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Seconde République française

le Dim 10 Juin - 19:32



Seconde République Française

La Deuxième République, ou Seconde République, est le régime républicain de la France du 24 février 1848, date de la proclamation provisoire de la République à Paris, jusqu’à la proclamation de Louis-Napoléon Bonaparte comme empereur le 2 décembre 1852, amorcée — jour pour jour l’année précédente — par un coup d’État. Elle fait suite à la monarchie de Juillet et est remplacée par le Second Empire.

La Deuxième République se distingue des autres régimes politiques de l’histoire de France d’abord par sa brièveté, ensuite parce que c’est le dernier régime à avoir été institué à la suite d’une révolution. C’est enfin le régime qui applique pour la première fois le suffrage universel masculin en France et abolit définitivement l’esclavage dans les colonies françaises. Après une période transitoire où un gouvernement relativement unanime prend des mesures sociales demandées par la frange ouvrière des révolutionnaires, le régime se stabilise et évince les socialistes, puis se dote d’une constitution.

Dès décembre 1848, la République a un président, Louis-Napoléon Bonaparte, élu pour quatre ans comme champion (jugé manipulable) du parti de l’Ordre. S’ensuivent plusieurs années de politique conservatrice, marquées notamment par la loi Falloux qui implique plus fortement l’Église catholique dans le domaine de l’éducation et la nette restriction du suffrage universel pour freiner le retour de la gauche, incarnée par la Montagne. Les conceptions sociales de Bonaparte l’éloignent du parti qui l’a amené au pouvoir, et il rassemble progressivement autour de sa personne une nouvelle sphère bonapartiste, tandis que le parti de l’Ordre espère faire arriver à la présidence, en 1852, un candidat monarchiste.

Bonaparte, à qui la Constitution interdit de se représenter au terme de son mandat, fait pression pour obtenir qu’elle soit amendée, mais en vain. Il orchestre donc avec ses proches le coup d’État du 2 décembre 1851 qui lui permet par la suite d’instaurer un régime autoritaire, approuvé par le peuple par le biais d’un plébiscite.



Régime présidentiel (1851-1852)
Texte fondamental : Constitution de 1848
Capitale : Paris
Langue : Français
Monnaie : Franc français
Population : 36 472 000 d'habitants (1851)

Armée : 10 Corps d'Armée d'active
- 3 réserves d'artillerie
- 3 corps de cavalerie

- 3 Corps de réserve

Flotte :

105 bâtiments armés de 4 412 canons (38 vaisseaux de ligne, 32 frégates, 21 corvettes et bricks et 14 avisos), parmi lesquels 53 sont à vapeur (12 en Mer Baltique, 16 en Mer Noire, 10 dans l'archipel grec de la Mer Egée, 8 dans "l'escadre de réserve" et 7 dans la "division de transport" basées à Toulon...)
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Re: Seconde République française

le Dim 10 Juin - 19:35
validé ^^
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Re: Seconde République française

le Mar 12 Juin - 2:40
Jomini a écrit:



Seconde République Française

Système ferroviaire

Louis Napoléon comptait sur une nouvelle donne économique pour installer durablement le nouveau régime. Il fallait achever rapidement l'unification du marché national, encore très imparfaite. Le pouvoir trancha, dans ce domaine, en faveur du chemin de fer, écartant le plan concurrent des canaux, hérité du passé. Par une politique de fusion des lignes concédées, il arbitra un partage des zones de trafic et procéda à l'intégration de tronçons, jusque-là isolés, dans un réseau cohérent.

Cependant, le coût de l'opération était exorbitant, et la confiance des milieux d'affaires tenait, pour une bonne part, au maintien de la politique de rigueur budgétaire. D'où l'impossibilité de s'engager dans la voie des dépenses et de l'endettement public. Il fallut donc trouver des moyens originaux de financement : l'État, en accordant à l'émission d'obligations de chemins de fer sa garantie d'un taux d'intérêt de 3% mobilisa une épargne d'investisseurs encore perplexes à l'égard des chances du grand capitalisme et étendit l'emprunt obligataire jusqu'aux "petits capitalistes". Le succès de ce nouveau pacte entre le pouvoir et les possédants fut extraordinaire et suscita une vague de spéculation sans précédent. Dès la fin de 1852, la réalisation totale du réseau de chemins de fer était assurée.

Les coups d'éclat d'un petit groupe proche de l'Empereur et dans lequel figuraient le duc de Morny, le spéculateur Mirès, Persigny, les frères Pereire définirent une doctrine économique nouvelle dans laquelle on ne retenait du saint-simonisme que les hauts profits et la promesse d'une croissance continue. Cette économie du "coup de théâtre permanent" avait toutefois son versant politique : elle se donnait aussi pour but de reproduire le choc psychologique fondateur du régime et redéfinissait les contour du libéralisme français hérité de l'orléanisme.

L'idée première était d'assurer un élargissement permanent du marché. La loi du nouveau régime était la prospérité sans fin : après les chemins de fer, le bouleversement des villes, la révolution ferroviaire portée dans toute l'Europe, le canal de Suez, l'Asie... Mais l'ampleur du projet nécessitait du crédit, des moyens de paiement nouveaux en grande quantité. Le Crédit Mobilier, banque par actions créée en 1852 par les frères Pereire avec l'appui de Napoléon III, eut pour objectif de commanditer l'industrie avec un crédit moins cher, de desserrer les entraves de la Banque de France, gardienne de l'émission de la monnaie fiduciaire, et d'émettre des obligations à court terme proches de billets de banque portant intérêt.

Ainsi Napoléon s'assurait le financement du réseau ferré français a moindre coût payé par la spéculation parisienne et l'engagement des particuliers.

Développement du crédit

Inspiré de la doctrine saint-simonienne, Louis Napoléon multiplie également les sources de crédit et d'argent à bon marché en réformant le système bancaire dans le but de mieux faire circuler l'argent, de drainer l'épargne afin de favoriser le décollage industriel du pays.

La masse monétaire française augmente, grâce à la bonne conjoncture mondiale découlant de l'intense création monétaire permise par la ruée vers l'or en Californie (1848) et la ruée vers l'or au Victoria (1851).

Le système bancaire est relancé par l'entrée en vigueur du décret du 28 février 1852, favorisant l'établissement d'instituts de crédit foncier, comme le Crédit foncier de France pour le monde agricole, et le Crédit mobilier, une banque d'affaires dirigée par les frères Pereire et destinée à financer les sociétés industrielles, notamment celles du chemin de fer mais aussi l'omnibus parisien ou l'éclairage au gaz. Les Caisses d'épargne passent 730 000 à plus d'un million de souscripteurs.

Plus tard, de nombreuses grandes banques de dépôt sont créées tels le comptoir d'escompte de Paris, le Crédit industriel et commercial et le Crédit lyonnais. Par ailleurs, le rôle de la Banque de France évolue et, poussée par Paris, elle s'engage dans le soutien au développement économique tandis que la loi du 24 juin 1852 importe en France le chèque comme moyen de paiement. Parallèlement, le droit des sociétés est adapté aux exigences du capitalisme financier. Ainsi la loi du 17 juillet 1852 créait la société en commandite par actions, celle du 23 mai 1852 fonde une nouvelle forme de société anonyme nommée Société à responsabilité limitée, celle du 24 juillet 1852 libéralise les formalités de création de sociétés commerciales dont les sociétés anonymes.

Une telle politique exigeait pour la sécurité des crédits hypothécaires que soient publiées, non seulement les hypothèques, mais aussi les aliénations d’immeubles et la constitution de droits réels immobiliers, ou les baux de plus de dix-huit ans ; ce sera l'objet de la loi du 23 mars 1852 qui rétablit la publication des actes et jugements translatifs ou constitutifs de droits réels immobiliers. Le statut de conservateur des hypothèques, sa responsabilité dans la tenue du fichier immobilier et la délivrance des renseignements, trouvent désormais leur pleine application pour contribuer à la sécurité du crédit attaché à ces vastes opérations immobilières.

Ainsi Napoléon s'assure de quelques lois pour encadrer et orienter le prêt et la puissance financière française pour s'en servir vers ... Les compagnies commerciales.

Compagnies commerciales

Les compagnies commerciales ont désormais de nombreux accords, Argentine, Siam, Birmanie, Tunisie, Égypte, Mer noire. L'État ne s'arrête pas là pour facilité l'expension du commerce français en se servant des crédits pour obtenir des taux bas avec des garanties de l'état pour permettre au commerce de réduire les risques et donc les coûts des expéditions commerciales. Ainsi 10 millions de francs sont débloqués tous les deux ans pour assurer les expéditions commerciales. Pour faciliter le don des ces prêts et le financement des assurances, une comission parlementaire est mise en place pour l'attribution des aides de l'état à la politique commerciale.

Le développement de la compagnie du coton français, est particulièrement visé et 3 000 000 de francs en titre d'obligation à 3% d'intérêt lui seront accordés pour financer des rachats de terres et la mise en place de vastes exploitations en orient. La société est partitionnée par l'état et revendue aux particuliers tout en gardant un droit de regard grâce au bureau de l'exploitation commerciale fondé début 1852 pour organiser et doter le commerce français de cap. Ainsi sur le modèle de la compagnie egyptienne de coton, ce bureau accorde des obligations avancées par l'état français garantie avec des obligations à 3% d'intérêt permettant de financer de nombreuses compagnies qui ont reçues l'aval du bureau et où l'investissement.

Pour 1852, des titres d'obligations garanties par l'état à 3% d'intérêt sont fournies pour : La compagnie commerciale d'orient, La compagnie de frêt d'Afrique du nord, La compagnie commerciale de Chine et enfin la compagnie commerciale d'Amérique du sud.

Le double système d'assurance et de garanties d'intérêt des obligations à 3% permet de ré-injecter une forte demande dans l'économie et les chantiers naval. Les compagnies commerciales assurées et fournies par de multiples investisseurs permet un développement comercial tout azimute, autant dans l'auto financement des infrastructures des chantiers navals que dans les commandes en navires de frêts.

Développement industriel

Le développement industriel, se base à la fois sur la très bonne conjoncture et les crédits obligatoires ferroviaires développés par l'état qui injectent en permanence des commandes à l'industrie lourde. L'aide industrielle via l'état est donc proscrite pour éviter de déséquilibrer les marchés français et surtout éviter le sur-investissement et les crises qui en découlent.

Politique agricole

La France rurale ne resta pas à l'écart de la prospérité. L'orientation des prix à la hausse apporta à une paysannerie endettée et malheureuse un soulagement réel. La viticulture, encore presque partout présente, connut alors son apogée. Quelques régions d'agriculture capitaliste - le Nord, le Centre - confirmèrent leur progrès technique en pariant désormais sur la betterave à sucre et la pomme de terre, certaines parvenant même à profiter des nouveaux chemins de fer pour exporter leurs produits jusque vers l'Angleterre. Au même moment, une accélération de l'émigration rurale (les campagnes perdirent plus d'un million d'habitants sous le second Empire) allégeait le poids démographique des campagnes qui avait atteint, en 1850, son maximum historique. Enfin, le plein emploi fut presque réalisé, alors que les Français avaient terriblement souffert du chômage sous la IIème République.

Les régions d'agriculture capitaliste, basées dans le nord et le centre de la France doivent connaître une modernisation accrue. Si la concurrence des premières exploitations fruitières d'Afrique du nord ne devrait pas faire de l'ombre, c'est la modernisation de la moisson des blés qui intéresse Paris. Ainsi, à l'hiver 1852, les connaissances hétéroclites en matière d'industrie agricole française doivent faire l'objet d'étude. L'État favorise l'émergence de nombreux salons agricoles pour y exposer diverses inventions, moissonneuses ou batteuses artisanales pour essayer de renforcer l'aspect industrielle de l'agriculture dans les moeurs fixes et paysannes de la france.

Conclusion de la politique économique de Louis-Napoléon

Louis Napoléon entame son second mandat présidentiel sous des auspices toujours limpides. Limiter au maximum les dépenses de l'état, le concevant comme un gouvernail pour développer la puissance financière et commerciale de l'hexagone. Concrètement, le financement du commerce et du réseau ferré se fait par un investissement minime de l'état mais surtout par un cadre financier dynamique appuyé par une masse fiduciaire en constante production. La politique agricole et industrielle reste sur les bases saines de 1848, stimulée par la construction ferroviaire et navale et les besoins de l'exode rurale qui nécessite une production accrue.

De cet absence d'investissements majeurs, le pays espère en tirer une dette faible, pour stimuler le taux des crédits et l'investissement national et étranger. Amasser une masse d'or suffisante pour continuer l'auto-financement du réseau ferré par la masse fiducière injectée qui devrait trouver sa fin dans les années 1860 avant de basculer sur les obligations de compagnies commerciales agréées.

En outre, l'absence de dette devrait permettre d'investir depuis l'état directement dans l'influence financière à l'étrangère, l'armée, la flotte et les prêts étatiques. Un bureau d'étude est constitué au ministère de l'économie pour classer les pays dans différentes catégories de capacités de remboursements et éviter ainsi les mauvais payeurs comme le Mexique ou d'autres. Finalement les excédents financiers vont à la marine nationale pour tenter de rattraper la Navy.
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Re: Seconde République française

le Dim 17 Juin - 16:15
Jomini a écrit:



Seconde République Française

La formation du Second Empire

Le coup d'État du 2 décembre 1851 est l'acte fondateur du Second Empire. Conclusion d'un conflit de 30 mois avec le parti de l'Ordre (majorité parlementaire), il marque la victoire des bonapartistes autoritaires. Face à la légalité constitutionnelle dont se prévalaient alors les défenseurs de la République, les bonapartistes déclarent opposer le suffrage universel, placé au-dessus de la Constitution, et la confiance directe manifestée par le peuple comme seule source de légitimité. Ainsi, l'une des principales mesures annoncées fut le rétablissement du suffrage universel masculin, précédemment limité par l’Assemblée et la restitution à tous les citoyens de leurs droits à désigner leurs représentants.
Ces décisions et la prolongation du mandat présidentiel à 10 ans sont approuvées par plébiscite les 21 et 22 novembre 1852 dans un contexte de répression des résistances républicaines et de censure des journaux opposés au coup de force7. Le président jouit cependant d'une réelle popularité auprès des paysans. Les civils sont autorisés à voter à bulletin secret alors que l'armée et la marine se prononcent à registres ouverts. À la suite du ralliement du clergé et de bon nombre des parlementaires de la majorité qui avaient été arrêtés le 2 décembre et avaient voté sa déchéance, le corps électoral se prononce ainsi favorablement sur la révision par 7 481 231 « oui » contre 647 292 « non » selon les résultats définitifs publiés par le décret du 14 janvier 1852 (pour environ 10 millions d’inscrits)

Louis-Napoléon avait exposé sa conception de la démocratie césarienne quelques années plus tôt dans Des Idées napoléoniennes où il écrivait que « dans un gouvernement dont la base est démocratique, le chef seul a la puissance gouvernementale ; la force morale ne dérive que de lui, tout aussi remonte directement jusqu'à lui, soit haine, soit amour ». Les éléments clefs du bonapartisme, alliant autorité et souveraineté du peuple, sont ainsi clairement exposés. C'est à partir de ces principes qu'une nouvelle constitution est écrite et promulguée le 14 janvier 1852. Largement inspirée de la Constitution de l'An VIII et fondée au terme de son premier article sur les grands principes proclamés en 1789, la nouvelle République consulaire confie le pouvoir exécutif à un président de la République élu pour dix ans (article 2) seul responsable devant le peuple français auquel il a toujours droit de faire appel (article 5). Le nouveau régime politique sera donc plébiscitaire et non parlementaire.
Le chef de l'État a seul l'initiative des lois qu'il sanctionne et promulgue alors que les ministres ne sont responsables de leurs actes que devant lui.
Le Corps législatif est de nouveau élu au suffrage universel masculin, mais il n'a aucun droit d'initiative, toutes les lois étant proposées par le pouvoir exécutif (mais votées par le Parlement). Le chef de l'État procède notamment à la nomination des membres du Conseil d'État, dont la tâche est de préparer les lois, et du Sénat, un corps établi de façon permanente en tant que partie constitutive de l'Empire. Un serment de fidélité à la personne du chef de l'État ainsi qu'à la Constitution est instituée pour les fonctionnaires et les élus. Le président nomme par ailleurs à tous les emplois civils et militaires et la justice se rend en son nom. Le chef de l'État est aussi seul apte à déclarer la guerre et à conclure les traités de paix ou de commerce. La presse fait l'objet d'une nouvelle loi restrictive de liberté avec mise en place d'un système d'avertissement préfectoral. Quant à la garde nationale, elle est réorganisée en une milice de province.


La nomination de Saint Arnaud au Ministère de la Guerre

Armand Jacques Achille Leroy de Saint-Arnaud, né à Paris le 20 août 1798, est un officier militaire français, maréchal de France et désormais Ministre de la Guerre.
La carrière aventureuse, de celui qui ne s'appelait ni Achille, ni Saint-Arnaud, mais Arnaud-Jacques ou Armand-Jacques Leroy se confond avec un quart de siècle d'histoire de France. Gentilhomme et bourreau, chrétien et cynique, loyal et corrompu, il est tout cela à la fois au gré de l’histoire et des historiens. Seulement lieutenant en 1830, longtemps aide de camp du Général Bugeaud. "Tortionnaire" en Algérie dès 1835, il devient, en seulement 20 ans, lui aussi maréchal de France.



Création des régions régions militaires de France :


1e armée - Normandie (Caen): 2e corps d'armée de réserve (2e CAR)
2e armée - Ouest (Nantes): 1e corps d'armée (1eCA)
3e armée - Sud-ouest (Bordeaux): 3e corps d'armée (3eCA)
4e armée - Provence (Grenoble) : 10e corps d'armée 4e corps d'armée, 7e corps d'armée, 1e corps de cavalerie, 2e réserve d'artillerie (10eCA, 4eCA, 7eCA, 1eCC, 2eRA)
5e armée - Île de France (Paris) : 5e corps d'armée, 1er corps d'armée de réserve, 2e corps de cavalerie, 3e réserve d'artillerie (1eCAR, 5eCA, 3e RA, 2e CC)
6e armée - Centre (Clermont-Ferrand) : 6e corps d'armée, 3e corps d'armée de réserve (6eCA, 3e CAR)
7e armée - Rhin (Nancy) : 9e corps d'armée, 2e corps d'armée, 8e corps d'armée, 3e corps de cavalerie, 1e réserve d'artillerie (9eCA, 2eCA, 8eCA, 3eCC,1eRA)


Armée :
- 10 Corps d'Armée d'active (CA)
- 3 réserves d'artillerie (RA)
- 3 corps de cavalerie (CC)
- 3 Corps de réserve (CAR)


Diffusion du fusil minié

Le fusil utilisait une balle molle de forme conique-cylindrique, légèrement plus petite que l'alésage du canon, avec trois rainures extérieures graissées et une cavité conique à sa base. Pendant le coup de feu, le gaz poussait la balle à sa base, la déformant pour engager les rainures. Ceci la faisait tournoyer pour plus de précision et d'étanchéité et permettait le nettoyage des détritus de poudre.

Avant cette innovation, le fusil à canon lisse était la seule arme utilisée au combat. Quelques pistolets rayés étaient en service depuis la Renaissance, mais ils exigeait de marteler les munitions avec de la poudre à l'intérieur, créant des problèmes considérables de nettoyage. Un système à tige utilisait une goupille qui déformait la balle contre la paroi du canon quand elle était poussée au fond. Ce système était également très problématique pour le nettoyage, particulièrement avec les poudres noires de l'époque.

Le fusil Minié avait un système de percussion et pesait 4,8 kg. Ayant une précision raisonnable jusqu'à 550 m, il pouvait être équipé de lunettes de visée. Il pourrait pénétrer de 10 cm dans un pin situé à 918 m de distance. La balle avait un calibre de 17,8 mm et pesait 32,4 g.

Un essai à Vincennes en 1849 a démontré qu'à environ 15 m, la balle pouvait pénétrer deux panneaux de bois en peuplier, chacun d'épaisseur de 2 cm et séparés de 50 cm l'un de l'autre. Les soldats de l'époque racontaient qu'à 1 km, la balle pouvait pénétrer un soldat et son sac à dos et tuer n'importe qui se tenant derrière lui, tuant même chaque personne jusqu'à 15 m. Saint Arnaud demande l'augmentation des demandes en cartouches et en armes aux manufactures d'armes de Saint Étienne. 1 000 000 d'exemplaires et 60 fois plus de cartouche sont commandées.


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Re: Seconde République française

le Dim 17 Juin - 16:18
Jomini a écrit:
Jomini a écrit:



Seconde République Française

Accords commerciaux

Sont signés une série particulièrement importante d'accords commerciaux sous le début de la présidence de Bonaparte.

- Le plus important est celui du partage du coton égyptien, permettant à la France de ne plus être dépendant du coton américain pour l'industrie textile française et particulièrement vosgienne. La France est désormais légalement propriétaire de 50% de la production de coton égyptien -Traité de Saïs 14 mai 1852.
Ce traité précède un traité qui permet à la France d'avoir 6% de baisse tarifaire sur les fournitures navales, ferroviaires et les produits fin.

- La France signe une convention avec les représentants du Shogun. Cette convention contient le début de l'amitié franco-japonaise, avec l'envoi d'une mission militaire française et 30 000 fusils à piston modèle 1832 ainsi que 50 canons de calibre 6. En outre le gouvernement japonais a accepté un monopole français sur les secteurs du matériel ferroviaire (locomotives, machines à vapeur, rails, aiguilles), du matériel de fourniture navales (coques, ancres, machines, voiles). Des délégations de jeunes ingénieurs des arts et métiers et des mines sont envoyés visiter le Japon avec pour office d'installer les nouveaux matériaux dans ce pays ami.

- La France signe un accord avec l'Empire Ottoman qui ramène les tarifs douanier à 20%, mais la France s'arroge tout de même des contrats de fournisseurs avec les compagnies ferroviaires. En outre, la France offre un prêt de 1,5 million de francs à la Porte à 2% d'intérêt annuel.

- La France signe un accord douanier avec l'Espagne qui garanti une baisse sur les fourniture ferroviaire, de la fourniture navale et l'industrie fine

La spécialisation industrielle dans le domaine de la fourniture ferroviaire, de la fourniture navale et l'industrie fine permet de développer à toute vitesse ces secteurs en France.

Message à destination de l'Empire du Brésil

Pour garder un équilibre commercial au Brésil et ne pas devenir dépendante de notre ami commun, la Grande-Bretagne, la Seconde République française demande des droits commerciaux certes inférieurs mais toujours concurrentiels parce qu'en matière de négociation il est toujours plus aisé d'avoir 2 interlocuteurs plutôt qu'un seul. Et vous comprendrez aisément que faire jouer la concurrence commerciale fait baisser les prix.

Message à destination de la République de Chili

Pour garder un équilibre commercial au Chili et ne pas devenir dépendante de notre ami commun, la Grande-Bretagne, la Seconde République française demande des droits commerciaux certes inférieurs mais toujours concurrentiels parce qu'en matière de négociation il est toujours plus aisé d'avoir 2 interlocuteurs plutôt qu'un seul. Et vous comprendrez aisément que faire jouer la concurrence commerciale fait baisser les prix.

C'est pourquoi Paris vous propose de garantir à l'état français 10% de la production salpêtrière annuelle en échange d'un accord vous offrant 1 navire de ligne et 1 frégate pour garnir les rangs de votre flotte.

Message à destination de la République du Pérou

Pour garder un équilibre commercial au Brésil et ne pas devenir dépendante de notre ami commun, la Grande-Bretagne, la Seconde République française demande des droits commerciaux certes inférieurs mais toujours concurrentiels parce qu'en matière de négociation il est toujours plus aisé d'avoir 2 interlocuteurs plutôt qu'un seul. Et vous comprendrez aisément que faire jouer la concurrence commerciale fait baisser les prix.




Les contrats plus haut ont été acceptés.
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Re: Seconde République française

le Dim 17 Juin - 16:19
Jomini a écrit:



Empire Français

La Marche vers l'Empire

Parallèlement à la mise en place de la nouvelle Constitution, le statut du président de la République évolue pour devenir celui d'un monarque : il signe Louis-Napoléon, se laisse appeler Son Altesse impériale tandis que l'effigie du prince-président fait son apparition sur les pièces de monnaie et les timbres-poste. Les aigles impériales sont rétablies sur les drapeaux alors que ses amis et partisans se voient récompensés pour le prix de leur fidélité.

Le Code civil est rebaptisé Code Napoléon tandis que le 15 août devient le jour de la célébration de la Saint-Napoléon, premier modèle réussi en France de fête nationale populaire.

En février, il est procédé aux élections des membres du Corps législatif. Pour ces premières élections de la nouvelle république consulaire, les préfets ont reçu les consignes de mettre l'administration au service des candidats officiels, depuis les juges de paix jusqu'aux gardes-champêtres et aux cantonniers. Celle-ci utilise alors tous les moyens possibles pour faciliter l'élection du candidat officiel que ce soit par l'octroi de subventions, de faveurs, de décorations mais aussi de bourrage d'urnes, de menaces contre les candidats adverses et de pressions exercées par les notables sur leurs dépendants. Si ces pratiques ne sont en fait pas nouvelles pour avoir eu lieu sous la Monarchie constitutionnelle, cette fois, elles sont généralisées. Au soir des résultats, les candidats officiels ont obtenu 5 200 000 voix contre 800 000 aux divers candidats d'opposition. Les authentiques bonapartistes ne représentent pourtant qu'1/3 des députés élus dont une bonne moitié issue de l'orléanisme, les autres étant d'origines et d'allégeances diverses. Ainsi, dans le premier corps législatif de la république consulaire, on trouve aussi 35 députés légitimistes (dont 3 élus sur liste officielle), 17 orléanistes, 18 conservateurs indépendants, 2 catholiques libéraux et 3 républicains16. Les opposants qui parviennent à se faire élire doivent néanmoins prêter serment de fidélité au chef de l'État et à la Constitution s'ils veulent siéger. En conséquence, les 3 députés républicains élus, qui refusent de prêter serment, ne siégeront pas à l'Assemblée.

Afin de tester la possibilité du rétablissement éventuel de l'institution impériale, Louis-Napoléon entreprend, à compter du 1er septembre 1852, un voyage dans l'Hexagone dans le but de montrer à l'étranger l’enthousiasme du peuple.

Si, en Europe, le coup d'État est accueilli favorablement par les gouvernements, les signes annonciateurs du rétablissement du régime impérial inquiètent, obligeant Louis-Napoléon à préciser ses intentions : « Certaines personnes disent : l'Empire, c'est la guerre. Moi, je dis, l'Empire, c'est la paix. Des conquêtes, oui : les conquêtes de la conciliation, de la religion et de la morale. Nous avons d'immenses territoires incultes à défricher, des routes à ouvrir, des ports à creuser, des rivières à rendre navigables, des canaux à terminer, notre réseau de chemin de fer à compléter. Nous avons en face de Marseille un vaste royaume à assimiler à la France. Nous avons tous nos grands ports de l'Ouest à rapprocher du continent américain par la rapidité de ces communications qui nous manquent encore. Nous avons enfin partout des ruines à relever, de faux dieux à abattre, des vérités à faire triompher. Voilà comment je comprends l'Empire, si l'Empire doit se rétablir ».

Le 16 octobre, le président de la République est de retour à Paris où des arcs de triomphe gigantesques ont été dressés, couronnés de banderoles à Napoléon III, Empereur. Le 7 novembre 1852, par 86 voix contre une seule, un sénatus-consulte rétablit la dignité impériale, approuvée deux semaines plus tard, lors d'un plébiscite, par 7 824 129 voix contre 253 149 non et un peu plus de 2 millions d'abstentions. Pour Jules Ferry, l'authenticité du résultat du vote ne peut être mis en doute et démontre l'expression « passionnée, sincère et libre » de la classe paysanne telle que déjà exprimée lors de l'élection présidentielle de 1848 et en décembre 1851, tandis que le journaliste libéral Lucien-Anatole Prévost-Paradol se déclare guéri du suffrage universel.

La dignité impériale est ainsi rétablie au profit du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, élu par le peuple français, qui devient officiellement « Napoléon III, Empereur des Français » à compter du 2 décembre 1852, date anniversaire symbolique du coup d’État, du sacre de Napoléon Ier et de la victoire d’Austerlitz.


Opération de repression contre Laghouta et le chérif d’Ouargla Mohammed ben Abdallah

Le 10e corps de la 5e armée, basé à Clermont ferrand rejoint les colonies et prend son quartier général à Alger où les troupes devront installer 3 quartiers généraux autour de Constantine, Alger et Oran. Depuis ces trois cités, les troupes du Second Empire devront organiser et mettre en forme les interventions de maîtrise du territoire.

Ainsi du 10e corps, sont formées 8 brigades d'infanterie et 2 corps auxiliaires de cavalerie et d'artillerie. Le général Aimable de Pélissier est chargé d'organiser les gendarmes et les brigades du 10e corps pour lancer une opération vers Laghouta, reprendre la ville et rassembler des informations sur le chérif d’Ouargla Mohammed ben Abdallah.

Pour cette mission de soumission du sud de l'Algérie, Aimable Pélissier prend le contrôle de 4 brigades d'infanterie et d'une brigade de cavalerie. Il offre en outre 30 000 francs de rançon pour tout renseignement permettant de localiser ou d'aider à la capture du chérif d'Ouargla.


Formation du ministère de l'Algérie et des affaires coloniales

Au vu de la situation, Napoléon III décide de former un ministère, avec son propre budget pour organiser la vie civile en Algérie. Les troupes du 10e corps, renommé Armée d'Algérie, sont mis sous le contrôle du nouveau ministre, Armand de Saint-Arnaud, qui laisse sa place au ministère de la guerre au Maréchal Randon.

Vétéran de la guerre d'Algérie, Saint-Arnaud à ses propres contacts dans l'Algérie française et connaît parfaitement les indigènes et les différentes composantes du pays. D'abord il entreprend de faciliter la mise en place des plantations cotonières et de fonder un réseau de clientèle chez les indigènes en engageant de nombres membres des tribus juives d'Afrique du nord dans la fonction publique pour former l'administration naissante du pays et la tenue et l'approvisionnement des avant postes français sur place.

En outre, il commence à tisser des liens dans les tribus sahariennes, courtisant celles qui n'ont pas engagés leurs forces dans la révolte de Laghouta par le biais d'indigène Juifs et Musulmans. Outre ces liens d'amitié, il tente ainsi de communiquer avec les différents chefs tribale d'Algérie et de dresser une carte des peuples et des territoires de chacun pour décider le cas échéant de châtier ceux qui désobéissent à l'ordre impérial.


Amabassade à la Colombie

Nous demandons une concession au Panama pour la création d'un Canal. La France et ses partenaires ont déjà développé une technologie qui sera probante. A Suez, la société de percement du canal a obtenu le contrat et souhaiterait vous offrir la possibilité de profiter d'un tel percement entre Mer des Caraïbes et Océan Pacifique. La ligne ferrée construite par une société américaine permettra de faciliter grandement la construction du canal. Ainsi nous demandons une concession pour 99 ans d'une fine bande de terre vierge qui borde le chemin de fer américain.

Cette concession serait rachetée au prix fort par la société de percement du canal du Panama. En plus de donner un gain substentiel au peuple colombien lui permettant de connaître une embelli économique est un investissement accru dans le pays. Au vu de la menace autoritaire des conservateurs anti-fédéraux de la république colombienne, la France pourrait en outre offrir 10 000 fusils et soixantes fois plus de cartouches, ainsi que 30 canons pour équiper les troupes de la république et mettre à l'abris définitivement la présidence d'un coup autoritaire.

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Re: Seconde République française

le Dim 17 Juin - 19:56
Jomini a écrit:





Empire Français


Politique intérieure


Napoléon III, après ses échecs sur la politique internationale et surtout l'échec de la seconde conférence de Rome, se voit contraint d'abandonner son projet italien. L'échec à la conférence de Rome remet en cause la politique du nouvel empereur. Lui qui avait été adoubé par Londres lors du premier congrés de Rome, le voilà dans une situation délicate à l'issu de la seconde convention romaine. En effet le cabinet anglais Peelite-Whigs a menacé Paris d'embargo en cas de guerre en Italie. Le retournement soudain de Londres a convaincu Napoléon de faire marche arrière sur le cas italien. Napoléon après une entrée en fanfare dans la scène internationale a connu une grande défaite diplomatique et a sucité l'hostilité des grandes puissances. Naturellement, cette hostilité a donné un nouveau souffle à l'opposition de droite et de gauche. Les soutiens du Bonapartisme, la paysannerie française et la bourgeoisie citadine peuvent rapidement changer leur fusil d'épaule.

Jusqu'aux années 1854, Napoléon III s'appuie essentiellement sur la bourgeoisie d'affaires et le clergé catholique pour gouverner. Il n'y a pas de parti bonapartiste pour le soutenir mais seulement des ralliements plus ou moins sincères ou opportunistes. Il y a ceux qui se réclament d'un « bonapartisme de gauche » populaire et anticlérical et ceux qui se réclament d'un « bonapartisme de droite » conservateur et clérical. L'Empereur en est conscient, lequel déclare un jour : « Quel gouvernement que le mien ! l'Impératrice est légitimiste, Napoléon-Jérôme républicain, Morny, orléaniste ; je suis moi-même socialiste. Il n'y a de bonapartiste que Persigny : mais Persigny est fou ! ». En fait, alors que la monarchie et la république ont clairement leurs partisans, le succès du bonapartisme apparaît d'abord comme une sorte d’identification de l'électorat à un homme qui se réclame à la fois de 1789 et de la gloire de son oncle avant de devenir une idéologie et une pratique qui emprunte des éléments à la fois à la droite monarchiste et cléricale qu'à la gauche républicaine et démocrate-socialiste. Or, il est difficile à Napoléon III de constituer une véritable adhésion à une telle synthèse politique et ne peut qu'obtenir le ralliement de « clients » qui attendent de lui l’application d’une partie précise de son programme et qui peuvent très vite se détourner de lui s’ils sont mécontents. De ce fait, il aura peu de réels partisans prêts à se battre pour lui.

Ainsi Napoléon III se retrouve isolé au sein de son gouvernement et du pays. Évidement, le sénat et le corps législatif se sont retrouvé dans un opposition forte au gouvernement et demande expréssement le droit de contester la politique impériale. Peu à peu s'agrège une opposition de la bourgeoisie libérale composé de nombreux orléanistes et légitimistes qui voient en Napoléon III un apôtre de la guerre malgré sa reculade à Rome et son alliance avec les républicains qui sont toujours peu représentés par les organes législatifs de l'Empire. Reste du côté des Bonapartistes l'armée et la paysannerie, qui n'a que peu suivie la reculade romaine. L'opposition se constitue ainsi et fragilise l'Empire, qui se heurte à son opposition lors du vote des budgets. Napoléon III possède encore suffisement de soutient pour faire passer en force les lois et les budgets, mais son plan de révision de l'artillerie est refusé. L'embelli économique est la dernière chose qui sauve le gouvernement. Celui qui portera sur ses épaules l'échec romain n'est autre que Édouard Drouyn de Lhuys, pourtant opposé à la politique italienne, qui est limogé et remplacé par le très anglophile Alexandre Colonna Walewski.

Politique navale


Les augmentations successives du budget de la Marine qui compte atteindre les 180 millions pour 1856, ont permis de moderniser la machine navale française. Presque auto financée grâce à la spécialisation commerciale des fournitures navales, la France en a fait sa spécialité (accord préférentiels avec l'Égypte, l'Espagne, monopole au Japon).

L'augmentation du budget de la Marine a permis la modernisation flotte et l'augmentation de son tonnage. 4 frégates sont construites en 1852, 3 navires de ligne en 1853 et 3 navires de lignes et 5 frégates en 1854. En outre, 5 autres navires de lignes sont machinisés avec des hélices. Pour 1855, 5 navires de lignes sont mis en quille.

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