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Baron
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Königreich von Preußen

le Dim 10 Juin - 23:58


Le Royaume de Prusse est formé en 1701 et devint une grande puissance européenne sous le règne de Frédéric II lors de la guerre de 7 ans qui se conclut par la conquête de la Silésie et prend part aux multiples partages de la Pologne avant de combattre la France pendant les guerres de Révolution pendant lesquelles le germe du nationalisme allemand est planté. En 1815, à l'issue du congrès de Vienne la monarchie Hohenzollern perd de vastes territoriaux ruraux à l 'est au profit d'une grande partie de la Rhénanie riche en matière premières. A la pointe de la Révolution industrielle la Prusse affirme son emprise sur l'Allemagne luthérienne grâce au Zollverein tout en restant affiliée à l'Autriche. Au cours de la Révolution de Mars, le souverain Frédéric-Guillaume refuse la couronne Impériale proposée par les nationalistes libéraux, déclarant qu'il « ne la ramasserait pas dans le caniveau ». Il entreprend des efforts diplomatiques pour faire triompher la solution "Petite Allemande" via l'Union d'Erfurt mais est humilié diplomatiquement par l'Autriche lors de la reculade d'Olmutz, marquant la rupture définitive entre les deux États.

Capitale: Berlin
Population: 16'935'000
Religion: Protestantisme (Luthéranisme et Calvinisme)
État monarchique semi-autoritaire régi par la Oktroyierte Verfassung de 1848.
Souverain: Frédéric-Guillaume IV
Gouvernement: Conservateur
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Fifille de l'Empereur
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Re: Königreich von Preußen

le Lun 11 Juin - 0:58
validaient
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Re: Königreich von Preußen

le Ven 22 Juin - 12:13
Affaires intérieures 1852-1857


1° Un nouveau gouvernement

La reculade d’Olmutz marque d’une pierre blanche un recul significatif sur la scène internationale. Le Roi Frédéric-Guillaume IV prend acte de cette humiliation qui met en lumière le déclin de l’Armée prussienne au cours des dernières décennies par l’absence de réformes et congédie son ministre-président von Manteuffel en janvier 1852 et soucieux de remettre le pays dans le droit chemin décide de ne pas le remplacer, préférant s’appuyer sur des ministres forts pour mener les réformes ambitieuses à terme. C’est le temps du « Super Kaiser » qui marque le début d’un tournant absolutiste en Prusse.

Il nomme ainsi le banquier August von der Heydt des finances, aux opinions économiques libérales ainsi que Albrecht von Roon à l’armée.



Affaires économiques 1852-1857


1°: Concernant le rail, contrairement à ce qui a pu être annoncé c'est bien les particuliers qui prendront en charge la grande majorité des frais. L’État émet des obligations garanties 3% et verse les dividendes si ils sont inférieurs aux taux des obligations. Les sociétés ferroviaires, réorganisées par convention en quelques grandes compagnies régionales qui phagocyteront les les petites sociétés obtiennent des subventions avant une garantie d'intérêts pour les capitaux. En outre l’État somme les communes et les propriétaires terriens de céder à faible coût les terrains occupés plus tard par le rail. L’État offre les concessions et détermine quels sont les trajets pour répondre à ses besoins et désenclaver certaines régions.
En 5 ans, c'est 5000 kilomètres de ligne de chemin de fer qui seront donc établies à moindre frais mais de façon dirigiste pour Berlin, sur le modèle français Au final la participation de L’État dans les compagnies ferroviaires s'élèvent à environ 10% sur cette période, ce qui représentera un investissement de 100 millions de francs sur 5 ans. Plus 20 millions de francs pour l'aménagement des canaux et des ports de la Baltique.

2° : En ce qui concerne les autres pans de l'économie, les dépenses de l’État prussien s'élèvent à 60 millions de francs sur cinq ans pour prendre des participations dans le secteur minier et l'industrie lourde (sidérurgie, militaire). Berlin veut autant étoffer son portefeuille d'actions dans cette époque de prospérité pour assurer ses arrières lorsque des temps plus difficiles feront leur retour que contribuer au boum de l'économie allemande.  

3° Une fiscalité réformée :

Les dépenses de l’État prussien sont alourdies par les investissements coûteux et nécessaires réalisés au début des années 1850’. Berlin doit trouver des sources de financements internes pour maintenir un déficit acceptable : la première vient d’une hausse de la taxe foncière dans le monde rural, infligeant aux petits fermiers un coup terrible les obligeant à se rassembler ou à émigrer en ville afin de servir de main d’œuvre dans l’industrie. En plus de cette mesure impopulaire, l’État entreprend d'augmenter plusieurs impôts portant sur la consommation afin d'augmenter sur la période l'impôt par tête de 20%

En contrepartie, et puisque la Prusse ne peut pas toucher aux taxes prélevées sur les ventes de produits (harmonisées au sein du Zollverein et déjà très faibles), on rabote de 30 % les impôts pesant sur le capital afin de contenter les investisseurs privés si chers à von der Heydt.

4° Le crédit, moteur de l’économie :

Berlin fait de la libération du secteur financier une priorité absolue, secteur qui a tant été dysfonctionnel lors de la crise financière de 1848 . La banque est restée à un stade artisanal dans un monde en pleine mutation. Il s’agit d’industrialiser la distribution du crédit en s’inspirant du modèle des banques de dépôt britanniques expérimentées avec succès pour la première fois en 1834. Ces banques doivent prendre le relais des comptoirs d’escompte nés lors du Printemps des peuples à l’heure de la faillite. Von der Heydt veut favoriser l’importation de ce concept anglo-saxon en Allemagne et appuie personnellement les premières banques de dépôts.  Ainsi il permet aux enseignes de louer à moindre coût des locaux appartenant à l’État pour y établir leurs dépôts et établit plusieurs zones franches dans les plus grandes agglomérations prussiennes. L’importation du chèque de banque en Prusse est également un pas important dans cette direction.

5°: En ce qui concerne les accords économiques passés à l'étranger, cinq millions d'investissements en Saxe, un accord commercial avec la Suède (baisse des droits douaniers sur le charbon et les produits finis prussiens, ainsi que le bois et les produits de l'exploitation de la mer suédois). Pour ce qui est du rail suédois, Berlin se contentera de 20% des parts dans le rail scandinave avec 15 millions en cinq ans.
Il y a également un accord douanier avec l'Autriche sur le charbon et les produits agricoles
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Re: Königreich von Preußen

le Ven 22 Juin - 12:14
Affaires militaires :

Le ministre de la guerre Albert von Roon a été chargé par le roi Frédéric-Guillaume IV de conduire une réforme militaire afin de pallier aux faiblesses incontestables de l’armée prussienne en ces temps troubles. Les effectifs de celle-ci n’ont pas augmenté depuis 1815 alors que la population a doublé ! La faute à un système de conscription insuffisant, inégalitaire donnant lieu à de très nombreuses exemptions, tandis que la Landwher rhénane n’est constituée que de troupes de milice de faible valeur militaire. Ainsi l’armée sera complètement réorganisée afin de remettre la Prusse au premier plan des puissances militaires en Europe. Le 16 Juillet 1853 c’est l’acte de refondation de la vénérable institution :

-Le service militaire est rendu universel et obligatoire à tous les hommes, les exemptions (sauf pour raisons médicales) sont supprimées
-Les conscrits serviront trois ans dans l’armée principale, trois ans dans la réserve et six ans dans la Landwher. Au sein de celle-ci ils serviront les deux premières années dans les dépôts et les quatre suivantes dans les forteresses.
-Les troupes de la réserve et de la réserve territoriale seront exercées à raison de respectivement neuf semaines et quatre semaines par an.

Organisation militaire de l’armée prussienne en temps de paix :

L’Armée Prussienne dispose de 7 Korps d’armée :

Un corps d’armée est constitué en temps de paix de deux divisions d’infanterie  et d’une réserve d’artillerie (72 pièces). Chaque division est elle même constituée de 4 régiments d’infanterie, 4 batteries d’artilleries et de 4 escadrons de cavalerie soit 15’000 hommes, 600 chevaux et 24 canons dans une division.

A cela s’ajoute trois divisions de cavalerie (constituées chacune de 3000 chevaux).
Soit 200’000 fantassins, 17’400 chevaux et 840 bouches à feu en temps de paix

En temps de guerre après mobilisation du premier ban s’ajoute une division d’infanterie supplémentaire à chaque Korps et une division de cavalerie de plus, portant les effectifs à 305’000 fantassins, 24’600 chevaux et 1008 bouches à feu ;

Les troupes de la réserve territoriale constituent les dépôts (75’000 hommes) et les troupes de forteresse (150’000 hommes) en temps de guerre. En situation d’urgence les troupes de dépôts peuvent constituer trois ou quatre divisions d’infanterie supplémentaires pour la défense du territoire national.

Cette réforme coûtera 9,5 millions de thalers pour le budget annuel prussien. Par mesure d’économie, cette même somme est soustraite annuellement du programme industriel de 1852-1856. Des fusils Dreyse seront distribués secrètement à tous les bataillons tandis que les anciens modèles à chargement par la bouche seront toujours utilisés dans les missions de maintien de l’ordre et les représentations officielles.

Par ailleurs, von Roon a chargé une mission militaire de détacher dans les conflits européens et internationaux des attachés militaires afin d’étudier les innovations technologiques, en particulier dans le domaine de l’artillerie, afin d’envisager dans la décennie en cours le remplacement des pièces obsolètes prussiennes.

Disposition des Korps d’Armée :

Ier Royal (Korps d’élite) : Berlin
IIe : Cologne
IIIe : Mayence
IVe : Breslau
Ve : Danzig
VIe : Posen
VIIe : Magdeburg
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Re: Königreich von Preußen

le Ven 22 Juin - 12:14
-Politique étrangère 1852-


1° Affaires germaniques :

Berlin répond à un besoin économique soulevé par le Royaume de Saxe en sécurisant les communications entre les deux pays avec le développement du réseau ferré transfrontalier (en particulier la ligne Berlin-Dresde, désormais doublée étant donné l'importance des flux de marchandises et de voyageurs) au sein d'une compagnie ou la participation des deux Etats est paritaire. En outre, dans les sept prochaines années, dix millions de thalers capitaux essentiellement privés (dans le cadre du plan économique déjà évoqué) seront débloqués par le biais de rabottements fiscaux pour développer le complexe minier saxon. Pour l'Etat prussien, il s'agit d'une occasion en or pour étendre son influence économique dans le cadre de la confédération.

En outre, en participant à des exercices militaires communs avec l'Autriche et les autres membres de la confédération, puis en donnant sa bénédiction à la jeune Anne de Prusse pour épouser le nouvel Empereur d'Autriche Franz-Joseph, ainsi qu'un accord douanier sur le charbon et les produits agricoles, Frédéric-Guillaume IV semble s'engager sur la voie de la conciliation avec Vienne.
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Re: Königreich von Preußen

le Ven 22 Juin - 12:15
Politique étrangère



Berlin envoie une délégation auprès de la confédération helvétique pour tenter d'obtenir des concessions économiques en contrepartie de l'abandon de ses revendications sur Neuchâtel, rattaché à la Suisse depuis la révolution de 1848, annexion non reconnue par le Royaume de Prusse. Contre un abaissement des droits de douane portant sur le charbon et les produits finis nord-allemands le roi reconnaîtra la souveraineté helvétique le petit canton.

Par ailleurs un accord a bien été trouvé avec la Russie pour un abaissement des douanes sur le charbon et les produits finis en échange de l'accord d'un prêt de sept millions de roubles au tsar au taux très avantageux de 4%

Réorganisation de la flotte royale



La marine est le talon d'Achille d'une Prusse autrement plus à l'aise sur terre. Elle ccomprend 52 navires et seulement 190 canons. On ne peut que constater l'obsolescence de la flotte royale. Sa modernisation est essentielle pour assurer la défense des côtes baltiques contre les incursions étrangères : l'explosion de l'économie allemande conduit à une augmentation de nombres de bâtiments commerciaux allemands en circulation. Afin d'assurer le développement de cette flotte marchande il faut construire une flotte à portée régionale.

Entre 1855 et 1865 seront construits de nombreux navires supplémentaires pour pouvoir rivaliser avec les flottes danoises, suédoises et russes :

-2 navires de lignes à vapeur de 100 canons
-12 frégates à vapeur de 60 canons
-12 corvettes à vapeur de 12 canons
-16 avisos à vapeur de 8 canons
-36 chaloupes canonnières de 2 canons

Soit 78 navires et 1264 canons supplémentaires. Le budget de la marine passe à 11 millions de francs pour cette période pour la construction des navires. Elle en coûtera 8 millions une fois le programme de construction navale achevé.


Réforme militaire (suite et fin)



Les réformées passées en 1852 par le général Von Roon sont en train de se mettre en place et d'ici deux à trois ans la Prusse disposera d'un imposant contingent, bien mieux formé que la modeste Landwher. Les cadres de l'armée ont été doublé, tandis que 32 régiments d'infanterie et 10 de cavalerie ont été crée. Le budget de l'armée royale est ainsi passé de 102 à 122 millions de francs. A cela devrait s'ajouter :

-Organisation de la mobilisation en "Kreise" (cercle) de 30 kilomètres de diamètre autour d'un bureau de mobilisation pour permettre une levée en masse rapide
-La réquisition des voies ferrées pour le transport des troupes
-La consolidation de l'Académie militaire de Prusse : création de deux antennes à Dantzig et Cologne, nouveaux crédits développés pour la formation déjà très réputée des officiers allemands. Concernant les sous-officiers, la formation est elle accrue
-Développement d'un réseau télégraphique militaire dans tout le royaume
-Une doctrine focalisée sur le feu et la formation de brigades de tirailleurs constitués des meilleurs tireurs formant le fer de lance de l'armée prussienne.

En outre la mission militaire portant sur les canons à âme rayée et à rechargement par culasse a conclu à l'intérêt de cette évolution. Les ingénieurs de chez Krupp planchent sur cela, mais il faudra attendre les années 60" pour espérer qu'ils apparaissent en masse dans les rangs de l'armée.

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