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[Validé] Regnum totius Italiae

le Sam 3 Mar - 21:59
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Roi : Desiderius Ier (son héritier Adalgis est associé au trône)

Desiderius Rex Longobardiæ et Adalgis Princeps Longobardiæ

Né aux alentours de 710, Desiderius (ou Didier) n'est pas un roi dynastique, tout comme les derniers rois qui l'ont précédé. Aistolf, roi des Lombards, étant mort sans enfants, Didier rassemble une armée et force Ratchis, frère d'Aistolf, à lui céder ses droits en 757. En 759 il associe au trône son fils Adalgis. Il attaque ensuite les territoires pontificaux (le pape est alors Etienne II) mais est repoussé grâce à une intervention de Pépin le Bref, devenu roi des Francs en 751 grâce à l'appui de la papauté, et qui est à l'origine de la création de l'État pontifical. Aujourd'hui, Desiderius est un vieux roi, peu compétent et encore moins investi dans la gestion du royaume, laissant Adalgis, son jeune et unique fils impatient de prendre la Couronne de Fer de ce royaume qu'il a, finalement, déjà géré depuis plus de vingt ans. En plus d'Adalgis, son seul fils et héritier, il a plusieurs filles qui sont Anselperge (abbesse du monastère de S. Michele et S. Pietro à Brescia), Adelperga (épouse d'Arigis II de Bénévent), Liutberge (épouse de Tassilon III de Bavière) et Désirée de Lombardie.
Femme : Ansia
Héritier : Adalgis (ou Adelchis)
Système politique : Monarchie germanique
Capitale : Pavie
Population : 3 000 000 habitants (en pleine croissance démographique)
Religion : Christianisme chalcédonien (rite romain)
Soldats : 2000 cavaliers lourds nobles, 4500 lourds nobles, 4000 archers, 4500 soldats légers
Ressources principales : Fer, bois, ressources agricoles
Revenus Bruts : 220 or
Dépenses armée : 115 or
Dépenses marines : 45 or (pour 30 navires)
Revenus nets : 60 or
Coffres: 90 or au 1er juin 770
Alliés : Bavière, Bénévent (liens des mariages de ses filles)


Un résumé du Royaume Lombard depuis Alboïn jusqu'à Desiderius

Au VIe siècle, le peuple germain des Langobards arrivant de Scandinavie après plusieurs siècles de nomadisme décident de s'installer en Italie, alors conquise depuis peu par les généraux Narsès et Bélisaire qui étaient au service de l'Empereur Romain Justinien lors de la Guerre des Goths. À la mort de ce même Empereur, succédé par Justin II, plusieurs milliers de Langobards, ou Lombards, conquissent la péninsule, et c'est le Roi Alboïn qui devient le premier Roi lombard en Italie. La péninsule est bien dépeuplée depuis la chute de l'Empire Romain d'Occident ; les conquêtes, les guerres, et les maladies ont presque décimé toute la population. Rome, autrefois peuplée de plus d'un million d'habitants, n'est plus que l'ombre d'elle-même en peinant à en réunir dix milles. De plus, les nouveaux arrivants, contrairement aux tolérants Ostrogoths, ségrèguent la population entre l'élite germaine et les anciens occupants condamnés à se cantonner aux fermes et au domaine religieux sinon à l'administration. Fort heureusement, certains rois, plus tolérants, comme Rothari qui décrète son édit éponyme, ou encore Liutprand, considéré comme le plus grand souverain lombard qui n'ait jamais vécu, apportent de nouvelles réformes qui permettent aux « Italiens », ceux qui descendent des autochtones, des Goths, des Latins, et des Grecs de s'émanciper du statut de serf, et, bien qu'ils soient ceux qui continuent à travailler la terre, ils peuvent désormais prendre une certaine place dans l'administration et le droit, car c'est avec Liutprand notamment que les Lombards cherchent à renouer avec un droit romain qui fut oublié des prédécesseurs. En 768, le Royaume lombard est prospère, en pleine croissance démographique, et finalement très moderne pour son temps car il sait exploiter de mieux en mieux les éléments qui ont été perdus avec la chute de l'Empire Romain d'Orient, notamment grâce à l'influence, lors d'absence de tensions, avec la Papauté.
Sources :
Wikipédia en français (« Didier de Lombardie », « Royaume Lombard », « Lombards »)
Wikipédia en anglais (« Desiderius », « Lombards », « Kingdom of the Lombards »)
Wikipédia en italien (« Società longobarda », « Longobardi », « Regno longobardo »)
Jean-Pierre Delumeau et Isabelle Heullant-Donat, L'Italie au Moyen-Âge. V-XVe siècle, Hachette Supérieur, Paris, 2002



Dernière édition par Alphius Aquilus le Jeu 8 Mar - 22:09, édité 3 fois
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Re: [Validé] Regnum totius Italiae

le Sam 3 Mar - 22:03
Fiche validée, bon jeu !
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Re: [Validé] Regnum totius Italiae

le Dim 4 Mar - 20:48
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Il est enfin temps


Adalgis Rex Longobardiæ

Desiderius, âge de plus de la soixantaine, est mort après deux semaines d'agonie sanguinolente de la pneumonie qu'il avait contracté. Son fils Adalgis a été couronné en la Basilique San Pietro in Ciel d'Oro Roi de Lombardie et de Toute l'Italie, comme son père avant lui.
On se souvient de Desiderius comme un Roi au tempérament indécis. Bien que la Lombardie soit prospère depuis le règne de Liutprand, Desiderius a ébranlé plusieurs fois la stabilité du royaume en menant des exactions contre la Papauté. Adalgis quant à lui n'est que peu populaire. Vu comme un enfant gâté, longtemps associé au trône de son père, il est, malgré sa quarantaine d'années passées sur terre, d'un comportement mégalomane, égocentrique et relativement puéril, selon ses détracteurs, voire manifestement fou, selon certains. C'est donc dans un certain attentisme que commence le règne d'Adalgis. Enfin, depuis une quinzaine d'année qu'Adalgis gère le royaume dans l'ombre, il peut enfin régner de manière officielle. Desiderius a été inhumé dans la Basilique de Pavie, aux côtés du grand roi Liutprand.

Laurent le Latin


Laurentius, Chancelier au service d'Arigis II de Bénévent

Arigis II a envoyé son chancelier Laurentius à Pavie afin de présenter ses condoléances au roi mais aussi d'assurer la continuation de la bonne entente entre le duché et Adalgis, qui est le beau-frère du Duc. Laurentius est un étrange personnage, il est l'un des rares latins à parvenir à se faire un nom dans la cour d'un seigneur lombard. Ne dépassant point la trentaine, il est un érudit qui a eu la chance notamment d'avoir été éduqué par des intellectuels tel que Paul Diacre, qui a pu le présenter au roi afin d'accomplir sa mission diplomatique. Retourné à Bénévent, il reçoit en récompense pour sa dévotion le titre de Comte d'Aprutium et établit sa capitale à Ortona en attendant de construire la ville qu'il a fondé dans les Appenins afin d'en faire sa place forte : Castrum Laurentium. Sans femme ni enfants, Arigis demeure pour l'instant, en tant que seigneur lige, héritier du titre. Conscient toutefois de la folie d'Adalgis, et très méfiant vis-à-vis de lui, notamment suite aux témoignages apportés par Laurentius sur son comportement, il envoie le nouveau Comte à Paris pour chercher une alliance avec Carloman, et si celui-ci refuse avec son frère Charles, afin d'avoir un prince allié capable d'aider en Lombardie Arigis a s'emparer du trône si Adalgis condamne le royaume à sa folie. Bien-sûr, l'ambitieux Laurent ne l'entend pas de cette oreille et s'en va user de sa diplomatie et de ses talents rhétoriques pour monter les Carolingiens et Adalgis contre Arigis afin de s'emparer du Duché de Bénévent, en prétextant des menaces contre le Pape qui reviendraient à déstabiliser tant le Saint-Siège que la Lombardie elle-même.
Le Roi lombard a réagi en trouvant le comportement rapporté par Laurent à propos d'Arigis inadmissible et a accordé sa bénédiction à Laurent pour l'envoyer chercher de l'aide chez les francs. (NB : Laurent n'arrive chez Carloman qu'au prochain tour.)

Le Comté d'Aprutium attribué à Laurentius

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Re: [Validé] Regnum totius Italiae

le Jeu 8 Mar - 0:04
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Adalgis Rex Longobardiæ et totus Italiæ

(Ce post est à prendre en compte pour le tour actuel et les deux derniers tours)


L'Aigle latin

Carlomannus Rex Austrasiæ, Gisla Carolingi et Laurentius Comes Aprutium

L'ambitieux Laurent arriva à Paris, capitale de l'Austrasie gouvernée par Carloman, fils cadet du défunt roi Pépin, afin de lui affirmer le soutien du nouveau Roi Adalgis face au Duc Arigis qui s'oppose à la Papauté. Bien que Carloman demeurait sceptique, il ne doutait pas des intentions de Laurent qu'il jugeait nobles et le remercia de son information, demandant de transmettre ses amitiés au roi lombard. Toutefois, Carloman n'aiderait pas Adalgis à renverser Arigis en cas d'exactions contre la Papauté, le jugeant suffisamment puissant pour se débrouiller par ses moyens propres. Pendant que les deux discutèrent, non sans convivialité, entourés par la proche famille de Carloman, à l'exception de Charles qui se trouvait dans son royaume, se trouvait Gisèle, grande sœur du roi d'Austrasie. Ses yeux et cheveux clairs typiques des Carolingiens, son charme, ses manières... Ne cessèrent de captiver l'attention du jeune latin. Le soir, au banquet, ils étaient assis face à face. Quelques timides regards s'échangèrent, mais Gisèle, grande introvertie, ne laissait paraître aucun réel intérêt envers le Latin, mais il su que son élégance et son éloquence l'eurent captivée d'une manière ou d'une autre, du moins, c'est ce dont il était ardemment persuadé. Peu avant leur départ, ils s'échangèrent quelques mots (par souci de compréhension, une traduction du langage de l'époque vers notre français actuel est mis entre parenthèses) :
« Tu es un homme fort doux, Laurentius, mais une princesse comme moi ne pourrait jamais épouser quelqu'un comme toi... (mdr t ki)
‑ Pourquoi donc, ma chère Gisla ? (t'es bonne et je veux baiser, l'hiver arrive et l'odeur des chattes puantes m'enivre, j'ai les couilles tellement pleines que j'entends des voix)
‑ Jamais ma famille ne l'accepterait. Une Carolingienne de mon espèce se marie soit à un Roi, soit à Dieu. (t'es un plouc, je mérite que le meilleur)
‑ Donne-moi cinq années, Gisla, et quand je deviendrai Roi de toute l'Italie, je reviendrai ici même afin de t'emmener avec moi, et je t'épouserai. » (wlh la michto je vais revenir dans cinq ans avec ma tuning dorée pour te faire hurler comme un muezzin sur la banquette arrière)
Gisèle eut un petit gloussement et elle s'empressa de répondre :
« Si cela est trop tard, Laurentius, tu auras affaire à une abbesse. Va, je te laisse cinq ans, ne me déçois pas. » (vu : 23:00)
Une fois le chancelier de retour à Pavie, Adalgis le convoqua d'urgence afin de lui parler en privé :
« Arigis sait pour tes intentions, il demande à te juger à Bénévent. Je lui ai ôté son droit sur le duché et il te revient, mais il faudra le gagner par les armes, sache que je suis de ton côté.
‑ Fort bien, répondit Laurent, j'irai à Bénévent, mais des milliers d'hommes seront présents à nos côtés. »
Ainsi, Arigis, qui fut mis au courant des intentions de Laurent qui, de surcroît, jouissait de la complicité du Roi en personne, décida de se révolter afin de conserver son titre. Il réclamait la tête de Laurent et l'abdication d'Adalgis.
Une délégation fut envoyée aux Ducs de Spolète (vassal) et de Bavière (allié) afin de solliciter de l'aide. En cas de victoire de Laurent, ce dernier deviendrait le nouveau Duc de Bénévent, et Adalgis le solliciterait éventuellement, selon ses dires, à une place au sein de son conseil. C'est lui qui se rendit en personne en Bavière et à Spolète afin de négocier une aide militaire en faveur du Roi. Il fut bien accueilli et, se montrant avenant et éloquent comme à son habitude, loin de tout mièvrerie, ne réussit toutefois pas à recevoir le soutien de la Bavière qui se sent menacée par les troupes de Carloman non loin de ses frontières, tandis que Spolète répond à l'appel lancé par son seigneur lige. Adalgis a également décidé d'engager les lances lombardes afin de l'aider dans la guerre. La bannière rouge à l'aigle doré flotte au vent, en route pour prendre ce qui lui revient désormais de droit.


La révolte de Bénévent : Acte Premier

Arigis II, Dux Beneventum

Arigis II a très mal pris les agissements officieux de Laurent, qui serait allé jusqu'en Francie pour inculquer ses prétextes dans le crâne de Carloman et d'Adalgis pour le renverser et prendre sa place. Ainsi, Arigis a décidé de se révolter, seul face au Royaume Lombard, afin de revendiquer son indépendance, la tête de Laurent, ainsi que l'abdication d'Adalgis. Il mobilise l'intégralité de son armée. La guerre est déclarée, et Bénévent se tient prête.
Belligérants du côté du Roi Adalgis :
Royaume de Lombardie (Adalgis de Lombardie) : 2000 cavaliers lourds nobles, 4500 lourds nobles, 4000 archers, 4500 soldats légers
Comté d'Aprutium (Laurent d'Aprutium) : 30 cavaliers lourds nobles, 30 lourds nobles, 70 archers, 70 soldats légers
Duché de Spolète (Théodicius de Spolète) : 300 lourds, 500 médians, 500 archers
Belligérants du côté du Duc Arigis :
Duché de Bénévent (Arigis II de Bénévent) : 3000 soldats lourds, 2000 archers
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