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Re: Topic Officiel: 1852

le Jeu 14 Juin - 16:40



Royaume des Pays-Bas

Je maintiendrai



Aprilbeweging


Au mois de mars 1853, le pape Pie IX rétablit la hiérarchie épiscopale aux Pays-Bas en créant cinq diocèses dirigés par des évéques, une décision qui est vue comme une provocation par les conservateurs dans un pays majoritairement protestant. Bien que la constitution de 1848 autorise cela, les calvinistes Hollandais s'opposent farouchement à une extension de la liberté de culte des Catholiques, les Pays-Bas sont un pays protestant et ils doivent le rester. Ainsi, plusieurs dizaines de milliers de protestants conservateurs expriment publiquement leur désaccord au cours de soulèvements au cours du mois d'avril et réclament une intervention du roi Guillaume III, pourquoi pas empêcher le retour de la loi épiscopale.
Ce dernier, secrètement favorable aux mouvements du mois d'avril, limoge plus de la moitié de son cabinet ministériel dont Johan Rudolf Thorbecke, le président du conseil des ministres. Il est remplacé par Floris Adriaan Van Hall, plus conservateur.


Dès son arrivée au pouvoir, le cabinet de Van Hall publie une loi visant à calmer les foules des mouvements d'avril et donc de limiter la liberté de culte des Catholiques.
Si la religion Catholique est officiellement reconnue et son exercice garantie aux Pays-Bas, plusieurs mesures sont adoptées visant à la contrôler, par exemple :

- Aucun étranger ne pourra exercer une fonction ecclésiastique sans l'accord de l'Etat.
- Conformément à l'Etat Laïc, les titres religieux ne donneront le droit à aucun privilège public.
- Les réunions synodales exigeront un accord de l'Etat.
- Le port des vêtements religieux est interdit dans l'espace public.
- Chaque construction d'une église Catholique fera l'objet d'une enquête sur le lieu d'établissement et devra être validée par le Conseil d'Etat. Les églises construites sans autorisation seront fermées sans discussions.
- Le non-respect de ces lois peut conduire jusqu'à 5 ans d'emprisonnement.


Message à la Belgique


Nous comprenons la réticence Belge et conscients que des compromis seront nécessaires pour rapprocher nos deux nations, nous acceptons votre proposition.

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Re: Topic Officiel: 1852

le Jeu 14 Juin - 19:41
Empire d'Autriche

Seconde Convention de Rome

Paris orgueilleuse, Napoléon sûr de lui, ont sommé François Joseph de venir à Rome pour qu'il réponde de l'insurrection de Milan matée dans le sang par les soldats Hongrois.

C'est Alexander Von Bach qui s'y rendra et fera face aux exigences honteuses de Paris qui exige la cession de la Lombardie-Vénétie sans contreparties, la diplomatie de Vienne refuse, Paris menace de mobilisation et d'intervention russe, Bach claque la porte et rentre à Vienne.

Ainsi face aux menaces de Paris, l'Empire d'Autriche annonce la mobilisation de toute son armée.
Les 1er, 2e, 3e (De Vienne),5e,6e,7e (Vérone) corps ont été mobilisés et envoyés en Lombardie, leurs réserves (8e et 9e corps) également tout comme leur réserve d'artillerie et de cavalerie respective.
le 10 et 12 corps de Pest sont eux aussi en route vers la Lombardie alors que le 14e corps, occupant actuellement le Quadrilatère se tient près à occuper la Lombardie en cas de besoin mais garde ses positions actuelles.
Ainsi le gouvernement Autrichien et sa Majesté Impériale François Joseph annoncent qu'ils répondront à toute tentative d'agression de la part de Paris ou Turin alors que les conditions du traité imposés par la France ont été rendu publiques.

Ainsi ce sont prêts de 330 000 hommes qui sont concentrés en Lombardie Vénétie alors que Paris et Turin effectuent leur propre mobilisation.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Ven 15 Juin - 2:15
(post en retard d'un tour)
États-Unis d'Amérique


Fédération d’Amérique centrale (event approuvé)

En octobre 1852, le Salvador, le Honduras et le Nicaragua se sont rapprochés pour fonder la Fédération d'Amérique centrale. Une fédération immédiatement reconnue par le ministre plénipotentiaire des États-Unis d’Amérique en Amérique centrale, qui se suivit naturellement par la signature d’un traité d’amitié et de commerce avec cette dernière.
Un ensemble de traités ont été signés être les trois pays membres de la fédération dans la vocation de ne former à terme qu’un pays avec une diète nationale. Néanmoins, le Salvador fit très rapidement marche arrière. Son président, Francisco Dueñas n’acceptant pas d’appliquer les directives de la nouvelle diète nationale, qu’il juge incompatible avec sa politique conservatrice. Le Nicaragua bien que dirigé par un président libéral, montre quelques réticences au projet mais continue à jouer le jeu.

Le représentant américain, bien conscient de la fragilité de la nouvelle fédération, n’a pas manqué d’assurer au président du Honduras Cabañas, fondateur et pilier central du projet, qu’il était dans son intérêt de ne pas précipiter les choses. Ce dernier était sur le point de faire pression sur le Salvador, mais il s’est finalement avisé. Un tel acte pourrait facilement mener à un conflit et tuer la fédération dans l’œuf. En ne coopérant pas avec la fédération, le président Salvadorien renforce l’opposition panaméricaine et libérale dans son propre pays…


Campagne présidentielle de 1852
Une ouverture explosive

La campagne présidentielle aurait pu tourner au désastre avec un attentat aux portes de la convention démocratique !

La scène prit de cours les autorités. Armés de fusils et d’explosifs, trois métis débarquèrent de nulle part en face du Maryland Institute. Après avoir tiré en l’air et causé un mouvement de foule, ils s’engagèrent vers l’entrée, bien décidé à en découdre. Néanmoins leur plan fut rapidement mis à l’échec par l’intervention d’un homme dans la foule qui répliquât d’un tir sans sommation sur le trio. Un échange de tir s’en suivit, empêchant les assaillants de poursuivre leur avancée. Dans la panique, l’un d’entre eux tentât de débloquer la situation avec un bâton de dynamite… Une décision forte peu éclairée puisqu’il suffit alors d’un tir de colt bien placé par le héros anonyme pour réduire les trois hommes en charpie.
L’homme en question s’appelait William Walker. Il ne fait aucun doute que son courage et son adresse a permis d’éviter le pire. Fils d’officier aillant servi pendant la guerre d’indépendance, diplômé summa cum laude de l'université de Nashville à l’âge de 14 ans. Son profil ne laisse pas indifférent et: en plus des journalistes locaux, de nombreux démocrates ont insisté à le rencontrer personnellement.

L’identité de l’assaillant reste un mystère, ils s’agitaient vraisemblablement d’abolitionnistes extrémistes. Ils auraient été aperçus dans un bar la veille, débattant vivement sur le sujet avec un autre client.

Convention nationale démocrate

Malgré l’attentat échoué, la convention démocrate se déroula sans interruption. Au total, c’est plus d’une demi-douzaine de candidats se présentèrent. Néanmoins il s’avérât rapidement évidant qu’aucun candidat n’était en mesure d'imposer sa candidature. Les débats furent très longs, et les démocrates durent se résoudre à chercher un candidat de compromis pour se sortir de l'impasse. Au 35e tour de scrutin, les candidatures de Franklin Pierce et de Henry Cruse Murphy furent déposée en tant que « dark horse candidate ». Murphy qui l’emporta de peu sur Pierce, on raconte que Pierce aurait perdu sa place à cause de son manque de pudeur suite à l’attentat manqué ou il n’aurait pas caché son amour pour l’alcool dans les célébrations, lui faisant perdre le soutien de quelques puritains du parti.

C’est donc Murphy qui finit par s’imposer pour engager une longue ascension et finalement être désigné à l'unanimité au 49e tour de scrutin. Originaire de New-York, Henry Cruse Murphy a siégé à deux reprises dans de Chambre des représentants des États-Unis et fut maire de Brooklyn. C’est aussi le fondateur et éditeur du « Brooklyn Daily Eagle », adepte de communication à grande échelle.

Convention nationale Whig

Si les démocrates semblaient divisés sur le choix de leur candidat, la situation était loin d’être meilleure chez les whigs. Il fallut 53 tours de scrutin pour que les Whigs parviennent à désigner un candidat. Le parti, très divisé sur la question de l'esclavage a finalement refusé de réinvestir le président sortant après des nombreux débats très vifs, lui préférant le célèbre lieutenant-général Winfield Scott. C'est donc à ce héros militaire que le Parti Whig remit son investiture pour la course à la présidence des États-Unis, espérant renouveler la tactique victorieuse de 1841 avec l'ancien général William Henry Harrison et de 1848 avec le général Zachary Taylor…

Déroulement général de la campagne
La campagne ne se mena pas sur le fond. Les deux partis principaux étant divisés sur la question de l'esclavage, ils n'avaient ni l'un ni l'autre de position ferme à cet égard (les free soilers quant à eux, restèrent largement minoritaire avec une représentation limitée à 17 États).

Dans cette situation trouble, les démocrates, plus pragmatiques, s'en sortirent mieux que les Whigs, pour qui les débats d'orientation avaient leur importance. La réputation d'abolitionniste de Scott lui aliéna ainsi les voix Whig du sud, tandis que ceux du nord trouvèrent dans l'approbation donnée par la convention Whig au compromis de 1850 une forme de soutien à l'esclavage.

Murphy,  parvint à jouer assez habillement avec les médias pour se donner une bonne image vis-à-vis de l’opinion publique, même si l’impact est limité dans la campagne profonde. Néanmoins, c’est dans son propre état qu’il rencontrât finalement le plus de difficultés. Un retournement inattendu de factions dans la ville de New-York a eu lieu : l’opposions entre Barnburners (abolitionnistes) et Hunkers (non-abolitionnistes) est revisitée : les soft-Hunkers se sont ralliés aux Barnburners.

Issue des votes

Henry Murphy (Parti démocrate): 1,552,510 (49.1%), 206 grands électeurs
Winfield Scott (Parti whig): 1,436,942 (45.5%), 90 grands électeurs
John Parker Hale (Parti Free Soil): 157,210  (4,9 %), 0 grands électeurs
Autres candidats 8,174 (0,6%), 0 grands électeurs

L'élection se solde par une victoire importante des démocrates. Mais les Whigs, en prenant New-York à Murphy n’ont pas dit leur dernier mot. Ils parviennent ainsi à sauver les meubles en conservant la Caroline du Nord dans un score très serré qui leur permet de s’assurer une représentation correcte les états du Massachusetts, Kentucky, Tennessee et Vermont également acquis à leur cause.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Ven 15 Juin - 14:41
Changement de tour

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Re: Topic Officiel: 1852

le Ven 15 Juin - 18:43
Empire Ottoman/دولتِ عَليه عُثمانيه[



Missions occidentales

L'Empire ottoman, toujours dans le cadre de sa tentative de modernisation, accueille aujourd'hui en son sein plusieurs missions occidentales, la première est une mission française composée d'ingénieurs, de géologues, d'avocats et de lettrées. La deuxième, quant à elle, est prussienne et possède la même composition que la mission française. De même pour la mission anglaise. Le personnel des missions sera payé grassement par la Sublime Porte et aura plusieurs objectifs. Le premier sera de former les Ottomans aux savoirs occidentaux, notamment en travaillant dans les universités locales. Le deuxième objectif, lui, est d'aider au développement de l'Empire ottoman, pour ce faire, les ingénieurs coopéreront avec les ingénieurs ottomans dans divers programmes, notamment le développement des futures voies de chemins de fer dans l'empire. Cette coopération constitue une première entre les peuples occidentaux et la Sublime Porte, nous pouvons espérer que cela ouvrira une période de paix et de prospérité en Europe.



Voie de chemin de fer






Aujourd'hui, une nouvelle compagnie de voie de chemins de fer voit le jour, grâce notamment à l'action du sultan passionné par les chemins de fer et toutes les nouvelles technologies occidentales, cette compagnie sera détenue à 50% par la Sublime Porte, à 15% par la France, à 25% par l’Angleterre et à 10% par des investisseurs étrangers ou ottomans. Le capital social de la compagnie sera assez modeste puisque la Sublime Porte malgré ses réformes reste dans une situation financière assez compliquée. Cette compagnie qui se nommera compagnie des voies de chemins de fer impériaux est dès lors au travail puisque le projet de construire une voie de chemin de fer qui relie Edirne à Istanbul  a déjà été validé par le sultan et les actionnaires de la compagnie. Cette ligne assez ambitieuse, longue de 200 km,  pour l'Empire ottoman devra permettre de faire enfin entrer l'Empire ottoman dans la modernité. Pour la réaliser l'empire fera appel aux membres des différentes missions occidentales sur le territoire ottoman, aux Ottomans eux-mêmes et si cela ne suffit pas à des experts étrangers.


Toutefois cette modernité peut faire peur aux sujets du Sultan, c'est pour cela que plusieurs dispositifs sont mis en place afin de faire accepter à la population le progrès et la modernité, ainsi dans ces régions ou le pouvoir du sultan est très fort on fera en sorte de présenter ce changement comme la volonté du sultan. Ce qui devrait normalement calmer les ardeurs des plus conservateurs.

Enfin pour financer ses créations, l'Empire ottoman va emprunter pour la première fois de son existence à une nation occidentale, le Royaume-Uni, ainsi après moult pourparlers les Ottomans sont arrivés à un accord, ainsi ils empruntent donc à un taux d’intérêt plutôt avantageux, 1.5 %, une somme assez modeste, voire très modeste,  1.5 million de livres Sterling. Cette somme sera remboursée au plus tard dans 15 ans.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Ven 15 Juin - 22:53



Royaumes Unis de Suède et de Norvège

För Sverige i tiden


La Suède de demain.



La Suède, depuis toujours, est une nation agricole, la vaste majorité de son économie est basée sur l'agriculture vivrière, à peine capable de nourrir toutes les bouches, freinant ainsi le développement démographique et économique de la nation. Cependant l'arrivée de l'industrialisation, de techniques médicales rudimentaires et d'outillage agricole moderne a permis de faire décoller la production de grain ces dernières années. De plus, la production de minerai de fer, de cuivre et de plomb a explosé et à l'heure actuelle, l'industrie la plus rentable et exportant les plus gros volume reste l'industrie sylvicole. Cependant plusieurs problèmes se posent. Notamment la compétitivité de notre industrie, en effet les pays voisins tel que la Prusse et la France extraient déjà leur propre fer et leur propre charbon, la Russie dispose de forêts bien plus vastes, le Royaume Uni via ses colonies dispose d'un marché plus intéressant à domicile. Ainsi la vente de matières premières en brut en tant que tel n'est pas une entreprise intéressante.

C'est pourquoi il est désormais préférable de développer en parallèle une industrie de transformation, qui se chargera de transformer les matières premières en produits finis au prix à l'export plus élevé. Les taxes à l'importation seront augmentées pour les produits suivants :

-Bois
-Minerai de fer et de cuivre
-Fournitures en bois
-Navires de pêche, de plaisance et de commerce
-Papier
-Acier
-Instruments et objets en cuivre, en plomb, en laiton et en bronze
-Poisson

Des mesures protectionnistes sont aussi mises en place pour protéger les cultures de coton en pleine croissance. Quelques subventions seront attribuées aux sociétés justifiant d'un résultat net négatif pour 3 années consécutives et jusqu'à rétablissement d'une balance positive, à défaut les subventions seront supprimées au bout de 5 ans. La part des investissements nationaux dans le budget d'état doit passer de 5% à 10% sous 7 ans.
Les taxes commerciales entre la Suède et la Norvège sont abolies.

Une mesure polémique et très vivement contestée est l'abaissement du seuil maximal imposable par les propriétaires terriens. Cette mesure allégera les charges fiscales des agriculteurs mais assure aux Burghers et Libéraux de nouveaux sièges aux prochaines élections du Riksens ständer.

Försvarsmakten



L'autre réforme discutée en long et en large depuis plusieurs année est une refonte totale du système militaire Suédois. Depuis plusieurs siècles basée sur la conscription des paysans et l'imposition de taxes spécifiques sur ceux-ci, la nouvelle réforme, votée en session exceptionnelle, prévoit de la remplacer intégralement par un service militaire obligatoire. Ce service concerne tous les hommes valides de 18 ans, noblesse, bourgeoisie et clergé inclus et d'une durée de 3 ans dans l'armée active, puis de 5 ans dans la réserve. Ceci permet à nouveau une réduction de taxe sur la paysannerie et un accroissement de la main d'oeuvre disponible. Cependant quiconque souhaite réduire la durée de son service devra s'acquitter d'une somme de 1500 Krone par année soustraite dans limite de 3 années. 365 jours seront consacrés à la formation des troupes puis 40 jours par ans pour la réserve. 6 régiments d'infanterie de marine seront ajoutés à l'ordre de bataille pour un total de 9000 hommes. Des manoeuvres de débarquement et d'invasion seront tenus 2 fois par an au Gotland, en été et en hiver. De plus la Marine s’entraînera à l’exécution d'un blocus et au posage de mine 2 fois par an elle aussi.

Les effectifs passeront à 40 000 hommes pour l'armée active et 80 000 hommes pour la réserve. Avec un total à 120 000 hommes, soit 24 000 hommes de moins que par le passé.

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Re: Topic Officiel: 1852

le Ven 15 Juin - 23:09
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande




Dieu et mon droit


1853

Politique interne

Le gouvernement minoritaire des conservateurs dirigé par Lord Russell, Earl of Derby, a chuté en décembre 1852 lorsque le budget proposé par le chancelier de l'échiquier, Benjamin Disraeli, fut refusé par la chambre des commune lorsque ce budget fut rejeté par 305 députés contre 286 au cours d'un vote ayant pour réelle thématique la confiance du gouvernement. Les conservateurs accusèrent une défaite lorsque les Peelites, la faction économiquement libérale du parti conservateur, rejoignirent les Free Traders et la Irish Brigade en votant contre le budget controversé de Disraeli. Le gouvernement de Lord Russell n'eut d'autre chose que de se démettre. Tenant  toutefois compte d'un succès relatif aux élections législatives de juin 1852 accordant 44% des sièges au parti conservateur, la reine Victoria a appelé le chef des Peelites, la faction économiquement libérale du parti conservateur, George Hamilton-Gordon, Eal of Aberdeen, à former un gouvernement. Ce dernier, après des pourparlers avec le parti Libéral, obtint d'eux la formation d'une coalition Peelite-Whigs.

Ainsi se compose le gouvernement Aberdeen :
- Lord of treasury et Leader of the House of Lords : George Hamilton-Gordon
- Lord Chancellor : Robert Monsey Rolfe
- Lord President of the Council : Granville George Leveson Gower
- Lord of Privy Seal : George John Douglas
- Secrétaire d'État aux affaires internes : Henry John Temple
- Secrétaire d'État aux affaires étranges : John Russell
- Secrétaire d'État aux colonies : Sir George Grey
- Secrétaire d'État pour la guerre et les colonies : Henry Pelham Fiennes Pelham-Clinton
- Chancelier de l'échiquier : William Ewart Gladstone
- First Lord of the Admiralty : Sir James Graham  
- Président du conseil de contrôle de la Compagnie des Indes Orientales Britannique : Sir Charles Wood
- Chancelier du Duché de Lancaster : Granville George Leveson Gower
- Premier commissaire du travail : Sir William Molesworth
- Secrétaire à la guerre : Sidney Herbert
- Ministre sans portefeuille : Henry Petty-Fitzmaurice

George Hamilton-Gordon


Affaires internes coloniales


Conformément à la volonté de décentraliser les colonies et tenant compte de leur niveau de développement, le gouvernement de Sa Majesté a accordé les colonies du Nouveau Brunswick au Canada, du Cap en Afrique et de Nouvelle Zélande à se doter d'un parlement. La colonie du Cap s'est vue accorder davantage d'autonomie par l'accord d'une constitution locale dont la date d'entrée en application est prévue pour mars 1853. Conformément aux pourparlers entre la métropole et le Cap, le gouverneur britannique gardera un droit de veto et de dissolution du parlement.

La situation aux Indes Orientales Britannique où une compagnie commerciale dispose d'un territoire s'étendant sur un sous-continent entier et ayant ses propres institutions préoccupant le parlement, le Parlement Britannique a fait passé le Government of India Act accordant à la compagnie commerciale le gouvernement provisoire de l'Inde jusqu'à ce que le parlement en ait décidé autrement. Un système de recrutement ouvert des positions administratives publiques a été mis en place afin de mettre fin au système de patronage pratiqué par les cadres de la compagnie commerciale. Les pouvoirs législatifs et exécutifs du conseil du gouverneur général sur la colonie ont par ailleurs été séparé et le comité exécutif du gouverneur général a été étendu par l'ajout de six nouveaux membres. Cet acte met le statut d'exception de la compagnie commerciale en sursis alors qu'un gouvernement partisan du libre-échange prend sa place à Londres. D'aucuns parlent de la volonté du gouvernement de nationaliser puis dissoudre la Compagnie afin de lui conférer un statut classique de colonie et de gérer sans intermédiaire le joyau de la Couronne.

En Océanie est envoyé une expédition dirigée par l'Amiral George Lambert afin de s'emparer de l'archipel de Nouvelle-Calédonie et l'intégrer à l'Océanie Britannique.

Au Ghana, une importante escarmouche a eu lieu lorsque des guerriers de l'Empire Ashanti ont traversé le fleuve Pra pour s'attaquer à la colonie. Pour faire face à cette claire violation du traité de paix de 1831, le général Garnet Joseph Wolseley a été envoyé sur place afin de prendre le contrôle de 2500 soldats britanniques et autant de créoles et auxiliaires africains qu'il en jugera nécessaire afin de monter une expédition punitive devant repousser les forces Ashantis du protectorat et s'emparer de la capitale ennemie, Kumasi.

Affaires externes


La guerre civile fait rage en Nouvelle-Grenade. Le gouvernement de Sa Majesté souhaite fournir 20 000 fusils et 40 pièces d'artilleries aux forces conservatrices.
Europe

Fort de son succès dans la sauvegarde de la paix de Vienne, le gouvernement Aberdeen a négocié avec l'Empire d'Autriche le rachat des compagnies de chemins de fer bohémiens (dont les parts sociales feront l'objet d'une vente aux enchères à Londres) ainsi que d'un traité de libre-échange portant sur l'abolition des droits de douane sur les matières premières et les produits agricoles et d'une limitation des autres taxations douanières à un maximum de 30%.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Sam 16 Juin - 0:09
Empire Français

La France envoit 20 000 fusils et 40 pièces d'artilleries a ses amis de colombie, les fédéraux (qui gagnent irl).

La France envoit une escadre prendre possession de la Nouvelle-Calédonie.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Sam 16 Juin - 5:00
Simulations

Investissements de la Nouvelle-Calédonie

L'Escadre française prend possession de la Nouvelle-Calédonie par la force et avec succès, les explorateurs britanniques étant obligés de renoncer n'ayant pas les moyens de s'opposer à l'intervention Française.

Réponse de la Colombie à la France et au UK

Les libéraux et conservateurs remercient leurs alliés pour leur soutien.
(La guerre civile est finie en 51 elle reprend qu'en 54 sur un crise constitutionnel, event dans la journée).

Changement de tour

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Re: Topic Officiel: 1852

le Sam 16 Juin - 16:14
Khédivat d’Egypte



1853. Said Pacha est à la tête de l'Egypte, depuis l’année dernière, et déjà les réformes pleuvent. En seulement un an, Said Pacha entreprend des projets ambitieux comme la mise en vigueur de différents codes pénaux, civils ou autres, inspirés de ceux Napoléonien, ou bien, l'encouragement de la propagation de l'enthomophagie. Il conclut des traités, avec l'Espagne, pour le commerce, la France, pour le marché cotonier, et le concert des nations occidentale, pour des missions civiles ainsi que des prêts. La France à beau avoir saisi la moitié du marché cottonier Egyptien, lors de la première année de règne de Said, l'homme tranche déjà avec le règne de son neveu et sort de sa première année renforcé de par son traité avec l'empire Ottoman. Ainsi, la "Province Egyptienne" d'antan devient officiellement le Khédivat Egyptien. La même année, le Khédive, récemment officialisé, entreprend de finir l’oeuvre de son père en envoyant son neveu, et héritier, au Soudan.

L'année 1853 s'ouvre, en Egypte, par la publication d'une charte par le Khédive. Cette dernière sera distribuée gratuitement, lue au peuple et scander dans les rues par des crieurs publics. La publication, titrée « Serment du Khédive Said », tenait des ambitions du Khédive et avait pour but d'obtenir un soutien, aussi bien intérieur ; qu'extérieur ; diplomatique et financier ; à l'Egypte.

Serment du Khédive a écrit:  Par ce serment, nous nous engageons à mettre en place les mesures suivantes dans le but d'apporter la prospérité nationale et créer une constitution et des lois.

1. Des assemblées délibérantes seront établies et toutes les questions quotidiennes seront décidées après des discussions ouvertes.
2. Toutes les classes sociales, hautes et basses, devront travailler ensemble dans l'administration des affaires de l'État.
3. Les gens du commun, comme les fonctionnaires civils et militaires, seront tous autorisés à suivre leurs voies professionnelles quelles qu'elles soient, de sorte qu'il n'y ait pas de mécontentement.
4. Les mauvaises habitudes du passé doivent cesser et tout devra désormais être fondé sur les justes lois de la nature.
5. La connaissance sera recherchée de par le monde afin de renforcer le règne alaouite.»

L'année 1853 s'ouvre, en Egypte, par la publication d'une charte par le Khédive. Cette dernière sera distribuée gratuitement, lue au peuple et scander dans les rues par des crieurs publics. La publication, titrée « Serment du Khédive Said », tenait des ambitions du Khédive et avait pour but d'obtenir un soutien, aussi bien intérieur ; qu'extérieur ; diplomatique et financier ; à l'Egypte.

La déclaration est rapidement suivi de réels efforts. Ainsi, le Khédive proclame une constitution, dite « constitution alaouite » ; « constitution Saidienne » ; ou encore « constitution de 1853 ». Cette constitution donne un très grand pouvoir à la personne du Khédive, octroyant quand mêmes de très nombreuses avancées sociales.

[quote]
Spoiler:

Représentation simplifiée de la structure du pouvoir exécutif organisé par la constitution : https://image.noelshack.com/fichiers/2018/24/6/1529153990-executif.png
Représentation simplifiée de la structure du pouvoir législatif organisé par la constitution : https://image.noelshack.com/fichiers/2018/24/6/1529153990-legisliatif.png

² = déjà cité
PS : Même si ce n’est pas noté, le Grand Vizir ne préside pas seul les séances du Parlement vu que le Khédive les préside aussi

Ainsi, la « Constitution de 1853 », met en place un parlement, la Jameia qui peut proposer des lois et qui les vote. La Jameia est composée de 65 sièges. Trente-neuf sièges, pour quarante gouvernorats, sont dédiées à des élus, élus au suffrage masculin rassemblant tout les hommes libres, ayant la nationalité et plus de 25 ans. Chaque gouvernorat, à l’exception d’un seul élira donc un élu qui pourra être démis sur ordre direct du Khédive, si ce dernier est coupable de corruption ; de trahison ; ou de crime de lèse-majesté, ou via un plébiscite organisé, dans son gouvernorat et dans celui du Caire, sur ordre du Khédive et qui amènera le peuple à revoter. Trente-neuf sièges pour quarante gouvernorats, cela laisse un gouvernorat sans élu « traditionnel »… C’est le cas, car, en effet le gouvernorat du Caire recevra deux élus l’un, nommé par le Khédive représentera le gouvernorat du Caire et l’autres élu par la population de la ville du Caire, parmi les membres de la dynastie de Méhémet Ali, uniquement représenta le palais. Parmi les sièges restants, six, sont dédiées à chacun des Wilayets. Les représentants de chaque Wilayet seront élus par la population selon la même règle que les Trente-neuf sièges des gouvernorats, viennent ensuite quatre sièges supplémentaire pour les quatre grandes « communautés religieuses » du pays soit, un siège pour les chrétiens & les Coptes ; un pour les sunnites ; un pour les chiites et un pour les juifs, chaque « élu religieux » étant élu par le vote des hommes libres, nationalisé de plus de 25 ans partageant la même religion que lui. Pour compléter ce parlement, viennent s’ajouter quatre sièges, élus parmi les cadres de l’armée par les soldats hommes-libres ainsi que dix sièges directement nommés par le Khédive. La Jameia à pour vocation de proposer et voter les lois MAIS le Khédive peut faire passer une loi de force en usant de son pouvoir ou en appelant le peuple à un plébiciste. Le Khédive s’abroge aussi le droit de révoquer les parlementaires, même élus, et de dissoudre le parlement.

Décompte des sièges de la «Jameia » :

* Trente-neuf sièges élu par le suffrage masculin des hommes libres de 25 ans & plus dans chacun des 39 gouvernorats, excepté celui du Caire. Un représentant par gouvernorat.
* Six sièges élu par le suffrage masculin des hommes libres de 25 ans & plus dans chacun des six wilayets. Un représentant par wilayets.
* Quatre sièges pour chacune des quatre religions « majoritaires » dans le Khédivat (hormis l’animisme), soit un siège pour les musulmans sunnites, un pour les chiites, un autre pour les chrétiens et les coptes et un dernier pour les juifs.
* Deux sièges pour le gouvernorat du Caire, l’un, nommé par le Khédive, représentant la ville et l’autre, élu parmi les membres de la dynastie alaouite, représentant le palais et la dynastie.
* Quatre sièges élus par les hommes libres de l’armée parmi les cadres.
* Dix sièges directement nommés par le Khédive.


Cette constitution acte aussi la naturalisation de tout les hommes ; femmes ; et enfants libres d’Egypte et du Soudan comme ayant la nationalité égyptienne, des documents d’identités comportant un nom ; un prénom ; leur date de naissance ainsi que leur religion seront distribués. Les prénoms octroyés devront être arabe, musulman ou justifié comme étant un prénom copte ou judaïque pour, respectivement, les communautés chrétiennes et juives. La même règle sera appliquée aux noms de familles. Les noms de familles représentant une tribu seront interdits. Les esclaves se verront attribuer un prénom selon le Coran et, à leur affranchissement, si ils sont affranchis, recevront un nom selon leur ancienne condition, « esclave », « noir », « affranchi », « serviteur », etc. Les esclaves militaires arrivant à la fin de leur période d’engagement de huit ans recevront le nom de famille de « jundiin al khadiwy » soit de « soldat du Khédive » pour rester reconnaissable.
Par la présente constitution, la personne du Khédive voit sa succession actée selon les précédentes négociations, de 1852, avec l’empire Ottoman. Son introduit les crimes de lèse-majesté, corruption et de lèse-à-la-mémoire, pour les lèses-majesté sur les souverains décédés. Le Khédive se voit confirmer sa place de chef d’état, président de la Jameia, chef suprême des armées et chef suprême du gouvernement, un gouvernement est aussi crée sur le modèle européen avec un « Grand Vizir », nommé par le Khédive, comme « Premier Ministre » et une série de « Vizir » comme Ministres se chargeant de l’Intérieur, du Trésor, des Affaires étrangères, de l’Enseignement, de l’Agriculture, de l’Industrie, de la Défense, de l’Esclavage, des Religions, de l’Ordre et des Travaux Publics. Le Khédive et le Grand Vizir se voient confiés la tache de présider la Jameia. Le commandement des armées, la gestion du trésor, la politique extérieure, les réformes possibles et la gestion du pays restent, largement, entre les mains du Khédive qui voient dans les vizirs des « conseillers » qui doivent passer par le Grand Vizir pour déposer une loi, ce dernier devant recevoir l’aval du Khédive. Seuls la Jameia, le Grand Vizir et le Khédive sont habilité à proposer des lois.

L’égalité entre les hommes libres et la permission pour tout à chacun de suivre un enseignement et d’aborder n’importe quelle carrière et n’importe qu’elle carrière, du moment qu’il est un homme libre est aussi décrétée permettant ainsi à des paysans et des fils de cordonniers de postuler pour devenir fonctionnaires, de se présenter pour être élus à la Jameia ou de rejoindre l’armée en tant que cadre.


L’introduction de la « Constitution de 1853 » va bousculer la politique égyptienne habituelle. La constitution installe, ainsi, un simulacre de constitutionnalisme créant une assemblée unique, un droit de vote et des droits mais laissant les commandes au Khédive. Le premier « Grand Vizir » du Khédivat n’est autre que son héritier : Ismail Pacha.

Ce dernier, alors en expédition au Soudan, reçoit la tache de continuer à pacifier le pays, en collaboration avec l’administration locale et les esclavagistes égyptiens pratiquant leur commerce, des postes relais ; des postes d’esclavagistes ; des avant-postes ; des infrastructures routières et des fortifications devront être mises en place pour pacifier le territoire, et ceux dans tout le Darfour et le sud-Soudan. Said Pacha, et Ismail Pacha, on à coeur de lutter contre le tribalisme et d'assimiler les tribus à l'état. L'interdiction des prénoms traditionnellement tribaux et des noms de familles utilisant le nom d'une tribus sont un début. Mais, le Khédivat va devoir augmenter ses mesures pour lutter contre le tribalisme et faire rentrer l'état dans la modernité. Autrefois constituée de deux brigades, soit 8.000 hommes, l’armée du Khédive en comporte maintenant 16.000 ayant reçu le renfort de deux brigades composées d’esclaves et remplie avec des mercenaires soudanais, comme la nouvelle législation en matière d’esclave l’oblige depuis 1852. Ismail Pacha, cumulant les postes de Grand Vizir et de Vizir de la Défense, désire remodeler l'armée, profondément, et utilise le contexte de la campagne du Darfour pour le faire. Il fait augmenter la solde des soldats libres et fait passer un décret faisant que l'armée livrera deux années de soldes complètes aux soldats esclaves arrivant au bout de leurs 9 ans de contrats militaires, et non plus le 1/10 de trois années de soldes contre 8 ans de services. Ce n’est pas la seule réforme, conscient que l’armée sera le pilier de l’état égyptien dans la lutte contre l’anarchie et le tribalisme, il impose l'arabe comme la langue militaire, la réforme est rapidement suivie faisant de l'arabe la langue administrative et étatique. L'arabe étant, de toute façon, une langue déjà usitée par toutes l’armée. Il accroît la part de nourriture carnée et insectoïdes des troupes. Plus encore, directement sur les esclaves, il ordonne d’effacer les scarifications ; tatouages ; et marquages propres aux tribus sur les esclaves-militaires, les mercenaires et les soldats prétextant « qu’il n’y a plus qu’une seule tribu : l’état égyptien ».

Ismail ne commence, malheureusement, aucune réelle réforme de l’armée égyptienne, hormis quelques privilèges, à cause du fait que l’armée est alors en pleine campagne. Ainsi, les brigades d’esclaves militaires, formés à Assouan, ne sont pas envoyés combattre et subissent les réformes sur leur statut avant d’arriver au combat. Néanmoins, une fois les réformes appliquées, les deux brigades seront envoyées au sein de l’armée d’Ismael Pacha.

Suivant l’exemple de l’armée, Said Pacha fait promulguer un firman obligeant les esclavagistes et les maîtres à effacer les scarifications ; tatouages et marquages propres à chaque tribu afin d’effacer l’identité tribale des esclaves. Les prisonniers soudanais subiront le même sort et seront placé en cellule en Egypte ou avec des soudanais n’étant pas de leur peuple. Les esclavagistes recevront l’obligation de disperser les futurs esclaves d’un même peuple ou d’une même tribu pour ne pas vendre plusieurs membres d’une tribu à un seul homme.

Enfin, dans un autre état d’esprit, Said Pacha autorise la production d’alcool et de tabac. Il met en place un monopole étatique sur le tabac mais taxe juste la production et le commerce d’alcool. Il instaure aussi des droits de douanes spéciaux, majoration de 5,5 %, pour l’entrée d’alcool au sein de l’état, prétextant un interdit religieux, et une majoration de 3,5 % pour l’entrée de tabac étranger dans l’état. L’état égyptien devient aussi seul bénéficiaire des douanes.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Sam 16 Juin - 16:54
Empire du Japon




Défenses et fortifications



Edo, la capitale n'est que trop faiblement protégée. L'empereur et le Shogunat ont donc décidé de renforcer la baie de façon à garder celle-ci protégée de toute attaque d’éventuels d'envahisseurs. Bien entendu la carte ci-dessous ne précise pas l'emplacement de mines côtières (Afin d'éviter d’éventuels accidents, la population a été mise au courant), d'autres canons côtiers, et d'une flotte de secours, prête à intervenir en toutes circonstances.


Carte non détaillée des défenses mises en place prochainement par l'empire nippon

Installation des français

Les premiers personnels se sont installés dans plusieurs maisons sous protection légère dans la banlieue aisée d'Edo. Ils ont pu visiter et s’imprégner du style de vie nippon en toute tranquillité. Les habitants locaux, surpris de cette présence étrangère, leurs ont posé foule de questions auxquels les français se sont donné une joie de répondre
Un seul heurt, cependant, un voleur des quartiers pauvres eut tenté de dérober la délégation. Il fut retrouvé par les gardes japonais et mis en prison pour 7 ans.
Sous peu, une fête locale devrait attirer l'attention des chercheurs étrangers.

Finances et économies

Afin de faciliter le libre-échange et étant donné que certaines seigneuries sont encore à l'ère du péage entre régions, est passé un décret qui abroge touts péages à l'intérieur du pays. Ce système favorisera les échanges entre les régions et dynamisera l'économie.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Dim 17 Juin - 1:04
États-Unis d'Amérique


Pacific Railroad Surveys


Le projet de création d’une ligne de chemin de fer transcontinentale nord-américaine n’est pas nouveau. Il est pour la première fois évoqué en 1832 par le docteur Hartwell Carver qui développa son idée pour finalement déposer un projet au congrès en 1847. Le projet reçu rapidement le soutien du congrès à l’époque. Un soutien réaffirmé en 1853 avec la mise en place des "Pacific Railroad Surveys", une série d'explorations de l'Ouest américain visant à étudier les voies possibles pour une ligne de chemin de fer transcontinental.

Kansas-Nebraska Act


Le 5 avril 1854 fut voté le Kansas-Nebraska act. Le territoire non organisé du Kansas-Nebraska change de statut avec la création deux nouveaux "territoires non incorporés des États-Unis d’Amérique" : le territoire du Kansas et le territoire du Nebraska. Il s’agit là d’une étape importante pour projet de création d’une ligne de chemin de fer transcontinentale. Le modèle retenu étant celui d’une construction par des intérêts privés, un changement de statut était nécessaire pour permettre le financement par subvention foncières.
Politiquement, ce traité a entrainé un véritable bras de fer au sein du parti démocrate. La branche sudiste du parti militait l’ajout d’une clause qui aurait permis de rétablir l’esclavage dans les deux territoires (par vote local). Mais des figures influentes, comme Sam Houston (sénateur et ancien président du Texas) se sont dressés contre une telle qui constitueraient "une fracture politique terrible pour l’union". Cette close aurait en effet renversé le compromis du Missouri de 1820 et éventuellement créé un précédent sur le reste des territoires non-organisés. Le président Murphy s’est personnellement opposé à une telle close, illégale en vertu du compromis de 1820 qui à déjà réglé la question. Il dut redoubler de diplomatie pour parvenir à affaiblir ses partisans. Il s’en est fallu de peu, mais la close n’est finalement pas passée.


Expédition de William Walker au Mexique
William Walker s’est engagé dans une expédition au Mexique avec pour objectif la conquête de la Basse-Californie et de la Sonora. Une expédition de flibustier, non commandée par Washington qui nie officiellement toute implication.


William Walker serait soutenu par de nombreux magnat américain dont le très fortuné William Henry Vanderbilt qui lui assurent des fonds très importants. De plus par son coup d’éclat à Baltimore, il a acquis une célébrité certaine et le soutien de nombreux démocrates influents du Sud agrandissant considérablement son réseau. De nombreux démocrate du Sud déçu par Kansas-Nebraska Act auraient aidé à la préparation de son expédition, en le mettant en contact avec les milices du sud. Les miliciens adhérents pleinement à l’extension de la destinée manifeste américaine avec la création d’un nouvel état esclavagiste (qui intégrerait l’union comme l’a fait le Texas).
William Walker, entame son expédition en accompagné de 3000 hommes et la garanti de renfort continus par les miliciens, plus qu’il ne pouvait l’espérer en 1882 à la genèse du projet. L’expédition a pris la direction de La Paz (Californie du Sud), pour ensuite prendre Sonora. L’aventurier français Raousset-Boulbon aurait été préalablement approché…
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Re: Topic Officiel: 1852

le Dim 17 Juin - 9:59
Fin 1854

28 janvier : des soulèvements ont lieu dans les provinces ottomanes du nord de la Grèce, en Albanie, en Épire, en Thessalie (Kalambaka) et en Macédoine.

17 avril : coup d'État du général José María Melo en République de Nouvelle-Grenade. Le pays se soulève (Guerre civile colombienne).

31 août : épidémie de choléra de Broad Street à Soho (Londres)

4 décembre : le général José María Melo est battu par les forces combinées de Pedro Alcántara Herrán, Tomás Cipriano de Mosquera et José Hilario López à Bogota. Exil de Melo et fin de la Guerre civile colombienne.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Dim 17 Juin - 12:24



Royaume de Prusse

Gott mit uns



Affaires économiques 1852-1857



(Ce message remplace tout ce qui a été posté en économie jusque là, même si beaucoup de choses sont identiques ou proches)

1°: Concernant le rail, contrairement à ce qui a pu être annoncé c'est bien les particuliers qui prendront en charge la grande majorité des frais. L’État émet des obligations garanties 3% et verse les dividendes si ils sont inférieurs aux taux des obligations. Les sociétés ferroviaires, réorganisées par convention en quelques grandes compagnies régionales qui phagocyteront les les petites sociétés obtiennent des subventions avant une garantie d'intérêts pour les capitaux. En outre l’État somme les communes et les propriétaires terriens de céder à faible coût les terrains occupés plus tard par le rail. L’État offre les concessions et détermine quels sont les trajets pour répondre à ses besoins et désenclaver certaines régions.
En 5 ans, c'est 5000 kilomètres de ligne de chemin de fer qui seront donc établies à moindre frais mais de façon dirigiste pour Berlin, sur le modèle français Au final la participation de L’État dans les compagnies ferroviaires s'élèvent à environ 10% sur cette période, ce qui représentera un investissement de 100 millions de francs sur 5 ans. Plus 20 millions de francs pour l'aménagement des canaux et des ports de la Baltique.

2° : En ce qui concerne les autres pans de l'économie, les dépenses de l’État prussien s'élèvent à 60 millions de francs sur cinq ans pour prendre des participations dans le secteur minier et l'industrie lourde (sidérurgie, militaire). Berlin veut autant étoffer son portefeuille d'actions dans cette époque de prospérité pour assurer ses arrières lorsque des temps plus difficiles feront leur retour que contribuer au boum de l'économie allemande.  

3° Une fiscalité réformée :

Les dépenses de l’État prussien sont alourdies par les investissements coûteux et nécessaires réalisés au début des années 1850’. Berlin doit trouver des sources de financements internes pour maintenir un déficit acceptable : la première vient d’une hausse de la taxe foncière dans le monde rural, infligeant aux petits fermiers un coup terrible les obligeant à se rassembler ou à émigrer en ville afin de servir de main d’œuvre dans l’industrie. En plus de cette mesure impopulaire, l’État entreprend d'augmenter plusieurs impôts portant sur la consommation afin d'augmenter sur la période l'impôt par tête de 20%

En contrepartie, et puisque la Prusse ne peut pas toucher aux taxes prélevées sur les ventes de produits (harmonisées au sein du Zollverein et déjà très faibles), on rabote de 30 % les impôts pesant sur le capital afin de contenter les investisseurs privés si chers à von der Heydt.

4° Le crédit, moteur de l’économie :

Berlin fait de la libération du secteur financier une priorité absolue, secteur qui a tant été dysfonctionnel lors de la crise financière de 1848 . La banque est restée à un stade artisanal dans un monde en pleine mutation. Il s’agit d’industrialiser la distribution du crédit en s’inspirant du modèle des banques de dépôt britanniques expérimentées avec succès pour la première fois en 1834. Ces banques doivent prendre le relais des comptoirs d’escompte nés lors du Printemps des peuples à l’heure de la faillite. Von der Heydt veut favoriser l’importation de ce concept anglo-saxon en Allemagne et appuie personnellement les premières banques de dépôts.  Ainsi il permet aux enseignes de louer à moindre coût des locaux appartenant à l’État pour y établir leurs dépôts et établit plusieurs zones franches dans les plus grandes agglomérations prussiennes. L’importation du chèque de banque en Prusse est également un pas important dans cette direction.

5°: En ce qui concerne les accords économiques passés à l'étranger, cinq millions d'investissements en Saxe, un accord commercial avec la Suède (baisse des droits douaniers sur le charbon et les produits finis prussiens, ainsi que le bois et les produits de l'exploitation de la mer suédois). Pour ce qui est du rail suédois, Berlin se contentera de 20% des parts dans le rail scandinave avec 15 millions en cinq ans.

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Re: Topic Officiel: 1852

le Dim 17 Juin - 15:08
Empire du Japon


Première ligne de train

Récemment, la première ligne de train Edo-Yokohama vient de voir le jour. L'inauguration s'est faite en présence d'ingénieurs français, de rapporteurs du Shogun et enfin de l'empereur lui-même. Toute la journée, des sujets de l'empire purent accéder aux rails et reçurent quelques cours visant à les rassurer sur le fonctionnement et la sécurité de ces nouvelles machines. Vers le milieu de la journée, à 13h, les ingénieurs donnèrent un discours sur le travail passé, les avantages que le rail donnera aux japonais et enfin un remerciement à l'empereur pour sa bienveillance au niveau de leur accueil. Vers la fin de journée, le premier train transportant des usagers partit vers Yokohama et arriva à sa destination en 1h30. Tout au long de cette journée, une ambiance festive fût donnée, orchestres, saltimbanques, cirques donnèrent le ton de cette journée. Au vu du succès rencontré malgré un boycott des partis les plus conservateurs, l'Empereur a déjà annoncé que de futurs lignes relieront le nord du Japon au sud.
Beaux-Arts


Un concours inter-régionale est  organiser afin d'élire quel artiste aura l'immense privilège d'avoir une de ses œuvres affichés dans la chambre personnelle du Mikaido. Une cotisation de 10 yens est cependant demandée à touts les artistes voulant participer à ce concours. Cela aura pour but de récompenses les personnes ayant un certain talent dans les arts de la peinture japonaise. Un premier tour sera organisé dans chaque régions où seulement 5 candidats seront retenus pour passer le second tour qui se déroulera à Edo. Enfin une oeuvre sera retenue par région et l'Empereur décidera quel tableau il choisira pour orner sa chambre.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Dim 17 Juin - 15:55



Российская империя

Съ нами Богъ !


Le Rail


La Russie est un pays immense, au voie de communication encore peut développée. Ainsi traverser l'Empire et se rendre dans ses recoins les plus reculés est un vrai clavaire. Le transport ferroviaire, véritable moteur de l'industrialisation chez nos voisins n'en est qu'a ses balbutiement en Russie. Ainsi à l'heure ou nous parlons la Russie compte seulement 800 kilomètres de voie. Pour accélérer le développement des transports et voies de communication, l'empereur, par un oukase, crée le ministère des communication. Son premier objectif sera de faire passer le maillage ferré de l'empire à 2000 kilomètres. Le financement sera fait d'investisseurs privés, des gouvernements locaux, des chambres de commerces..
Les priorités sont la complétion de la ligne Saint Pétersbourg Varsovie, Moscou Sébastopol, Odessa Kiev.

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Re: Topic Officiel: 1852

le Dim 17 Juin - 16:44
Khédivat d'Egypte



1854. L'investissement humain et financier, pour la conquête du Darfour, devient très important. Said Pacha, désireux de se maintenir dans le Soudan et dans le Darfour, investit de plus en plus dans l'expédition d'Ismail Pacha. Il achète donc 38.000 fusils à piston à la France et s'en voit offrir 3.000, n'en payant que 35.000, en plus de cela, il achète 30 pièces de 8 à la France. Ces armes viendront équipées les armées d'Ismail au Darfour.

Pour préparer la paix, Ismail Pacha envoie un messager au sultanat du Darfour proposant un cessez-le-feu contre la reconnaissance du sultanat du Darfour,

Le neveu du Khédive négocie, d'abord, le retour de Nubar Pacha dans le gouvernement. Homme politique égyptien d'origine arménienne, il est aussi le gendre d'un ancien ministre de Méhémet Ali. Dès son retour en selle, il occupe le poste de "Grand Vizir", laissant le poste de "Vizir à la Défense" à Ismail, et réforme les Vizirat pour leur accorder un modèle exclusivement européen de "Ministère". Sous les conseils de Nubar Pacha, Said met en place une chronique khédivane d'Egypte, écrite en arabe, afin de retracer les règnes de Méhémet Ali, d'Ibrahim Pacha, d'Abbas Pacha, le sien et ceux de ces successeurs. Nubar Pacha, contrairement à Said Pacha, ne descend pas d'une famille s'étant imposée par la guerre et la violence. A la manière d'Ismail, il sait que seule la guerre ne suffira pas à sauver l'Egypte. La modernisation de l'Egypte nécessite aussi de grands progrès. Bien qu'il eut toujours été conservé au gouvernement par les successeurs de Méhémet Ali, il avait été écarté sous Abbas, à cause de son progressisme, puis définitivement écarté du pouvoir par Said Pacha, suite à une querelle, il fait néanmoins son grand retour.


Sous l’influence de Nubar Pacha et d’Ismail, Said retrouve un élan progressiste, quasi révolutionnaire. Il met en place une véritable politique administrative, suivant le découpage administratif du pays et la promulgation de la constitution, qui marque le début d'une réelle période de centralisation.

Système administratif:
Sur le plan administratif, Said Pacha met en place une vaste réforme.

* Les Madina, semblables aux « communes » françaises, seront un regroupement de petites communautés plus ou moins proche géographiquement, mais généralement assez proche, dirigée par un homme ayant réussit un examen d’administration et entamant sa carrière de fonctionnaire. Ces petits rassemblements de communautés seront sous autorités des gouvernorats. Les communautés se rassemblant en Madina seront des communautés de moins de 10. 000 personnes. Une Madina aura une limite de population de 85. 000 personnes dans une même Madina. Les Madina seront compétentes dans l’administration de leurs patelins et l’entretiens de leurs infrastructures via les budgets votés et partagés par les Gouvernorats.
* Les municipalités,  les « Baladia » seront dirigées par un fonctionnaire ayant réussit ses examens d’entrée dans l’administration. La Baladia sera l’entité administrative des grandes et moyennes communautés. Une Baladia sera composée d’une entité ayant plus de 10. 000 âmes vivantes. Les Baladia seront aussi responsables de l’instruction dans leurs municipalités, de l’entretiens des villes et villages, des constructions des routes et des ponts.
* Les Gouvernorats seront dirigés par un Gouverneur, un « Muhafiz », en arabe, nommé par le Khédive.Il sera le porte-parole du Wali et du Khédive face aux Eumda et aux Zaeim de son Gouvernorat et suivra les directives du Khédive, veillant à leur application au sein de leur territoire. Il est nommé par le Khédive et remplacé tout les deux ans. Les gouverneurs superviseront la gestion de la gendarmerie à l’échelle de leur gouvernorat. Les Gouvernorats seront aussi responsables de l’entretiens des villes, villages et infrastructures du gouvernorat, de la gestion de l’instruction publique et du vote des budgets locaux pour chaque Baladia, que le Baladia devra partagé entre Madina. La justice dépendra du gouvernorat mais un appel sera possible auprès du Wali ou du Khédive.
* Enfin, les Wilayets seront dirigés par un Wali, le poste étant devenu un simple poste de gouverneur, il est nommé par le Khédive et remplacé tout les ans. Il est chargé de superviser la gestion de son Wilayet et de faire respecter les directives du Khédive. Les Wilayets seront responsables de l’ordre public, global, dans leur territoire, de la surveillance des directives du Khédive , des grands travaux et des demandes de recrutement militaire.

Cette poursuite de la réforme administrative se suit aussi de nouvelles règles. Les « Muhaqiq » seront chargés de surveiller les dépenses, les sorties et les contacts des fonctionnaires pour empêcher tout risque de trahison ; de collusion d’intérêt ou de corruption. Un fonctionnaire coupable de trahison ou de corruption se verra tout perdre. Sa fortune, ses biens, ses richesses seront saisies par l’état et conservées ou revendues. Il sera exécuté et sa famille devra rembourser tout ses salaires ainsi que la lèse que sa trahison ou corruption aura causé à l’état. Son nom, et sa lignée, seront trainé dans la boue et sa famille sera exilée dans les régions peu hospitalières du Soudan.

Pour empêcher cette, terrible, éventualité d’arriver trop souvent, les fonctionnaires recevront une paie correcte leur assurant un revenu leur permettant de vivre. En plus de cela, n’importe qui pourra postuler pour devenir fonctionnaire, créant ainsi une compétition, mais il faudra pouvoir lire et écrire. Sachant très bien que sa population est majoritairement illettrée, le Khédive fit promulguer un firman demandant aux mosquée de sa portée volontaire pour apprendre la lecture et l’écriture, en arabe, aux civils égyptiens via l’apprentissage du Coran, des stages, pour apprendre la même chose, seront mis en place par l’état.

Pour devenir fonctionnaire, un concours sera effectué et se portera sur une épreuve de lecture, une épreuve d’écriture, une épreuve de calcul ainsi qu’une épreuve de connaissance sur le Coran et les codes pénal et civil du Khédivat.

L’administration territoriale organisera des recensement tout les deux ans exigeant le nom, le prénom, la nationalité, le sexe, la religion, la profession et l’état civil de chaque personne pour mettre à jour les registres et délivrer des documents d’identité valables. L’administration territoriale devra aussi recenser les terres cultivées, des terres non-cultivées et les terres bien utilisées des terres mal-utilisées. Le départage et la délimitation des terres sera de son ressort.

Les fonctionnaires de l’administration territoriales seront mutés tout les trois ans et devront faire sept ans de services avant de retourner dans leur gouvernorat nata .

Système judiciaire:
Suite à la réforme administrative, qui commence à ressembler à quelques choses, vient ensuite la réforme du récent système judiciaire. Said Pacha et Nubar Pacha sont décidés à le transformer en un réel système judiciaire « à l’occidental » ou l’arbitraire n’à plus ou peu sa place.

A la fin de l'année 1854 est promulguée la réforme de la justice. « Vérité, clémence et pardon régissent la justice. Allah est miséricordieux », voici les maîtres mots de cette réforme.

La justice est désormais séparée de l'administration mais reste, légèrement, relié au Ministère de l'Ordre Public. L'instruction des procès et leur tenue est confiée à des juges théoriquement incorruptible et provenant de lettré issu du peuple, et non de la noblesse, les débats deviennent publics et contradictoires, les accusés reçoivent le droit d'être défendu par des avocats et, pour les procès criminels, des jurys sont instituées. Les procès pour corruption ou trahison se passe, néanmoins, toujours en interne et sur décision du Khédive ou du Wali. La responsabilité juridique d’une zone est confiée à son Gouvernorat qui doit organiser la réforme, des recours restent possible auprès du Khédive ou du Wali. Des procédures d'appel sont organisées aux différents échelons : au Congrès des juges de paix pour les districts, à la Cour d'appel pour les affaires les plus graves, au conseil d’état pour les pourvois en cassation. L'arbitraire ne disparait pas totalement pour autant. Internement, déportation dans les régions inhospitalières du Soudan peuvent toujours se faire sur simple décision du Khédive. Le Khédive peut aussi forcer pour faire passer un verdict, notamment en cas de corruption ou de trahison. Les esclaves n’ont, par définition, pas les mêmes droits devant la cour que les hommes libres. Les jurys seront constitués d’hommes lettrés qui seront tenus à l’écart de la foule, dans des lieux sous bonne surveillance, afin d’éviter les intimidations.

Pour les jugements au sein de l’armée et de la gendarmerie, des tribunaux militaires sont mis en place. Les jugements militaires se passeront en tribunaux militaires présidé par un conseil composé du chef de brigade, du chef de régiment, du chef de bataillon et du chef de compagnie accompagné d’un cadre de l’armée et d’un jury de douze hommes du rang appartenant à une autre brigade.

Les juges, avocats et officiers de la justice deviennent des fonctionnaires de l’administration pénale, au même titre que les gardiens de prisons. Ils recevront une solde, pour vivre, et seront surveillé par les « Muhaqiq ». Les mêmes peines en cas de trahison ou de corruption leurs sont appliqués. L’on deviendra juge, avocats ou fonctionnaires de la justice en passant un concours administratifs, se basant sur la connaissance du code pénal et du code civil, après des études de droits.

Les fonctionnaires de l’administration judiciaire seront mutés tout les trois ans et devront faire douze ans de service avant de retourner dans leur gouvernorat natal.

Un conseil d’état composé d’hommes du peuple lettré est aussi institué. Son modèle sera calqué sur le modèle du conseil d’état français. Il s’agira donc, à la fois, d’une institution pour conseiller le gouvernement et pour conseiller le sommet de l’administration judiciaire pour ce qui relèvera, entre autres, du droit administratif.

Système fiscal:
L’administration fiscale est détachée de l’administration territoriale pour être rattachée à l’état et, directement, au Ministère du Trésor, anciennement Vizirat du Trésor.
Les fonctionnaires de l'administration fiscale seront payé en monnaie. Ils seront choisi selon un concours basé sur la connaissance des mathématique, de la lecture et de l'écriture. Ils devront avoir un casier judiciaire vierge et n'avoir jamais été soupçonné. Ils devront se plier à une inspection trimestrielles des finances et seront surveillés par les Muhaqiq. L'administration fiscale aura ses propres antennes suivant le principe de l'administration territoriale.

Un premier bureau dans les Baladia chargé de récupérer les taxes et impôts des villes et villages. Un second dans la capitale du Gouvernorat qui recompte le tout, voit si tout le monde à payer la totalité et archive puis un troisième bureau dans la capitale du Wilayet qui expédie le tout au Caire et vérifie que tout est bon. L’impôt est payé en monnaie, et non plus en nature, tout les citoyens travaillant sont soumis à l’impôt. Un impôt sur la terre est aussi mise en place calculant 1/5 de la valeur réelle d’une terre cultivée comme imposition annuelle.

Une réserve du trésor est crée au Caire, afin de placer le trésor national égyptien. Le centre final de l’administration fiscale y sera placé. Le bureau des douanes et le bureau des postes seront placé sous le régime de l’administration fiscale.

Chaque ville et chaque village devra avoir son bureau de poste. Chaque ville et villages frontaliers ainsi que chaque port devra avoir son bureau des douanes.

Sont placé sous la compétence et le bénéfice de l’administration fiscale :

* La gestion l’acheminement et le décompte du trésor du Khédivat Egyptien, au Caire.
* La levée, le décompte et le transport des impôts et des taxes.
* L’autorité sur les douanes ainsi que le décompte et le transport de leurs bénéfices.
* L’autorité sur le système postier ainsi que le décompte et le transport de leurs bénéfices.
* La vente de timbre postier, de carte postale et de lettre dont le service postier, rattaché à l’administration fiscale, obtient le monopole.
* La lutte contre la corruption, la fraude fiscale, la contrebande et le détournement de fonds public via le service des Muhaqiq, rattaché à l’administration fiscal comme service d’affaires internes.

Les fonctionnaires de l’administration fiscale seront mutés tout les ans et devront faire trois ans de services avant de retourner dans leur gouvernorat natal.

Système policier:
Inspiré des Karakullukçu ottomanes, sorte de gendarmerie, la Jandarma égyptienne est une gendarmerie basée sur le principe de la gendarmerie française. Elle est, plus ou moins, rattachée ou en collaboration avec les administrations territoriales, fiscales et judiciaires pour le bien de ses affaires. Le corps est un corps à la fois civil et militaire disposant d'élément administratif civil mais d'élément militaire sur le terrain.

La Jandarma égyptienne se voit alloué la mission de sécurisation du territoire, de construction d’avant-poste dans les territoires éloignés ou inhospitalier ainsi que de règlement des contentieux entre civils. Elle reçoit donc les missions de police : constatation des infractions, recherche et interpellation des auteurs d'infractions à la loi pénale, enquêtes judiciaires … Mais aussi les missions de police administrative : sécurité publique, maintien de l'ordre, …

Ces effectifs aborderont les 22. 000 hommes réparties entre chaque gouvernorat. La gendarmerie sera répartie par gouvernorat puis ensuite réparties, à nouveau, dans les villes à l’échelle locale. Les effectifs administratifs seront de 4.000 hommes pour un total de 26.000 hommes, dont une partie montée.

Ils recevront une paye acceptable pour leur permettre de vivre dignement et devront se plier à des contrôles strict.


En plus des différentes réformes des systèmes administratifs de l’état, Nubar Pacha entreprend une politique de grands travaux. Il ordonne en effet de bâtir des bâtiments, dédiés aux administrations, là où il le faudra, des esclaves ainsi que des citoyens s’acquittant de leurs corvées le feront.

En plus de cela, Nubar Pacha finance la construction de la « Compagnie des Routes & des Ponts d’Egypte » compagnie étatique chargée de bâtir un réseau routier correct reliant les villes entre elles, un système de pont pour traverser les fleuves ainsi que des cartes, précises, du vaste empire du Khédive. Cette société sera à la fois financé par des subventions étatiques, calculée selon le nombre de routes et de pont, prouvés, que la société à pu bâtir et à la fois par les subventions issus des budgets locaux de chaque entité administrative devant, obligatoirement, faire appel à cette compagnie pour bâtir ses infrastructures routières. Une certaine priorité est donnée au Soudan qui reçoit la plus grande concentration de manœuvre esclave, accompagnée d’une légère concentration de main d’œuvre libre soumise à la corvée ou payer, et de main d’œuvre militaire mettant la main à la tâche.

Dans son élan de réforme, Said Pacha décrète aussi la fondation de la « Banque Centrale Egyptienne » qui sera la seule habilité à produire la Livre égyptienne. Elle émettra des pièces de 10, 20 et 50 centimes de livres égyptiennes ; des pièces de 1,2 et 3 livres égyptiennes ainsi que de la papier monnaie de 5, 10, 15, 20, 25,30, 35, 50, 80,100,150,300,500 et 1000 livres égyptiennes.

Encouragé par Nubar Pacha, le Khédive Said met fin à la djizya sur les non-musulmans mais met en place une politique visant à engranger de grandes quantités d’argents sur le dos des non-musulman. Il décrète « la taxe sur l’usure » permettant aux juifs et aux autres religions de devenir banquier et de prêter de l’argent en échange d’intérêt à condition de déclarer ses bénéfices et les sommes prêtés puis d’accepter une imposition par les services fiscaux. Dans un autres temps, Said Pacha décrète la nationalisation des terres du clergé copte chrétien. Les 3/4 des terres "utilisées" du clergé copte, celles sur lesquelles il à bâti des églises et différents édifices religieux, leurs seront rendus tandis que le quart restant leur sera vendu à eux ou à un autre culte. Il nationalise aussi les terres arables détenus par le clergé copte et met en place une taxe sur la dîme perçue à l'église chrétienne. La même taxe sur la dîme est appliquée au clergé musulman et juif.

Said met aussi en place une taxe sur le terrain utilisé par les mosquée, les synagogues et les églises dénommée « taxe du temple » servant à « l’entretiens des terrains utilisés par les cultes et à l’entretiens de leur bâtiment ». Il compense le fait d’appliquer cette taxe sur le terrain utilisé en prenant, sur les frais de l’état, l’entretiens des temples. Dans le même temps, il interdit la vente de terres aux Occidentaux sans accord direct du Khédive pour chaque vente et met en place une taxe sur la vente de terre aux Occidentaux.


Les principales ressources naturelles du Soudan sont l'eau, fournie par le Nil, et les sols fertiles des vallées fluviales. La partie centrale du Soudan, au sud de Khartoum, se nomme la Gézireh, l'île en arabe, et pourrait être un foyer de la culture du coton au Soudan. Said Pacha, conscient de cela, ordonne dès lors à Nubar Pacha de mettre en place la construction d'un plan d'irrigation via la constructions de canaux sur le nil chargé d'irriguer la Gezireh. Avec une superficie d'1 million d'hectares, cette zone, riche en terre fertile, pourrait, si elle est bien irriguée, devenir le foyer de la culture du coton au Soudan et représenter le cœur de l'économie soudanaise. D’importants fonds seront donc débloquer afin d’irriguer cette zone et de mettre en place de vastes plantations de coton, détenues par l’état, où pourront travailler de très nombreux ouvriers destinés à la plantation de coton. Dans le nord du Soudan, là où, hormis le Nil, la présence égyptienne est la plus forte, de nombreux terrains seront nationalisés pour y démarrer des plantations de sorgho, pour créer une agriculture de subsistance.

La production de coton, en Egypte, est aussi encouragée.

Said Pacha est bien décidé à mettre en valeur le Soudan. Il décrète un monopole d’état sur la commercialisation de la gomme arabique et fait payer une taxe à tout ceux qui la commercialise sans passer par les instances officielles. Les acacias des forêts du Centre fournissent énormément de gomme arabique, commercialisée depuis plus de deux mille ans. Le Khédive nationalise donc ces forêts pour les mettre en production désireux d'acquérir cette précieuse gomme arabique à revendre aux Occidentaux.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Dim 17 Juin - 20:29


Royaume de Grèce





Affaires Intérieures


Politique




Aléxandros Mavrokordátos, Premier Ministre de Grèce.


Othon 1er, Roi de Grèce, s’appuie d’habitude sur un conglomérat de trois partis politiques. Ces partis volent en éclat au cours de la crise Russo-turque et au début de cette décennie la Grèce voit son paysage politique se recomposer. Les élites politiques se divisent en deux grands partis, en premier lieu le Parti Moderniste (Neoteristikon Kómma), libéral et nationaliste, bien plus favorable à l’occidentalisation que son principal concurrent. En effet, il s’oppose au Parti Nationaliste (Kómma Ethnikofrónōn) conservateur et nationaliste, plus porté sur un refus de l’occident à sa fondation puis progressivement défenseur des traditions plus que d’un repli identitaire. Aléxandros Mavrokordátos le meneur du Parti Moderniste, se trouve être l’ancien chef de file des partisans du Royaume UNi, il est nommé premier ministre conséquemment à sa capacité à rallier autour de ce nouveau Parti les libéraux. En opposition se trouve Konstantínos Kanáris, ancien meneur du Parti Russe à Athènes. Tous deux des vétérans de la politique et de la guerre, ils n’ont qu’une division, profonde, l’avenir intérieur de la Grèce. Les libéraux sur lesquels s’appuie Othon 1er lui offrent ce qu’il souhaite depuis longtemps. Une réforme profonde du système grec avec pour toile de fond l’archaïsme de l’économie nationale. L’imposition est la clef et les libéraux Athéniens s’empressent de désirer sa centralisation aux mains de la bureaucratie royale tandis que les conservateurs s’attachent à son maintient. S’en suit des troubles à Athènes et en provinces, les difficultés à réaliser la réforme la font durer plusieurs années (trois en tout) tandis que les refus de remettre les documents fiscaux ou encore la mise à bat des systèmes clientélistes se heurte à la complaisance des fonctionnaires et élus provinciaux siégeant à Athènes. La Réforme agraire, elle, débouche sur un véritable conflit politique ou s’affrontent les deux partis parfois jusqu’aux armes pour défendre leurs intérêts. L’affaire est à suivre … place au détail des réformes.


Réforme de l’Imposition


Si les rapports capitalistes n'ont pas pénétré l'économie agricole grecque, l'investissement de capital s'avère lucratif dans d'autres domaines : la perception des impôts, l'état s'afferme à des particuliers, comme avant la révolution. Les percepteurs payent à l'avance, soutenus par l'armée, ils perçoivent les impôts en nature auprès des paysans, et en commercialisent le fruit du labeur paysan à la ville voisine.

Produit du système, la perception de l'impôt engendre une corruption endémique. Fort du pouvoir qu'accorde la fonction, les percepteurs d'impôts favorisent leurs amis et répriment leurs adversaires politiques. Afin d'obtenir le poste désiré, le notable local doit être en mesure de contrôler le réseau d'imposition de sa circonscription électorale ou tout au moins d'éviter que ses adversaires ne le fassent, ce qui se révèle parfois coûteux. La perception du surplus, destiné à la caisse publique, dépend ainsi largement de facteurs extra-économiques.

Cette collecte du produit des terres et sa vente conduit à l'apparition d'une énorme bureaucratie privée, exigeant jusqu'à sept fois plus de fonctionnaires par habitants qu'en Angleterre. Les employés supérieurs de la fonction publique forment un groupe social dominant, ils usent d'un pouvoir assis sur le contrôle de l'argent public - et non sur la propriété - pour élargir leur réseau clientéliste, négligeant la réalisation de travaux d'infrastructure sans bénéfice à court terme.

Pour combattre ce fléau qu'est la corruption, endiguer les vastes détournements et affirmer le pouvoir Athénien, Othon 1er entreprend une réforme en profondeur du système avec le payement de l'impôt en numéraire et la suppression de la collecte de l'impôt par des particuliers au profit d'une nouvelle branche de l'administration publique. Les collectivités percevront un pourcentage des impôts levés localement tandis que divers plans d'infrastructures sont placés sous la responsabilité de l'Etat athénien. La véritable bureaucratie de l’Etat grec, squelettique, va progressivement prendre le pas sur la bureaucratie de province, attachés à leurs puissants locaux.


Réforme Agraire


Depuis la révolution, la terre, théoriquement propriété de l'Etat mais en pratique possédée par celui qui la cultive, par le droit de conquête la terre nationale est une terre publique. La propriété terrienne se divise quelques années après la guerre en deux grandes catégories : les terres publiques représentant les deux tiers des terres cultivées et celle de l'église orthodoxe allant jusqu'au quart des terres cultivées.

Hypothéquée lors du dernier conflit, la terre grecque a été cédée pour partie à de riches grecs ayant fait fortune à l'étranger. Malheureusement, cette propriété foncière ne représente que 5% de l'ensemble des terres, toutes les autres terres privées demeurent de petites exploitations autarciques ou le capitalisme n'a guère pris son essor. Enclavées, les productions et leurs producteurs ne quittent pas le pays voir même les localités de production.

Les terres cultivées ne représentent que 16% de la surface nationale, 26% demeurent en friche et 41% sont inexploitables notamment au vu des moyens réduits des agriculteurs, pourtant, les terres vierges cultivables représentent 35% du territoire. Primitive, l'agriculture grecque est pourtant tout aussi productive que l'agriculture française, la faible population nationale permet aux agriculteurs de travailler la partie la plus riche des terres. Pourtant, selon le droit romain, la terre appartient à celui qui la cultive sans interruption pendant trente ans.

De ce fait, le Roi Othon 1er, conscient des difficultés inhérentes à drainer des impôts dans un tel contexte, engage une réforme agraire inédite. Les récentes « grandes propriétés » représentant 1/20ème de la surface cultivée, elle ne compte que 1/40ème de la surface arable. Autrement dit, le principal problème est ailleurs. La réforme agraire porte sur les exploitations pastorales (de fait) et propriétés « publiques » (de droit) qui dominent la vie économique du pays. Les terres sont divisées sur la base du volontariat et de la solvabilité. Ainsi, de riches grecs étrangers sont invités à s’installer en terre hellénique afin de racheter des terres et fonder des exploitations cohérentes géographiquement et productives économiquement en Attique. Les sujets les plus entreprenants se voient alloués des terres à cultiver, ils ne peuvent laisser durablement en friche ces exploitations sous peine de confiscation. Les terres des riches arrivants s’élèvent à plus de 50 hectares par tête avec un plafond fixé à 80 hectares. Les terres des bénéficiaires grecs de la réforme disposent de 20 hectares par tête. Décuplant la surface agricole à utiliser, la réforme transforme les familles exploitantes d’un sol jusqu’à présent dédié à leur seule survie en exploitants ou travailleurs agricoles salariés. L’exploitation type passe de la propriété autarcique à une nécessaire exploitation de taille moyenne. Via l’économie d’échelle et l’obligation de commercialiser soit même ou au travers d’agents privés les fruits du labeur agricole, les exploitations nouvelles feront entrer de plein pieds le capitalisme en terre grecque. Le cadastre grec, déjà abordé mais constamment repoussé, est remis à l’étude. Son entrée en vigueur devra se faire en 1857. L’Eglise, épargnée par ces mesures, ne le sera pas par le cadastre qui fixera sa nécessaire rentabilité sans rompre le lien établit entre l’Etat et l’Eglise de Grèce, ne lui soutirant aucunes terres.

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Re: Topic Officiel: 1852

le Dim 17 Juin - 21:25





Empire Français


Politique intérieure


Napoléon III, après ses échecs sur la politique internationale et surtout l'échec de la seconde conférence de Rome, se voit contraint d'abandonner son projet italien. L'échec à la conférence de Rome remet en cause la politique du nouvel empereur. Lui qui avait été adoubé par Londres lors du premier congrés de Rome, le voilà dans une situation délicate à l'issu de la seconde convention romaine. En effet le cabinet anglais Peelite-Whigs a menacé Paris d'embargo en cas de guerre en Italie. Le retournement soudain de Londres a convaincu Napoléon de faire marche arrière sur le cas italien. Napoléon après une entrée en fanfare dans la scène internationale a connu une grande défaite diplomatique et a sucité l'hostilité des grandes puissances. Naturellement, cette hostilité a donné un nouveau souffle à l'opposition de droite et de gauche. Les soutiens du Bonapartisme, la paysannerie française et la bourgeoisie citadine peuvent rapidement changer leur fusil d'épaule.

Jusqu'aux années 1854, Napoléon III s'appuie essentiellement sur la bourgeoisie d'affaires et le clergé catholique pour gouverner. Il n'y a pas de parti bonapartiste pour le soutenir mais seulement des ralliements plus ou moins sincères ou opportunistes. Il y a ceux qui se réclament d'un « bonapartisme de gauche » populaire et anticlérical et ceux qui se réclament d'un « bonapartisme de droite » conservateur et clérical. L'Empereur en est conscient, lequel déclare un jour : « Quel gouvernement que le mien ! l'Impératrice est légitimiste, Napoléon-Jérôme républicain, Morny, orléaniste ; je suis moi-même socialiste. Il n'y a de bonapartiste que Persigny : mais Persigny est fou ! ». En fait, alors que la monarchie et la république ont clairement leurs partisans, le succès du bonapartisme apparaît d'abord comme une sorte d’identification de l'électorat à un homme qui se réclame à la fois de 1789 et de la gloire de son oncle avant de devenir une idéologie et une pratique qui emprunte des éléments à la fois à la droite monarchiste et cléricale qu'à la gauche républicaine et démocrate-socialiste. Or, il est difficile à Napoléon III de constituer une véritable adhésion à une telle synthèse politique et ne peut qu'obtenir le ralliement de « clients » qui attendent de lui l’application d’une partie précise de son programme et qui peuvent très vite se détourner de lui s’ils sont mécontents. De ce fait, il aura peu de réels partisans prêts à se battre pour lui.

Ainsi Napoléon III se retrouve isolé au sein de son gouvernement et du pays. Évidement, le sénat et le corps législatif se sont retrouvé dans un opposition forte au gouvernement et demande expréssement le droit de contester la politique impériale. Peu à peu s'agrège une opposition de la bourgeoisie libérale composé de nombreux orléanistes et légitimistes qui voient en Napoléon III un apôtre de la guerre malgré sa reculade à Rome et son alliance avec les républicains qui sont toujours peu représentés par les organes législatifs de l'Empire. Reste du côté des Bonapartistes l'armée et la paysannerie, qui n'a que peu suivie la reculade romaine. L'opposition se constitue ainsi et fragilise l'Empire, qui se heurte à son opposition lors du vote des budgets. Napoléon III possède encore suffisement de soutient pour faire passer en force les lois et les budgets, mais son plan de révision de l'artillerie est refusé. L'embelli économique est la dernière chose qui sauve le gouvernement. Celui qui portera sur ses épaules l'échec romain n'est autre que Édouard Drouyn de Lhuys, pourtant opposé à la politique italienne, qui est limogé et remplacé par le très anglophile Alexandre Colonna Walewski.

Politique navale


Les augmentations successives du budget de la Marine qui compte atteindre les 180 millions pour 1856, ont permis de moderniser la machine navale française. Presque auto financée grâce à la spécialisation commerciale des fournitures navales, la France en a fait sa spécialité (accord préférentiels avec l'Égypte, l'Espagne, monopole au Japon).

L'augmentation du budget de la Marine a permis la modernisation flotte et l'augmentation de son tonnage. 4 frégates sont construites en 1852, 3 navires de ligne en 1853 et 3 navires de lignes et 5 frégates en 1854. En outre, 5 autres navires de lignes sont machinisés avec des hélices. Pour 1855, 5 navires de lignes sont mis en quille.

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Re: Topic Officiel: 1852

le Lun 18 Juin - 0:22



United Kingdom of Great Britain and Ireland

Dieu et mon Droit



Politique Interne



Réformes Palmerston


Henry John Temple, vicomte de Palmerston, Home secretary

La nomination de Henry John Temple, Vicomte de Palmerston au secrétariat aux affaires internes a étonné plus d'un du fait de sa compétence très prononcée en matière d'affaires étrangères. S'afférant aux réformes sociales et pénales qu'il juge nécessaire, d'aucuns pensent le Vicomte de Palmerston derrière la levée soudaine de boucliers du chef du gouvernement Aberdeen à l'encontre de Napoléon III dans la crise italienne en raison du caractère affable du premier ministre. Se refusant à tout commentaire, des fuites de Buckingham Palace disent qu'interrogé par la reine Victoria sur les grèves frappant le nord de l'Angleterre, le vicomte aurait déclaré "Il n'y a rien de précis, madame, en revanche ce qui est certain c'est que les français n'ont pas Milan".
Réformes sociales
Le vicomte de Palmerston malgré son influence sur les affaires étrangères pris ses fonctions de Home Secretary très au sérieux. Faisant face à de nombreuses grèves d'ouvriers dans le nord du pays, le vicomte prépara une série de réformes visant à satisfaire les demandes ouvrières. Il fut tout d'abord revu les précédentes lois dites "Factory Acts" pour interdire tout contournement des textes permettant le travail de nuit des enfants. En sus, le travail des moins de 10 ans fut interdit et la durée maximale de travail des 10-18 ans fut réduite, passant de 10 heures à une demi-journée. Le travail des enfants fut également interdit dans toute activité présentant des risques sanitaires et accidentels. Le Truck Act fut également adopté par le parlement. cette loi prohibe le paiement des employés en bien plutôt qu'en argent. Tout salaire devra désormais être versé en livre Sterling. Cette loi prohibe également tout intégration dans un contrat de travail de l'obligation pour un ouvrier de devoir acheter exclusivement dans les boutiques et points de vente détenus par son employeur. Une taxation sur les émissions de fumées dues à l'activité industrielle fut également mise en place afin de combattre le phénomène de smog touchant les centres industriels britannique. Enfin, dans l'optique de la poursuite d'une politique sanitaire publique a été adopté le Vaccinement Act of 1853 rendant obligatoire la vaccination des enfants trois à quatre mois après leur naissance avec la tenue d'un livret dédié répertoriant les vaccinations faites. La loi associe tout manquement à cette obligation une amende d'un montant de 1£. La pratique de l'inhumation des dépouilles dans les terrains d'infrastructure sanitaire publique a par ailleurs été interdite, toute inhumation ne pouvant se faire exclusivement que dans les cimetières publics ou cimetières religieux.
Réformes pénales

Les réformes les plus importantes entreprises par le vicomte de Palmerston concernent la fin de la déportation des prisonniers vers la terre de Van Diemen (Tasmanie), la réduction de la plupart des peines délictuelles, la réduction du temps maximal d'isolement en prison de 18 à 9 mois et la priorisation de la rééducation des enfants condamnés par la justice sur les peines de prison en les envoyant dans des écoles de rééducation.
Réformes fiscales

William Ewart Gladstone, chancelier de l'échiquier du gouvernement Aberdeen

Le gouvernement Aberdeen fut également actif sur la question fiscale au travers du travail du chancelier de l'échiquier William Ewart Gladstone. Profitant de l'échec du gouvernement précédent des conservateurs sur la question fiscale et notamment du chancelier de l'échiquier Benjamin Disraeli à proposer un budget acceptable par le parlement, le nouveau chancelier de l'échiquier Gladstone trouva en son poste un tremplin politique sérieux. Gladstone poursuivit les travaux de Peel débutés onze ans auparavant en simplifiant la plupart des droits de douane pratiqués par les services administratifs britanniques. Il fut ainsi supprimés 123 taxes et 133 autres furent réduites. Fervent opposant à l'impôt sur le revenu, Gladstone se résout cependant à demander l'extension de son application, malgré son expiration récente, de sept ans afin de renflouer les pertes occasionnées par ses réformes douanières. Gladstone voulait une balance parfaite entre impôt direct et indirect et la suppression de l'impôt sur le revenu. Voulant provoquer cette suppression, Gladstone pensait que l'extension de l'impôt sur le revenu amènerait à un mécontentement populaire puis à sa suppression Ainsi le seuil d'éligibilité à l'impôt sur le revenu fut diminué, passant de 150£ à 100£ afin de maximiser le nombre de ménages atteints. L'histoire prouva par la suite la grande erreur de cette idée.
Indes


Compagnie britannique des Indes Orientales

Dans le but d'équilibrer un budget déficitaire, le gouvernement Aberdeen a demandé au conseil d'administration de la compagnie des Indes orientales à procéder à une diminution de ses effectifs militaires. Il fut ainsi demandé une diminution des effectifs de Sepoys de 300 000 à 200 000. La volonté du gouvernement Aberdeen de procéder à une nationalisation future des effectifs militaires de la compagnie et de les utiliser notamment hors d'Inde a amené les experts militaires à questionner la fiabilité des sepoys hindous du fait de la très grande rigidité de leurs pratiques religieuses. Une note interne adressée au comité d'administration des Indes orientales a fait part d'une demande consistant à ainsi éviter le recrutement des hindous dans l'armée, ceci ne concernant les népalais considérés comme fiables et de qualité et devant former le principal vivier de recrutement des forces de la Compagnie des Indes Orientales.

Au-delà des affaires budgétaires et militaires de la compagnie, et dans le cadre de la politique de centralisation de la péninsule, l'état du Berar a été annexé par la Compagnie des Indes Orientales.



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Re: Topic Officiel: 1852

le Lun 18 Juin - 0:43
Empire Ottoman/دولتِ عَليه عُثمانيه[





Nouvelle aide

Afin de faire venir des européens compétents dans l'Empire Ottoman, un firman publié en ce jour prévoit d'instaurer une nouvelle aide pour toute personne, quelque soit ses raisons, souhaitant s'installer dans l'Empire et  possédant des compétences dans le domaine de l’ingénierie de la science et administrative. Cette aide d'une valeur de 100 francs permettra au nouveau venu de s'installer dans l'empire fondé par Osman et de vivre une vie paisible.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Lun 18 Juin - 13:25
1855 1er Janvier au 29 avril

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Re: Topic Officiel: 1852

le Lun 18 Juin - 13:48
Reino de Portugal



L'arrivée au pouvoir du Duc de Saldanha:


C'est depuis Bruxelles que João Carlos de Saldanha , installé dans cette ville depuis la mort prématurée de son fils Augusto Carlos, apprend l'intensification des combats entre chartistes et septembristes, ce dernier mouvement était agonisant depuis 1840 et s'appuyait sur des révoltes populaires. Celle de 1846 était celle des femmes minhotes à partir du village de Fonte Arcada autour du personnage mythique qu'est Maria da Fonte. Elle fut difficilement réprimé par José Cabral, le frère du Président du Conseil, Costa Cabral, mais cette revolte mena à la chute de son gouvernement. C'est dans ce contexte tendu que Saldanha fut intensivement pressé de revenir au Portugal afin de prendre la tête de l'opposition face aux Chartistes de Cabral.

La Revolte de Maria da Fonte:



Cependant, Costa Cabral, maintenant comte de Tomar, n'avait pas encore perdu son influence sur la reine et ses conseillers et, le 19 juin 1849, réussit à obtenir la démission du gouvernement de Saldanha, assumant la présidence du nouveau ministère. La guerre entre les deux anciens alliés des Chartistes a été déclarée: Saldanha, en prétendant respecter la décision de la reine, a commencé à faire une opposition furieuse au nouveau gouvernement. Le 5 février 1850, lorsque le comportement scandaleux du comte de Tomar a été discuté, Saldanha s'est allié avec l'opposition, en votant pour qu'il soit jugé en cour. Cependant, le comte de Tomar, avec son énergie habituelle, a conseillé à la reine de renvoyer Saldanha du poste de majordome en chef de la maison royale, qui a eu lieu le 7 février. Blessé dans son propre amour, le maréchal, le 12 février, demande la démission de tous ses postes et commissions, et sort sur le champ de bataille, publiant un dur procès à la procédure de la reine. La publication du livret a donné lieu à une vive controverse, avec des répercussions dans la presse et avec l'impression de plusieurs tracts et brochures.


La vengeance de Saldanha ne tarde pas: sous prétexte de l'éminence d'une révolution populaire qui mettrait en danger le trône et la dynastie, décide de recourir à nouveau à la force militaire et d'organiser une Pronunciamento (un coup d'Etat). Bien qu'il ait reçu le soutien du Parti progressiste dirigé par le comte d'Antas, il refusa toute participation partisane et décida d'opter pour une solution purement militaire, à partir de laquelle il serait libéré de toute faveur partisane. Le coup d'État, qui donnerait naissance à la Régénération, commença le 7 avril 1851, lorsque Saldanha quitta Sintra avec un groupe d'officiers de son état-major.

Saldanha s'est rendu à Mafra avec l'intention d'obtenir le soutien du 7e régiment d'infanterie , mais seulement quelques soldats de cette unité militaire ont suivi. Des unités cantonnées dans la région de Lisbonne ont reçu seulement quelques bataillons du 1er Regiment des Chasseurs de Setúbal. En direction du nord, il a seulement obtenu l'adhésion du 7e régiment d'infanterie , qui se trouvait à Leiria.

Cette faible adhésion a conduit Saldanha à envisager la perte de l'insurrection, puisque presque toutes les colonels étaient Chartistes et qui ont empêchés  leurs régiments respectifs de sombrer sous  l'influence du Maréchal. Face à cela il décida de se réfugier en Galice, étant à Lobios quand il reçut des lettres de José Estêvão et d'autres notables du Parti progressiste qui lui communiquaient le triomphe inattendu du mouvement à Lisbonne. Pendant ce temps, la garnison de Porto s'était levée en faveur de Saldanha, tuant un des colonels qui s'étaient opposés à la révolte.


Face à ce nouvel état de choses, le comte de Tomar dut s'exiler et Saldanha rentra au Portugal et entra triomphalement à Porto, où il fit bientôt rassemblé presque toute la division sous le commandement du roi consort D. Fernando qui avait quitté Lisbonne pour s'opposer à lui. La victoire consolidé, le 13 mai 1851, il entre triomphalement à Lisbonne, célébré avec des ovations délirantes, des enluminures et le philharmonique jouant un hymne composé en son honneur. Dans une vengeance suprême, le maréchal Saldanha passait avec ses troupes en continence devant le Palácio das Necessidades , plus comme un affront à la reine que comme acte de soumission. Le roi D. Fernando a donné à Saldanha la baton du commandant en chef de l'armée, et la reine a aussi dû l'encourager en disant: «Je fais entièrement confiance au général et ami de mon père pour l'avenir de ce pays et de la couronne». les gens l'ont acclamé comme un vainqueur.

Installé par la force et sans engagements de parti, il fut nommé Président du Gouvernement le 1er mai 1851, poste qu'il occupa jusqu'à nos jours. Avec le Duc de Saldnaha a commencé la Régénération, une période marquée par l'investissement dans les travaux publics et la croissance économique. Au cours de cette période, il a également promu une révision constitutionnelle majeure en 1852, l'Acte additionnel à la Charte constitutionnelle, qui a contribué à la stabilisation du régime.

ACTO ADICIONAL DE 5 DE JULHO DE 1852:::


DONA MARIA, por Graça de Deus, RAINHA de Portugal e dos Algarves, etc. Faço saber aos Meus súbditos, que as Cortes Gerais decretaram, e Eu Sancionei o Acto Adicional abaixo transcrito, que, na conformidade com o que determina o artigo cento quarenta e três da Carta Constitucional da Monarquia, fica junto à Constituição do Estado, e é do teor seguinte:



ACTO ADICIONAL À CARTA CONSTITUCIONAL DA MONARQUIA

DAS CORTES

ARTIGO 1.°

É da atribuição das Cortes reconhecer o Regente, eleger a Regência do Reino no caso previsto pelo artigo noventa e três da Carta, e marcar-lhes os limites da sua autoridade.

§ 1.° - A disposição desce artigo por nenhum modo altera o que foi estabelecido pela Lei de sete de Abril de mil oitocentos qua­renta e seis, em dispensa dos artigos noventa e três da Carta Constitucional da Monarquia.

§ 2.° - Fica deste modo emendado o parágrafo segundo artigo décimo quinto da Carta.

ARTIGO 2º

O Deputado que, depois da eleição, aceitar mercê honorífica, emprego retribuído, ou Comissão subsidiada, sendo o despacho dependente da livre escolha do Governo, perde o lugar de Deputado; e fica, para sua reeleição, compreendido nas disposições que devem regular a elegibilidade dos Empregados Públicos, segundo vai prescrito no artigo nono do presente Acto Adicional.

§ 1.° - Não perde o luar de Depurado aquele que sair da Câmara, na conformidade do artigo trigésimo terceiro da Carta.

§2.° - Fica deste modo confirmada e ampliada a disposição do artigo vigésimo oìtavo da Carta Constitucional,

ARTIGO 3.°

Em caso de urgente necessidade do serviço público poderá cada uma das Câmaras, a pedido do Governo, permitir aos seus Membros, cujo emprego se exerce na capital, que acumulem o exercício dele com o das funções legislativas.

§ único - Ficam deste modo interpretados os artigos trigésimo primeiro e trigésimo terceiro da Carta Constitucional.

DAS ELEIÇÕES

ARTIGO 4º

A nomeação dos Deputados é feita pela eleição directa.



ARTIGO 5.°

Todo o Cidadão português, que estiver no gozo dos seus direi­tos civis e políticos, é eleitor, uma vez que prove:

I - Ter de renda líquida anual cem mil réis provenientes de bens de raiz, capitais, comércio, indústria, ou emprego inamovível.

II - Ter entrado na maioridade legal.

§ 1.° - Serão considerados maiores os que, tendo vinte e um anos de idade, estejam em uma das seguintes qualificações:

1.° - Clérigos de ordens sacras;

2.° - Casados:

3.° - Oficiais do Exército ou da Armada;

4.° - Habilitados por títulos literários, na conformidade da Lei.

§ 2. - Os habilitados pelos referidos títulos literários são igualmente dispensados de toda a prova de censo.

ARTIGO 6.°

São excluídos de votar:

I - Os criados de servir, nos quais se não compreendem os guarda-livros e caixeiros das casas de comércio, os criados da Casa  Real, que não forem de galão branco, e os administradores de fazendas rurais e fábricas;

II - Os que estiverem interditos da administração de seus bens, e os indicados em pronúncia, ratificada pelo Júri, ou passada em Julgado;

III - Os libertos.  

ARTIGO 7º

Todos os que têm direito de votar são hábeis para serem eleitos  Deputados sem condição de domicílio, residência ou naturalidade.

§ único - Exceptuam‑se:      

1° - Os Estrangeiros naturalizados;

2.° - Os que não tiverem de renda líquida anual quatrocentos mil réis provenientes das mesmas fontes, declaradas no artigo quinto do presente Acto Adicional, ou não forem habilitados com os graus e títulos literários de que trata o parágrafo segundo do mesmo artigo.



ARTIGO 8.°

Aqueles que não têm direito de votar na eleição dos Deputa­dos, não podem votar nas eleições para qualquer outro cargo público.



ARTIGO 9.°



A Lei Eleitoral determinará:  

I - O Modo prático das eleições e o número dos Deputados relativamente à população do Reino;

II - Os empregos que são incompatíveis com o lugar de Deputado;

III -  Os casos em que, por motivo do exercício de funções públicas, alguns Cidadãos devam ser respectivamente inelegíveis;

IV - O modo e forma por que se deve fazer a prova do censo nas diversas Províncias do Continente do Reino, das Ilhas Adjacentes, e do Ultramar;

V - Os títulos literários que são suplemento de idade, e que dispensam da prova do censo.

§ único - Ficam deste modo revogados e alterados os artigos sessenta e três, sessenta e quatro, sessenta e cinco, sessenta e seis, sessenta e sete, sessenta e oito, sessenta e nove e setenta da Carta Constitucional.

DO PODER EXECUTIVO

   

ARTIGO 10.°



Todo o tratado, concordata e convenção, que o Governo celebrar com qualquer Potência estrangeira será, antes de ratificado, aprovado pelas Cortes em sessão secreta.            1

§ único - Ficam deste modo reformados e ampliados os parágrafos oitavo e décimo quarto do artigo setenta e cinco da Carta  Constitucional.

                                               

DAS CÂMARAS MUNICIPAIS

                                                   

ARTIGO 11.°

                                                   

Em cada Concelho uma Câmara Municipal, eleita directamente pelo povo, terá a administração económica do Município na conformidade das Leis.

§ único - Ficam deste modo revogados e substituídos os artigos cento trinta e três, e cento trinta e quatro da Carta Constitucional.

                                                   

DA FAZENDA NACIONAL

                                                   

ARTIGO 12.°



Os impostos são votados anualmente; as Leis que os estabelecem obrigam somente por um ano.

§ 1.° - As somas votadas para qualquer despesa pública, não;podem ser aplicadas para outros fins, senão por uma Lei especial que autorize a transferência.

§ 2.° - A Administração e arrecadação dos rendimentos do Estado pertence ao Tesouro Público, salvo nos casos exceptuados pela Lei.

§ 3.° - Haverá um Tribunal de Contas, cuja organização e atribuições serão reguladas pela Lei.

§ 4.° - Ficam deste modo reformados e alterados os artigos cento trinta e seis, cento trinta e sete, e cento trinta e oito da Carta Constitucional.



ARTIGO 13.°

Nos primeiros quinze dias depois de constituída a Câmara dos Deputados, o Governo lhe apresentará o orçamento da receita e despesa do ano seguinte; e no primeiro mês, contado da mesma data, a conta da gerência do ano findo, e a conta do exercício anual ultimamente encerrado na forma da Lei.

§ único - Ficam deste modo reformados os artigos cento trinta e seis, cento trinta e sete, e cento trinta e oito da Carta Constitucional.

DISPOSIÇÕES GERAIS



ARTIGO 14.°



Cada uma das Câmaras das Cortes tem o direito de proceder  por meio de Comissões de Inquérito, ao exame de qualquer objecto da sua competência.

§ único - Ficam deste modo adicionados e ampliados os artigos trinta e seis, parágrafo primeiro, e cento trinta e nove da Carta Constitucional.



ARTIGO 15.°



As Províncias Ultramarinas poderão ser governadas por Leis especiais, segundo o erigir a conveniência de cada uma delas.

§ 1º - Não estando reunidas as Cortes, o Governo, ouvidas e consultadas as estações competentes, poderá decretar em Conselho as providência legislativas que forem julgadas urgentes.

§ 2° - Igualmente poderá o Governador Geral de uma Província Ultramarina tomar, ouvido o seu Conselho de Governo, as providência indispensáveis para acudir a alguma necessidade tão urgente que não possa esperar pela decisão das Cortes, ou do Governo.

§ 3.° - Em ambos os casos o Governo submeterá às Cortes, logo que se reunirem, as providências tomadas.

§ 4.° - Fica deste modo determinada a disposição do artigo cento e trinta e dois da Carta Constitucional, relativamente às Pro­víncias Ultramarinas.

ARTIGO 16º

É abolida a pena de morte nos crimes políticos, os quais serão declarados por uma Lei.

§ único - Fica deste modo ampliado o parágrafo dezoito do artigo cento e quarenta e cinco da Carta Constitucional.

Pelo que Mando a todas as autoridades, a quem o conhecimento e execução do presente Acto Adicional pertencer, que o cumpram, e façam cumprir e guardar tão inteiramente como nele se contém.

Os Ministros e Secretários de Estado das Diferentes Repartições o façam imprimir, publicar, correr, cumprir e guardara. Dada no Paço das Necessidades, aos cinco de Julho de mil oitocentos e cinquenta e dois. = RAINHA, com Rubrica e Guarda. = Duque de Saldanha = Rodrigo da Fonseca Magalhães = António Luís de Seabra = António Maria de Fontes Pereira de Melo = Visconde de Almeida Garrett = António Aloísio Jervis d'Atouguia

La Régénération de l'économie:::

L'introduction et la diffusion au Portugal des principales innovations techniques appliquées à l'industrie et aux transports s'est faite lentement et avec des retards sur la plupart des pays européens. Deux baromètres du progrès sont en place avant 1851, mais sans application pratique significative. La machine à vapeur avait été introduite en 1835, et en 1851 on en comptait une soixantaine d'exemplaires, concentrés surtout à Lisbonne et Porto.

Mais la production comportait toujours une structure d'Ancien Régime, avec une large prédominance des industries de consommation, surtout dans le textile, une faible concentration de main d'oeuvre, l'utilisation comme force motrice de l'énergie animale et humaine ( en 1845, seulement 30 des 634 usines étaient actionnées par la vapeur).

Les transports avaient également conservés leurs structures archaïques avec relais fluviaux et routiers. Lisbonne et Porto étaient certes reliées au monde extérieur par la navigation à vapeur depuis 1823 mais l’archaïsme des moyens de transports intérieurs les privait d'un arrière-pays riche.

Mais le développement des infrastructures industrielles et commerciales passait par celui du crédit. La première banque portugaise - la Banco de Lisboa - avait été fondée en 1821 mais le développement du réseau bancaire  ne devait s'intensifier que depuis 1851 et l'arrivée au pouvoir de Saldanha.

Les projets de développement

Faisant ce constat cité plus haut, le Duc de Saldanha et le Ministre des Travaux Publics, du Commerce et de l'Industrie, Monsieur Fontes Pereira de Melo qui sera bientôt l'instigateur du fontisme qui fera entrer le Portugal dans le concert des nations modernes. C'est en effet ce monsieur qui veut faire appel aux capitaux étrangers pour donner l'impulsion au progrès technique.

Il est d'abord question d'investir dans une ligne ferroviaire reliant Lisbonne à  Santarém en passant par la municipalité de Carregado, ce premier chemin ferré du Portugal aura une longueur de 80 km. Un appel d'offre sera communiqué afin d'attirer les investisseurs étrangers dans cette aventure portugaise qui ne fait que commencer. En effet, on parle dèja d'une ligne Lisbonne-Porto.

En parallèle à cela, la machinisation  du travail et des usines doit se faire avec l'acquisition de machines-outils de qualité mais aussi avec l'assentiment des travailleurs qui en sont encore réticents. C'est pour amener ce consentement qu'il a été décidé d’augmenter le salaire des travailleurs portugais  de 2 reals qui seront compenser par l'Etat en investissant 4 reals dans la machinisation des entreprises. Ainsi, ouvrier et patrons en seront tous deux gagnants et le gouvernement pourra garantir une paix sociale. De plus, une campagne de propagande devra faire l’écho de ce projet dans le peuple portugais.

Pour accompagner ces projets de développement , Fontes prévoit la creation de trois banques d'ici 1855-56, la Caixa Geral de Depósitos qui aura pour finalités la collecte des dépôts obligatoires ordonnés par la loi ou les tribunaux, le Crédito agrícola e industrial qui doit donner de l'impulsion à l'agriculture et à l'industrie, aussi les Caisses de Miséricorde existant depuis longtemps au Portugal afin de permettre aux agriculteurs de faire un prêt lors des disettes et des mauvaises récoltes sont supprimés au profit de cet banque. La vieille tradition  qui permettait aux paysans de rembourser leurs crédit en nature est supprimé aussi au profit d'un remboursement en numéraire. La troisième banque qui sera créer est le Fundo de Investimento qui aura pour but de gérer les actifs financiers venant de l'étranger et de faciliter le placement des investisseurs au Portugal.


Baron
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Re: Topic Officiel: 1852

le Lun 18 Juin - 14:35



Royaume des Pays-Bas

Je maintiendrai



Loi pour les pauvres


Alors que le spectre du Printemps des Peuples de 1848 suscite toujours autant de craintes chez les dirigeants Européens, la pauvreté elle ne cesse d'augmenter malgré le boom industriel. Les Pays-Bas n'échappent pas à cette règle et près d'un tiers de la population d'Amsterdam vit sous le seuil de pauvreté, si encore ce n'était que ça le problème... Mais ce sont surtout les conséquences qui vont avec qui sont problématique au gouvernement Néerlandais : hausse de la criminalité, de la prostitution...
Ainsi, en 1854, sous l'impulsion du ministre de l'intérieur, Gerlach Cornelis Joannes van Reenen, la première loi pour les pauvres est adoptée aux Pays-Bas.


Si cette loi prévoit d'aider les pauvres, ce travail relèvera surtout de l'Eglise et non de l'Etat. En effet, les soins et l'aide aux pauvres est considéré comme une mission d'ordre public mais l'Etat laisse la charge aux églises de venir en aide à ces petites gens, le gouvernement mise sur la charité très chère à notre religion Chrétienne.
Un budget d'aide aux pauvres sera quand même ajouté à partir de 1855 et donc ces subventions accordées aux municipalités pourront financer le minimum pour vivre aux pauvres uniquement dans des cas précis : si le pauvre en question n'appartient à aucune église, il sera pris en charge par sa commune de naissance et si l'église paroissiale ne possède pas les capacités financières de venir en aide aux pauvres. Cette dernière circonstance sera toutefois prévue pour des cas véritablement exceptionnels et les églises refusant de venir en aide aux pauvres feront l'objet d'une enquête approfondie de l'Etat.

Cette loi permettra ainsi de limiter du mieux possible la pauvreté dans notre pays sans exposer l'Etat à des dépenses exagérées.


Construction de bateaux


Le ministre de la marine Hendrik Forstner van Dambenoy annonce le lancement d'un projet de construction naval sur 3 ans :

1854 : 2 navires de ligne, 3 frégates
1855 : 2 navires de ligne, 4 frégates
1856 : 3 navires de ligne, 2 frégates

De plus, sur ces 3 ans, trois frégates seront machinisés avec des hélices.

Baron
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Re: Topic Officiel: 1852

le Lun 18 Juin - 15:22



Российская империя

Съ нами Богъ !


Investissements Prussiens


Berlin et Saint-Pétersbourg sont parvenu à un accord. L'empire russe empruntera l'équivalent de 7,5 millions de roubles à un taux préférentiel de de 4 pourcent. En échange, la prusse va baisser ses droits de douanes sur les produits finis (machines outils...) et le charbon. Ce prêt permettra a l'empire de soutenir son développement, particulièrement ferroviaire annoncé dans le post précédent  et de soutenir son industrie avec l'achat de produits allemands.

La révolte Epirote


depuis la fin de l'année 1854, un homme courageux, Spyridon Karaiskakis, fils de l'illustre Giorgios, officier de l'armée grecque, à osé se soulever contre l'oppression ottomane. Devant l'héroisme de cette homme, combattant pour nos frères de fois, l'empereur ne peut rester de marbre. Ainsi l'empire russe va fournir aux révoltés 50 000 fusils et 50 pièces d'artillerie, ainsi que des munitions aux rebelles. De plus, sous la coordination de l'amiral Putyatin, l'empire va tenter d'élargir les foyers de révolte, pour un soulèvement plus large.
 
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Re: Topic Officiel: 1852

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