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République hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία

le Lun 4 Juin - 20:31



République hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία








Introduction :

La Grèce éternelle, héritage de milliers d’années d’histoire ainsi que de héros et martyr victorieux, chancelle. La Grèce est mourante, fin 1944 la « Grande Famine » cesse mais les conditions demeurent terribles pour les hommes de la nation hellénique, acculée, occupée et pillée elle a vécu l’humiliation et la défaite à deux reprises en l’espace de vingt ans. Contre les turcs Kémalistes et contre les allemands et leurs alliés italiens. La gloire des grecs, celle d’avoir apporté la lumière des sciences et de la culture antique au monde semble bien lointaine.

La Grèce moderne, se référant à la Grèce antique, l’Empire d’Alexandre et ses conquêtes, ses successeurs hellénistiques et leur grandeur témoignaient en leur temps d’une incroyable vivacité, égale à la puissance d’Athènes avant qu’elle soit abattue par sa rivale Spartiate. Mais la Grèce moderne puise également dans un autre monde, celui de la romanité, pour s’armer et croire en un avenir meilleur. Etat tampon à la frontière des barbares, l’Empire Romain Oriental connu sous le nom de « Byzantin » a défendu les marches du monde chrétien pendant mille ans. Chaque année durant il a encaissé autant qu’il le pouvait les assauts de ses ennemis musulmans, païens et les invasions germaniques puis normandes. Successivement ou coalisées, les armées du monde des ténèbres ont fait succomber, coup après coup, l’Empire des Romains. L’ultime souffle de l’Empereur Constantin XI, livré chèrement l’épée à la main, témoigne des derniers feux du phare de l’humanité. Mais ses braises brulent d’un feu ardant et après une longue occupation turque la Grèce émerge pourtant en 1821 et dans un esprit conquérant elle emporte tout sur son passage jusqu’à la tragique campagne d’Asie, mettant fin à son idéal de reconquête et la plongeant dans une crise politique majeur. La monarchie est abandonnée à la suite de la défaite face aux turcs et la République est proclamée. Venizélos, le père de la nation lui-même, ne parvient pas à barrer la route aux militaires, ceux-ci s’emparent du pouvoir Athénien alors chancelant en 1936 et proclament le retour de la monarchie. La guerre et son héroïsme de masse condamne pourtant les grecs à l’occupation de l’Axe. Face à cette occupation, les résistants, principalement communistes, forment leurs rangs et dans le sillon du retrait Allemand c’est un pays qui se libère de lui-même, la Grèce est-elle sauvée ?

La guerre civile menace, les partis hostiles aux communistes triomphants se liguent autour de personnalités de droite radicale, l’armée est le pantin de la Grande Bretagne a qui la Grèce doit une part de ses morts lors de la « Grande Famine », témoin d’une guerre nouvelle, la Grèce plonge dans les ténèbres … annonçant avec sa terrible expérience de la guerre mondiale le conflit qui la suit, la « Guerre Froide ».

Généralités politiques :

République à la constitution proclamée en 1945, la démocratie grecque est parlement.

Président :

Poste à pourvoir, Président de la République Hellénique.

Gouvernement :


Petros Voulgaris, Premier ministre et ministre des armées.
Georgios Mantzavinos, Ministre des finances.
Grigorios Kassimatis, Ministre de l’économie.
Konstantinos Tsatsos, Ministre des de l’intérieur.
Tyfon Kazadazs, Ministre des transports.
Nikolaos Smparounis, Ministre de la santé.
Anargyros Dimitrakopoulos, Ministre des travaux publics et des communications.
Ioannis Sofianopoulos, Ministre des affaires étrangères.
Andreas Zakkas, Ministre du travail.
Ioannis P. Paraskevopoulos, Ministre de l’approvisionnement.


Données politiques :

Régime : République parlementaire.
Parti/coalition au pouvoir : Assemblée constituante.

Généralités économiques :

En Grèce, le marché est la base du système économique et bien que l’interventionnisme de l’Etat soit important avant 1941 il n’en demeure rien en 1945 avec un Etat squelettique, à reconstruire dans son entièreté. Le monde agricole est en crise, livré à des petits propriétaires aux moyens de production dépassés, les infrastructures ne permettant de toute façon pas de grands échanges dans leur état de 1945, chaotiques et délabrés. L’industrie n’existe pratiquement plus et le commerce extérieur est réduit aux aides de la Croix Rouge et de ses alliés.

Données économiques :

PIB (1946) = 10 284 (en millions de dollars Geary-Khamis - 1990).
Croissance annuelle entre 1950 et 1956 (moyenne) = 10.4 %.
Système économique = Economie mixte (capitalisme).

Secteurs :

Croissance sectorielle annuelle et moyenne (Agriculture 1950-1955) = 7.95%.
Croissance sectorielle annuelle et moyenne (Industrie 1950-1955) = 8.20%.
Croissance sectorielle annuelle et moyenne (Services 1950-1955) = 4.15%.

Sources :

PIB = www.ggdc.net/maddison/historical_statistics/horizontal-file_03-2007.xls
Croissance et secteurs = http://www.roiw.org/11/7.pdf

Généralités diplomatiques

A la frontière des deux blocs en construction, la Grèce opine du chef auprès de la Grande Bretagne tandis que sa population se tourne en partie vers les communistes ou les nationalistes. La Grèce est divisée bien que sa diplomatie soit tournée vers l’Ouest.

ONU :

A développer ...

Alliances :

A développer ...

Partenariats économiques :

A développer ...

Armée :

Environ 100 à 150 000 personnels dont 90 000 combattants.

Carte (1946) :

Après 1946 ..



Dernière édition par Basileus1081 le Jeu 7 Juin - 18:23, édité 4 fois
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Re: République hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία

le Mar 5 Juin - 23:52
validé ^^
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Re: République hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία

le Mer 6 Juin - 10:04



République hellénique / Ἑλληνικὴ Δημοκρατία





Introduction :

Comptant et pleurant ses morts, le peuple grec a surmonté son chagrin et sa misère, il s’est libéré des forces d’occupation et a assuré à son drapeau le respect dû à un digne vainqueur de la seconde guerre mondiale. Ravagé d’un bout à l’autre, ruiné et dépeuplé par la Grande Famine, le territoire grec donne l’impression d’une fin du monde. Le cout a été terrible, mais la Grèce entre dans les rangs des triomphateurs, ceux qui hier tenaient tête à Mussolini et Hitler et dont la bravoure n’est plus à prouver peuvent bomber le torse avec raison : la Grèce est intègre, libre et en paix ! Mais les épreuves ne s’achèvent pas avec la fin de la seconde guerre mondiale, le conflit qui doit mettre fin à tous les conflits n’a pas soldé tous les comptes et aujourd’hui communistes et capitalistes se disputent les places décisionnelles à Athènes. En province, les armes dégainées, les milices rouges et brunes se dévisagent souvent, parfois s’entre-tuent. Sous tension, le pays vit des heures difficiles et espère une aide de ses alliés afin de le soutenir dans le relèvement de son économie.

L’heure du compromis

A l’heure de la paix, Pétros Voulgaris et ses collèges doivent trancher entre l’opposition aux hommes du KKE ou le compromis politique. En fait de compromis, il faut d’abord pouvoir discuter. Les milices de droite sont dans une bonne partie déjà dissoutes, mais les plus « fiables » c'est-à-dire les mieux équipées et structurées continuent d’exister. La milice communiste ne peut lâcher du terrain sans risquer une terreur blanche. Le compromis a lieu, pourtant, à la fin mai 1945. Les grandes milices de droite sont dissoutes au même titre que les milices communistes. Le pays pacifié, c’est au tour des communistes. Cette volonté affichée de réaliser le compromis permet au KKE de désarmer et de retourner dans la légalité tandis que le reste du spectre politique se met en branle pour les élections dédiées à la constituante de 1945. A cette constituante, communistes, libéraux et monarchistes s’y cramponnent, les uns pour affirmer leur supériorité politique, les libéraux pour asseoir une nouvelle république, les derniers souhaitant être les premiers et affirmer hautement que la maison de Oldenbourg-Glücksbourg peut revenir dans le jeu et à la tête de l’Etat. Le 15 juillet les élections s’achèvent, supervisées par les alliés elle permet d’asseoir la légitimité des partis et des coalitions. Le KKE ayant laissé le champ libre pour réaliser les élections Athéniennes dans ses bastions et inversement les partis gouvernementaux ayant laissé libre court aux tracts communistes dans la zone sud, le danger est palpable. L’abstention à 23% (au lieu de la moitié des votants) témoigne d’un intérêt réel pour cette élection, décisive. Le résultat est cependant à nuancer. D’emblée personne ne sort réellement victorieux du scrutin, aucune majorité assurée ne se dégage et les coalitions se défont et se refont, les négociations avancent puis débouchent sur un compromis.

Les Venizélistes (Patriotisme, unionisme, social-libéralisme, social-démocratisme), structurés en deux méga-partis (le Parti Libéral et l’Union Politique Nationale - EIA), républicains mais opposés par opportunisme, se rejoignent sur une plateforme commune avec pour têtes de proue deux amis historiques, Sophocles Venizelos et George Papandreou. Les radicaux de droite se voient marginalisés tandis que les monarchistes doivent reculer, leur défaite consacre également une double victoire, celle d’une formule républicaine qui se conclue par une constitution proposée au peuple par référendum et l’entrée des communistes dans l’assemblée constituante, dont les scores sont notables notamment au nord du pays. Bien que relativement marginaux à l’assemblée et par rapport aux sociaux-libéraux et sociaux-démocrates coalisés, les communistes se rangent derrière la proposition des Venizélistes, assurant au referendum d’aout 1945 le succès tant attendu. Au total, 120 articles établissent la république parlementaire comme forme de gouvernement, confirmant également la primauté de l’Eglise orthodoxe grecque. Elle met en avant les droits individuels, sociaux et collectifs. Le fonctionnement de l’Etat et enfin les dispositions spéciales dédiées à la transition politique. Le président de la république est élu par le parlement, produit du consensus il doit disposer des deux tiers des voix. Le premier ministre, véritable tête de l’Etat, est le chef du d’un parti voir d’une coalition issue du parlement lui-même élu au suffrage universel masculin. Si aucun consensus n’est trouvé pour constituer une majorité, l’assemblée est dissoute et il est à nouveau question de voter pour forcer la création d’une majorité. De nouvelles élections doivent se tenir en Octobre, annonciatrice du premier gouvernement élu de Grèce depuis 1936.

Scores (fictifs) de l’élection de la constituante de 1945 :





Coalition Venizéliste : 46% et 164 sièges.
Coalition Monarchiste : 31% et 110 sièges.
Parti Communiste : 18% et 64 sièges.
Parti National de Grèce : 3% et 11 sièges.
Union des Nationaux : 1% et 4 sièges.
Autres candidats nationalistes : 1% et 3 sièges.

Total : 100 % et 354 sièges.

Scores (fictifs) du référendum de 1945 :

Pour : 59%
Contre : 41%

Enosis ?

Le gouvernement Grec a fait part de ses préoccupations au gouvernement Britannique. Celui-ci a autorisé la Grèce à faire organiser deux référendums, l’un dans le Dodécanèse et l’autre à Chypre. Observés et organisés par des civils alliés, les deux scrutins doivent établir si oui ou non les habitants souhaitent rejoindre la Grèce, se fondant dans un seul et même pays. Si dans le Dodécanèse les autorités grecques sont de fait déjà présentes et des personnalités viennent de faire la visite (dont l’archevêque-primat d’Athènes, autrefois régent). Selon les données tranchées sur un plan linguistique et religieux en faveur des minorités (les grecs n’étant cités que s’ils sont à la fois grecs et orthodoxes) permet d’afficher à Chypre : 361 199 grecs (80.2%), 80 548 turcs (ou assimilés, 17.9%) et des minorités arméniennes de 3 686 personnes (0.8%) et maronites de 2 083 personnes. Dans le Dodécanèse les deux minorités présentes se trouvent être turques (6 000 habitants) et italiens (7 015 habitants), sur les 129 135 habitants, le reste est grec. Soit 89.92% de la population ! Des partis rattachistes, très actifs dans ces deux régions, favorisent le rattachement à la Grèce depuis des années au nom de l’Enosis. Si les référendums sont favorables, Rhodes sera transférée sous un court délai de trois mois aux autorités Athéniennes, Chypre sera rendue à la Grèce d’ici une année.

PS : Validé par Altarios via Discord. Il conserve ses bases à titre de bails pour 100 ans, reconductible.

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