquillité olympienne. Il reçoit l’ambassade en pleine salle du trône et entend ce que la délégation a à proposer et ce qu’elle demande. Le coempereur Léon, l’air détendu, se lève de son siège. Tous se prosternent, les ambassadeurs reculent et baissent leurs têtes, l’Empereur dit : « Je vous suis reconnaissant, vous avez fait longue route et vu bien des choses, vécu bien des événements pour rencontrer ma personne. L’Empire est impersonnel, mais je ne suis pas ingrat. Votre noble souverain sera récompensé par le titre de noble patrie (Antypathos) et sera inscrit aux listes des amis de Constantinople. Emportez avec vous la somme qui correspond à sa rente pour deux années. Je me propose d’être son parrain, il est le bienvenu à la Ville, ses enfants peuvent y étudier à loisir. Partez avec ma bénédiction, défendez la terre des Romains, Constantinople ne sera jamais ingrate à votre égard. Repartez avec ma bénédiction et celle du tout puissant, repartez avec des hommes de Foi et fondez-vous dans l’Oikoumène. Adieu. ». Se réinstallant sur son trône, Léon passe à une affaire autre, concernant l’Italie … les ambassadeurs sont reconduits à l’extérieur.

    Avant de repartir, les ambassadeurs reçoivent une mystérieuse lettre adressée à Visesvlav par le Logothète du Drome. Il reçoit, dans ce document, le titre d’Antypathos, certes, mais aussi un devoir, défendre les places romaines de Dalmatie. Contre le respect de cette consigne, il recevra le soutien de l’Empereur dans sa propre défense territoriale et personnelle (comprendre son domaine et sa personne). L’Empire s’y engage !
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Dim 11 Nov - 21:25



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Rome aux Romains





  • La fin d’une ère: Hurlant à plein poumons, les italiens peuplant la modeste cité de Rome refluent vers l’Urbs. Mais ce dernier n’a plus de métropole que le nom. Ruiné par les guerres, les dépopulations et la négligence sans parler de la réutilisation de ses matériaux pour la construction de maisons de fortune l’antique capitale du monde Romain ressemble plus à un taudis pathétique qu’à ce que les Papes de Rome appellent « Le Siège de Saint-Pierre ». Car oui, c’est le Pape que le Stratège Mélissène recherche. Ses cavaliers tracent à travers les ruines et les ruelles de l’ancienne Rome et finissent par débusquer un cortège de prélats en tenue de bure tentant de s’enfuir vers le Nord. Les cavaliers romains les interceptent et découvrent non pas quelques moines mais le Pape, ses cardinaux et amis. L’escorte en armes tente bien entendu de le défendre mais elle est massacrée devant ses yeux. Le Pape Etienne III, fait prisonnier par des cavaliers, est livré au Stratège Mélissène. Promettant de le sauver de l’enfer, le Pape Etienne tente bien que mal de s’extirper de son hôte, mais sa rhétorique papale passe mal et il finit aux fers, attaché à un cheval qu’il doit suivre jusqu’à l’Empereur. C’est un gueux qui arrive épuiser et les jambes ainsi que les pieds en sang devant l’Empereur, à Naples. Celui-ci, à la vue du Pape, s’écrit en latin : « Alors charogne, tu crois toujours être l’élu de Dieu ? ». Le Pape, détaché, éberlué et épuisé, s’effondre devant l’Empereur des romains et le supplie de l’épargner. Ce à quoi l’Empereur lui demande de confesser ses pêchers et ses fautes théologiques à un homme de Foi, un prêtre de sa cour de campagne, un iconoclaste.

    Le Pape, fiers voir arrogant, juge devant l’Empereur être seul à même d’accorder le pardon sur terre, d’être habilité par une mission divine. Ce à quoi l’Empereur finit par répondre : « Tu t’adresses en tant que mendiant à l’héritier d’Auguste, je ne traite qu’avec Dieu car il n’y a pas d’homme entre moi et le Divin. ». Puis, rajoutant à ses hommes : « Dépouillez-le de ses vêtements et tondez-le ! ». Le Pape subit l’humiliation, nu comme un vers, il est rasé avec vigueur et jeté dans la boue. Sous les rires des soldats et des sujets impériaux, le Pape craque. Moralement fini, physiquement à bout, dépouillé de ses insignes … il apprend qu’il est déposé et qu’il devra vivre dans une pièce de bonne à Constantinople, dans une caserne, au service des soldats des Tagmata ! Le nouveau Patriarche de Rome n’est autre qu’un évèque de Sicile, Anastase d’Agrigente. Placé à Rome par l’Empereur, il devient Anastase III. Le « trône de saint pierre » tombe entre les mains de Constantinople et une nouvelle fois depuis la fondation de l’Empire l’Italie redevient, au moins au sud, terre Romaine. L’appel des iconoclastes de Constantinople au travers de la prise de Rome est clair : L’Empire dicte les questions religieuses de la chrétienté, pas de supériorité d’un quelconque Pape ! La place de Rome investie, c’est le Latium qui tombe tandis que l’Empire entamera la construction de places fortifiées dans le Bénévent et le Latium. Le Basileus y est, il y reste ! S'occupant de réorganiser le territoire du Thème de Grande Grèce, l'Empereur séjourne l'Hiver durant à Syracuse.
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

le Lun 12 Nov - 16:16



Basileía Rhômaíôn / Empire Romain




Stabilisation Impériale





  • L'eau et le fer : Après un repos mérité à Syracuse, l’Empereur repart au début du mois de Novembre et atteint Constantinople trois semaines plus tard. Les navires transportant la troupe impériale atteignent Smyrne, Nicomédie et Constantinople, déversant des milliers d’hommes que le Basileus avait amené avec lui. Au total, l’Italie est défendue par le Thème de Sicile et une modeste force centrale. Son mandat est de réemployer les pierres de Rome et de sa muraille en ruines et d’élever une muraille et une citadelle dans l’ancienne Rome défendue par 1000 hommes. Défendant ses sujets, le Basileus entend qu’ils soient en sécurité dans cette Lombardie terrorisée par les raiders Avars. Il fait élever à Ostia Aterni (Pescara) une forteresse et un port, y place une garnison de 2500 hommes et y accueille les réfugiés qui contre leur effort pour ériger la place et les habitations seront exemptés de tout impôt pour dix ans. Aquilée et ses murailles sont renforcées et 1000 hommes y résident. Ces trois points forment les bouchons face aux nomades. L’armée de Sicile compte en 772 : 8 000 thématiques, elle va voir ses effectifs de stratiotes renforcés et portés à 12 000 thématiques. A Syracuse se maintien une armée de sécurité 1 500 médians à pieds, 1500 lourds à pieds, 1000 cavaliers médians et 500 cavaliers lourds. Au total, cette force stationnée en Italie atteindra en 774 l’effectif de 16 5000 combattants. Le reste de l’armée, stationnée aux frontières ou à Constantinople, attend la suite.

    Les iconoclastes jusqu’ici considérés comme des fanatiques notamment à Constantinople, s’imposent peu à peu dans quelques provinces orientales de l’Empire romain. Jusqu’en Sicile ou leur influence commence à lentement s’implanter. A Constantinople, bastion de la résistance aux sanctions contre les icônes, la tendance influence quelques Eglises dont les prêtres décident de bannir les représentations divines et les icônes de leurs lieux de culte. En revanche, si les succès sont importants, si le fanatisme iconoclaste grandit parmi les classes les plus élevées de la société, les icônes semblent avoir la faveur de personnalités encore influentes. Les sanctions imposées par le passé ne dépassant toujours pas les portes du Palais et quelques Thèmes désormais réellement acquis à cette doctrine.

    Le désaveu par Charles I, Roi de Neustrie et de Lombarde, du Pape et du saint siège brise également l’équilibre entre les Eglises de la Pentarchie. Ainsi, l’Empereur détient par l’intermédiaire de ses Patriarches de Rome et Constantinople la réalité du pouvoir spirituel à travers les terres encore chrétiennes. Elles doivent néanmoins composer avec Antioche, Jérusalem et Alexandrie, toujours très influentes et foncièrement riches. Le soutien impérial à l’iconoclasme en dehors des frontières impériales n’est pas palpable et le fils de l’Empereur le sait. Léon IV, coempereur et gérant bureaucratie et diplomatie tandis que son père se vieillit, sait que la situation ne sera pas durablement tenable, que le carcan iconoclaste suite aux victoires répétées de l’Empire s’épuise. Si Dieu accorde sa faveur à la chrétienté, c’est qu’il est clément. Donc que les icones, en définitive, sont secondaires dans ses considérations. Cette idée est développée par de nombreux théologiens et l’idéal Isaurien se fissure peu à peu. Des icones demeurent portées ou disposées dans les chambres de bien des fonctionnaires palatins.



    Représentation de l'iconoclasme.





  • Charles I, Roi de Francie et de Lombardie : Ainsi, Léon IV a reçu la lettre de Charles 1er comme un signal, il envoi une lourde ambassade en Francie, de Constantinople jusqu’à Massilia et de là jusqu’au Roi de Francs et des Lombards. Désireux par l’intermédiaire de ses envoyés fixer à jamais les frontières, virtuelles ou réelles, par traité. Il veut également entamer un lien avec ce personnage du nord et pour ce faire déploie des présents, des étoffes rares et des colorants, des parfums et des épices mais aussi des armes nobles et prisées dont une épée au manche frappé du Chrisme et au pommeau pourpre, un bijou y étant incrusté et reluisant à la lumière. Lame fine pour un Roi-guerrier estimable. Les ambassadeurs ont des possibilités très larges de négociation, certaines demeurent encore secrètes et Charles ne l’imagine guère ...
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Re: [Fiche] Basileía Rhômaíôn / Empire Romain

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