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[V1945] Topic officiel

le Mar 5 Juin - 20:03
Basileus a écrit:

« Et de l'union des libertés dans la fraternité des peuples naîtra la sympathie des âmes, germe de cet immense avenir où commencera pour le genre humain la vie universelle et que l'on appellera la paix de l'Europe et du Monde ! » -Victor Hugo

Au carrefour des armées victorieuses, autrefois centre de puissance mais en ce jour abandonné par Dieu, les nouveaux maîtres décident pour ceux qui autrefois dominaient le monde. A l’avènement d’un nouvel âge se prosternent les gouvernements et se lèvent les peuples. A la lumière d’un nouvel ordre mondial se dressent les défenseurs de grands idéaux. Sur les ruines de l’ancien monde, les hommes veulent bâtir à leur image de nouvelles nations et puiser avidement dans les richesses de la terre pour élever vers de grands desseins et jusqu’aux cieux l’humanité toute entière…

À l’autre bout du monde, alors que le drapeau cramoisi flotte sur le Reichstag, les États-Unis d’Amérique trouvent en une succession de personnalités fortes et déterminées le souffle pour porter l’étendard de l’occident et de ses feux, véritable thalassocratie faite à l’imagine de l’antique Athènes, l’Amérique capitaliste fédère atour d’elle et arme ses alliés qui hier comme aujourd’hui se cramponnent à sa toute puissance maritime et financière. Mais elle n’est pas seule. En face de cette dernière ce dresse, en la personne du guide d’une URSS aussi tourmentée que triomphante, comme la plus grande puissance continentale, son armée est sortie victorieuse de la plus terrifiante guerre et des plus sanglantes campagnes de l’Histoire, véritable Sparte elle n’a d’égal que les légendes qui se colportent sur sa force inaltérable et ses hommes rompus à la guerre.

Que l’avènement de ce nouveau monde porte à la victoire un de ces deux blocs et qu’à jamais il puisse faire régner la paix éternellement !

« Je vis alors la Bête, avec les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour engager le combat contre le Cavalier et son armée. Mais la Bête fut capturée, avec le faux prophète – celui qui accomplit au service de la Bête des prodiges par lesquels il fourvoyait les gens ayant reçu la marque de la Bête et les adorateurs de son image, – on les jeta tous deux, vivants, dans l'étang de feu, de soufre embrasé. Tout le reste fut exterminé par l'épée du Cavalier, qui sort de sa bouche, et tous les oiseaux se repurent de leurs chairs. » Apocalypse 19, 19-21.


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Re: [V1945] Topic officiel

le Mar 5 Juin - 20:12
Royaume d'Egypte



Traité anglo-égyptiens de 1945

En Europe et en Afrique du nord, la guerre est finie, elle aura tué des millions de personnes et détruit de nombreuses infrastructures, mais maintenant voici venir le temps de la paix et de la reconstruction, ce temps doit être accompagné par la fraternité entre les peuples. C’est pour cela qu’un traité conclu, après moult négociations, est officialisé entre la Grande-Bretagne et le royaume d’Égypte ( validé par discord) ce traité prévoit notamment le retrait de toutes les forces britanniques d’Égypte à l’exception de celles se trouvant dans la région du canal de Suez, là, le Royaume-Uni pourra maintenir une force d’occupation composée de 15 000 hommes; afin de défendre ce joyau de la couronne britannique. De plus, l’armée égyptienne est aussi concernée par cet accord, puisque à la demande du représentant britannique en Égypte, une clause prévoit que les forces égyptienne  ne devront pas dépasser un certain seuil, 70 000 hommes pour être plus précis

Affaires politiques

En même temps que les troupes britanniques quittent le pays, la situation économique se dégrade, ainsi les forces de la couronne avaient permis la création de nombreux emplois, notamment pour ravitailler les soldats anglais qui se servaient de l’Égypte comme base en Afrique du Nord. Mais après leur départ, ces emplois de circonstance n’ont pas pu être conservés, ce qui a conduit à une petite crise économique puisque le chômage et l’inflation ont commencé  à augmenter de façon considérable, le régime n'étant déjà pas très populaire à cause, du rythme de vie de la famille royale et du roi, cette crise est aussi  accompagnée d'un mouvement de contestation dans tout le pays, en particulier chez les communistes et les nationalistes, divisé en deux  camps, le parti Wafd et la société des frères musulmans. Malheureusement pour le premier camp, le parti Wafd ayant majoritairement collaboré et gouverné durant la guerre mondiale,  son discours antibritannique et nationaliste est maintenant décrédibilisé, et ce malgré sa volonté de boycotter les élections truquées de  1945..



Le deuxième camp, le camp des frères musulmans est lui beaucoup plus aimé, basant son action sur diverses méthodes, notamment en créantdes hôpitaux, des cliniques, des pharmacies,  des écoles, et des petites usines pour  remédier au chômage d'après-guerre. Ce parti malgré son exclusion de la vie politique arrive à se faire aimer de la population égyptienne, pour au final devenir, avec le parti Wafd, le principal parti d'opposition en Égypte. En septembre 1945, il a d'ailleurs  adopté une nouvelle constitution qui reconnaît formellement les structures mises en place lors de la réorganisation de 1938. Il a également soumis ses dossiers au ministère des affaires sociales, comme l'exige la loi, et a été classé comme «institution politique, sociale et religieuse»; cela signifiait que l'aide gouvernementale accordée aux organismes de bienfaisance ne serait disponible que pour certaines de ses activités. Les activités de bien-être social de l'organisation ont donc été scindées en une section séparée avec son propre directeur et sa propre hiérarchie, afin de mieux les protéger des interférences politiques.
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Re: [V1945] Topic officiel

le Mer 6 Juin - 10:03



République hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία





Introduction :

Comptant et pleurant ses morts, le peuple grec a surmonté son chagrin et sa misère, il s’est libéré des forces d’occupation et a assuré à son drapeau le respect dû à un digne vainqueur de la seconde guerre mondiale. Ravagé d’un bout à l’autre, ruiné et dépeuplé par la Grande Famine, le territoire grec donne l’impression d’une fin du monde. Le cout a été terrible, mais la Grèce entre dans les rangs des triomphateurs, ceux qui hier tenaient tête à Mussolini et Hitler et dont la bravoure n’est plus à prouver peuvent bomber le torse avec raison : la Grèce est intègre, libre et en paix ! Mais les épreuves ne s’achèvent pas avec la fin de la seconde guerre mondiale, le conflit qui doit mettre fin à tous les conflits n’a pas soldé tous les comptes et aujourd’hui communistes et capitalistes se disputent les places décisionnelles à Athènes. En province, les armes dégainées, les milices rouges et brunes se dévisagent souvent, parfois s’entre-tuent. Sous tension, le pays vit des heures difficiles et espère une aide de ses alliés afin de le soutenir dans le relèvement de son économie.

L’heure du compromis

A l’heure de la paix, Pétros Voulgaris et ses collèges doivent trancher entre l’opposition aux hommes du KKE ou le compromis politique. En fait de compromis, il faut d’abord pouvoir discuter. Les milices de droite sont dans une bonne partie déjà dissoutes, mais les plus « fiables » c'est-à-dire les mieux équipées et structurées continuent d’exister. La milice communiste ne peut lâcher du terrain sans risquer une terreur blanche. Le compromis a lieu, pourtant, à la fin mai 1945. Les grandes milices de droite sont dissoutes au même titre que les milices communistes. Le pays pacifié, c’est au tour des communistes. Cette volonté affichée de réaliser le compromis permet au KKE de désarmer et de retourner dans la légalité tandis que le reste du spectre politique se met en branle pour les élections dédiées à la constituante de 1945. A cette constituante, communistes, libéraux et monarchistes s’y cramponnent, les uns pour affirmer leur supériorité politique, les libéraux pour asseoir une nouvelle république, les derniers souhaitant être les premiers et affirmer hautement que la maison de Oldenbourg-Glücksbourg peut revenir dans le jeu et à la tête de l’Etat. Le 15 juillet les élections s’achèvent, supervisées par les alliés elle permet d’asseoir la légitimité des partis et des coalitions. Le KKE ayant laissé le champ libre pour réaliser les élections Athéniennes dans ses bastions et inversement les partis gouvernementaux ayant laissé libre court aux tracts communistes dans la zone sud, le danger est palpable. L’abstention à 23% (au lieu de la moitié des votants) témoigne d’un intérêt réel pour cette élection, décisive. Le résultat est cependant à nuancer. D’emblée personne ne sort réellement victorieux du scrutin, aucune majorité assurée ne se dégage et les coalitions se défont et se refont, les négociations avancent puis débouchent sur un compromis.

Les Venizélistes (Patriotisme, unionisme, social-libéralisme, social-démocratisme), structurés en deux méga-partis (le Parti Libéral et l’Union Politique Nationale - EIA), républicains mais opposés par opportunisme, se rejoignent sur une plateforme commune avec pour têtes de proue deux amis historiques, Sophocles Venizelos et George Papandreou. Les radicaux de droite se voient marginalisés tandis que les monarchistes doivent reculer, leur défaite consacre également une double victoire, celle d’une formule républicaine qui se conclue par une constitution proposée au peuple par référendum et l’entrée des communistes dans l’assemblée constituante, dont les scores sont notables notamment au nord du pays. Bien que relativement marginaux à l’assemblée et par rapport aux sociaux-libéraux et sociaux-démocrates coalisés, les communistes se rangent derrière la proposition des Venizélistes, assurant au referendum d’aout 1945 le succès tant attendu. Au total, 120 articles établissent la république parlementaire comme forme de gouvernement, confirmant également la primauté de l’Eglise orthodoxe grecque. Elle met en avant les droits individuels, sociaux et collectifs. Le fonctionnement de l’Etat et enfin les dispositions spéciales dédiées à la transition politique. Le président de la république est élu par le parlement, produit du consensus il doit disposer des deux tiers des voix. Le premier ministre, véritable tête de l’Etat, est le chef du d’un parti voir d’une coalition issue du parlement lui-même élu au suffrage universel masculin. Si aucun consensus n’est trouvé pour constituer une majorité, l’assemblée est dissoute et il est à nouveau question de voter pour forcer la création d’une majorité. De nouvelles élections doivent se tenir en Octobre, annonciatrice du premier gouvernement élu de Grèce depuis 1936.

Scores (fictifs) de l’élection de la constituante de 1945 :





Coalition Venizéliste : 46% et 164 sièges.
Coalition Monarchiste : 31% et 110 sièges.
Parti Communiste : 18% et 64 sièges.
Parti National de Grèce : 3% et 11 sièges.
Union des Nationaux : 1% et 4 sièges.
Autres candidats nationalistes : 1% et 3 sièges.

Total : 100 % et 354 sièges.

Scores (fictifs) du référendum de 1945 :

Pour : 59%
Contre : 41%

Enosis ?

Le gouvernement Grec a fait part de ses préoccupations au gouvernement Britannique. Celui-ci a autorisé la Grèce à faire organiser deux référendums, l’un dans le Dodécanèse et l’autre à Chypre. Observés et organisés par des civils alliés, les deux scrutins doivent établir si oui ou non les habitants souhaitent rejoindre la Grèce, se fondant dans un seul et même pays. Si dans le Dodécanèse les autorités grecques sont de fait déjà présentes et des personnalités viennent de faire la visite (dont l’archevêque-primat d’Athènes, autrefois régent). Selon les données tranchées sur un plan linguistique et religieux en faveur des minorités (les grecs n’étant cités que s’ils sont à la fois grecs et orthodoxes) permet d’afficher à Chypre : 361 199 grecs (80.2%), 80 548 turcs (ou assimilés, 17.9%) et des minorités arméniennes de 3 686 personnes (0.8%) et maronites de 2 083 personnes. Dans le Dodécanèse les deux minorités présentes se trouvent être turques (6 000 habitants) et italiens (7 015 habitants), sur les 129 135 habitants, le reste est grec. Soit 89.92% de la population ! Des partis rattachistes, très actifs dans ces deux régions, favorisent le rattachement à la Grèce depuis des années au nom de l’Enosis. Si les référendums sont favorables, Rhodes sera transférée sous un court délai de trois mois aux autorités Athéniennes, Chypre sera rendue à la Grèce d’ici une année.

PS : Validé par Altarios via Discord. Il conserve ses bases à titre de bails pour 100 ans, reconductible.



Dernière édition par Basileus1081 le Jeu 7 Juin - 19:19, édité 1 fois
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Re: [V1945] Topic officiel

le Mer 6 Juin - 19:17
REGNO D'ITALIA



Bilan du désastre

Entre 1922 et 1943, l'Italie a été soumise à la dictature fasciste et la population fut tiraillée par la volonté d'un seul homme rêvant en vain de reconstruire l'Empire romain. Voulant être César, Mussolini ne fut rien d'autre qu'un Sylla qui finit pendu par les pieds dans une station service, abattu par ces vaillants partisans qui ont tant contribué à la victoire. Pendant deux ans, notre pays a été ravagé par la guerre civile. Place aujourd'hui à la reconstruction, mais aussi à l'avenir. Que deviendra le Royaume d'Italie ? Certes, le Roi s'est montré lucide en destituant Benito Mussolini, mais pourquoi fallait-il le faire en pleine guerre, seulement quand les choses tournaient mal, après l'avoir nommé et laisser appliquer ses moindres caprices au point que les monarchistes parlent d'une double décennie d'abdication ? En ce lendemain de guerre, Rome se reconstruit et attend que les Alliés, dont elle fait partie depuis deux ans, décide son sort. Est-ce que l'on doit payer pour la folie des fascistes alors qu'on leur a résisté, qu'on a lutté corps et âme pour les exterminer ?
Le vice-président du Conseil, Palmiro Togliatti, a décrété une importante chasse aux fascistes. Les soldats, activistes, associés sympathisants du fascisme seront exécutés ou emprisonnés selon leur degré de collaboration, les sympathisants du nazisme seront fusillés sur la place publique et les femmes qui ont eu des rapports avec des nazis seront tondues, traînées nues dans les rues, et pendues.


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Re: [V1945] Topic officiel

le Mer 6 Juin - 22:47


Simulation URSS : La revanche (juin-juillet 1945)





L’Union Soviétique honore avec une célérité impressionnante l’accord passé avec les occidentaux : Moscou s’engage en Asie contre le Japon au mois de juin. Ses forces groupent initialement, face à la Mandchourie, 6 divisions et 4 brigades blindées soit 2200 chars, elles disposent également de 33 divisions de fusiliers, deux divisions de montagne et une division aéroportée ainsi que 7 divisions motorisées tirées de l’Ouest et redéployées en urgence sans parler des 8 divisions d’artillerie. Le corps de bataille soviétique face à la Mandchourie dispose d’une réserve de 2 divisions blindées (600 chars) et 9 divisions de fusiliers dont deux de marines. Les alliés mandchous forment un corps mixte aux côtés des soviétiques soit 5 divisions dont deux de milice et trois d’infanterie. A Sakhaline enfin, 6 divisions d’infanterie dont deux de marines sont déployées pour engager le combat. Au total, plus de 850 000 hommes, 2800 chars et 8000 pièces d’artillerie ainsi que 2000 avions dont 900 bombardiers font face aux divisions japonaises alors totalement indisposées et impréparées au choc avec l’armée soviétique.

Le 14 juin l’assaut est lancé, les pointes soviétiques s’engouffrent en Mandchourie et se saisissent une partie de Mongolie intérieure, Changchun, Harbin et Yichun en quelques semaines. Leur principale opposition est logistique, la principale menace du champ de bataille disparaît bout à bout, morceaux par morceaux au fur et à mesure de l’engagement des armées japonaises. La 44ème Armée est balayée, la 4ème et la 5ème poussées et encerclées, les 38ème et 34ème opposent une ligne de résistance en avant du Yalu. Concentrées, réapprovisionnées et renvoyées à l’assaut les divisions soviétiques font plier la défense Japonaise après trois semaines de combats. La 38ème Armée se retranche dans Port Arthur, qui est finalement conquis le 20 juillet. La masse des troupes soviétiques, survolée par des norias d’appareils, pousse son avantage et s’engage en Corée … alors qu’à Sakhaline les troupes soviétiques viennent à bout des troupes nippones, inaptes à repousser leurs assauts. Subsistant en Corée une armée japonaise et un corps autonome en retraite, la victoire parait acquise. A Tokyo, la guerre continentale semble déjà perdue et les efforts chinois pour faire reculer les troupes nippones aboutissent à une compression progressive des possesions impériales au nord et sur la côte.


Pertes japonaises : Au total, 570 000 pertes dont 57 000 tués, 89 000 blessés, 34 000 portés disparus et 390 000 prisonniers alors aux mains des soviétiques. 130 000 hommes dépités font retraite en Corée, vers le sud. Environ 5800 canons sont détruits ou tombés aux mains des soviétiques, 1200 appareils d’un autre temps détruits ou capturé pour l'essentiel, 1800 chars légers obsolètes dont beaucoup abandonnés sans combat.

Pertes soviétiques : Au total, 118 000 pertes dont 34 000 tués, 81 000 blessés, 3 000 portés disparus. De même que 500 chars dont l’essentiel (légers) du à des casses mécaniques (réparables en bonne partie) et 400 tubes d’artillerie et 150 avions.
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Re: [V1945] Topic officiel

le Jeu 7 Juin - 10:48
(Ce post est censé arriver après le Britannique. La nomination d'un gouverneur juif en Palestine, mon autorisation à jouer la Palestine mandataire ainsi que les tenants et aboutissants de la nomination du gouverneur ont été discutée entre moi et le joueur britannique.)

Palestine Mandataire / Eretz Israel

Chaim Weizmann, leader sioniste.


1945. L’Allemagne et l’Italie ont capitulé. Les charniers de la guerre ont laissé place à la misère de l’occupation. La nation allemande, si « glorieuse » et « agressive », sous le régime nationaliste, est foulée aux pieds ; humiliée ; abaissée. Les camps sont libérés, d’est en ouest, on découvre des « camps de la mort », des « camps de travail », vestiges d’une solution finale que les Allemands ont tentés de cacher jusqu’à la dernière minute. Dans la folie germanique, cinq à six millions d’hébreux sont morts… Les Italiens, moins antisémite que leurs confrères germaniques, firent moins de victimes. Cela n’empêcha pas leur pays, lointain souvenir d’un empire romain à jamais perdu, d’être aussi humilié et rabaissé que l’Allemagne perdante. En Asie, lointaine, le Japon continue sa guerre « jusqu’à la dernière goutte de sang ! », pas un pas en arrière… Mais dix. Ni l’holocauste germanique, ni l’antisémitisme, ni la guerre n’ont épargnée la Palestine, foyer des juifs, du peuple élu… C’est jusqu’en Palestine, qu’Hitler parti chercher des soutiens, notamment auprès du Grand Mufti de Jérusalem : Mohammed Amin Al-Husseini, nationaliste ; musulman et antisémite, partisan d’une solution finale qui causera sa perte.

La Palestine, aujourd’hui sous mandat britannique, est vouée à devenir le foyer du peuple juif. C’est une conviction que partagent maintenant aussi bien hébreux qu’occidentaux. Qu’il s’agisse de français, désireux de racheter l’honteuse collaboration de Pétain, de Britannique, protégeant le mandat, ou d’Américains, désireux d’installer un état partisan dans le Moyen-Orient. L’Eretz Israel verra le jour.

C’est en cette année 1945, en plein été, que les Britanniques, làs d'une Palestine mandataire, témoin d’un conflit de plus en plus violent entre Arabes et juifs palestiniens dont les revendications territoriales respectives ne font que s’entrechoquer, que les Britanniques concèdent la gouvernance du mandat aux juifs, de manière officieuse. Ainsi, Chaim Weizmann est nommé à la tête de la Palestine mandataire.

Qui est-il ? Chaim Weizmann nait en 1874 dans le petit village de Motal en Russie blanche, alors province de l'Empire russe, diplômé de chimie à l'université de Fribourg, en Suisse, puis enseignant à l'université de Genève puis à Manchester, il s'installe en Grande-Bretagne en 1904. Sujet de sa Majesté dès l'année 1910, il s'investit dans l'effort de guerre britannique et met au point un mécanisme de fermentation bactérienne permettant de produire de grandes quantités de substances telles que l'acétone. Rallié au sionisme dès les débuts, il participe au premier congrès sioniste de Bâle aux côtés de Herzl et devient un des chefs de file du mouvement. Il fonde son parti, la Fraction démocratique, qui milite en faveur du « sionisme pratique », et qui sera une des bases du parti des sionistes généraux, un parti sioniste libéral et modéré, qui sera créé au début des années 1920. Au cours de cette période genevoise, il fonde la première maison d'édition sioniste, Der Jüdische Verlag, puis s'attaque à l'un des projets qui lui tient le plus à cœur : la future création de l'université hébraïque de Jérusalem. De part sa contribution à l'effort de guerre britannique, il obtient en remerciement par Lloyd George (alors Minister of Munitions) l'appui britannique à la création d'un État pour les juifs et travaille alors avec Lord Balfour, également très concerné en tant que premier Lord de l'Amirauté, à la rédaction d'une déclaration favorable à l'établissement d'un « foyer national juif » en Palestine/Eretz Israël (Terre d'Israël en hébreu). Le 3 janvier 1919, il signe avec l'émir Fayçal ibn Hussein, futur roi d'Irak, un accord régissant les relations entre Juifs et Arabes au Proche et Moyen-Orient. La même année il déclare :« Nous demandons la possibilité de nous installer en Palestine et, quand nous serons la majorité, nous en réclamerons le gouvernement ». Dès 1920, il est à la tête de l'Organisation sioniste mondiale assumant la responsabilité de président par deux fois, de 1920 à 31 et de 35 à 46. En 1945, il se retrouve à la tête de la Palestine Mandataire comme « Commissaire de sa Majesté en Palestine Mandataire », une fonction de gouverneur, en soi.

Dès lors, il s’entoure de personnalités aussi bien de la droite sioniste comme de la gauche.
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Re: [V1945] Topic officiel

le Ven 8 Juin - 15:43


Simulation Etats-Unis d'Amérique : Le dernier verrou (Mai-Juin 1945)





Depuis trois mois, vagues près vagues, assauts après assauts, japonais et américains s’entretuent sur l’archipel d’Okinawa. Six divisions groupées sous les ordres de la 10ème armée américaine se voient soutenu par une puissante flotte aérienne et navale. Elles se sont engagées dans cette bataille de retardement menée par les troupes de la 32me armée japonaise. La bataille, avec ses hauts et ses bats, piétine durant un temps considérable sur la ligne de défense profonde des japonais qui avaient établit deux lignes successives (Machinato et Shuri ainsi que Kyan). Avec l’effondrement de la ligne et la fin de la bataille d’usure, c’est le massacre. Soldats, miliciens et civils se donnant ou donnant la mort avant d’être tués. Les charniers, qu’ils soient épiques ou dramatiques, témoignent d’un fanatisme presque sans failles des troupes impériales pourtant acculées et déjà vaincues. En mer, la flotte japonaise a donné ce qui lu restait et a laissé ses même navires dans les profondeurs de l’océan … avec leurs équipages. Illustré par la destruction du Yamato, la défaite nippone sonne le glas de son dernier point défensif et retardateur avant l’ultime combat, sur le sol de la métropole impériale. Le désastre accable encore d'avantage le pouvoir nippon, la défaite étant consommée, la question de la paix moult fois refusées demeure sur le tapis.

Pertes alliées : 38 navires, 763 avions, 225 blindés, 14 000 tués, 46 000 blessés

Pertes japonaises : 90 000 tués, 7 000 prisonniers, 16 navires, 7 800 avions, 27 blindés, 743 canons.
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Re: [V1945] Topic officiel

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