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Royaume des Francs et des Lombards

le Lun 29 Oct - 3:38


Regnum Neustriae - Neoster-rike


Résumé du sujet :

Souverain : Roi Charles/Karl/Carolus
Epouse : Himiltrude (concubine)
Héritier désigné : Roi Carloman
Descendance : Pépin (bâtard)
Religion : Christianisme Catholique
Capitale : Noyon.
Système politique : Monarchie
Monnaie : Denier

Armée : 16 000 hommes dont :

  • 3000 cavaliers lourds (Noblesse)
  • 4000 soldats lourds (Noblesse)
  • 4500 soldats médians (Suite de nobles)
  • 4500 archers (suite de nobles)



Histoire des Francs


L'Origine du Royaume des Francs

Les Francs sont un peuple germanique apparaissant sous la forme d’une confédération de tribus au moment des Grandes invasions.
Les Francs apparaissent au début du Ier millénaire dans les sources latines. Le terme désigne probablement une ligue - ou confédération - de peuples germaniques installés sur la rive droite du Rhin inférieur, au-delà des frontières de l’Empire romain, et qui n’étaient pas assujettis à l’Empire ou à un autre peuple plus important. Le latin francus, franci tend à prouver qu’ils se nommaient ainsi, puisque frank signifie libre en langue germanique (on peut aussi retrouver l’origine du mot Franc dans le mot Frekkr (signifiant hardi, vaillant) issu de la langue Germanique).
Au IVe siècle, les Francs saliens, battus par l’empereur Julien, deviennent les Lètes de Rome, qui les laisse s’installer en Gaule belgique. C’est ainsi le premier peuple germanique à s’établir de manière permanente en territoire romain, et donc le premier aussi à se latiniser. Ces peuples avaient pour point commun de rivaliser avec les Alamans, autre regroupement d’ethnies établies plus au sud sur la rive droite du Rhin.
La langue - ou les dialectes - originellement parlés par les Francs ainsi que leur faciès culturel sont rattachés au groupe ethno-linguistique indo-européen germain occidental, comme les Angles, les Frisons et les Saxons par opposition au groupe germain oriental auquel appartiennent notamment les Goths.Ce royaume des Francs où, dès le VIIe siècle, le terme « Franc » a perdu toute connotation ethnique du fait des mariages mixtes entre Gallo-Romains et Francs et de l'enrôlement dans l'armée de non-Germains conserve ainsi seul le nom de Francie ou France.

Les Grandes Invasions

Au IIIe siècle, les Francs participent aux grandes invasions dites "barbares" (257), aux côtés d’autres peuples qui pénètrent dans l’Empire romain. Le rôle des Francs reste cependant controversé. Il s’ensuit un rétablissement pour Rome, car les ligues germaniques de l’époque ne pouvaient tenir tête à l’armée impériale.
Vers la fin de l’Empire, aux IVe et Ve siècles, on retrouve des Francs comme Lètes dans la défense du limes, alors grandement romanisés, et en lutte contre d’autres barbares plus menaçants. Le terme de barbare disparaît avec la fin de la civilisation romaine et de l’espace culturel gallo-romain.

Les Mérovingiens

Parmi les Francs qui sont entrés au service de l’Empire depuis la fin du IIIème siècle, se trouvent les Francs saliens. Leur ancêtre légendaire, sans doute quasi-divin selon les rites germaniques, est pour eux la principale source de légitimité du pouvoir royal. Il se nomme Mérovée.
Toutefois, au Ve siècle leur roi est aussi devenu proconsul des Gaules, c’est-à-dire un fonctionnaire romain d’origine germanique mais très bien assimilé. Les Francs sont alors solidement établis dans les territoires qui allaient devenir la Neustrie et leurs fonctions militaires leur confèrent un pouvoir important en ces temps troublés : le jeune Clovis devient leur roi à Tournai, probablement en 481. Mais il lui faut plus que le pouvoir d’essence divine que lui confère la mythologie tribale germanique, pour s’imposer face aux évêques, aux patrices ou à la population gallo-romaine en partie christianisée.
Installé à Soissons, où il a renversé un général romain nommé Syagrius, Clovis est sans doute d’abord sensible aux conseils de sa femme burgonde, Clothilde, convertie au catholicisme, et à ceux de l’évêque de Reims, Rémi.
Peut-être au cours d’une bataille importante contre les Alamans, la bataille de Tolbiac, il promet de se convertir à la religion chrétienne catholique s’il est victorieux. Il tient parole et reçoit le baptême en 496 à Reims, avec 3 000 guerriers. Par la suite, il tente d’inculquer les principes chrétiens à son peuple qui demeure largement païen.
Après une suite de victoires sur ses rivaux barbares, notamment sur les Burgondes lors de la bataille d’Autun, Clovis apparaît donc comme l’un des premiers rois germains d’Occident à avoir adopté la religion chrétienne dominante, celle de Rome, contrairement aux Wisigoths ou aux Lombards ariens et aux Alamans païens.
Il parvient ainsi à gagner le soutien des élites gallo-romaines et à fonder une dynastie durable (laquelle prend le nom de son ascendant germanique) : les Mérovingiens.
Les Mérovingiens règnent alors sur toute l’ancienne Gaule jusqu’au milieu du VIIIe siècle. Leurs souverains les plus connus sont : Dagobert Ier et la reine Brunehilde. Il faut noter qu’à cette époque, comme sous la dynastie suivante, il n’est pas question de France, mais bien d’un royaume des Francs : les rois germains, en effet, ne règnent pas sur un territoire, mais sur des sujets.

Les Carolingiens

Dès la fin du VIIe siècle, alors que la politique est marquée par des querelles sanglantes entre les Francs neustriens (à l’ouest) et austrasiens (à l’est), les derniers Mérovingiens sont cantonnés à un rôle de souverain d’apparat. Ils ont un royaume exsangue : le pouvoir émietté est aux mains des aristocrates terriens. La culture latine a progressivement régressé au cours des deux siècles précédents. Une crise économique sans précédent a mis à mal l’ensemble des repères de l’Occident antique : elle est notamment due à la fermeture des routes commerciales avec le monde méditerranéen à cause des conquêtes arabes.
C’est dans ce contexte que commence l’ascension d’une nouvelle famille. Parmi les réels détenteurs du pouvoir, les maires du palais austrasiens prennent de facto le contrôle de l’ensemble du royaume des Francs, avant de détrôner publiquement le dernier Mérovingien et de former leur propre dynastie : il s’agit des Pippinides, ultérieurement connus sous le nom de Carolingiens. Soucieux de légitimer leur coup d’État, les Pippinides rattachent quant à eux leur origine à Francus, un Troyen légendaire, et se rattachent par là une nouvelle fois à Rome.

L'Aquitaine

En 620, les Vascons s'établissent dans la partie méridionale de l'Aquitaine, prenant alors le nom de Vasconie. En 629, les deux fils du roi Clotaire II succèdent à leur père alors que Caribert, fils de Sichilde avait été écarté du pouvoir pour cause de handicap par Clotaire II. Son demi-frère, Dagobert, fils de Bertrude, est donc reconnu par les grands comme roi de Neustrie et de Burgondie. Mais Brodulf, frère de Sichilde et oncle de Caribert, avec l'appui de partisans neustriens, pousse Caribert à revendiquer sa part de l'héritage paternel. Il obtient donc de Dagobert Ier, conformément à la règle de succession de la loi salique prévoyant le partage du Regnum Francorum entre les différents princes, un territoire allant de la Saintonge aux Pyrénées et ayant Toulouse pour capitale, comprenant notamment les villes de Cahors, Agen, Périgueux et Saintes.
Ce sous-royaume ou teilreich, qui ne comprend en fait que la partie sud de la province d'Aquitaine et la Vasconie, n'est concédé à Caribert II qu'à la condition qu'il soit soumis à l'autorité de Dagobert Ier. Ce territoire a été choisi pour servir de zone-tampon entre la Septimanie wisigothique, les Basques et le royaume franc de Dagobert Ier. En 632, Caribert II meurt et Chilpéric, son jeune fils, quelque temps après. Dagobert Ier rattache le royaume de Caribert au Regnum Francorum. À la fin du VIIe siècle, l'Aquitaine acquiert une certaine autonomie, sans pour autant former un royaume. Elle est alors aux mains de ducs plus ou moins indépendants du pouvoir royal mérovingien. Charles Martel puis Pépin le Bref la soumettent au nouveau pouvoir carolingien ; le dernier duc « indépendant » Waïfre meurt en 768.


Organisation Politique et Fonctionnement de la Monarchie Franque


L'organisation politique du royaume franc

Dans le royaume franc, les puissants (principalement les ducs, comtes et marquis) accueillent des hommes libres qu'ils éduquent, protègent et nourrissent. L'entrée dans ces groupes se fait par la cérémonie de la recommandation : ces hommes deviennent des guerriers domestiques (vassi) attachés à la personne du seniorn. Le seigneur doit entretenir cette clientèle par des dons pour entretenir sa fidélité.
La monnaie d'or devenant rare du fait de la distension des liens commerciaux avec Byzance (qui perd le contrôle de la Méditerranée occidentale au profit des musulmans), la richesse ne peut guère provenir que de la guerre. Celle-ci procure du butin et permet éventuellement de conquérir des terres qui peuvent être redistribuées. En l'absence d'expansion territoriale, les liens vassaliques se distendent. Pour se pérenniser, une puissance doit s'étendre. Depuis des générations, les Pépinides étendent ainsi leurs dominations, et leurs comtes, s'enrichissant, cèdent des terres à leurs propres vassaux. Charles Martel et Pépin le Bref reprennent à l'Église une grande partie de ses biens pour les distribuer aux vassaux. Ceci leur permet, tout en stabilisant leurs acquis, d'avoir les moyens d'être à la tête d'une armée sans égale dans l'Occident médiéval.

Institutions sous les Mérovingiens

Sous la dynastie mérovingienne, le roi est aidé dans sa fonction par une administration centrale, qui s'exerce au sein du palais, et une administration locale. Le palais désigne un ensemble de services et de charges auprès d'un souverain qui se déplace de résidence en résidence. Parmi ses proches, le roi choisit ses conseillers personnels qui ont souvent une double vocation de domestique et d'administrateur, comme le maréchal qui s'occupe des écuries royales et dirige la cavalerie ou le chambellan qui gère la chambre du monarque et réalise des opérations comptables. Certains, comme le comte du palais s'occupe de l'administration judiciaire ou le référendaire qui rédige les actes royaux, n'occupent qu'une fonction publique. La fonction de maire du palais s’accroît au fil des années. À l'origine chargé de superviser la gestion du domaine et des dépenses royales, il devient le personnage le plus important du palais et du gouvernement, supplantant même le roi qu'il finit par remplacer au VIIIe siècle.
Pour l'administration territoriale, le roi s'appuie sur une circonscription de l'Empire romain qui a survécu : la civitas (qui devient par la suite le pagus). Il y délègue une partie de sa force publique à un administrateur nommé le comte. Ce dernier est chargé de l'administration, des prérogatives judiciaires et militaires, mais aussi d'encaisser les impôts. Il est assisté de ses subordonnés : les centeniers, aux fonctions plus spécifiquement militaires, et les viguiers, qui sont à la tête d'une circonscription inférieure nommée vicaria et aux fonctions plus tournées vers le judiciaire. Les évêques peuvent aussi être considérés comme des agents territoriaux qui occupent les fonctions de justice, d'administration et fiscale sur des territoires ecclésiastiques que le roi a déclarés comme étant hors d'atteinte par ses propres agents.

Institutions sous les Carolingiens

Dans une société marquée par la religion catholique, les Carolingiens s'appuient sur une administration laïque et ecclésiastique. Le palais reste l'administration centrale de la royauté et ses structures restent les mêmes que sous les rois mérovingiens. Néanmoins, la charge de maire du palais disparaît, ses fonctions sont réparties entre le sénéchal pour l'intendance et le comte du palais pour la justice. Autre évolution, la chancellerie, désormais dirigée par un archichancelier issu de l'Église, recrute ses membres parmi les clercs du royaume.
Dans les provinces, le système hiérarchique reste le même, mais un lien de fidélité vassalique entre le monarque et ses agents (surtout les ducs et les marquis) se met en place en échange de terre. Des ecclésiastiques, les missi dominici contrôlent et inspectent les agents royaux pour le compte du souverain.


Organisation de l'Armée et relation avec les Etats frontaliers


Le prestige du royaume des Francs

L'unité du royaume des Francs est également probablement renforcée par le prestige particulier dont il bénéficie auprès de la papauté et de l'Empire romain d'Orient.
Ainsi, le pape Grégoire Ier écrit à Childebert II, roi des Francs d'Austrasie : « Autant la dignité royale élève au-dessus des autres hommes, autant votre dignité royale franque vous élève au-dessus des royautés des autres nations ». Le prologue de la loi salique, rédigée entre 757 et 766, que le pape Paul Ier mentionne dans une lettre aux chefs clercs et laïcs du royaume des Francs, exalte aussi longuement « l'illustre nation des Francs, qui a Dieu pour fondateur ». Ce prestige de la royauté franque apparaît également avec l'attribution par les papes de la qualification de « très chrétien » (christianissimus) à Charles Martel et à ses descendants rois des Francs.
Le prestige de la royauté franque était tel que l'empereur Constantin VII Porphyrogénète mentionne qu'un édit gravé sur la basilique Sainte-Sophie de Constantinople attribué à Constantin Ier stipule qu'« un empereur romain ne devait jamais s'unir à une femme étrangère à l'ordre romain, à la seule exception des Francs… ». Ce prestige des Francs viendrait des grandes carrières que font plusieurs chefs francs dans le monde romain et des liens de parenté établis entre Francs et Romains, en particulier avec le mariage en 395 de l'empereur Arcadius avec Eudoxia Ællia, fille du prince franc Bauto.

L'armée et la guerre à l'époque de Charlemagne

Le principe fondamental de l'armée de Charlemagne reste celui de l'armée franque : elle est composée par les hommes libres qui ont le droit et le devoir de participer à l'armée (y compris ceux des territoires récemment conquis). L'armée peut être convoquée chaque année pendant la période de guerre (printemps-été). Les historiens estiment les effectifs potentiellement mobilisables de 10 000 à 40 000 hommes.
Concrètement, il y a chaque année une assemblée des grands du royaume, censés représenter l'ensemble du peuple des libres, couramment appelée lors du champ de mai ; cette assemblée prend diverses décisions (ou plutôt : entérine les décisions du roi) et en particulier celle de lancer une expédition contre tel ou tel ennemi. Cette décision est diffusée auprès des intéressés, soit par les vassaux directs du roi auprès de leurs dépendants, soit par les comtes, évêques et abbés auprès des habitants de leur ressort. Chaque guerrier mobilisé doit apporter son équipement et ses vivres pour trois mois et se rendre au point de rassemblement de l'armée (ou des différents corps prévus).
Les forces mobilisées se décomposent entre la cavalerie lourde, la cavalerie légère et l'infanterie. L'armée ne semble pas utiliser beaucoup de matériel technique.
Par ailleurs, Charlemagne dispose d'un certain nombre de guerriers dépendant directement de lui, qui forment sa garde, et qui peuvent être utilisés pour des opérations urgentes.


Biographie de Charlemagne


Enfance et jeunesse

Les renseignements jusqu’à son avènement sont limités. Charlemagne est mentionné pour la première fois dans un diplôme de 760 concernant l’abbaye de Saint-Calais. En ce qui concerne la période du règne de son père, on sait que Charlemagne a pris part à un certain nombre d'événements. Il est à la tête de la délégation qui accueille le pape Étienne II en Champagne en 754 (à 12 ou 6 ans) et il est peu après sacré par le pape, en même temps que son frère Carloman. Il participe aux opérations en Aquitaine en 767-768 et il est avec sa mère dans le cortège qui ramène Pépin le Bref malade à Saint-Denis. En ce qui concerne son éducation, on retient qu’il n’a pas appris à écrire jeune, puisqu’il s’y exerce à l’âge adulte. Mais il s’agit peut-être de calligraphie, plutôt que d’écriture basique. En revanche il sait lire et connaît le latin. Sa langue maternelle est le francique.

Début du règne : avec Carloman

Avant sa mort, le 24 septembre 768, Pépin a prévu un partage du royaume entre Charles et Carloman ; les territoires qui leur sont attribués sont disposés de façon assez curieuse : ceux de Charlemagne forment un arc occidental de la Garonne au Rhin, ceux de Carloman sont regroupés autour de l’Alémanie ; l’Austrasie, la Neustrie et l’Aquitaine sont partagées entre eux.

Charlemagne et Carloman se font proclamer roi par leurs fidèles respectivement à Noyon et Soissons.


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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Ven 2 Nov - 18:24


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Une fiscalité décroissante : La nécessité d'une campagne de recensement générale


L'empire franc est divisé, son administration comme sa fiscalité sont en déclin. Charlemagne hérite d'un royaume archaïque en proie à la corruption et l'économie en pâtit grandement. Cependant, avant d'entreprendre toute dévaluation de la monnaie ou toute réforme la concernant, le roi des Francs occidentaux se doit de relever l'identité de tous les hommes libres de son état. Trop nombreux sont ceux qui échappent à l'imposition, les archives recueillis au palais datent du début de règne de son père feu Pépin, la population franque a depuis changé, des naissances ont réjouis le royaumes et des décès l'ont accablés. Ces documents obsolètes et insuffisants se doivent une petite rénovation. Charles envoies alors des agents fiscaux à travers tout son royaume, de la prospère Aquitaine à la lointaine Frise. Il espère qu'ainsi plus personne ne sera en mesure d’échapper aux impôts et taxes du royaume. Cette mesure devrait assurer une augmentation de la rente fiscale mensuel.

Lettre pour le Basileus d'Orient


A sa sainteté, Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains,

Que Dieu vous bénisse, amis des Francs.
C'est en grand admirateur que je vous adresse cette humble lettre. Nos deux peuples ont cohabité durant des siècles, cependant, la malheureuse disparition de l'état romain en Occident a distancé nos rapports pourtant si fructueux. Les Francs ont toujours idolâtré la grandeur de votre empire et de votre civilisation. Cependant, notre culture est victime de ses propres traditions archaïques. Il me faut rénover cet état jadis si prospère. C'est pourquoi je viens vers vous. Constantinople est reconnue pour sa bureaucratie aussi complexe que brillante, imaginez si la Francie bénéficiait d'une telle administration ? L'or coulerait à flot et les liens commerciaux entre nos états n'en seraient que renforcés si ce n'est enrichies. Je demande ainsi humblement à votre grâce la permission d'envoyer une ambassade au sein de sa glorieuse capitale afin d'apprendre les rudiments de votre système politique et économique fort prometteur. Je vous assurais mon soutien dans vos entreprises si nécessaires, tant que celles-ci demeureront en ma capacité, et des offrandes vous seront données par mes envoyés.

Que la Sainte Vierge Marie vous garde comme elle a su garder sa pureté.

Charles Ier, Roi des Francs Occidentaux.
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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Ven 2 Nov - 23:59


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Délégation de droits de pêches dans les eaux de la Seine et de la Somme


Au sein des domaines de la couronne de Neustrie coule deux fleuves : la Seine au Sud, et la Somme au Nord. Cependant, leurs courants sont déserts. En effet, la popularité de la pêche a grandement baissé. Ceci est en partie dû à la baisse de productivité générale qui frappe la Francie, mais l'avarice des anciens rois Mérovingiens y est aussi coupable. Ces-derniers refusaient de déléguer des droits de pêches aux paysans de leurs domaines et aux autres propriétaires fonciers de la région, surement par peur de perdre le contrôle des fleuves. Cet acte particulièrement égoïste a fait chuté l'économie et le commerce intérieur des terres, ce qui a provoqué leur appauvrissements. Aujourd'hui le peuple a faim et ses poches sont vides. Charles comprends le bénéfice qu'apportera la pêche sur ses terres, c'est pourquoi il a décidé de vendre des droits pour cette activité sur les fleuves de la Seine et de la Somme. Il est enfin temps de relancer l'économie de la région. N'importe qui capable de verser 20 Deniers mensuel pour l'obtention des droits de pêche sera le bienvenu. Le roi des Francs veut gouverner un royaume prospère et abondant de richesses, telle la lointaine Byzance en Orient.
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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Sam 3 Nov - 0:25


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Lettre pour le Duc de Bavière, Tassilon III


Au fier duc du grand duché de Bavière, vassale de jure du roi des Francs de Neustrie,

Je vous adresse mes sincères salutations, et pries pour que la grâce et la vertus du seigneur vous bénissent. Je souhaiterais votre venue à Noyon, afin que vous renouveliez votre vœu de fidélité que vous avez jadis fait à mon père, le roi Pépin, après que le votre ait reconnu l'autorité de mon grand-père, le maire du palais Charles dit "Le Martel", en l'an 743. Je tiens énormément à votre gage de vassalité, qui est à mes yeux part de conformité du royaume des Francs. J'attends votre venue avec impatience, en espérant que le temps soit en votre faveur durant le voyage.

Que le Seigneur tout puissant vous accorde sa sagesse,

Charles Ier, Roi des Francs Occidentaux.


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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Dim 4 Nov - 10:16


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Lettre pour le Duc de Bavière, Tassilon III


Au fier duc du grand duché de Bavière, vassale de jure du roi des Francs,

Je vous adresse mes sincères salutations, et pries pour que la grâce et la vertus du seigneur vous bénissent. Nous sommes en période de crise. Mon frère, dans sa veine tentative de m’assassiner, a accidentellement tué ma mère. Ce-dernier a répondu de ses crimes, cependant, certains de ses plus fidèles vassaux ont pris la décision de monter mon neveu contre moi. Toujours bambin, son royaume est dès lors gouverné par ceux qui ont tenté de m'assassiner à mon propre mariage. En tant que roi des Francs, il est de mon devoir de protéger mon peuple contre ceux qui tente de le nuire. Aussi, par ce lien de fidélité qui nous unis, vos armées sont attendues dans la guerre. J'espère vous retrouver à mes côtés sur le champ de bataille pour terrasser ces chiens parjures. Votre soutien sera récompensé, je le jure devant Dieu.

Que le Seigneur tout puissant vous accorde sa sagesse,

Charles Ier, Roi des Francs.
                  Décision : Part en Bavière pour lever l’armée du Duc Tassilon


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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Dim 4 Nov - 12:55


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Lettre pour sa Sainteté le Pape de Rome, Premier Évêque d'Occident


A sa Sainteté le Pape, Émissaire du Seigneur sur Terre,

C'est en fidèle chrétien que je vous envoies mes plus sincères bénédictions mon père. De part le titre que vous avez jadis conféré à mon père et qui m'a été transmis de façon héréditaire, tel le souhaitait votre volonté, c'est donc par mon statut de "Très Chrétien" que je vous assure du bon traitement de nos frères en Galice. Il est vrai que ces-derniers ont subit une cuisante défaite contre les Maures, cependant, mes espions m'ont rapporté que l'émirat Omeyyade leur avait conféré les mêmes droits que ses sujets musulmans. L’Émir de Cordoue a autorisé la poursuite des pèlerinages à Saint-Jacques de Compostelle, et a garantit aux Galiciens qu'il les protégerait au prix de sa vie. Ceux-ci d'ailleurs sont libres de former leur propre gouvernement très chrétien, selon les dires de l'émir. Je sais ô combien il peut nous être dur de laisser un tel lieu saint entre les mains des mahométans, mais je puis vous jurer que cette église sacrée ne subit point de viol en ses murs. Ainsi, moi, Carolus, Rex Francorum, et monarque Très Chrétien, reconnais l'indépendance de la Galice chrétienne tributaire de Cordoue. Je vous avise vivement mon père de me suivre, Saint-Jacques de Compostelle est sauve, je vous en fais la promesse.

Que le Seigneur tout puissant vous accorde sa sagesse,

Charles Ier, Roi des Francs.


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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Dim 4 Nov - 13:57


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La Tentative d'assassinat de Carloman

En l'an de grâce 770 furent unis Charles de Francie et Désirée de Lombardie. Mariés dans la basilique de Pavie, capitale lombarde, les deux époux furent ensuite conviés à un immense banquet. Alors que la fête se déroulait dans la joie, la mère du roi des Francs, Bertrade, fut frappée par un poison mortel et s'effondra sur le sol. Il semble que ce verre était destiné au roi Adalgis des Lombards. Mais alors qui aurait voulu assassiner le nouveau beau-frère de la famille à un mariage ? Pour le Lombard, le coupable le plus évident était Carloman qui depuis toujours désirait conquérir la Lombardie. Le roi d'Italie avait justement été mis au courant de cette sournoise trahison par son Chambellan Laurent le Latin.

Ainsi débuta un massacre dans le Hall du palais royal de Pavie. Les soldats lombards se jetèrent sur Carloman et ses barons. Charles lui était frappé par le chagrin que lui causait la perte de sa mère, ses hommes décidèrent ainsi de rester neutre et de le protéger. Entendant les vociférations accusatrices d'Adalgis, et connaissant le plan de Carloman d'envahir la Lombardie, Charles fut persuadé que son frère était coupable du matricide. C'est ainsi que Charles ordonna à ses hommes de combattre aux côtés des Lombards, tandis qu'un messager partait à toute allure en direction de Noyon pour avertir la cour de la supercherie et prévenir les vassaux de la guerre future qui en découlera avec l'Austrasie, si jamais les seigneurs de celle-ci décident de rester fidèles à leur traître de roi et à sa famille de parjure.

Carloman et ses parjures furent massacrés, bien que certains parvinrent à s'enfuir. Ces couards ont sans aucun doute rependu des mensonges sur le dos du roi Charles en Austrasie. Ainsi, la majorité des seigneurs austrasiens ont pris parti pour les régents traîtres du fils de Carloman, le jeune Pépin, âgé de seulement 1 ans. Cependant, quelques seigneurs du Royaume Médian, un quart apparemment, refusent de croire aux blasphèmes des régents avides qui profitent de la jeunesse de Pépin pour s'emparer du pouvoir. Ils ont décidé de demeurer neutre, et soutiendront Charles si ce-dernier jure de venger sa mère et son frère du roi Adalgis.

Charles, coincé en Italie, décide alors de passer par la Bavière, terres de son vassal le duc Tassilon. Quand il arrive en territoire bavarois, le roi des Francs y lève l'armée avant de retourner en Neustrie où l'attendent ses commandants et leurs hosts. C'est à Noyon que le jointure des deux forces se fera. Près de 22 000 guerriers et nobles francs seront alignés sur le chemin de la guerre contre les Parjures d'Austrasie. Aussi, les vassaux vascons de Pampelune prêteront leurs hommes au roi Charles. Ceux-ci rejoignent les troupes du duc d'Aquitaine et l'accompagneront jusqu'au point de ralliement de Noyon.

La guerre pour le salut de la Francie est déclarée.


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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Dim 4 Nov - 21:51


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Lettre pour sa Sainteté le Pape de Rome, Premier Évêque d'Occident


A sa Sainteté le Pape, Émissaire du Seigneur sur Terre,

C'est en fidèle chrétien que je vous envoies mes plus sincères bénédictions mon père. Mais l'heure est grave. Comme vous le savez, mon défunt frère est mort alors qu'il avait tenté d'assassiner le roi Adalgis à mon mariage. Au lieu de cela, il a tué notre propre mère. Il est évident que le roi des Lombards n'est point resté indifférent et qu'il ait massacré Carloman et sa suite. Cependant, quelques de ses fidèles seigneurs parjures ont parvenu à s’enfuir et ont rependu des mensonges infâmes sur mon dos. La majorité des sires d'Austrasie les ont cru et un régent a pris le pouvoir au nom de mon jeune neveu, Pépin, seulement âgé de un an. Cependant, ces fous ont bien compris que la guerre étaient perdus d'avance pour eux, et c'est ainsi que dans une dernière tentative désespérée se sont alliés aux barbares païens de Saxe ! Ce crime ne peut rester impunis ! Des chrétiens qui osent quérir l'aident à des païens qui violent nos femmes et réduisent en esclavage nos enfants ? C'est inadmissible, c'est pourquoi qu'en tant que lieutenant des armés du Christ, j'ai besoin de fidèles chrétiens pour repousser ses envahisseurs, et punir les damnés qui les ont payé. Je souhaiterais votre soutien dans cette guerre, et si vous pourriez résonner les seigneurs chrétiens d'Austrasie d'abandonne leur régent parjure et de me rejoindre, moi, Charles, votre lieutenant et défenseur de la chrétienté en Occident, je vous serais reconnaissant.

Que le Seigneur tout puissant vous accorde sa sagesse,

Charles Ier, Roi des Francs.


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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Jeu 8 Nov - 23:32


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Les Larmes du Rhin

La guerre fait fait rage ! L'Austrasie a eu l'audace de déclarer la guerre au grand roi Charles premier du nom, l'accusant du meurtre de son sournois frère de Carloman. Le roi de Neustrie est rentré en son royaume en passant par la Bavière, où il y leva l'armée du duc Tassilon. 6000 Bavarois se joignirent à lui et le roi des Francs était déterminé à punir les blasphémateur de son royaume. Cependant, durant la marche vers Noyon, d'inquiétantes nouvelles provenant des régions frontalières de Saxe et de la vallée du Rhin sont parvenus à ses oreilles. Sous l'influence du régent d'Austrasie, les Saxons se seraient unis et auraient pillé de nombreux villages francs. Des massacres auraient été opérés et des milliers de Francs marcheraient impuissants sur les routes de l'exil. Charles est dépité par ces sombres nouvelles. Comment un Franc chrétien peut-il s'allier à des barbares païens et les laisser massacrer les siens ? Charles jure devant Dieu que le régent de son neveu répondra de ses crimes.

Pendant ce temps, le maréchal de Neustrie Roland, a levé l'host. Cependant, les pillages saxons ont retardé les levés du Rhin. Les seigneurs de la région ont préféré garder leurs hommes pour défendre leurs terres face aux pillards barbares. Ils ont levé un millier de paysans à la hâte pour contrer les incursions. C'est donc 13 000 Francs qui se sont réunis à Noyon au lieu de 16 000. Le roi Charles a ordonné à son maréchal et l'armée du Rhin de le rejoindre sur la Meuse afin de repousser les Saxons avec toute la puissance Franque. Il demande également à ce que la cour soit déplacée en Poitou et que sa jeune sœur Gisèle accompagne le maréchal et son armée.

En mai, Charles réunit toutes ses armées sur la Meuse et marche vers Aix-la-Chapelle qui a récemment été rasée par les Saxons. Cependant, ces-derniers fuient quand ils voient l'oriflamme de Saint Denis s'élevé dans le ciel. Ils partent se terrer dans leurs forêts sauvages de Saxe avec leur butin. Charles ne peut prendre le risque de s'enfoncer trop profondément en Saxe alors que l'armée d'Austrasie se rassemble à Soissons, situé à 20 km au sud de Noyon. Ainsi il décide de rebrousser chemin et de partir en direction de la capitale austrasienne pour y mettre le siège.
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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Sam 10 Nov - 20:35


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La Couronne de Fer


Le Roi Charles des Francs a assisté au couronnement de son ami le roi Laurent d'Italie dans la ville de Ravenne. La cérémonie était somptueuse malgré la tension dégagée par les nobles lombards tels que les ducs de Spolète et d'Ivrée. Avant de retourner en Francie, Charles fit un détour à Rome pour y rencontrer sa sainteté le pape. Il s'agenouilla devant lui et lui baisa la main en signe de respect et de reconnaissance. Charles fut félicité par le pape pour sa victoire en Francie, cependant l’évêque de Rome semblait troublé par l’expansion de l'iconoclaste en Italie et a révélé à Charles ses doutes sur le nouveau roi de la péninsule, notamment à cause de son lien avec les Romains d'Orient. Le Roi des Francs promis au pape de trancher sur la question des Iconoclastes plus tard après le probable mariage de sa sœur à Paris. Mais sa sainteté n'était guère envoûté à l'idée que les Pépinides s'unissent à Laurent qu'il considérait comme une menace. C'est pourquoi le pape suggéra l'idée de destituer le nouveau roi des Lombards. Il jura d'accorder son soutien à Charles si nécessaire, pourvu que Rome soit sauvée. Charles promis au pape de ramener l'équilibre en Italie.

Sur le chemin du retour vers Paris, le roi fut accompagné du souverain latin qui désirait ardemment conquérir le cœur de la douce Gisèle, qui depuis la mort de son frère accusait le latin de s'être impliqué dans la boucherie de Pavie. Arrivé dans l'ancienne capitale franque, Charles fut accueillis chaleureusement par sa sœur, au contraire de Laurent qui ne reçut rien hormis des regards froids et méfiants. Après quelques bavardages dans les appartements de Charles, les deux rois décidèrent de rejoindre Gisèle dans la basilique de Saint Denis. Arrivé au lieu saint, Charles s’entretint avec l'évêque tandis que Laurent partit retrouver Gisèle dans la galerie des rois Pépinides. Ce fut la dernière fois qu'on le vit. Quand Charles demanda à voir sa sœur, ses gardes lui assurèrent qu'aucune trace de Laurent n'avaient été trouvées. Gisèle confirma que le roi latin s'était assis à côté d'elle avant de disparaître elle ne sait où. Des rumeurs d'enlèvements ou d'assassinats par des terroristes lombards circulèrent en Francie puis en Lombardie.
L'Italie désormais sans roi se trouve dans une situation critique, d'autant que des mouvements ont été repérés dans plaines de Pannonie et dans les monts des Carpathes. Les Lombards dans la tourmente n'ont personne vers qui se diriger pour sauver leur royaume, du moins, personne en leurs terres...

Charles de part son mariage avec Désirée fille de Didier est le candidat le plus légitime au trône lombard. Menacée depuis l'est, le sort de la Lombardie repose entre les mains du roi guerrier, seul lui est capable de sauver l'Italie. Ainsi, soutenu par le pape, le roi des Francs revendique la couronne de fer dans l'objectif de reprendre en main un royaume morcelé et menacé par ses ennemis. Il marche en ce moment même vers Pavie suivit de près par son ost avec lequel il compte sauver la terre des Romains des barbares.


Dernière édition par Fire&Blood le Mar 13 Nov - 21:33, édité 1 fois
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Re: Royaume des Francs et des Lombards

le Lun 12 Nov - 11:20


Regnum Francorum et Longobardorum




Lettre pour le Basileus d'Orient


A sa sainteté, Constantin V l’Isaurien, Empereur des Romains et vicaire du Christ sur Terre,

Que Dieu vous bénisse, amis des Francs.
C'est le cœur lourd que j'ai appris la destitution de l'évêque de Rome. Mon père m'avait enseigné que les hommes trônant sur le siège de Saint-Pierre répondent uniquement de Dieu, duquel ils sont ses émissaires sur Terre. Imaginez ma stupéfaction quand j'ai appris que notre Seigneur n'avait point protégé le pape Etienne III de vos légions. Lui qui prétendait être défendue par le pouvoir divin a été, selon mes sources, jeté à terre tel un vil mendiant. Comment croire la parole des papes après une telle humiliation ? Moi, Charles, roi des Francs et des Lombards, ai toujours été un homme de grande piété, et je ne puis accepter de m'être fait entourlouper par un vil imposteur qui ne cherchait chez les Francs qu'un moyen de s'émanciper de la vraie Eglise de Dieu, celle de Constantinople. C'est pourquoi je prends la décision de renier la souveraineté des soit-disant papes de Rome, et de reconnaître comme seul émissaire du Christ le Patriarche de Constantinople. Le nouvel évêque de la Cité Éternelle reçoit toute ma reconnaissance, et quand j'en aurais terminé avec les barbares païens d'Avarie, je me rendrais aussitôt à Rome pour lui baiser la main, ainsi que la vôtre, si vous y êtes encore.

Que le Christ vous garde en sa main,

Charles Ier, Roi des Francs et des Lombards.
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Re: Royaume des Francs et des Lombards

Hier à 22:07


Regnum Francorum et Longobardorum




Rex Longobardorum


Le roi des Francs Charles Ier est arrivé en terre lombarde au début du mois d’août. Il a atteint Pavie le 12ème jour du mois, et a été couronné roi des Lombards le 15. Toute la noblesse lombarde était présente, les habitants de Pavie ont salué Charles alors qu'il foulait les pavés de l'ancienne colonie romaine depuis le haut de son farouche destrier. Après avoir réunifié les Francs un an plus tôt, Charles venait d'unifier la Gaule et l'Italie, deux provinces jadis romaines qui contribuèrent énormément dans l'essor de cet empire. Cependant, les cavaliers Avars ont récemment ravagé les plaines du Frioul et du Pô, exilant par milliers les gens des campagnes et des villes vers l'Austrasie et la Bavière. La famine, l’épidémie, la misère frappent désormais la péninsule qui n'a pour seuls défenseurs le royaume des Francs et l'empire des Romains. Charles est déterminé à sauver son royaume de la sauvagerie de ces cavaliers des steppes, réputés pour leurs pratiques sodomites et cannibales. Le fer de lance de la chrétienté occidentale souhaite purifier les immondices de ces barbares en relevant le royaume lombard du mieux qu'il pourra.

Les Normands


D'étranges nouvelles nous ont été rapportées depuis les côtes frisonnes. Des navires venus du nord auraient débarqués sur les plages, et des hommes grands et chevelus auraient approchés les seigneurs locaux. D'après ces-derniers, ces hommes du nord viennent en paix et veulent simplement commercer. Ils souhaitent rencontrer le roi Charles afin de négocier avec lui. Le roi indisposé en ce moment charge son sénéchal Boson d’accueillir les étrangers à Paris, dans le but de les émerveiller par les richesses de la ville. Les "normands" comme certains les appellent, seront logés et nourris le temps des négociations.
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Re: Royaume des Francs et des Lombards

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