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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 18:26
Egypte alaouite



Francophone, instruit à Paris, Muhammad Said Pacha hérite du titre de pacha en 1852, après l'assassinat d'Abbas Pacha, d'obédience progressiste, digne héritier de Méhémet Ali, il attache très vite une certaine importance aux relations avec les puissances Occidentales. Francophile, il ré-négocie les termes du projet de « Canal de Suez », au profit de l’Égypte, mais, réaliste, il sait qu’une mainmise française totale, et durable, sur l’économie égyptienne n’est pas profitable.

Ainsi, il négocie, avec la Grande-Bretagne, la fondation d’une ligne de chemin de fer, concurrente théorique du futur canal de Suez, qui ferait le trajet Port-Soudan → Hurghaba, en longeant les côtes → puis jusqu’à Damiette, reliant la ligne à la méditerrané. Cette ligne ferroviaire la « Mer Rouge – Méditerrané » verra ses bénéfices partagés à 60 %, pour les Anglais, et 40 % pour les Égyptiens. La ligne ferroviaire anglo-égyptienne représente ainsi une alternative, sur la courte durée, à Suez. En attendant la construction du canal, qui durera une bonne dizaine d’années, la ligne, qui se mettra en place d’ici un ou deux ans (maximum), devrait permettre le développement des villes de Port-Soudan, Hurghaba et Damiette via le commerce reliant l’Inde à l’Occident. Cependant, il ne s’agit que d’une alternative de courte durée car, une fois le canal ouvert, il n’y a nul doute que le canal supplantera la ligne ferroviaire avec un volume de marchandise déplaçable, et une rapidité, que les chemins de fer ne peuvent concurrencer. En plus de la construction de cette ligne, les Britanniques s’engagent aussi à financer la construction d’une ligne ferroviaire Alexandrie – Rosette – Baltim – Damiette au profit d’une compagnie nationale égyptienne, dont 55 % des capitaux appartiendront à l’état Egyptien et 45 % des capitaux seront revendus à des privés, dont 15 % à des notables égyptiens, la « Compagnie Ferroviaire du Delta du Nil » qui devient la première compagnie de chemin de fer national en Égypte.


Dans un autre domaine, il négocie, cette fois-ci avec l’Espagne, un accord de libre-échange entre l’Egypte et l’Espagne, uniquement, au sujet du coton issu de l’Egypte et entrant en Espagne.

Said Pacha, désireux de démontrer la « partielle » indépendance de son état négocie aussi de nouveaux termes à sa soumission. Il renégocie, avec le Sultan-Calife, l’usage du terme de « Khédive » par le chef d’état égyptien. Ce titre, celui de « Khédive », était déjà utilisé par les souverains égyptiens depuis Méhémet Ali, de manière officieuse, mais cette confirmation et, surtout, cette officialisation de la part du Sultan-Calife renforce le pouvoir du souverain. L’Egypte reçoit même la permission d’ouvrir une ambassade à Istanbul et, avec l’accord de la Sublime Porte, renégocie les règles de successions du trône égyptien pour passer de l’ancienneté, le membre le plus âgé héritant de la fonction, à la primogéniture masculine au profit de la lignée de l’aîné des fils de Méhémet Ali, ainsi c’est la lignée d’Ibrahim Pacha qui devient l’héritière du trône, jusqu’à son épuisement, puis viendra la lignée de Said… Par cette réforme, l’héritier devient donc l’ainé des fils d’Ibrahim Pacha, Ismail. Ces négociations ne sont pas sans douleur, pour l’Egypte, qui voit son impôt, payé à la Sublime Porte, multiplié par 1,5.


D’obédience progressiste et libérale, instruit en France, Said Pacha gouverne comme un souverain à la fois « peu commun » et « réformateur ». Il promulgue un code civil, dit « Code Civil Saidien », fortement inspiré, si pas copié, du code civil napoléonien de 1804, très vite, suivent d’autres code (aussi inspirées des codes napoléoniens) comme le « Code des procédures civiles », calqué sur celui de 1806, et, un Code du commerce calqué sur celui de 1807, viennent ensuite, les copies égyptiennes des codes d’instruction criminelle de 1808 et du code pénal de 1810. Ces codes restent, bien que progressiste, adapté au monde musulman et à la charia octroyant toujours une forte influence de l’homme sur sa famille. Cependant, bien que l’influence, de la charia, reste, à la fois visible et modeste, de nombreux points de la charia, comme la lapidation des femmes adultères ou la mutilation des voleurs sont modifiés en des amendes, des privations de libertés et d’autres peines…

Said Pacha proclame ensuite une série de firman progressiste. Il promulgue l’égalité religieuse entre le Judaisme, le Christianisme et l’Islam et l’égalité entre les différents sujets libres du Khédive. Un autre firman indique aussi qu’en cas de litige pénal, les jugés pourront choisir d’être jugé par le code pénal de leur religion (les lois Bibliques, la Charia ou la Halakha) ou par le code pénal égyptien. En cas de crime contre l’état, la dynastie ou en cas de litige entre deux membres d’une religion différente ce sera le code pénal étatique qui tranchera. Dans la même idée, des tribunaux religieux, islamiques, ainsi que des tribunaux laïques sont mis en place.


La promulgation de plusieurs codes étatiques ainsi que les différents firmans jugeant les tribunaux du pays ne sont pas les seules réformes de Said Pacha. Dès les premiers mois de son règne, il entame une politique de réaffirmation des réformes de son père. Il rétablit ainsi le système administratif bâti par son père, et détruit par son neveu, Abbas,

Il invite ainsi des employés et fonctionnaires des douanes et des postes britanniques pour réformer les systèmes douaniers et postiers du Khédivat Egyptien. Sous la supervision des fonctionnaires britannique, le « Bureau des Postes Egyptiens » est fondé. Le Bureau des Poste bénéficie d’un service pour chaque « Wilayet » de l’Egypte et chaque ville dispose de son code postal. Le système douanier est uniformisé, les douanes intérieures au pays sont abolies et seules restent les douanes extérieures.

Les tarifs douaniers sont placés à 16,5 % sur les matières premières et à 24 % sur les produits manufacturés, à l’exception des tarifs aux profits de la France qui voit les tarifs douaniers égyptiens baisser de 6 % en sa faveur sur les fournitures ferroviaires (machine à vap, rails, aiguilles, locomotives), les fournitures navales (Coque de navires, machines, ancres, voile, hélices) et les fournitures luxueuses manufacturées (verrerie, joallerie, vin). Ces tarifs passent donc à 18 % pour la France.

En échange de cette baisse de tarifs douaniers, la France envoie une mission de fonctionnaires, préfets et avocats chargés de réorganiser l’administration de Méhémet Ali, laissée à l’abandon par Abbas. L’Egypte est divisée en six Wilayets, subdivisions administratives, dirigées par des Wali, nommés par le Khédive, révocable à souhait et aux pouvoirs assez faibles ; les Wali doivent ainsi gérer l’ordre public de leur région, réprimer les révoltes au profit du Pacha et superviser la mise en place des réformes décrétées par le Khédive. Les six wilayets égyptiens sont le Sinai (jaune), le Delta du Nil (brun), la Haute-Egypte (rose), la Basse-Egypte (Orange), le Soudan du nord (Vert) et le Soudan du sud (Mauve)

Spoiler:

L’Egypte se divise aussi en 40 Gouvernorats, représentés par les provinces de la carte, soumises aux Wilayets et aux pouvoirs tout aussi limités. Ces Gouvernorats seront, eux-mêmes, divisés entre territoires des villes, les municipalités, les « Baladia », elles-mêmes divisées en territoire des villages, les « Madina ». Des fidèles à la cause du Khédive, les « Muhaqiq » seront chargés d’inspecter, régulièrement, les Wilayet pour veiller qu’aucun Wali, ni aucun gouverneur n’outrepasse ses pouvoirs. Les Gouverneurs seront nommés par le Khédive.

L’administration des douanes, des postes et du territoire rentre donc en réforme, pour continuer tout cela, et clore le chapitre, Said Pacha réforme le fonctionnariat en octroyant un salaire, convenable et permettant de vivre dignement, aux différents fonctionnaires et élus / nommés à des postes administratifs. En échange de cette solde, et de différentes primes annuelles lors du ramadan, par exemple, et lors des différentes fêtes musulmanes, les fonctionnaires devront se plier à des inspections régulières des finances et seront sévèrement punis en cas de fraude ou de corruption prouvée.
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Royaume d'Espagne

le Mar 12 Juin - 18:32
Royaume d'Espagne




L'Espagne est une grande puissance en phase terminale. Le règne d'Isabelle II est contesté de toute part et tant les franges les plus libérales que les plus réactionnaires du pays cherchent à affaiblir Sa Royale Majesté afin de s'accaparer le pouvoir que ce soit pour leur intérêt personnel ou afin de transformer l'Espagne et la modeler selon les préceptes idéologiques qui trouvent public en cette monarchie. Consciente de la position précaire de son gouvernement, notamment de par la popularité des généraux Juan Prim et O'Donnell se faisant champion du libéralisme, de la grande obsolescence institutionnelle du Royaume mais forte de la défaite récente des Carlistes, la reine Isabelle a dès lors chargé le président du conseil des ministres Juan Bravo Murillo de mettre en place les réformes fiscales, économiques et diplomatiques qui permettront à l'Espagne de sortir de ce gouffre qui regarde avidement une Espagne dansant au bord du précipice.


Juan Bravo Murillo, président du conseil des ministres

Corpus Iuris Civilis Hispaniae

La multitude des lois est dans un état ce qu'est le grand nombre des médecines, signe de maladie et de faiblesse.
Citation de Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)


Le Royaume d'Espagne est un régime tiraillé entre tradition et modernité. Partout les États d'Europe, sous l'impulsion des lumières, des monarques éclairés et du libéralisme révolutionnaire, ont mis en oeuvre le rêve de grands monarques tel que le Roi Soleil de voir les lois des hommes compilées, rationalisées et unifiées. Pourtant l'Espagne déroge à cette règle. La multitude des conflits internes ayant frappé la péninsule ces dernières décennies ainsi que la réticence des particularismes locaux de disparaître ont tué dans l'oeuf toutes les tentatives visant à amener à cette codification pourtant nécessaire. Devant mettre les intérêts nationaux devant les intérêts personnels du parti modéré formant la base du gouvernement Murillo, et dans l'optique de garantir que cette entreprise sera soutenue par l'ensemble des franges libérales royalistes, la reine Isabelle II offrit à Manuel Alonso Martinez, juriste de renom et membre du parti Progressiste, proche de Joaquin Espartero, la fonction de ministre de la Grâce et de la Justice, actuellement occupé par Lorenzo Arrazola y Garcia, nommé Président de la Cour Suprême le 14 janvier 1851.

Le projet de codification devra rassembler les textes de loi romaine, germanique et canonique, s'attacher à retenir les meilleures et à fournir un code dont l'application sera universelle dans le Royaume. Celui-ci sera composé un préambule rappelant les normes légales, leur application et applicabilité, d'un livre un relatif aux personnes, d'un livre deux relatif aux biens, propriétés et modifications, d'un livre trois concernant les différents moyens d'acquérir la propriété et d'un quatrième livre relatif au droit des obligations et des contrats.

De plus, un projet de compilation similaire devra être mené en ce qui concerne le droit pénal, le droit commercial, le droit des sociétés, le droit administratif et le droit du crédit et de la consommation. Il est à noter que le projet de compilation n'aborde nulle part la reprise des privilèges de for, préférant une rationalisation intégrale du système juridique.

Accords de Perpignan

De part la nécessité d'intégrer le Royaume d'Espagne à la révolution économique européenne et dans le souci de dégager de nouvelles liquidités, la République Française et le Royaume d'Espagne se sont entendus pour se rencontrer à Perpignan afin de signer un accord tant politique que économique. En plus d'une déclaration d'amitié et de coopération coloniale et la signature d'une alliance militaire offrant à l'Espagne une place dans les négociations relatives à Suez et 10% des profits dégagés par cette entreprise, l'Espagne s'engage à :
- Abaisser les taxes d'importation à 12% sur les outils
- Abaisser les taxes d'importation à 8% pour les produits de luxe, matériel ferroviaire et fournitures navales

La France s'engage à :
- Abaisser les taxes d'importation sur le tabac à 8%

France et Espagne s'engagent à :
- Favoriser la liberté d'entreprise en permettant aux étrangers non-résidant d'effectuer des apports sociaux à une entreprise en numéraire et en nature ainsi que des facilités administratives afin de fonder une entreprise par apport en numéraire et ou en nature.
- Mise en place d'une coopération frontalière des douanes dans la lutte contre la contrebande.
- Création d'une commission d'harmonisation des réseaux de chemins de fer en vue de permettre une compatibilité des rails français et espagnols.
- Abaissement des tarifs coloniaux à 12% hors tabac espagnol
- Liberté de commerce dans les colonies entre citoyens et navires battant pavillon espagnol et français

Ces accords seront ouverts à la renégociation tous les cinq ans.

Le Traité de Barcelone

Faisant face à une crise diplomatique opposant les indes orientales néerlandaises et espagnoles sur la question de l'influence de ces deux entités sur le sultanat de Sulu, le royaume des Pays-Bas et d'Espagne se sont rencontrés afin de convenir à un partage du territoire de Sulu. Il en est ressorti de ces pourparlers que l'Espagne voit sa zone d'influence s'étendre sur l'ensemble des îles composant le sultanat tandis que les Pays-Bas voient leur zone d'influence s'étendre sur l'ensemble des territoires possédés ou revendiqués par le sultanat sur l'île de Bornéo.

Accords d'Alexandrie

En vue de bénéficier d'une source de proximité, bon marché et de qualité de coton, nécessaire à la création d'une industrie du textile, le gouvernement de Sa Majesté a approché le Wali d'Egypte et du Soudan, Mohamed Saïd Pacha, et ont obtenu de lui un traité de libre-échange relatif à l'exportation du coton égyptien.

Les réformes Murillo


Le Désamortissement

Depuis des décennies les souverains espagnols se sont rendus compte du poids fiscal représenté par la possession par le clergé de vastes propriétés souvent inexploitées par l'Église, mais aussi des terres improductives de la noblesse et étant ainsi un manque à gagner certain. La politique de désamortissement, consistant en la saisine de ces biens meubles et immeubles et en leur mise aux enchères au bénéfice du Trésor Public est la principale arme utilisée par les gouvernements libéraux pour saper les restes de l'ancien régime espagnol et fonder une classe moyenne bourgeoise. Pourtant, 80% de ces biens mis aux enchères sont rachetés par la noblesse et beaucoup d'entre-eux demeurent par la suite inexploités. Dans l'optique d'accélérer le processus, le gouvernement Murillo a annoncé une nouvelle phase de désamortissement portant sur les biens inexploités de l'église, de l'État, des ordres militaires, des confréries, des oeuvres pieuses, des biens carlistes, des sanctuaires, des municipalités et de l'instruction publique. En sus, ce désamortissement est suivi d'une réforme législative portant sur l'interdiction de la pratique de la mainmorte et d'une limitation testamentaire et contractuelle relative aux donations. Il apparaîtra en plus de cela une obligation d'exploitation de ces biens avec la création d'un mécanisme de contrôle et de saisine de ces biens en cas d'inexploitation dans les cinq ans suivant leur acquisition. De même, la pratique de l'usucapion se retrouve légitimée dans le cas d'une possession publique et non-violente ni litigieuse d'un bien inexploité ouvrant droit à l'acquisition de la propriété de plein droit si cette possession n'est pas contestée dans les dix ans suivant le début de la possession. La légitimation de cette pratique renforcerait ainsi la classe paysanne victime de propriétaires terriens négligents.

Réforme monétaire

En plus de la récente adoption en 1850 d'un système décimal, la nouvelle réforme monétaire amène à une centralisation des ateliers de fabrication de monnaie existants (Séville, Ségovie, Barcelone, Madrid...) par la création de la Maison Royale de la Monnaie chargé de la création et de la distribution aux banques des pièces de monnaie. De plus, la récente réforme amène à la création d'une monnaie fiduciaire prenant la forme de billets de 25, 50, 100, 500 et 1000 reales imprimés par la Maison Royale de la Monnaie. Ces billets garantissent à son porteur la possibilité d'obtenir un change en pièces du montant inscrit sur ces billets. Le paiement par chèque comportant le montant écrit en chiffre et en toute lettre, le destinataire, la date, le lieu, l'émetteur et signature est également autorisé par décret. La présentation d'un chèque auprès d'une banque garantissant, si la validité de celui-ci est reconnue, à son détenteur la capacité de réclamer en toute pièce ou billet le montant écrit sur le chèque.

Réforme bancaire

Un récent décret autorise et facilite la création d'instituts de crédits fonciers et de caisses de dépôts afin de permettre une accessibilité aux personnes physiques et morales des fonds nécessaires à l'entrepreneuriat et à toute activité économique dont la viabilité sera à l'appréciation des organismes de crédit. Ces crédits seront sujets à un taux d'intérêt plafond en fonction du montant réclamé afin d'éviter le surendettement.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 19:34
Egypte alaouite



Said Pacha remarque un constat effrayant. Les Français prennent une part effrayante dans le commerce du coton dans le pays. Sous peu, d’après Said Pacha « le pays entier sera racheté par les Français ! », c’est intolérable, pour le Khédive qui, bien qu’il soit très francophile, refuse de voir le pays être racheté par une puissance occidentale. Cependant, pour Said Pacha, une issue diplomatique est toujours favorable surtout face à un État européen… Ainsi, le Khédive contacte les représentants français et après d’âpres négociations l’accord suivant est signé.

* La production cotonnière actuelle, équivalente à 27.000 tonnes annuelles, sera partagée équitablement en 50/50 entre la France et l’Egypte.
* Les futures politiques d’achats de terres, de terrains ou de parts d’une entreprise par des sociétés françaises devront être mise au point avec le Khédive ou ses représentants pour éviter l’accaparement d’un marché par les Français ou un autre état.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 20:18
Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande



Diplomatie


Message à destination du Royaume de Siam

Nous acceptons, 15 000 fusils et leurs cartouches vous seront offerts au plus vite, voyez ceci comme un cadeau pour célébrer notre nouvelle amitié.

Message à destination de l'Empire du Brésil


C'est avec un profond plaisir que nous décidons d'accepter, le Royaume Uni se félicite d'avoir des taxes douanières favorables avec l'ami brésilien, il est donc tout à fait convenable qu'en échange le Brésil puisse former ses pépites dans les ecoles militaires de Londres ainsi que de Manchester.

Message à destination de la République de Chili

Nous saluons l'honorable président chilien : Manuel Montt, nous vous demandons un abaissement des taxes douanières à 8% entre l'Empire Britannique et la République du Chili, en échange, la Grande Bretagne se dit prêt à vous offrir quelques 18.000 fusils britanniques accompagnés de leurs cartouches. Londres se dit aussi prêt à aider le Chili à s'industrialiser en construisant une ligne ferroviaire Arica - La Serena, nous proposons un 50-50 égale et juste concernant les revenus de cette ligne ferroviaire, pour finir, la Grande Bretagne est également prête à vous fournir un prêt à faible taux d'intérêts pour accentuer l'industrialisation du Chili. Nos ventes d'armes sont par ailleurs aussi souhaitées et ouvertes.

Message à destination de la République du Pérou


Nous saluons l'honorable président péruvien : José Rufino Echenique, nous vous demandons un abaissement des taxes douanières à 6% entre l'Empire Britannique et la République du Pérou, en échange, Londres offre 19.000 fusils britanniques avec leurs cartouches. La Grande Bretagne souhaite aussi construire une ligne ferroviaire Moyabamba - Chiclayo afin de relier l'arrière pays péruvien, nous proposons un revenu de 50% chacun concernant les revenus de cette ligne ferroviaire. Un prêt à faible taux d'intérêts peut être aussi envisagé pour accentuer votre modernisation.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 21:41
[quote="Jomini"]



Seconde République Française

Accords commerciaux

Sont signés une série particulièrement importante d'accords commerciaux sous le début de la présidence de Bonaparte.

- Le plus important est celui du partage du coton égyptien, permettant à la France de ne plus être dépendant du coton américain pour l'industrie textile française et particulièrement vosgienne. La France est désormais légalement propriétaire de 50% de la production de coton égyptien -Traité de Saïs 14 mai 1852.
Ce traité précède un traité qui permet à la France d'avoir 6% de baisse tarifaire sur les fournitures navales, ferroviaires et les produits fin.

- La France signe une convention avec les représentants du Shogun. Cette convention contient le début de l'amitié franco-japonaise, avec l'envoi d'une mission militaire française et 30 000 fusils à piston modèle 1832 ainsi que 50 canons de calibre 6. En outre le gouvernement japonais a accepté un monopole français sur les secteurs du matériel ferroviaire (locomotives, machines à vapeur, rails, aiguilles), du matériel de fourniture navales (coques, ancres, machines, voiles). Des délégations de jeunes ingénieurs des arts et métiers et des mines sont envoyés visiter le Japon avec pour office d'installer les nouveaux matériaux dans ce pays ami.

- La France signe un accord avec l'Empire Ottoman qui ramène les tarifs douanier à 20%, mais la France s'arroge tout de même des contrats de fournisseurs avec les compagnies ferroviaires. En outre, la France offre un prêt de 1,5 million de francs à la Porte à 2% d'intérêt annuel.

- La France signe un accord douanier avec l'Espagne qui garanti une baisse sur les fourniture ferroviaire, de la fourniture navale et l'industrie fine

La spécialisation industrielle dans le domaine de la fourniture ferroviaire, de la fourniture navale et l'industrie fine permet de développer à toute vitesse ces secteurs en France.

Message à destination de l'Empire du Brésil

Pour garder un équilibre commercial au Brésil et ne pas devenir dépendante de notre ami commun, la Grande-Bretagne, la Seconde République française demande des droits commerciaux certes inférieurs mais toujours concurrentiels parce qu'en matière de négociation il est toujours plus aisé d'avoir 2 interlocuteurs plutôt qu'un seul. Et vous comprendrez aisément que faire jouer la concurrence commerciale fait baisser les prix.

Message à destination de la République de Chili

Pour garder un équilibre commercial au Chili et ne pas devenir dépendante de notre ami commun, la Grande-Bretagne, la Seconde République française demande des droits commerciaux certes inférieurs mais toujours concurrentiels parce qu'en matière de négociation il est toujours plus aisé d'avoir 2 interlocuteurs plutôt qu'un seul. Et vous comprendrez aisément que faire jouer la concurrence commerciale fait baisser les prix.

C'est pourquoi Paris vous propose de garantir à l'état français 10% de la production salpêtrière annuelle en échange d'un accord vous offrant 1 navire de ligne et 1 frégate pour garnir les rangs de votre flotte.

Message à destination de la République du Pérou

Pour garder un équilibre commercial au Brésil et ne pas devenir dépendante de notre ami commun, la Grande-Bretagne, la Seconde République française demande des droits commerciaux certes inférieurs mais toujours concurrentiels parce qu'en matière de négociation il est toujours plus aisé d'avoir 2 interlocuteurs plutôt qu'un seul. Et vous comprendrez aisément que faire jouer la concurrence commerciale fait baisser les prix.



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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 21:42



Royaumes Unis de Suède et de Norvège

För Sverige i tiden


Réforme monétaire du 7 juin 1852


Aujourd'hui au Riksdag est discuté la mise en place au sein des Royaumes Unis de Suède et de Norvège, d'une Système Monétaire Scandinave afin de supplenter le système trimonétaire actuellement en place au sein de l'Union. Ce système de monnaie unique permettra un meilleur contrôle de la valeur des devises ainsi qu'une meilleure stabilité financière, supplantant toute conversion de devise entre les trois monnaies en vigueur à savoir le Riksdaler Riksmynt (utilisé en Suède), le Riksdaler (utilisable dans toute l'Union) et le Speciedaler (utilisé en Norvège) au profit d'une seule monnaie dont l'émission sera contrôlée par la banque centrale de chaque royaume membre.

Cette Monnaie nommée Krone sera émise en Suède sous le nom de Svensk Krona et en Norvège sous le nom de Norsk Krone.
La valeur nominale fixe est définie à un deux mille quatre-cent quatre-vingtième de kilogramme d'or pur (1/2480) soit 0,403 grammes d'or par pièce émise.

La mise en circulation progressive se fera sur 2 ans avec taux de change fixé à 1 Speciedaler pour 4 Krone, 2 Riksdaler Riksmynt pour 7 Krone et 1 Riksdaler pour 3 Krone.

Taux de change prévus à l'international à la mise en circulation :
1 Krone -> 1,12 Mark Hambourgeois
1 Mark Hambourgeois -> 0,89 Krone

1 Krone -> 0,055 Livre Sterling
1 Livre Sterling -> 18 Krone

1 Krone -> 0,66 Florin Néerlandais
1 Florin Néerlandais -> 1,50 Krone

1 Krone -> 1,38 Franc
1 Franc -> 0,72 Krone


Les banques d'émission officielles sont la Norges Bank en Norvège et la Riksbanken en Suède. L'émission des premières monnaies est prévue pour début décembre 1852.


Appel d'offre



Un mois après la réforme monétaire il est décidé, au coeur de l'industrialisation, de doter le pays en moyens de transports rapides et efficaces pour relier les centres miniers et de sylviculture au nord, aux ports au sud et aux manufactures du centre de la suède via le chemin de fer. Cependant l'entreprise très coûteuse n'est pas à la porté des finances du Royaume. Il est donc décidé que le Royaume financera la majeure partie des 4 axes ferroviaires principaux reliant la capitale à Malmö, Göteborg, Sundsval et Oslo à hauteur de 80%, les 20% étant à la charge d'investisseurs privés. Un appel d'offre est lancé pour le financement de tous les axes secondaires (majeure partie du système ferroviaire suédois).
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 23:08
Folkord a écrit:
Royaume de Prusse

-Politique étrangère 1852-


1° Affaires germaniques :

Berlin répond à un besoin économique soulevé par le Royaume de Saxe en sécurisant les communications entre les deux pays avec le développement du réseau ferré transfrontalier (en particulier la ligne Berlin-Dresde, désormais doublée étant donné l'importance des flux de marchandises et de voyageurs) au sein d'une compagnie ou la participation des deux États est paritaire. En outre, dans les sept prochaines années, dix millions de thalers capitaux essentiellement privés (dans le cadre du plan économique déjà évoqué) seront débloqués par le biais de rabotements fiscaux pour développer le complexe minier saxon. Pour l’État prussien, il s'agit d'une occasion en or pour étendre son influence économique dans le cadre de la confédération.

En outre, en participant à des exercices militaires communs avec l'Autriche et les autres membres de la confédération, puis en donnant sa bénédiction à la jeune Anne de Prusse pour épouser le nouvel Empereur d'Autriche Franz-Joseph, ainsi qu'un accord douanier sur le charbon et les produits agricoles, Frédéric-Guillaume IV semble s'engager sur la voie de la conciliation avec Vienne.

2° Affaires britanniques :

Certes, la Prusse dispose en son sein de sérieux atouts pour développer l'immense potentiel économique, et surtout industriel que représente ses états ainsi que celui du Zollverein. Mais August von der Heydt juge que la préservation de l'équilibre budgétaire ne doit pas passer en second plan. Une ambassade dépêchée à Londres obtient 20 millions de livres sterling d'investissement dans l'industrie principalement sur les 7 prochaines années de la part de souscripteurs privés essentiellement, qui bénéficient d'avantages fiscaux pour s'établir . Un accord qui contente tout le monde : La Prusse peut accélérer son développement à moindre coût (en dépensant annuellement 25 millions de thalers de moins sur la période 1852-1857, ce qui correspond à la moitié de l'investissement étranger) et la Grande Bretagne maintenir une présence économique sur le continent dans une région en plein essor, et qui sait revendre aux locaux ces parts à prix fort lors de la prochaine décennie.

3° Affaires scandinaves :

Berlin répond favorablement à l'appel d'offre de la double monarchie de Suède-Norvège. Il s'agit de travaux très importants avec 1500 kilomètres de lignes dans les vingt ans à suivre. Les investisseurs nords-allemands sont incités avec l'appui de l’État prussien à financer les projets ambitieux de Stockholm. C'est 187.5 millions de francs sur vingt ans, soit 9.75 millions par an -une somme venant majoritairement de particuliers et d'entreprises privés grâce au développement du crédit- qui abonderont de l'autre côté de la Baltique.
Cela permet à la Prusse de négocier une baisse des taxes douanières sur le charbon et tout le matériel de production produit dans les manufactures prussiennes en Suède, et vice-versa pour les richesses de la Suède : le bois et le poisson qui pourront donc entrer plus facilement en Allemagne.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 23:25
États-Unis d'Amérique


The Great compromiser
Le premier juillet 1852 est décèdé Henry Clay. Auteur des célèbres compromis du Missouri et de 1850, il fut figure majeure de la politique américaine à qui l’union doit beaucoup de sa stabilité actuelle. Il sera le premier citoyen américain à avoir l’honneur d’une exposition funéraire dans Rotonde du Capitole des États-Unis (lying in state).

Missions diplomatiques en Amérique centrale
Ephraim George Squier, chargé d'affaires des États-Unis en Amérique centrale, a fait part d’un apaisement diplomatique dans la région. Il y voit le ravinement du sentiment unioniste dans la région. Un mouvement qui d’après ses contacts aurait le soutien par les hautes sphères des gouvernements du Salvador, du Honduras et du Nicaragua.
Un tel rapprochement constitue une formidable opportunité de pacification de la région qui sert les intérêts économiques et politiques des États-Unis d’Amérique. La réaction de Washington ne se fit pas attendre avec le renforcement missions diplomatiques dans la région. Ephraim George Squier est pour l’occasion nommé envoyé exceptionnel et ministre plénipotentiaire des États-Unis d’Amérique Unis en Amérique centrale.

Mission diplomatique au Paraguay
En réponse à l’invitation Paraguayenne, John Strother Pendleton nommé chargé chargé d’Affaires des États-Unis d’Amérique Unis auprès de la République du Paraguay. Une fois avoir présenté ses lettres de créances au gouvernement de la république du Paraguay, il sera chargé de signer un traité d’amitié et de commerce au nom des États-Unis d’Amérique qui entendent entretenir des relation cordiales avec leur nouveau partenaire Paraguayen.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 23:31
Empire Ottoman / دولتِ عَليه عُثمانيه

Istanbul


Abdul Mecid 1er
 
Pour faire taire un monde qui le méprise l'Empire doit être porter par de nouveaux hommes qui lui apporteront à nouveaux la réussite.


Cette mission c'est celle du Sultan-Calife Abdul Mecid. Connu pour ses actions réformatrices, il est dans la droite logique de la politique de son père le précuruseur des tanzimats, Mahmud II. Il suffit alors du bon sens pour comprendre que si l'on veut sentir une nouvelle fois le goût de la victoire. Il sera nécessaire de tenir un regard critique sur tout les défauts de la nation, du fonctionnement du palais à celui du pays.
Abdul Mecid, Grâce aux opérations de son père qui a centralisé l'empire en se débarassant des seigneurs régionaux et reformé le personnel administratif, Dirige un état plus consolidé malgré des pertes territoriales conséquentes.
Mais il traine avec lui un pays lourdement ralentit au niveau de ses structures économiques et en proie à l'inflation. Se lançant dans le vaste chantier de la remise à niveau de l'économie, la sublime porte voit desormais en la politique de libre échange avec les grandes puissances européennes, une concurrence effrénée qui bride l'appareil de production ottomane. Ce libre-échangisme a une origine, les capitulation ottomanes qui sont des traités de commerces vieux et obsolétes signés avec les nations d'Europe notamment la France. L'empire turc, mené par les efforts de son Calife s'est mis à la tache de renégocier ces traités en cette année 1852.

Ces négociations rassemblant Constantinople, Paris et Londres aboutissent avec succés à l'approbation franco-britannique au sujet de la mise en place d'une politique protectionniste ottomane et la fin des capitulation.

20 % de droit de douanes sur tout les produits importés dans l'empire ont été statués. Ainsi la Sublime porte, en particulier grâce à l'appui de la France, rejoindra le concert des grandes nations dans l'adoption du protectionnisme et la préservation de son appareil de production.

Cependant l'action du Calife est loin de se limiter à celà. L'assiduité de ses efforts le pousse a aller plus loin encore.  En plus de la nouvelle taxe douanière et de la taxe sur la production déjà existante. Une taxe foncière indexée sur le revenu est commandée. Elle remplace le célèbre  kharadj.
Tout comme la taxe sur la production elle ne fait pas de distinctions entre les religions mais plutôt entre les classes sociales car l'empire ottoman est héritié de son passé militaire. Les  " askeris " ( fonctionnaires d'état et militaires ) ne sont pas touchés au contraire des " re'aya " ( les producteurs ) qui sont aussi la majorité de la population.
Si de nouvelles taxes ont lieux, la collecte fiscale elle, est réformée. elle aura lieu dans un sens plus hiérarchisé et centralisé : les hauts fonctionnaires participent à un contrôle accru des finances. L'argent des taxes sera directement envoyé dans les caisses du trésor impérial et ensuite re distribué et dépensé et non pas dépensé directement par les localités qui récoltent l'impôt sans passer par le gouvernement.

Toujours pour un soucis de contrôle d'argent. Le système de finance de l'empire sera ré organisé.
En 1837 un ministre des Finances fut nommé pour la première fois mais celui-ci n’avait pas de responsabilité dans la préparation du budget. Habituellement, les ministres du sultan demandent des allocations de ressources sans être obligés de rendre compte au ministère des Finances. Par ailleurs, chaque ministère ajoute de nouvelles dépenses en liaison avec de nouveaux besoins, et la corruption est donc courante. Ce système pose alors un grand problème puisque le sultan et son administration ne peuvent pas contrôler de façon convenable les finances du sultanat. Ainsi à partir de ce jour, les pouvoirs du ministre des Finances sont portés à leur juste valeur. La totalité des impôts transiteront par son cabinet, il sera alors chargé de repartir en fonction de leurs besoins, l'argent prélevée aux différents ministres. Cette répartition de l'argent sera bien encadrée par un conseil des finance accompagnant le ministre et qui transmettra les rapports sur les finances au reste du gouvernement...

Au final, on note remarquablement à Istanbul que le Calife a mené avec efficacité  son gouvernement pour  consolider économiquement l'empire. Avec de nouvelles taxes, de nouveaux rouages pour gérer les finances et la collecte d'impôts et un protectionnisme négociés avec réussite de nouvelles rentrer d'argent devrait se faire. Sans compter la promesse du Wali, desormais Khédive d'Egypte, de payer un tribut plus grand, en échange de quelque reconnaissance qui lui sont forts utiles.



Bilan
Spoiler:
_Mise en place de taxes de douanes pour protéger l'embryon d'industrie ottomane.
_Mise en place de taxe foncières.
_ Multiplication par 1,5 du tribus égyptiens.
_ Contrôle des finances et de la collecte d'impôt.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mar 12 Juin - 23:44
Royaume des Pays-Bas




Réseaux de transport

En plein boom industriel, les voisins européens des Pays-Bas se dôtent de réseaux ferroviaires modernes et efficaces, notre pays accuse alors un retard inquiétant. Face à ses lacunes, en 1852 est fondée la compagnie pour l'exploitation des chemins de fer de l'Etat Néerlandais, néanmoins confronté au risque financier encouru, l'Etat n'investira que 25 millions de florins néerlandais sur 5 ans et laissera donc le soin aux investisseurs privés de rester majoritaire, l'objectif étant d'atteindre un capital de 80 millions de florins afin de disposer d'un réseau ferré complet reliant les principales villes du pays (Amsterdam, Rotterdam, La Haye, Utrecht, Maastricht) ainsi que les rares sites miniers d'un pays qui reste encore majoritaiement agricole. Les Pays-Bas sont également ouvert à d'éventuels investissements de puissances étrangères.
Sans pour autant rompre totalement avec ses habitudes, les Pays-Bas accordent toujours une importance aux canaux. Comme pour les chemins de fer, l'Etat se fera investisseur apportant 10 millions de florins néerlandais sur 5 ans, la priorité reste donc clairement pour les chemins de fer.

Réforme fiscale

Le développement du réseau ferroviaire Néerlandais demande toutefois d'importantes ressources pas forcément apportées par les investisseurs attendus, sceptiques de la viabilité du projet. Dans le but d'inciter les propriétaires à investir, l'Etat accepte de leur accorder quelques cadeaux fiscaux. Ainsi, les taxes sur les entreprises subiront une baisse de 30 % tandis que les impôts sur les capitaux des riches industriels se verront alléger de 20 à 50 % selon un système de tranche. De plus, les banques sont également invitées à baisser leurs taux d'intérêts de 1 à 4 points, ce à quoi, l'Etat s'engage en échange d'abaisser les taxes des banques proportionnellement à leur baisse des taux d'intérêts, un système équitable.
En contre-partie, pour ne pas risquer une faillite du pays, l'Etat augmente ses recettes par l'intermédiaire des impôts indirects, durant l'été 1852, l'Etat crée également le premier impôt sur le revenu progressif  aux Pays-Bas, les montants prélevés resteront néanmoins assez faibles et les plus grandes richesses en seront éxonérés, la préférence est affichée aux impôts indirects.
Ajoutons aussi qu'une taxe sur la stupidité est crée par le moyen d'une loterie nationale qui devrait rapporter 1 million de florins par an.

Réforme bancaire

Enfin, toujours dans le projet de développer son économie, l'Etat Néerlandais autorise et favorise la création de crédits fonciers et banques de dépôts qui profiteront d'une fiscalité avantageuse, le chèque est également autorisé et encouragé aux Pays-Bas.

Réformes agricoles

Concernant toujours l'aspect bancaire, une banque publique spécialisée dans les prêts aux agriculteurs est crée. Celle-ci consentira aux paysans des prêts à taux d'intérêts très bas et au long terme pour qu'ils puissent devenir propriétaires de leur terre, ainsi l'accent est mis sur l'exploitation individuelle. De plus, les paysans déjà propriétaires de leurs terres sont incités à créer un système de crédit coopératif pour augmenter leurs rendements.
Des formations seront aussi accordées aux jeunes agriculteurs, des bourses de stages pourront être délivrés aux plus nécessiteux.

Message à la Belgique

Dans la volonté de rapprocher nos deux pays malgré les tensions qui ont pu nous opposer dans le passé, nous proposons la construction d'une voie ferrée reliant Rotterdam à Anvers ainsi que la signature d'un traité de libre-échange portant sur les produits agricoles.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 5:15
Simulations]

Réponses du Chili

Au Royaume Uni :

Votre Majesté,

Nous acceptons votre offre généreuse et vous proposons l'achat de 10 000 fusils à Piston ainsi qu'un emprunt de 100 000 livres par l'Etat Chilien à un taux de 6% sur 15 ans.

A La France :

En effet nous tenons à coeur d'entretenir plusieurs partenaires commerciaux ainsi nous acceptons votre offre.

Brésil a la France

Nous Acceptons de baisser nos douanes avec la France à 8 points, soit légèrement plus que ce que vous avons avec le Royaume-Uni.

Pérou au Royaume-Uni

A Royaume Uni :
Vous pouvez investir sur nos lignes ferroviaires si vous le désirez et nous acceptons l'accord de douanes à condition que Londres fournisse un prêt de 50 000 livres à 3% sur 15 ans au Pérou. Nous vous remercions pour vos cadeaux en fusils.

A France:
Nous acceptons de mettre nos barrières à 10% avec la France.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 5:17
Changement de tour

Nous sommes désormais au dernier tier de 1852, ce tour ci durera du 1Septembre au 31 décembre.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 5:18
Evénements de fin 1852

4 octobre - 12 novembre : procès des militants communistes à Cologne. Marx et Engels prononcent la dissolution de la Ligue des communistes le 17 novembre

4 décembre : prise de Laghouat. Dans le sud de l’Algérie, le chérif d’Ouargla Mohammed ben Abdallah prêche la guerre sainte parmi les tribus sahariennes.

13 décembre : En Chine, les révoltés Taiping prennent Yochow, où ils découvrent un important arsenal ; ils atteignent le Yangzi et assiègent les trois villes de Wuchang, Hanyang et Hankou

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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 16:00
Empire Ottoman/دولتِ عَليه عُثمانيه[


Confiscations et Empire Ottoman

Depuis le 16 ème siècle, l’empire Ottoman base sa fortune sur une politique de confiscations, ainsi lors de la mort d’un  dignitaire de l’empire ou lorsqu’un dignitaire est en fuite ou en rébellion, les hauts fonctionnaires ottomans se rendent chez l’intéressé pour, avec l’aide de la population et des cadifs locaux, dresser la liste de ces biens et de ces dettes. L’opération souvent fort délicate à mener, pouvant exiger l’emploi de la ruse et de la force, voire un important déploiement de troupes. Une fois ceci fait. tous les biens de propriété sont vendus aux enchères sur le marché de la ville la plus proche, les créances, quant à elles, sont perçues. Même si cette pratique s'est déjà vue en occident, en orient dans l'empire ottoman,  il s’agit d’une politique systématique.

Pour justifier cette politique, le sultan base sa rhétorique sur le principe selon lequel tous les serviteurs de l’État sont considérés comme des esclaves du sultan (qul) à qui ils appartiennent donc corps et biens. Seuls les membres de l’ordre juridico-religieux, les c-ulema échappent à cette assimilation.

Toutefois cette politique a des limites, elle permet certes d’accroître les revenus à court terme, mais à long terme, elle influence les détenteurs de ces grandes fortunes fiscales. Ainsi la précarité des situations détourne des investissements à moyen et à long terme : sans doute voit-on des fortunes d’origine fiscale s’investir dans le grand commerce en pratiquant le crédit ou la commandite (mudaraba) mais « la loi tyrannique» limite ces rapports. Elle fait craindre également d’attirer l’attention du fisc par des investissements trop voyants comme les bâtiments ou les biens fonciers. Elle pousse au contraire à thésauriser les fortunes sous forme d’objets aisément dissimulables et qu’on peut emporter dans sa fuite : peu de capitaux sont placés en biens-fonds. À ce constat, on peut ajouter la fuite des capitaux, les notables ottomans souhaitent pour la plupart mettre en sécurité leurs capitaux dans des banques occidentales, notamment Allemandes.



C'est pour cela que le gouvernement du sultan souhaite abolir cette pratique pour la remplacer par une mesure moins extrême et plus juste pour les Ottomans. Ainsi à partir de ce jour, le sultan et son gouvernement jurent que les  confiscations n'auront plus lieu, A la place, et pour garantir un minimum de revenu à l'Empire Ottoman; lors de la mort d'un dignitaire, 30 % de sa fortune reviendront à l'Empire Ottoman. Les biens visés en priorité par cette mesure, sont les biens communs ( vaisselle, bijoux, etc.) les investissements, eux ne seront que très peu confisqués.


Meme s'il faudra du temps avant que la population de l'empire soit convaincue que les confiscations n'auront plus lieu, le Sultan espère que après ce laps de temps, les investissement dans l'empire commenceront à fleurir.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 16:08



Royaumes Unis de Suède et de Norvège

För Sverige i tiden


Plan de modernisation des défenses navales


En 1852 il est décidé par le premier ministre de limoger l'actuel ministre des affaire navales, Baltazar von Platen, ancien ambassadeur, et nomine à sa place le Contre-Amiral Carl Ulner, homme expérimenté pour prendre en charge l'état désastreux de la Marine Royale autrefois maîtresse de la Baltique.
Dès son arrivée au Ministère des Affaires Navales, le Contre-Amiral Carl Ulner, remplaçant de monsieur le Ministre Baltzar von Platen apporta avec lui toute son expérience et avec les conseillers du génie militaire et les attachés des États-Majors de la Marine, proposa un plan de modernisation des fortifications et équipements de défenses côtières. Celui-ci a pour objectif, en quatre étapes, de transformer sous 10 ans la Marine Royale Suédoise en force de défense côtière, de réduire les coûts de maintenance tout en accroissant les capacités de défense aux points stratégiques pour faire face aussi bien aux incursions extra-Baltiques mais aussi Russes. Ce plan sera étudié début décembre puis une session de vote prévue en Janvier 1853 décidera des modalités définitives. Cette réforme devrait être suivie par au moins une autre d'ici 2 ans.

Kustartilleriet


La première phase essentielle pour cette transformation est la création d'une nouvelle branche de la marine, la Kustartilleriet (Artillerie Côtière Suédoise). Cette branche dédiée à l'opération, la maintenance, le ravitaillement des fortifications navales et des garnisons mais aussi du posage et du dragages de mines disposera de son propre corps des officiers indépendemment de la Flotte Royale. A sa tête est nommé l'Amiral Carl August Gyllengranat, ancien ministre des affaires navales.
Toutes les fortifications navales en usage et garnisons de la marine sont transférées sous son autorité immédiatement.

Fortifications navales et posage de mines


La seconde partie de la réforme prévoit la construction de 12 nouveaux forts navals ainsi que des emplacements de posage de mine en temps de guerre
Légende :
Orange : Poste de commandement
Bleu : Réserve de munition et de poudre
Rouge foncé : Batterie côtière (4 canons)
Rouge clair : Fortifications
Vert : Poste d'observation
Rouge hachuré : Zone minée

2 forts à Falsterbo :

2 forts à Götborg :
3 forts au götland :


2 forts à Kalmar :

1 fort à l'embouchure d'Oslo :

1 fort à l'embouchure de Stockholm :

1 fort sur l'île de Ven :

Les forts ne sont pas à échelle réelle pour des raisons de lisibilité sur la carte.
Les postes d'observation seront reliés aux postes de commandement par Télégraphe, la mise à profit de cette nouvelle technologie de communication, expérimentée sur de longues distances en Europe et aux Etats-Unis pourrait s'avérer bénéfique pour la transmission rapide de coordonnées de tir aux batteries et diriger leur feu rapidement.

Budget et équipement



Il y a donc au total 47 batteries côtières à construire totalisant 188 canons. Une commande spéciale sera passée aux armureries britanniques pour compléter les effectifs.
Chaque fort est prévu pour abriter une garnison entre 250 et 400 hommes. De plus 150 chaloupes de la marine sont transférées à la défense côtière, celles-ci seront affectées à la reconnaissance pour 30 d'entre elles, les 120 restantes seront spécialement modifiées pour le posage de mines.

Un grand intérêt est porté aux récentes mines sous-marines à détonateur mécanique d'Immanuel Nobel. Une commande de 500 mines est passée pour 60 000 Krone.
La construction des forts est estimée à 2,16 millions de Krone.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 16:40
Egypte alaouite



Suite au traité de Sais, signé le 14 mai 1852, l’Egypte règle le problème de l’accaparement des terres par la France… Malheureusement, pour le Khédive, cela ne règne pas les problèmes économiques de son pays. Pire encore, cette mainmise occidentale sur la moitié de sa production actuelle est problématique pour la faible industrie du pays, ses exportations ainsi que son économie.

C’est toute la « dynamique » égyptienne qui se retrouve donc chamboulée. Said Pacha doit donc régler ce problème… Mais, le manque de fond est criant pour le futur. Il lui faut donc contracter des prêts. Mais, Muhammad Said n’est pas idiot. Il sait que s’il doit contracter des prêts, des pays comme la Grande-Bretagne, la France ou l’Espagne voudront récupérer leur investissement à grand coup de cannonière d’ici quelques années. Il doit donc viser des puissances plus légères, plus patiente, qui, certes, prêteront moins mais assureront une meilleure sécurité.

C’est dans cette optique qu’il contacte les Pays-Bas, pour contracter un prêt équivalent à 13.000.000 de francs, à 3 % d’intérêt, pour une somme équivalente à 390.000 francs d’intérêts annuels. La livraison de l’emprunt sera effectuée en trois ans avec une première livraison de 5 millions puis deux livraisons de 4 millions. Il négocie aussi avec la lointaine Saxe, instruit à Paris, il connaît bien l’Europe, pour un emprunt équivalent à 12.000.000 de franc, à un intérêt d’1,5 % annuel, soit l’équivalent de 180.000 francs annuel, avec une augmentation de 0,1 % d’intérêt annuel tout les 4 ans. Dans la même idée, même si cette fois-ci la marchandise n’est pas d’or et de monnaie mais de chair et de méninge, l’Égypte négocie l’envoie d’une mission occidentale néerlandaise en Egypte, des avocats ; des professeurs ; des lettrés ; des ingénieurs, des hommes de la société civile sont envoyés en Égypte. La Prusse suit l’exemple néerlandais en envoyant des archéologues, des ingénieurs, des chimistes, des médecins, des professeurs et différents lettrés… Les demandes de Said sont clairs : il désire des civils qui se joignent dès lors aux conseillers français et britannique déjà sur place. Il contacte ainsi les Autrichiens qui acceptent d’envoyer une mission composée de professeur, de lettrés, de médecins, de chimistes, d’ingénieurs, de géologue et de divers diplômés. Said reprend ainsi la politique de son père, Méhémet Ali, qui, déjà quarante ans plus tôt, faisait venir des experts européens pour faire évoluer les mentalités et les moyens. Le Danemark est aussi contacté et consent à un prêt de 11.000.000 de francs avec un taux d’intérêt d’1,5 % (165.000 / an) ainsi que l’envoi d’une mission civile identique aux précédentes.

Said Pacha met aussi en place une politique dédiée à encourager les techniciens et occidentaux à venir en Egypte. Ainsi, il met en place une, faible, allocation pour les techniciens (ingénieurs, professeurs, lettrés, chimistes, philosophe, médecins) partant s’installer en Egypte pour soutenir l’oeuvre modernisatrice du Khédive. Il met aussi en place une politique visant à octroyer un logement dans les grandes villes du pays (Damiette, Rosette, Alexandrie, Baltim, Massourah, Le Caire) ainsi que dans des villes plus éloignées (Port-Soudan, Khartoum, Beni Suef) afin d’encourager les Occidentaux à s’installer, Said Pacha fait construire la ville de « Port-Said » à l’embouchure du futur canal de Suez, il y accueillera une partie des occidentaux partant s’installer en Egypte et encouragera de nombreux autochtones à s’y installer aussi.


La question alimentaire taraude Said Pacha… À l’heure où, une partie du monde moderne, est dépendante du blé américain et russe, l’Égypte, qui n’a, face aux Occidentaux, que peu de choses pour elle doit s’assurer d’être, totalement, indépendante sur le plan alimentaire. Cela est d’autan plus important qu’une famine, ou un grave problème sanitaire, pourrait causer des milliers de morts.

Les peuples européens se répugnent à l'idée que des peuples, anciens comme actuels, aient fait et fassent encore des insectes une nourriture habituelle voir un plat de prédilection. Mais, ils sont nombreux sur la terre, ceux qui ne partagent pas ce dégoût. Ainsi, la Torah, déjà, énumérait les aliments purs et impurs, permis ou défendus, désignant quatre insectes dégustables. D’après le Coran, l’espèce humaine doit disparaître de la terre après l’extinction des Sauterelles car celles-ci sont destinées à la nourriture de l’humanité et ont été formées des restes du limon dont l’homme a été pétri lui-même. Cette croyance musulmane explique l’affliction du calife Omar-ben-el-Khottal auquel on avait signalé l’absence de ces Orthoptères. Il avait envoyé des coursiers de tous côtés à la recherche des précieux insectes. L’un d’eux ayant rapporté une poignée d’Acridiens, Omar s’écria : « Dieu est grand ! … » et n’eut plus d’inquiétude sur le sort du genre humain. Les Musulmans mangent Sauterelles et Criquets sans les écorcher, la loi de Mahomet ne le permettant que pour ces insectes ainsi que pour les poissons. Ils les grillent ou les font bouillir. Les Arabes regardent les orthoptères comme des mets exquis, ainsi, dans les temps de disettes, ils les recueillent et, après dessiccation, les réduisent en poudre : sous cette forme, ils les substituent à la farine du blé.

Homme cultivé, Said Pacha connaît les pratiques de la basse-paysanne berbères et bédouines qui, par temps de famine, n’hésite pas à se nourrir d’insectes. Les Soudanais le font aussi, pas nécessairement par temps de famine, d’ailleurs. Si, le Khédive, ne se nourrirait pas forcément d’insectes sans bonnes raison, il se doute que le « peuple qui à faim », lui rechignerait moins. Qui plus est, les insectes sont assez faciles à entretenir, il s’agit principalement d’animaux grégaires, « si nous leur donnons un abris, de la chaleur et de la nourriture, ils ne bougeront pas », et permettent un élevage de masse demandant peu d’entretiens ; peu de budget ; peu de terrains ; peu d’eau et peu de temps pour un fort apport nutritif. Ainsi, Said Pacha met alors en place une politique encourageant « l’entomophagie ».

Le Khédive égyptien, organise alors une campagne de rachat de locaux, en villes comme en village, qu’il octroie à des indigents ; des mendiants ; et des éleveurs. Il dote les « locaux » d’enclos adaptés, de matériels et forme les futurs « éleveurs »… Ces fermes à insectes, les « Janadab », seront placées en ville comme en campagne et formeront des petites propriétés. Ils élèveront plusieurs types d’insectes comestibles comme des sauterelles ; des cigales ; des grillons ; des vers ; des termites ; des araignées ; des scarabées ; des chenilles ; des abeilles ; des guêpes ; des fourmis ; des crickets ; des libellules ; et d’autres… Une part des « Janadab » seront placées dans le Soudan et une autres en Egypte. Said Pacha espère donc que le développement des élevages d’insectes permettra de démocratiser ces aliments aux grandes réserves nutritives. Qui plus est, l’élevage d’insecte ne sera pas uniquement dédié à la nourriture humaine puisqu’en écrasant des sauterelles, ou en utilisant des vers, il est possible de disposer d’une farine d’insecte facilement utilisable pour diverses choses. En plus de cette farine, et de la possibilité de nourrir les humains, l’un des débouchés de l’élevage d’insecte est aussi de nourrir le bétail égyptien, en plus des basses-classes. Cet encouragement de l’entomophagie est suivi, aussi, d’une légalisation, en règle, des pratiques entomophages.

Les emprunts égyptiens, enfin les « premiers » emprunts égyptiens ne serviront pas seulement à loger des civils occidentaux mais aussi à développer les infrastructures du pays. Ainsi, Said Pacha met en place une politique de travaux. Il décrète d’abord la mise en chantier de différents chemins de fer dans le delta du Nil prévoyant la construction d’un vaste réseau de voie ferrée appartenant à la « Compagnie Ferroviaire du Delta du Nil ». Il prévoit ainsi la construction d’une ligne Alexandrie – Damiette en passant par Mansourah et Damanhur (bleu foncé) qui commencera en 1852, ainsi que la construction d’une voie Damanhur – Manssourah passant par Dessouk, Banha et Faqus (mauve) qui commencera, elle, en 1853 et pour finir une extension de voie de Banha vers le Caire qui commencera, elle aussi en 1853.

Spoiler:
https://image.noelshack.com/fichiers/2018/24/3/1528898020-cheminde-fer-delta-du-nil.png
(Dessouk et le Caire disposent d’un arrêt même si j’ai oublié)



En 1820, le nord du Soudan fut envahi et conquis par Méhémet Ali, le wali d'Égypte. La région avait depuis longtemps des liens linguistiques, culturels, religieux et économiques avec l'Égypte et avait partiellement été sous la même autorité administrative à différentes périodes depuis l'époque des pharaons. Méhémet Ali menait une politique agressive d'extension de son autorité avec pour objectif la possibilité de supplanter l'Empire ottoman (dont il était le vassal) et voyait le Soudan comme une extension naturelle du territoire égyptien. Pendant son règne et celui de ses successeurs, l'Égypte et le Soudan sont parvenus à être administrés par une entité politique unique, tous les membres dirigeants de la dynastie de Méhémet Ali cherchant à préserver et prolonger « l'unité de la vallée du Nil ». Par la conquête du Soudan, Méhémet Ali espérait s’octroyer 20.000 à 30.000 esclaves annuels pour son armée et son économie. Malheureusement, la prise du Soudan ne lui permit que de s’octroyer le dixième de cet espoir.

Said Pacha, bien que personnellement opposé à l’esclavage, sait que l’Égypte doit avancer pas-à-pas. L’esclavage est alors un mal nécessaire. Il garantit la vie de l’agriculture, via le coton, et permet d’obtenir une main d’œuvre à coût extrêmement bas et au rendement énorme pour les grands travaux. Il permet aussi de constituer des brigades pour l’armée. Ainsi, Said Pacha légifère sur l’esclavage par un firman de 1852.

Le firman de 1853 contient quelques précisions sur l’esclavage :

* La chasse aux esclaves est limitée à l’Afrique Noire. Seuls les esclavagistes « approuvés » par l’état Egyptien pourront la pratiquer.
* Les esclavagistes, pour être approuvés par l’état Egyptien, devront payer une taxe annuelle en monnaie, à l’état, taxe égale au prix du dixième des esclaves qu’ils ont capturés.
* Une fois approuvé, les esclavagistes continueront de payer « leur quiétude » et leur « collaboration avec l’état » en fournissant, pour la totalité des esclavagistes, deux brigades militaires entières d’esclaves, soit 8.000 hommes, qui accepteront un contrat militaire de huit ans, durant lequel ils ne percevront pas de salaire mais recevront, à la fin du contrat, leur affranchissement ainsi que l’équivalent du dixième d’une solde mensuelle multiplié par 26, soit le dixième de trois ans de solde.

En échange du fait que les esclavagistes se plieront à ses trois règles, le Khédive ordonnera aux Wali du Soudan du nord et du Soudan du sud de soutenir les chasses aux esclaves. En plus de cela, les esclavagistes pourront se rallier à la future expédition d’Ismail Pacha, héritier de Said Pacha, au Soudan pour pacifier la région. Les esclavagistes pourront y collecter des butins tandis que l’évolution d’Ismail Pacha dans le Soudan sera suivi de la fondation d’avant-poste, que les esclavagistes pourront utiliser.

En plus de cela, des « camps d’esclavagistes » seront bâtis par le Khédivat. Ils seront gardés par l’armée, comme un poste militaire, mais serviront à loger les esclavagistes et leurs collectes dans des camps en attendant leur envoi. Les esclaves pris au Soudan serviront dans les grands travaux égyptiens et dans les plantations. Les esclaves, capturés, seront convoyés jusqu’en Egypte par la voie fluviale, via le Nil, ou par le terrestre, via les routes.

Ismail Pacha se voit, d’ailleurs, doter du contrôle de deux brigades ainsi que d’un firman ordonnant la collaboration des Walis du Soudan et des esclavagistes. Il devra pacifier le Soudan, fonder des avants-postes et des camps d’esclavagistes et capturer quelques Soudanais. Il devra ainsi pacifier le Darfour et le Sud-Soudan pour le compte du Khédive.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 18:08

Invasion du Darfour


Le Khédive d'Égypte décide de se lancer dans une invasion des royaumes africains qui bordent ses comptoirs au Soudan. Au premier rang, le royaume du Darfour possédée par Mohammed El-Fadhl et occupées par diverses tribus arabes semi indépendantes comme les Rizeigat.

Il y attèle 2 brigades qui s'enfoncent dans les terres du Soudan à l'hiver 1852. Les troupes égyptiennes, aidées par des locaux, saisissent les voies de communications et y bâtissent des postes frontières et des relais. Les quelques attaques des tribus soudanaises du Darfour se heurtent au feu des troupes égyptiennes et les razzias des autoctones se terminent souvent par des défaites.

La prise du territoire et son contrôle demanderons encore des sacrifices humains et financiers au Khédivat d'Égypte mais le gros du territoire a été investi. Reste à y maintenir la pression pour définitivement s'y implanter. Suite en 1853.

Pertes humaines = faibles.
Pertes financières = faibles.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 21:25



Empire Français

La Marche vers l'Empire

Parallèlement à la mise en place de la nouvelle Constitution, le statut du président de la République évolue pour devenir celui d'un monarque : il signe Louis-Napoléon, se laisse appeler Son Altesse impériale tandis que l'effigie du prince-président fait son apparition sur les pièces de monnaie et les timbres-poste. Les aigles impériales sont rétablies sur les drapeaux alors que ses amis et partisans se voient récompensés pour le prix de leur fidélité.

Le Code civil est rebaptisé Code Napoléon tandis que le 15 août devient le jour de la célébration de la Saint-Napoléon, premier modèle réussi en France de fête nationale populaire.

En février, il est procédé aux élections des membres du Corps législatif. Pour ces premières élections de la nouvelle république consulaire, les préfets ont reçu les consignes de mettre l'administration au service des candidats officiels, depuis les juges de paix jusqu'aux gardes-champêtres et aux cantonniers. Celle-ci utilise alors tous les moyens possibles pour faciliter l'élection du candidat officiel que ce soit par l'octroi de subventions, de faveurs, de décorations mais aussi de bourrage d'urnes, de menaces contre les candidats adverses et de pressions exercées par les notables sur leurs dépendants. Si ces pratiques ne sont en fait pas nouvelles pour avoir eu lieu sous la Monarchie constitutionnelle, cette fois, elles sont généralisées. Au soir des résultats, les candidats officiels ont obtenu 5 200 000 voix contre 800 000 aux divers candidats d'opposition. Les authentiques bonapartistes ne représentent pourtant qu'1/3 des députés élus dont une bonne moitié issue de l'orléanisme, les autres étant d'origines et d'allégeances diverses. Ainsi, dans le premier corps législatif de la république consulaire, on trouve aussi 35 députés légitimistes (dont 3 élus sur liste officielle), 17 orléanistes, 18 conservateurs indépendants, 2 catholiques libéraux et 3 républicains16. Les opposants qui parviennent à se faire élire doivent néanmoins prêter serment de fidélité au chef de l'État et à la Constitution s'ils veulent siéger. En conséquence, les 3 députés républicains élus, qui refusent de prêter serment, ne siégeront pas à l'Assemblée.

Afin de tester la possibilité du rétablissement éventuel de l'institution impériale, Louis-Napoléon entreprend, à compter du 1er septembre 1852, un voyage dans l'Hexagone dans le but de montrer à l'étranger l’enthousiasme du peuple.

Si, en Europe, le coup d'État est accueilli favorablement par les gouvernements, les signes annonciateurs du rétablissement du régime impérial inquiètent, obligeant Louis-Napoléon à préciser ses intentions : « Certaines personnes disent : l'Empire, c'est la guerre. Moi, je dis, l'Empire, c'est la paix. Des conquêtes, oui : les conquêtes de la conciliation, de la religion et de la morale. Nous avons d'immenses territoires incultes à défricher, des routes à ouvrir, des ports à creuser, des rivières à rendre navigables, des canaux à terminer, notre réseau de chemin de fer à compléter. Nous avons en face de Marseille un vaste royaume à assimiler à la France. Nous avons tous nos grands ports de l'Ouest à rapprocher du continent américain par la rapidité de ces communications qui nous manquent encore. Nous avons enfin partout des ruines à relever, de faux dieux à abattre, des vérités à faire triompher. Voilà comment je comprends l'Empire, si l'Empire doit se rétablir ».

Le 16 octobre, le président de la République est de retour à Paris où des arcs de triomphe gigantesques ont été dressés, couronnés de banderoles à Napoléon III, Empereur. Le 7 novembre 1852, par 86 voix contre une seule, un sénatus-consulte rétablit la dignité impériale, approuvée deux semaines plus tard, lors d'un plébiscite, par 7 824 129 voix contre 253 149 non et un peu plus de 2 millions d'abstentions. Pour Jules Ferry, l'authenticité du résultat du vote ne peut être mis en doute et démontre l'expression « passionnée, sincère et libre » de la classe paysanne telle que déjà exprimée lors de l'élection présidentielle de 1848 et en décembre 1851, tandis que le journaliste libéral Lucien-Anatole Prévost-Paradol se déclare guéri du suffrage universel.

La dignité impériale est ainsi rétablie au profit du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, élu par le peuple français, qui devient officiellement « Napoléon III, Empereur des Français » à compter du 2 décembre 1852, date anniversaire symbolique du coup d’État, du sacre de Napoléon Ier et de la victoire d’Austerlitz.


Opération de repression contre Laghouta et le chérif d’Ouargla Mohammed ben Abdallah

Le 10e corps de la 5e armée, basé à Clermont ferrand rejoint les colonies et prend son quartier général à Alger où les troupes devront installer 3 quartiers généraux autour de Constantine, Alger et Oran. Depuis ces trois cités, les troupes du Second Empire devront organiser et mettre en forme les interventions de maîtrise du territoire.

Ainsi du 10e corps, sont formées 8 brigades d'infanterie et 2 corps auxiliaires de cavalerie et d'artillerie. Le général Aimable de Pélissier est chargé d'organiser les gendarmes et les brigades du 10e corps pour lancer une opération vers Laghouta, reprendre la ville et rassembler des informations sur le chérif d’Ouargla Mohammed ben Abdallah.

Pour cette mission de soumission du sud de l'Algérie, Aimable Pélissier prend le contrôle de 4 brigades d'infanterie et d'une brigade de cavalerie. Il offre en outre 30 000 francs de rançon pour tout renseignement permettant de localiser ou d'aider à la capture du chérif d'Ouargla.


Formation du ministère de l'Algérie et des affaires coloniales

Au vu de la situation, Napoléon III décide de former un ministère, avec son propre budget pour organiser la vie civile en Algérie. Les troupes du 10e corps, renommé Armée d'Algérie, sont mis sous le contrôle du nouveau ministre, Armand de Saint-Arnaud, qui laisse sa place au ministère de la guerre au Maréchal Randon.

Vétéran de la guerre d'Algérie, Saint-Arnaud à ses propres contacts dans l'Algérie française et connaît parfaitement les indigènes et les différentes composantes du pays. D'abord il entreprend de faciliter la mise en place des plantations cotonières et de fonder un réseau de clientèle chez les indigènes en engageant de nombres membres des tribus juives d'Afrique du nord dans la fonction publique pour former l'administration naissante du pays et la tenue et l'approvisionnement des avant postes français sur place.

En outre, il commence à tisser des liens dans les tribus sahariennes, courtisant celles qui n'ont pas engagés leurs forces dans la révolte de Laghouta par le biais d'indigène Juifs et Musulmans. Outre ces liens d'amitié, il tente ainsi de communiquer avec les différents chefs tribale d'Algérie et de dresser une carte des peuples et des territoires de chacun pour décider le cas échéant de châtier ceux qui désobéissent à l'ordre impérial.


Amabassade à la Colombie

Nous demandons une concession au Panama pour la création d'un Canal. La France et ses partenaires ont déjà développé une technologie qui sera probante. A Suez, la société de percement du canal a obtenu le contrat et souhaiterait vous offrir la possibilité de profiter d'un tel percement entre Mer des Caraïbes et Océan Pacifique. La ligne ferrée construite par une société américaine permettra de faciliter grandement la construction du canal. Ainsi nous demandons une concession pour 99 ans d'une fine bande de terre vierge qui borde le chemin de fer américain.

Cette concession serait rachetée au prix fort par la société de percement du canal du Panama. En plus de donner un gain substentiel au peuple colombien lui permettant de connaître une embelli économique est un investissement accru dans le pays. Au vu de la menace autoritaire des conservateurs anti-fédéraux de la république colombienne, la France pourrait en outre offrir 10 000 fusils et soixantes fois plus de cartouches, ainsi que 30 canons pour équiper les troupes de la république et mettre à l'abris définitivement la présidence d'un coup autoritaire.

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Re: Topic Officiel: 1852

le Mer 13 Juin - 22:40
REGNO DELLE DUE SICILIE



Politique intérieure : vers la détente de la monarchie

Surprise inattendue, le Roi Ferdinand II, s'entourant de conseillers de tous bords politiques, décide d'organiser un plébiscite concernant le maintien d'une monarchie absolue ou non aux Deux-Siciles. En cas de refus de ce maintien, une constitution serait rédigée et un parlement mis en place afin de représenter les différents courants de pensées du Mezzogiorno. Le plébiscite aura lieu en janvier 1853 et le roi promet de réagir en conséquence de ce plébiscite.

Politique industrielle

Avec la construction des infrastructures s'assortit une politique de relance économique afin de mettre sur les rails de l'industrialisation le Royaume des Deux-Siciles. Ainsi, une usine sidérurgique sera ouverte à Tarente aux côtés d'un chantier naval, tandis que l'État sera plus indulgent économiquement envers les petites industries familiales naissantes de part et d'autres dans le Royaume, en allégeant les taxes. En effet, dans un souci de réconciliation avec la caste libérale, nous pouvons leur donner raison sur le fait que la régulation étatique doit être plus souple face à ces petites familles industrielles se développant, notamment dans le domaine agro-alimentaire, mais aussi dans une moindre mesure dans la métallurgie, avec ces usines sidérurgiques à Tarente ou encore la fonderie de cloches du Molise destinées aux États Pontificaux, qui appartient à la famille Marinelli. Les Deux-Siciles veulent ainsi accroître leur productivité et s'ouvrir davantage à l'exportation.



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Re: Topic Officiel: 1852

le Jeu 14 Juin - 2:10
Empire Russe


Les réformes Bouldov (II)







L'abolition du servage


La Russie est le dernier grand état européen a avoir des serfs sur son territoire. Ainsi 38 pourcent de la population russe est encore propriété d'un seigneur, qui utilise ses hommes comme force de travail, sans grande comtrepartie. Outre l'aspect humain, qui révolte le libéral Alexandre II, le fait de maintenir prêt de 25 millions d'hommes en esclavages représente un poids financier considérable pour la Russie. En effet ces hommes ne peuvent consommer, ne font pas circuler leur production agricole, ne peuvent émigrer vers les villes pour travailler dans les usines. Bref il s'agit d'une main d’œuvre abondante, confisquée par les riches propriétaires terriens, « morte pour l'économie ». Ainsi le premier grand chantier d'Alexandre sera l'abolition de cette condition infamante en ces termes :

"En vertu des nouvelles dispositions précitées, les paysans attachés à la glèbe seront investis, dans un terme fixé par la loi, de tous les droits des cultivateurs libres.  
Les propriétaires, conservant leurs droits de propriété sur toutes les terres qui leur appartiennent, réservent aux paysans, moyennant des redevances déterminées par les règlements, la pleine jouissance de leurs enclos, et, en outre, pour assurer leur existence et garantir l'accomplissement de leurs obligations vis-à-vis du gouvernement, la quantité de terre arable fixée par lesdites dispositions, ainsi que d'autres appartenances rurales (ougodié).
Mis en jouissance de ces allocations territoriales , les paysans sont obligés, en retour, d'acquitter, au profit des propriétaires, les redevances fixées par les mêmes dispositions. Dans cet état, qui doit être transitoire, les paysans seront désignés comme temporairement obligés.
En même temps, il leur est accordé le droit de racheter leur enclos, et, avec le consentement des propriétaires, ils pourront acquérir, en toute propriété, les terres arables et autres appartenances qui leur sont allouées à titre de jouissance permanente. Par l'acquisition en toute propriété de la quantité de terre fixée, les paysans sont affranchis de leurs obligations envers les propriétaires pour la terre ainsi rachetée, et ils entrent définitivement dans la condition des paysans libres-propriétaires. 

Comme la nouvelle organisation, par suite de la complexité inévitable des changements qu'elle comporte, ne peut pas être mise immédiatement à exécution ; qu'elle exige un espace de temps qui ne peut être de moins de deux ans ou environ, afin d'éviter tout malentendu et de sauvegarder l'intérêt public durant cet intervalle, le régime existant actuellement dans les propriétés des seigneurs doit être maintenu jusqu'au moment où un régime nouveau aura été institué par l'achèvement des mesures préparatoires requises. 
A ces fins, nous avons trouvé bon d'ordonner : 
1° D'établir dans chaque gouvernement une cour spéciale pour la question des paysans ; elle aura à connaître des affaires des communes rurales établies sur les territoires des seigneurs ;
2° De nommer dans chaque district des juges de paix pour examiner sur les lieux les malentendus et les litiges qui pourront s'élever à l'occasion de l'application du nouveau règlement, et de former avec ces juges de paix des réunions de district ;
3° D'organiser dans les propriétés seigneuriales des administrations communales, et dans ce but de laisser les communes rurales dans leur composition actuelle, et d'ouvrir dans les grands villages des administrations d'arrondissement (volosti), en réunissant les petites communes sous une de ces administrations d'arrondissement ;
4° De formuler, vérifier et confirmer dans chaque commune rurale ou propriété une charte règlementaire (oustavnaïagramota), dans laquelle seront énumérées, sur la base du statut local, la quotité de terre réservée aux paysans en jouissance permanente et l'étendue des charges qui sont exigibles d'eux au bénéfice du propriétaire, tant pour la terre que pour les autres avantages accordés par lui ;
5° De mettre à exécution ces chartes règlementaires au fur et à mesure de leur confirmation pour chaque propriété, et d'en introduire l'exécution définitive dans le terme de deux années à dater du jour de la publication du présent manifeste ;
6° Jusqu'à l'expiration de ce terme, les paysans et gens de la domesticité doivent demeurer dans la même obéissance à l'égard de leur propriétaire et remplir sans conteste leurs anciennes obligations ;
7° Les propriétaires continueront à veiller au maintien de l'ordre dans leurs domaines, avec droit de juridiction et de police, jusqu'à l'organisation des arrondissements et des tribunaux d'arrondissement. 
Connaissant toutes les difficultés de la réforme entreprise, nous mettons, avant tout, notre confiance dans la bonté de la divine Providence qui veille sur les destinées de la Russie. 
Pour mettre d'autant plus facilement à exécution les transactions de gré à gré entre le propriétaire et les paysans, en vertu desquelles ces derniers pourront acquérir en toute propriété leurs enclos et le terrain dont ils ont la jouissance, des secours seront accordés par le gouvernement, d'après un règlement spécial, moyennant des prêts ou bien un transfert des dettes qui grèvent les propriétés. 
Nous nous reposons ainsi avec confiance sur le sens droit de la nation. 
Pour que les paysans nouvellement libérés puissent jouir de ce don dans la providence sans craindre le risque de se retrouver sans terre, ou sans pécule, le Tsar met à leur disposition 5,5 déciatines, l'état avancera l'argent au paysans libres.  
Les autorités chargées du soin de préparer par des mesures préliminaires la mise en oeuvre de l'organisation nouvelle et de présider à son inauguration auront à veiller à ce que cette oeuvre s'accomplisse avec calme et régularité, en tenant compte des exigences des saisons, afin que la sollicitude su cultivateur ne soit pas distraite de ses travaux agricoles. Qu'il s'applique avec zèle à ses travaux, afin de pouvoir tirer d'un grenier abondant la semence qu'il doit confier à la terre qui lui sera concédée en jouissance permanente, ou à celle qu'il aura su acquérir en toute propriété. 
Et maintenant, peuple pieux et fidèle, fais sur ton front le signe sacré de la croix, et joins tes prières aux nôtres pour appeler la bénédiction du Très-Haut sur ton premier travail libre, gage assuré de ton bien-être personnel, ainsi que de la prospérité publique. 
Donné à Saint-Pétersbourg, le dix-neuvième jour de février de l'an de grâce mil huit cent cinquante et deux. 
Alexandre."
 


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Re: Topic Officiel: 1852

le Jeu 14 Juin - 2:24
Simulations

Qing
Réponses au Royaume Uni et à la France

Nous acceptons vos offres, nous souhaitons d'ailleurs commander 5000 fusils français et 4000 anglais.

Colombie
Réponse à la France

Nous acceptons votre offre plus que généreuse.
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Re: Topic Officiel: 1852

le Jeu 14 Juin - 12:29
Empire du Japon


Politique étrangère


L'empereur se félicite de l'accord contracté avec la France et espère que celui-ci pourra faire avancer la modernisation de son pays. Cependant, les partis plus isolationnistes commencent à fustiger l'empereur et ses désirs de modernisation. Après tout l'économie intérieure japonaise n'a t-elle pas bien marché jusque-là? Cependant, et après explications, l'empereur réussit à convaincre ses sujets que la voie ferrée sera garante de l'économie japonaise et qu'une ouverture mesurée ne peut-être que profitable à l'économie japonaise




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Re: Topic Officiel: 1852

le Jeu 14 Juin - 13:34
1853




Évenements :
6 février : insurrection de Milan, un groupe d'indépendantistes à consonnance socialiste tente de soulever la ville pour la retirer de la domination autrichiennes, 16 révolutionnaires sont pendus.

18 février : attentat manqué de János Libényi, un indépendantiste hongrois contre François-Joseph Ier d'Autriche.
Oui je troll

20 mars : les rebelles chinois prennent la ville de Nankin et en font la capitale du royaume Taiping (l’empire de la grande pureté), un mouvement religieux anti-étranger dirigé par Hong Xiuquan (1812-1864). Nankin est rebaptisée Tianjing, la « capitale céleste »

22 mars : les Ashanti reprennent l’offensive contre les Britanniques. Ils envahissent l’Assim.


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Re: Topic Officiel: 1852

le Jeu 14 Juin - 13:49
Adhesion au Zollverein

Les négociations avec le Mecklenburg-Strelitz et Mecklenburg-Schwerin tournent court. Les états ont déjà signifié leur idée de l'indépendance économique à Berlin. Ils préfèrent largement établir leurs propres douanes pour éviter d'être innondés de marchandises par Berlin, leur représentants sont intraitables sur la question.

Le Hanovre et le Oldenburg se laisse convaincre rapidement et les négociations aboutissent sur un compromis. L'entrée officielle au Zollverein se fera en 1854, le temps de préparer l'harmonisation et la prise en main des douanes par l'administration de l'union.


Belgique aux Pays-Bas

Les liens entre nos deux pays seraient resserés avec cette ligne Rotterdam-Bruxelle, nous serions ravis de l'accepter. Il y a néanmoins quelques problèmes avec cette accord de libre-échange sur les produits agricoles. Nous ne sommes pas disposer et le parlement ne permettra au gouvernement de rester en place si nous mettons fin au protectionnisme de la sorte. Nous accepterions néanmoins de faire passer des douanes à 17% au lieu de 25% pour favoriser les échanges. Néanmoins l'accord ne serait que réellement équitable si les produits manufacturés belges bénéficiaient eux aussi d'une réduction douanière de 8%, qu'en pensez vous ?
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Re: Topic Officiel: 1852

le Jeu 14 Juin - 14:31
Royaume de Sardaigne


Gouvernement Camillo Cavour

En l'an 1852 la situation du royaume est paradoxale, d'un coté son économie et l'ensemble de ses acteurs se portent bien, on voit fleurir de plus en plus d'usine à travers le territoire, comme la société Ansaldo et ses usines de locomotive à vapeur, on inaugure des mines et des salines à exploitation moderne en Sardaigne, de l'autre on voit la monarchie sarde tres endettée du fait de la contraction d'énormément de prêt aux banques étrangères, la dette s'éleve a 250 millions de lires.
Ceci est l'oeuvre de Camillo Cavour, alors ministre des finances dans le gouvernement de D'Azeglio. Grace aux bons résultats de sa politique économique et vu les tensions à l'Assemblée Nationale entre la gauche anticléricale et la droite cléricale.
Victor-Emmanuel se voit dans l'obligation de dissoudre l'assemblée nationale qui ne répond plus de son gouvernement afin de provoquer de nouvelles élections dans le but d'effectuer un remaniement ministeriel et c'est donc Cavour à la tete du Connubio, la majorité libérale, qui devient le 10 président du conseil des ministres du royaume de Sardaigne.

En Mars 1853, après avoir étudié toutes les offres, le gouvernement Cavour dispose de quelques décrets royaux pour la construction de plusieurs lignes de chemin de fer étendu dans le royaume mais aussi à l'union douaniere, les lignes seront les suivantes :
Turin-Alexandrie-Gênes-Pise-Florence
Suse-Turin-Novare
Bologne-Parme-Alexandrie
Novare-Alexandrie-Gênes


Les martyrs de Belfiore

Dans la vallée de Belfiore, au sud de Mantoue, s'est déroulé un événement qui restera sans doute dans le coeur de toute l'Italie, le gouverneur de Lombardie-Vénétie, le général autrichien Joseph Radetzky a une nouvelle fois fait preuve de l'inhumanité des coeurs autrichiens et démontré que leur domination et exploitation des terres italiennes avait suffisamment durée. Onze hommes, onze militants de l'unité italienne, onze fervents catholiques, onze patriotes, onze héros sont morts pour l'Italie, leur patrie qu'ils ne verront donc jamais en son rayonnement, ces hommes furent arrêtés par les autorités autrichiennes, torturés par ces derniers puis pendus, ces patriotes portaient les noms de Pietro Fortunato Calvi, Bernardo De Canal, Pietro Frattini, Bartolomeo Grazioli, Giovanni Grioli, Carlo Montanari, Carlo Poma, Angelo Scarsellini, Tito Speri, Giovanni Zambelli et Enrico Tazzoli. Mais la monstruosité autrichienne ne s'arrete pas là, ces dépots de Satan ne respectaient pas les Italiens, voilà maintenant qu'ils ne respectent plus Dieu en refusant l'enterrement religieux propre aux pendus. L'Eglise italienne entière est sous le choc de cette ultime humiliation à son égards et des pression commencent déjà à remonter jusqu'au pape qui vient de passer un accord avec Francois-Joseph 1er, ce dernier sera désormais connu comme le " bourreau des pendus "
De ce jour à tous jamais ces frères seront connus comme les martyrs de Belfiore, et ils seront pleurés dans toute l'Italie. Une cérémonie officielle aura lieu à leur honneur simultanément dans toute les églises d'Italie. Victor-Emmanuel espere une réaction diplomatique de la part des chefs d'Etat italien.
Désormais les relations entre les italiens et autrichiens semble tellement enfoncées dans un néant de monstruosité et de haine qu'elles paraissent irréconciliables.
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Re: Topic Officiel: 1852

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